[Alegas] Mes Critiques en 2015

Modérateurs: Dunandan, Modérateurs du forum

Ronin - 6,5/10

Messagepar Alegas » Lun 16 Nov 2015, 19:47

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Ronin de John Frankenheimer
(1998)


Pas mal ce petit film qui fait un peu chasse au trésor meurtrière autour d'un macguffin. La grande particularité du métrage, c'est évidemment de placer la totalité de son action en France. De la part de Frankenheimer, ce n'est guère surprenant, mais le fait est que c'est ce qui détache son film de la concurrence. Alors forcément, ça fait bizarre de voir Montmartre se transformer en quartier où les mercenaires peuvent se retrouver au bar du coin, ou encore d'assister à une course poursuite le long de la Côte d'Azur, mais ça donne un cachet certain au film. Ronin fait d'ailleurs la part belle à la question de la nationalité, puisque l'on a un groupe de mercenaires de tout horizons dans une quête où chaque gouvernement tentera d'y mettre son grain de sel pour mettre la main sur un objet dont on ne saura jamais la contenance. Ça donne donc quelque chose de très énergique, avec des rebondissements tous les quarts d'heure.

C'est à la fois la force et la faiblesse du métrage, puisque le récit finit par devenir un peu trop prétexte pour des grosses scènes (heureusement bien réalisées) et surtout on finit par voir dans les personnages uniquement des fonctions (hormis dans la relation De Niro/Reno, qui fonctionne vraiment bien). Frankenheimer essaye, au détour d'une belle séquence avec Michael Lonsdale, de donner un peu de profondeur à son film tout en justifiant son titre, mais malheureusement ça ne donne pas grand chose en plus dans la façon dont on perçoit le personnage de De Niro. L'attrait du film se trouvera donc dans son caractère divertissant, et sur ce point on a seulement des scènes qui utilisent des lieux surprenants (notamment un gunfight dans les arènes d'Arles), mais aussi des séquences très bien foutues comme le climax dans la patinoire ou encore la grosse course poursuite parisienne (qui nous apprend d'ailleurs qu'il existe un tunnel qui relie le pont de Bir-Hakeim à l'autre côté de La Défense). Un film sympathique donc, qui doit beaucoup à son cadre et la mise en scène de ses situations.


6,5/10
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Conformiste (Le) - 6,5/10

Messagepar Alegas » Mar 17 Nov 2015, 16:18

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Il Conformista (Le Conformiste) de Bernardo Bertolucci
(1970)


C'est bien mais j'en attendais clairement trop. Vu le niveau d'influence de l’œuvre (le film est souvent cité par John McTiernan comme l'un de ses films préférés) et vu la très haute réputation du film en général, j’espérais un authentique grand film, qui égalerais au moins la force d'un métrage comme Le Dernier Empereur, du même Bertolucci. Malheureusement, si je ne peux que concéder au fait que le film soit formellement l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir, je ne peux ignorer le fait d'avoir suivi la quasi-totalité du récit avec un ennui poli. La tendance très froide de Bertolucci se ressent beaucoup ici, puisqu'il dépeint des portraits d'hommes et de femmes auxquels on peut difficilement avoir de la compassion, en particulier le personnage principal qui est un anti-héros dans toute sa splendeur, mais qui s'assume comme tel. A ne pas vouloir jouer la carte de l'analyse ou celle de l'émotion, Le Conformiste se révèle être un film très distant avec son spectateur, lui refusant toute possibilité un peu de lui-même dans un récit qui se veut impersonnel, puisque c'est le but même du propos. Reste l'évidence la plus totale : de la totalité des films de la décennie 70's qu'il m'ait été donné de voir, Le Conformiste est sans conteste celui qui possède le plus bel enrobage. C'est bien simple : quasiment chaque plan est un véritable tableau bénéficiant d'une composition à tomber par terre, et chaque intention de mise en scène (même une caméra à l'épaule) en devient tout simplement évidente. A cela se rajoute une photographie magnifique et un Trintignant habité par son rôle de personnage froid et sans compassion. Un classique exigeant, qui risque de rebuter pas mal de monde, mais qui mérite allègrement qu'on s'y intéresse.


6,5/10
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V pour vendetta - 8,5/10

Messagepar Alegas » Ven 20 Nov 2015, 16:43

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V for Vendetta (V pour Vendetta) de James McTeigue
(2006)


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Aux débuts des années 2000, alors que la mode d'adaptation de comics en tout genre commence, Warner Bros acquiert, par le biais de Joel Silver, les droits d'adaptation d'un roman graphique d'Alan Moore : V for Vendetta. Bien que quasiment inconnu du grand public, l’œuvre possède néanmoins une petite aura culte, dû notamment à sa relecture ingénieuse et violente du 1984 d'Orwell, vu à travers les yeux d'un duo improbable : un terroriste masqué dont on ne saura jamais l'identité, et une prostitué mineure en guise de protégée. Chose curieuse que de voir un tel projet d'adaptation par la Warner, projet qui serait sûrement resté dans les cartons si Andy et Larry Wachowski, alors auréolés de leur gloire matrixienne, ne s'étaient pas déclarés intéressés. Bien que les frangins soient en pleine production des suites de leur fameuse trilogie, ils se lancent néanmoins dans l'écriture d'un script qui aura pour volonté à la fois de respecter la matériau d'origine, mais aussi de remettre au gour du jour le récit, que ce soit d'un point de vue visuel (l'histoire du comics se déroulant dans les années 90) mais aussi du côté du propos. Ne souhaitant pas enchaîner directement un tournage après la sortie des suites de Matrix, et ayant déjà en tête comme projet futur un certain Speed Racer, les Wachowski décident alors de confier la réalisation à James McTeigue, assistant-réalisateur de la trilogie, tout en restant en lien étroit avec la production pour s'assurer du bon déroulement de ce premier long-métrage.

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Le résultat est pour le moins étonnant, tant V for Vendetta fait office d'OVNI dans la longue liste d'adaptations de romans graphiques et autres bandes-dessinées, d'une part pour son contenu où la politique et la morale prennent une place prédominantes, mais aussi de par un certain côté anti-spectaculaire pour un blockbuster de ce style. Ainsi, le film, malgré son budget confortable, ne cherche jamais à représenter de la science-fiction pure (on est plus dans le film d'anticipation moderne façon Children of Men), affiche très peu de séquences d'action (une quinzaine de minutes sur les deux heures de métrage), développe un contenu bavard et possède un casting composé quasiment d'inconnus du grand public (même Hugo Weaving, potentielle tête d'affiche, est réduit à une présence physique masquée et à une voix charismatique, seule Natalie Portman peut réellement se vanter de vendre le film sur son nom). Nul doute que ces intentions anti-commerciales découlent d'une volonté des Wachowski eux-mêmes, qui profitent alors de leur position à Hollywood, et bien que le film soit un semi-échec financier, le fait est que V for Vendetta connaît peu à peu le même destin que le matériau dont il est adapté, puisque qu'un petit culte se développe autour de ce film très apprécié.

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L'amour autour de ce film peut s'expliquer facilement : à l'heure où les libertés sont de plus en plus floues avec l'arrivée des nouvelles technologies, les gouvernements du monde entier ont la possibilité de créer la peur à partir de rien. De cet état de fait, les Wachowski transforment alors le propos de Moore, qui développait une confrontation entre fascisme et anarchisme, pour afficher un fantasme plus adapté à notre époque, à savoir la vision d'un homme prouvant à sa manière que le peuple est plus important qu'un symbole ou le gouvernement lui-même. Avec ce changement, le propos du métrage en devient forcément plus manichéen (même Evey, jeune prostituée, devient une citoyenne décente), ce qui n'est pas vraiment un mal tant la volonté des Wachowski est de parler au plus grand nombre avec cet élan révolutionnaire. Seul réel défaut du métrage en terme d'écriture : la storyline autour du personnage de Stephen Rea, personnage fonction qui permet au spectateur d'avoir une vue d'ensemble géo-politique sur le gouvernement décrit. Une storyline trop bavarde et explicative, qui jure avec la relation entre V et Evey qui, pour le coup, est de loin ce qu'on peut trouver de plus beau dans ce film, notamment à travers une séquence faite d'illusions qui transforme la noirceur en espoir lumineux.

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Je l'avais suspecté à la sortie des films suivants de James McTeigue (dont la qualité jure trop souvent avec ce premier long), ils l'ont confirmés depuis : l'impression de voir un film à 90% géré par les Wachowski est telle qu'il paraît évident que V for Vendetta a été conçu de A à Z par le duo, et que McTeigue a servi plus ou moins de yes-man dans l'entreprise. Déjà via le script officiellement signé par leurs mains, mais aussi par la mise en scène, que ce soit à travers des plans qui citent directement Bound, dans la maîtrise évidente de la double-focale, ou tout simplement dans la maîtrise visuelle d'un combat, voire dans le montage d'une séquence où la chute de dominos se superpose à celle d'une dictature. Un film non-officiel des Wachowski donc, mais qui fait sens, aussi bien sur le fond et la forme, avec le reste de leur filmographie. Photographie sublime (c'est d'ailleurs le dernier film conçu par le chef-opérateur Adrian Biddle), composition musicale de qualité (Dario Marianelli n'a pas fait mieux depuis) et casting étonnant (Portman y trouve facilement le meilleur rôle de sa carrière avec Black Swan) rajoutent à la superbe de V for Vendetta, production à l'ampleur atypique qui fait cruellement défaut à la grande majorité des blockbusters actuels.


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8,5/10
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007 Spectre - 5/10

Messagepar Alegas » Sam 21 Nov 2015, 17:14

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Spectre (007 Spectre) de Sam Mendes
(2015)


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Je me souviens d'avoir pensé, à la sortie de Skyfall, à quoi point il serait difficile, voire impossible, de faire une suite après un tel film. Si Skyfall se pose comme une pièce atypique dans la saga James Bond, c'est surtout par son côté intemporel, puisque le film entier est un hommage à la nostalgie, une sorte de film-somme d'une série historique. La séquence finale, et le fameux dialogue entre Bond et M, étaient hautement symboliques, puisqu'ils réinvitaient le spectateur à terminer la boucle, et à regarder à nouveau les anciens films, puisque la saga n'a jamais été faite pour que l'on regarde les films dans un ordre précis (hormis chronologiquement). De ce fait, l'idée de faire une suite directe à Skyfall, plus gros succès public pour un James Bond, avait de quoi créer de nombreuses craintes qui se confirment aujourd'hui : là où il aurait été intelligent de partir sur une mission qui se suffisent à elle-même, les producteurs préfèrent faire de l'ère Daniel Craig un tout où chaque film est lié à un autre.

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En soi, l'idée n'est pas forcément mauvaise, puisqu'on se doutait que le diptyque Casino Royale/Quantum of Solace allait forcément lier à la fameuse organisation Spectre, mais la réussite dépendait d'une question de traitement, et la traitement est justement le plus gros reproche que l'on pourrait faire à Spectre. D'un film hommage parfaitement maîtrisé, on débouche donc sur une suite schizophrène, voulant à tout prix mixer l'ambiance de l'âge d'or bondien avec la modernité de l'ère Craig. Volonté ridicule qui aboutit sur un film qui possède beaucoup de qualités, mais qui les gâchent constamment quelques minutes plus tard. Finalement, le plus gros défaut de Spectre est que, par moment, il renie entièrement son identité bondienne, chose abominable qui rappelle forcément l'aspect Jason Bourne de Quantum of Solace. On se tape donc des codes de la saga incompris (que Bond voyage à travers le monde soit, encore faudrait-il que ce soit exploité et justifié) qui débouchent sur un climax qui est plus un mauvais Mission Impossible qu'autre chose. Là encore, les producteurs devraient se remettre en question : quand un spectateur va voir un James Bond, il ne souhaite pas voir un quart du film avec des seconds rôles qui sauvent la mise au héros. Une nouvelle fois donc, après Die another day et Quantum of Solace, la saga se heurte à la douloureuse question de la modernité et de l'évolution, ce qui débouche toujours sur la même conclusion : s'il y a bien une saga dont il ne faut pas bouleverser les codes, c'est bien celle-ci.

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A cela s'ajoute un script qui, apparemment, a été l'objet de nombreuses réécritures, ce qui se ressent constamment. Entre Bond invincible capable de détruire le QG ultime en une balle, une James Bond Girl insignifiante censée être un bouleversement pour le personnage, le faux-twist autour du personnage de Waltz (qui rend ridicule le bad guy ultime) et des aspects scénaristiques aux fraises (la bague, les nanomachines, …), Spectre se distingue de par un script qui est surement l'un des plus bancals de la saga. Alors certes, le métrage est particulièrement bien enrobé, Mendes arrivant sans cesse à sublimer ses séquences (bien que l'absence de Roger Deakins se fait sentir), mais Spectre reste tout de même une déception de taille, étant à Skyfall ce que Quantum of Solace pouvait être à Casino Royale. Reste une première demi-heure pleine d'espoir, que ce soit à travers une introduction mexicaine particulièrement bien foutue (ce plan-séquence !!), un générique sublime (la chanson, malgré le bashing général, n'est pas trop mal non plus) et une séquence de réunion secrète à l'ambiance tétanisante. Des espoirs qui, malheureusement, ne font que déboucher sur un film qui devrait certainement lancer une remise en question de la part des ayants-droits de la saga.


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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2015

Messagepar Jimmy Two Times » Dim 22 Nov 2015, 01:47

Quel ratage après Skyfall...
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2015

Messagepar Val » Dim 22 Nov 2015, 01:53

Du coup, on garde le ridicule "007 Spectre" comme titre fr ? Le "007' apparaît-il dans le générique sur les copies françaises ?

Parceque je ne sais pas comment est apparu ce titre français, mais avec la magie d'internet il est repris partout alors que toutes les affiches de la saga comportent le même logo que sur l'affiche de Spectre.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2015

Messagepar lvri » Dim 22 Nov 2015, 09:58

J'avais même pas vu que le titre français était 007 Spectre.... Et je comprends pas le pourquoi. Ça n'a pas de sens.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2015

Messagepar Alegas » Dim 22 Nov 2015, 11:48

Val a écrit:Du coup, on garde le ridicule "007 Spectre" comme titre fr ? Le "007' apparaît-il dans le générique sur les copies françaises ?


Il n'apparaît pas dans le générique mais ouais c'est bel et bien le titre français officiel. Je trouve ça totalement nawak moi aussi mais bon...
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2015

Messagepar Val » Dim 22 Nov 2015, 13:44

Ah oui, en effet, le site de Sony Pictures Releasing France reprend bien ce titre. :roll:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2015

Messagepar logan » Dim 22 Nov 2015, 14:55

C'est pour les deux cons du fond qui n'aurait pas capté que c'était le dernier James Bond ^^
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2015

Messagepar Milkshake » Dim 22 Nov 2015, 16:39

Clairement je vais faire l'impasse sur ce bond vraiment pas pressé de le voir celui là avec tous ces retours catastrophique même si les screenshot/critique de Alegas montre que ça semble bien enrobé visuellement même si la photo semble beaucoup plus terne qu'avec un Deakins.

Le travail de Hoyte Van Hoytema a toujours été plus froid/tamisé suffit de se souvenir de la photo de Let the Right One In, La Taupe ou Her.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2015

Messagepar osorojo » Dim 22 Nov 2015, 18:20

En même temps, niveau photo, pour faire mieux que Deakins dans Skyfall, va falloir se lever tôt ^^
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Blues Brothers (The) - 9/10

Messagepar Alegas » Lun 23 Nov 2015, 01:25

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The Blues Brothers de John Landis
(1980)


S'il y a bien un genre cinématographique dont la maîtrise est difficile, c'est bien celui de la comédie. Ce genre, souvent sous-estimé, est pourtant bien celui sur lequel un grand nombre de réalisateurs confirmés se cassent les dents à chaque décennie. Ce n'est pas simplement question de faire rire, tant nombre de productions y arrivent, sans compter le fait que l'humour est particulièrement subjectif, mais véritablement d'allier un véritable sens cinématographique (le gag est certainement l'une des choses les plus compliquées à mettre en scène) au rire qui se doit de toucher l'ensemble de la salle de cinéma. Ainsi, au cours de l'histoire de cinéma, on trouve une quantité infinie de comédies ratées, un bon nombre de comédies réussies, et enfin un nombre très limité de comédies qui dépassent le cadre du film simplement drôle pour acquérir celui de grand film, voire d’œuvre culte. C'est le cas d'un film comme The Blues Brothers, long-métrage qui pourrait paraître à première vue particulièrement opportuniste (c'est finalement rien de moins qu'une adaptation cinématographique de plusieurs sketchs populaires du Saturday Night Live) mais qui se révèle bien plus qu'une simple comédie, puisqu'il est un hommage grandiose à tout un pan de la musique populaire américaine, à savoir le rythm'n blues.

Alors forcément, le film pourra paraître totalement incongru à quelqu'un qui n'y connaît rien à ce genre musical, toujours est-il que derrière le mythe des Blues Brothers mis en scène, il y a une véritable volonté de placer au cœur de chaque séquence un amour intemporel pour une musique qui n'avait, à l'époque, pas encore acquis ses lettres de noblesse auprès du grand public. Ce qui peut donc paraître gratuit pour beaucoup, notamment la longue liste de caméos prestigieux, devient alors un élément indissociable du métrage, et c'est certainement en grande partie grâce à ces libertés prises que The Blues Brothers a pu atteindre son statut culte, puisqu'il ne ressemble à aucune comédie musicale faite jusqu'ici (et même depuis). Un petit bijou d'humour qui fonctionne à chaque fois, en plus de foutre une patate extraordinaire à son public, devenant un véritable feel-good movie. Bande-originale qui figure parmi les meilleures de l'histoire du cinéma, casting à tomber, séquences musicales inspirées et scènes d'action/humoristiques qui déboîtent (les nazis !!!) : le film de John Landis (son meilleur ?) mérite amplement l'amour que lui porte son public depuis 35 ans désormais.


9/10
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Balade Sauvage (La) - 6,5/10

Messagepar Alegas » Lun 23 Nov 2015, 09:31

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Badlands (La Balade sauvage) de Terrence Malick
(1973)


C'était le dernier film de Terrence Malick qu'il me restait à découvrir, j'aurais plus ou moins découvert sa filmographie dans le désordre le plus total puisque je termine avec ses deux premiers films, forcément très différents de ce que le bonhomme fera par la suite. Un début de carrière qui, malgré des qualités évidentes, aura eu plus de mal à me convaincre qu'un Thin Red Line ou un Tree of Life : forcément, on y retrouve la même grâce dans le propos, mais côté formel il y a véritablement un gouffre, comme si Malick avait cherché durant des années son style visuel si particulier. On a donc ici son premier long-métrage, qui est un vrai beau coup d'essai surfant sur la vague apportée par Bonnie et Clyde qui consiste à suivre durant tout un film un duo de tueurs auquel on s'attachera néanmoins. La bonne surprise du film vient du fait que Malick ne s'intéresse pas tant que ça à la rationalité de son récit, et préfère se concentrer sur le ressenti de son personnage principal plutôt que sur ses motivations. De là découle un duo plutôt atypique, un duo indéniablement amoureux mais où l'un agit (et fait donc avancer le récit) pendant que l'autre ressent les événements en cours. Une alchimie qui fait à la fois la force et la faiblesse du film, l'originalité est bien là, mais cela donne lieu à un film à la voix-off omniprésente (chose récurrente chez Malick, mais qui ici surexplique l'action) et qui ne raconte finalement pas grand chose hormis une jolie cavale. Formellement, c'est indéniablement beau. Certes, les travellings et autres envolées malickiennes ne sont pas encore là, mais on sent déjà un véritable sens du cadre, et une envie de créer de la poésie à partir de pas grand chose (qui se confirmera surtout avec le film suivant). Enfin, c'est le casting qui intéresse dans ce Badlands : Martin Sheen y trouve un de ses rôles les plus intéressants pendant que Sissy Spacek confirmait déjà un certain talent pour jouer l'innocence pure. Un beau premier film qui, néanmoins, me parle beaucoup moins que les films suivants de Malick (je me demande même si je ne préfère pas To the Wonder d'ailleurs).


6,5/10
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Man of Steel - 7,5/10

Messagepar Alegas » Lun 23 Nov 2015, 11:34

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Man of Steel de Zack Snyder
(2013)


Malgré tout ce que pourront dire les films des deux opus signés Richard Donner, il faut quand même avouer que Superman au cinéma a donné trop souvent quelque chose d'assez niais et de visuellement ringard, surtout à l'heure où chacun des films de la saga, des Donner au Singer, vieillissent très mal du côté des effets visuels, enlevant toute substance épique aux envols du super-héros. Afin de concurrencer Marvel et son univers prenant de plus en plus d'importance (et de part de marché) DC Comics et Warner s'accordent enfin à démarrer la machine Justice League en modernisant le mythe de Superman et ce, afin qu'il puisse s'accorder sans problème avec les univers de Batman, Green Lantern et autres. C'est donc Snyder qui s’attelle à cette tâche, et bien que la présence de Christopher Nolan en tant que producteur est rassurante (lui qui avait très bien réussi l'origin story de Batman), il y avait franchement de quoi avoir peur dans le traitement visuel. Certes, de ce côté là Snyder est capable du meilleur (Watchmen, Ga'hoole) comme du pire (Sucker Punch) mais le risque était véritablement de noyer le mythe de Superman sous des effets pyrotechniques.

Au final, la surprise est grande : Snyder n'avait pas été aussi sobre visuellement depuis longtemps, et même si des tares subsistent (notamment une volonté étrange de singer J.J. Abrams à grands coups de lens-flares et de zooms/dézooms rapides sur l'action) l'association avec Nolan a clairement fait du bien à ce reboot qui, à mon sens, s'avère être la meilleure adaptation à ce jour du héros. Évolution mythologique respectée (que ce soit l'aspect christique ou les relations paternelles), relation Kent/Lane à laquelle on croit beaucoup plus, choix de premier bad-guy astucieux (on assume ainsi complètement l'identité extra-terrestre de Superman, tout en confrontant son choix entre son monde natal et le monde dans lequel il a vécu, et on trouve même une réécriture sympa de la kryptonite) : si l'écriture n'est pas toujours parfaite, Man of steel se pose d'emblée comme un opus begins particulièrement bien foutu et prometteur. Ce qui fait aussi plaisir, c'est que enfin on a l'impression de voir la force de Superman à l'écran. L'avenir nous dira si le film vieillira bien visuellement, mais toujours est-il que les séquences d'action sont pour une fois à la hauteur de ce que l'on est en droit d'attendre d'un Superman aujourd'hui.

Les détracteurs pourront toujours râler sur la force destructrice mise en scène dans ce film, mais c'est évidemment un passage obligé pour le Superman d'aujourd'hui, qui doit user de sa force et finalement tuer pour comprendre que son pouvoir doit être absolument contrôlé. Un aspect du film que j'apprécie beaucoup et qui, je l'espère, sera pleinement exploité dans les futurs films DC. Pour le reste, c'est du blockbuster qui fait plaisir à voir en ces temps un peu tristes : c'est visuellement chiadé, bien interprété (sacré casting mine de rien), respectueux du matériau original, touchant par moment (tout ce qui touche au personnage de Kevin Costner), ça ne cherche pas le second degré à tout prix pour trouver son public et surtout c'est sacrément généreux sans tomber dans l'overdose façon Avengers. Vivement la suite que j'appréhende autant que je l'attends avec impatience, puisqu'elle confirmera ou non la création d'un univers autrement plus intéressant que celui de la concurrence.


7,5/10
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