[maltese] Mes critiques en 2015

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[maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar maltese » Sam 03 Jan 2015, 15:38

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Etoile est née (Une) - 7/10

Messagepar maltese » Sam 03 Jan 2015, 15:58

Une étoile est née

George Cukor, 1954


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Le cinéma américain classique s’est souvent intéressé à sa propre histoire, à sa propre mythologie, l’industrie n’hésitant curieusement pas à porter sur elle-même un regard parfois très critique et acerbe (c’est beaucoup moins vrai aujourd’hui). Ca a donné de très grandes réussites : Les Ensorcelés, Sunset Boulevard, Singin’ in the rainUne étoile est née appartient à cette catégorie de films, racontant les destins croisés d’un grand acteur sur le déclin (James Mason) et de la jeune chanteuse (Judy Garland) qu’il a découverte et qui devient une star monumentale. Avec cette histoire, déjà portée une première fois à l’écran en 1937 (et qui le sera une troisième fois en 1976), Cukor parle d’Hollywood, du système des studios où chacun n’est qu’un employé parmi d’autres et dans lequel une grande star peut être mise sur le côté du jour au lendemain. C’est la fabrique des rêves, avec ce qu’elle comporte de grandeur et de décadence, le contraste entre les deux héros du film étant rendu plus déchirant par l’amour qui les unit et qui se retrouve menacé par cette situation.

Mais le problème avec les films musicaux, c’est qu’à la fin…ce sont toujours des films musicaux. Le film dure 2h50 et je l’ai trouvé totalement alourdi par ses trop nombreuses chansons. Les numéros musicaux spectaculaires et parfois éloignés de la trame du film peuvent très bien fonctionner avec les comédies ou les films plus légers, mais dans le cadre d’un drame, ils ne font à mon sens que casser le rythme et le ton du film. Le long passage issu du premier film tourné par Vicky Lester (Garland) par exemple me paraît particulièrement inutile en plus d’être redondant sur le destin de la jeune star. Evidemment, pour illustrer le talent de cette chanteuse, on ne pouvait pas éviter certains passages où elle chante, et il y a de belles scènes ; mais ceux qui ne servent pas le récit, on peut s’en passer sans problème. D’autant plus que les numéros musicaux n’ont vraiment rien de très mémorable je trouve (Cukor a fait bien plus beau et marquant dans My Fair Lady…). Et mine de rien, le film aurait pu durer quasiment une heure de moins, ce qui n’aurait pas fait de tort.

D’ailleurs, durant la dernière partie (grosso modo, les 45 dernières minutes), il n’y a plus aucune chanson : le récit se recentre entièrement sur la déchéance de Norman Maine, et le film en devient extrêmement poignant. La prestation de James Mason en homme diminué par l’alcool et qui semble résigné à perdre tout ce qu’il a peu à peu est d’une justesse remarquable (il n’a pas à s’embarrasser de chansons il faut dire). Moins impressionné par Garland, quoiqu’elle soit très convaincante dans les scènes plus émouvantes.

Beau film, très touchant, mais je ne peux pas nier l’ennui qu’il m’a inspiré à de trop nombreuses reprises. En fait, j’en profiterai pour remercier Michel Hazanavicius ; avec The Artist, il a proposé d’une certaine manière une relecture de cette histoire mais en se débarrassant des chansons et avec une heure de film en moins, bien vu Michel :mrgreen:

7/10
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Starsky & Hutch - 7,5/10

Messagepar maltese » Dim 01 Mar 2015, 21:38

Starsky & Hutch

Todd Phillips, 2004


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Un film dont je ne me lasse pas, je l’ai déjà vu une bonne dizaine de fois et ça continue de me faire beaucoup rire. Il faut dire que j’apprécie vraiment cette bande de comédiens constituée de Ben Stiller, Owen Wilson, Vince Vaughn, Will Ferrell…

Une adaptation de série (tiens, c’est un peu passé de mode ça j’ai l’impression) dont je n’attendais rien a priori (jamais regardé Starsky et Hutch, je ne sais même pas s’il y a un côté comique à la base). On en ressort avec un buddy movie humoristique, tous les codes du genre sont là, mais je ne parlerais cela dit pas de parodie. On est surtout dans du gros délire basé sur du comique de situation, les relations entre les personnages, les gags sur le contexte des seventies (la battle de danse sur du disco)… L’intrigue policière occasionne des scènes vraiment barrées (la discussion en prison avec Will Ferrel, mon dieu :eheh: et puis la partie de roulette russe avec le Coréen, la scène des mimes bidons lors de la bar-mitzvah, etc...), il y a une bonne humeur générale et une chouette B.O. seventies.

Bref, une comédie très sympa sans prise de tête ou de grosse réflexion méta, ça fait du bien de temps en temps. Pas grand chose d'autre à dire, mais le principal est assuré :super:
7,5/10
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Film: Starsky & Hutch
Note: 5,5/10
Auteur: Scalp

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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar Mr Jack » Mar 03 Mar 2015, 19:07

T'es bien généreux ! :shock:
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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar maltese » Mar 03 Mar 2015, 22:10

Sans doute, mais franchement, quand un film fait toujours bien rire après autant de visions, pourquoi se retenir? Et puis j'ai vu qu'il n'avait qu'une note moyenne dans la base, me suis dit qu'il fallait remédier à ça :mrgreen:
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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar Mr Jack » Mar 03 Mar 2015, 22:43

Tu me donnes envie de poser un 4 :mrgreen:
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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar Scalp » Mer 04 Mar 2015, 07:57

4 ce serait ma nouvelle note :mrgreen:
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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar maltese » Mer 04 Mar 2015, 08:56

Hmm, franchement pas sûr que tu sois si généreux :mrgreen:
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Correspondant 17 - 6/10

Messagepar maltese » Mer 04 Mar 2015, 22:24

Correspondant 17

Alfred Hitchcock, 1940


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Un petit Hitchcock qui aurait pu être bien plus grand. Ca commence vraiment très bien : le contexte de la découverte de l’Europe au bord de la guerre par un journaliste Américain inculte et grande gueule, c’est à la fois drôle et intriguant, et la touche de mystère autour du personnage du politicien néerlandais donne immédiatement un bon suspense. Mais passé la scène du moulin (précédée d'une excellente course-poursuite - l'assassin qui s'enfuit en se planquant parmi les badauds et leurs parapluies, belle idée visuelle), le film s’enlise petit à petit dans une intrigue d’espionnage assez facile et molle et aux rebondissements grossiers. La romance prend trop de place aussi, alors que l’alchimie entre les acteurs fait vraiment défaut. Concernant les personnages, je retiendrai plutôt le journaliste anglais cynique et distingué, qui reste en retrait mais est parfaitement campé par George Sanders.

Hitchcock filme tout ça avec efficacité, sans pouvoir s’empêcher de placer quelques scènes de suspense un peu faciles (le héros qui manque d’être découvert dans le moulin…). La scène spectaculaire du final –
le crash de l’avion en pleine mer
– est vraiment pas mal, mais le côté artificiel de cet ultime rebondissement empêche d’être réellement captivé. Le film est trop long pour ce qu’il raconte : en se concentrant sur l’essentiel (les espions qui veulent provoquer la guerre) ou en développant mieux son contexte géopolitique (qui retourne trop vite à l’arrière-plan), on aurait pu obtenir une œuvre beaucoup plus intéressante.

Au final, un petit film d’aventure/espionnage d’un réalisateur qui n’était pas encore au sommet ; Hitchcock fera beaucoup mieux avec le même type d’ingrédients quelques années plus tard.

6/10
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Police Fédérale Los Angeles - 8/10

Messagepar maltese » Jeu 19 Mar 2015, 16:27

Police Fédérale Los Angeles

William Friedkin, 1985

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De Friedkin, je n’ai pas vu beaucoup de films finalement. Je respecte beaucoup French Connection pour son originalité, son côté sans concession et son impact profond, non seulement sur le polar urbain mais également sur le cinéma dans son ensemble, mais je dois dire que je m’ennuie toujours un peu devant. Mais là, je viens de découvrir l’excellent Thief de Michael Mann, et ça m’a donné envie de redonner sa chance à un autre polar emblématique des années 1980. Grand bien m’en a pris ; je restais sur une impression assez mitigée, j’ai véritablement redécouvert le film.

Un polar bien rageur rempli de personnages borderline, mais l’originalité du film, c’est que Friedkin ne surligne rien, ne dramatise pas, à première vue, les enjeux au point d’en faire une réflexion plus vaste sur le métier de flic, la frontière entre justice/auto-justice, la violence, etc… On assiste à une enquête relativement banale tournant autour du trafic de fausse monnaie, et pourtant, il se dégage quelque chose de fort de cet ensemble très brut. Un peu à la manière du Scarface de De Palma, le script peut se voir comme un commentaire sur les années 1980, sur la face cachée du rêve américain : tout tourne autour du fric, de la violence, de l’immoralité généralisée (le traitement de Chance envers son indic, le personnage de l’avocat…), le tout au pays de la superficialité, du soleil, des palmiers. Et les deux films ont également en commun une B.O. très typée eighties qui renforce cet aspect.

On plonge dans cet univers contrasté, très sombre sur le fond et très éclairé sur la forme, et il est réjouissant de voir un polar multiplier les surprises en partant d’une histoire a priori déjà vue : le côté assez dégueulasse du héros, qui ne connaît que ses propres règles mais n’est pas un surhomme invincible pour autant (on est loin d’un Jack Bauer par exemple), la superbe poursuite en bagnole, le final brusque et inoubliable… Le moment où l’on apprend que
Chance et Vukovich ont en fait braqué un agent du FBI et qu’on voit que Chance s’en fout pas mal, c’est juste intense au niveau de ce que ça signifie sur le film et ce personnage.
Friedkin, en quelque sorte, fait du neuf avec du vieux. Bref, un film marquant qui fonce à toute allure, servi par un casting impeccable.

8/10
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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar maltese » Dim 19 Avr 2015, 20:40

Revu Escape From L.A. : je pense avoir descendu le film à plusieurs reprises sur ce forum, avoir été assez sarcastique et critiqué ses nombreux manquements. Ben en fait, mea culpa : c'est tout de même vraiment bon :mrgreen: Bon, les effets spéciaux sont nazes, le film accumule un peu trop les scènes parodiques (Snake qui surfe, Snake en deltaplane...), mais bordel, Snake Plissken est l'ultimate badass, la critique de la société américaine et de ses travers est à la fois cinglante et fun, la musique déchire, le final est génialissime; du putain de cinéma qui fait du bien et puis c'est tout :super:

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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar Jed_Trigado » Dim 19 Avr 2015, 20:46

Merci de te l'entendre dire. :super:
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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar Scalp » Lun 20 Avr 2015, 06:33

Monter un boys band là, vous êtes 4
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Re: [maltese] Mes critiques en 2015

Messagepar Jed_Trigado » Lun 20 Avr 2015, 08:47

Mais bien sur.
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Dillinger - 8/10

Messagepar maltese » Ven 22 Mai 2015, 09:30

Dillinger

John Milius, 1973


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Sacrée réussite que ce Dillinger, un film qui renvoie le Public Enemies de Mann aux oubliettes (voilà, ça va mieux en le disant tout de suite :mrgreen: ). Milius traite cette histoire de gangsters comme une partie de la mythologie américaine ; ici, peu importe au fond l’exactitude historique (on se doute bien que Purvis n’a pas abattu tous les braqueurs en fumant des cigares), ce qui compte, c’est l’affrontement entre Purvis et Dillinger, entre le FBI et les gangsters, entre l’Ordre et une certaine idée de la Liberté. Le film entretient une certaine parenté avec des films comme Badlands, Bonnie and Clyde, Sugarland Express, en présentant ses héros d’une façon quelque peu romantique et fascinante (l’évasion de prison de Dillinger, suivie du braquage de banque et du partage de butin avec les otages, c’est formidable). Mais on est chez Milius ici, les représentants de l’ordre ne sont dès lors pas diabolisés ; on sent que Milius se plaît à iconiser le personnage de Melvin Purvis. Ben Johnson bouffe l’écran à chacune de ses apparitions (même hors-champ, voir le génial coup de téléphone de Dillinger à Purvis), l’idée du cigare devant chaque cadavre c’est vraiment la classe, et on sent que c’est du justicier très limite ("I knew I’d never take him alive. I didn’t try too hard neither").

Qui dit Milius dit des dialogues rentre-dedans et des répliques mémorables, on a son compte ici, je trouve que c’est une petite merveille d’écriture ("You're being robbed by the John Dillinger Gang ! This could be one of the big moments in your life; don't make it your last!"). Alors qu’on part surtout sur l’idée d’un “duel” Dillinger-Purvis, Milius s’intéresse petit à petit à toute la bande de Dillinger, offrant de très belles scènes à tout le casting (
la mort de Pretty Boy Floyd notamment
). Et il faut dire justement que ce casting assure totalement : Warren Oates est magnétique dans le rôle-titre, Johnson j’en ai déjà parlé, et on retrouve aussi Geoffrey Lewis, Harry Dean Stanton (et sa gueule de lâche :mrgreen: ), Richard Dreyfuss… (et surtout, il n’y a pas Johnny Depp et Marion Cotillard, ça aide). Au niveau de la réalisation, on retiendra notamment de longues scènes de fusillade bien marquantes ; pour un premier long-métrage, c’est vraiment du tout bon.

Très bon film de gangsters sans fioriture, direct, drôle, violent; le genre de films que j'aimerais découvrir plus souvent.

8/10
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