[Cad'] Mes critiques en 2018

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Everybody knows - 6,75/10

Messagepar caducia » Ven 11 Mai 2018, 20:27

Everybody knows

Réalisé par Asghar Farhadi
Avec Penélope Cruz, Javier Bardem
Iran, espagne
Genre : drame
Durée : 02h12min
2018

6.75/10


Image


Synopsis

A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.


Critique

"Everybody knows" reflète bien la thématique du film avec une intrigue plutôt bien ficelée qui pèche par ses quelques longueurs, pourtant le spectateur restera certainement jusqu'au bout pour avoir le fin mot de l'histoire.

Asghar Farhadi nous transporte dans le vignoble espagnol et a choisit le haut du panier pour son casting: Barbara Lennie, Ricardo Darín, Penélope Cruz et Javier Bardem notamment.
La famille au sens large est au cœur du film (comme dans "une séparation"), ainsi afin de nous esquisser les portraits et d'expliquer les liens des uns et des autres, Farhadi prend du temps et comme la famille est grande, on peut dire que l'introduction n'est pas désagréable et nécessaire mais on met du temps avant de rentrer dans le vif du sujet.
La rumeur est aussi un élément primordial, surtout que la narration se situe dans les terres reculées d'Espagne avec un retour dans le passé où le village se limite à une église, une place et quelques baraques; le passe temps favori de ses habitants est de causer sur le voisin.
Cette famille paisible en apparence va basculer dans un drame dont l'issue est incertaine. Le jeu du Cluedo débute avec ses suspicions successibles et l'évocations de douloureux souvenirs et rancœurs.
Les personnages sont présentés de façon à semer le doute et à en faire des suspects potentiels (peut-être de façon trop artificiel), si bien que le cinéaste peut amener le spectateur où le souhaite et le balader pendant plus de 2 heures sans qu'il ne puisse résoudre l'énigme.
Les interprétations sont extrêmement justes et crédibles et personne ne tend à tirer la couverture vers lui.

Meme si la révélation finale n'est pas vraiment convaincante, c'est surtout un prétexte à dévoiler les diverses personnalités et à remuer le passé.
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Sans un bruit - 5,75/10

Messagepar caducia » Ven 18 Mai 2018, 13:14

Sans un bruit

Réalisé par John Krasinski
Avec John Krasinski et Emily Blunt
USA
Genre : horreur, SF
Durée : 01h30min
2018

5.75/10


Image


Synopsis

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.


Critique

Un petit film d'horreur qui cartonne aux USA, pourtant le résultat est plus que mitigé malgré ce concept original qui permet un suspense en continu.
Dans son projet personnel, John Krasinski décide d'embarquer sa femme dans l'aventure et s'entoure d'enfants stars afin de former la famille parfaite.
"A quiet place" jouit d'influence multiples du genre "the blair witch project", "signs", "it follows"...

Krasinski passe donc derrière la caméra et choisit une réalisation "hype" avec de mega gros plans sur les visages grimaçants ou apeurés, caméras tremblantes sur un fond champêtre.
Globalement, "a quiet place" se veut très dépouillé et son concept fait que les dialogues sont ultra-limités. On devine une ambiance de survival post-apocalyptique à travers des coupures de presse mais aucun background sur cette fameuse famille qui demeure bien clichée. On a connu une Emily Blunt plus subtile dans son jeu.

Krasinski ne souhaite en aucun cas creuser une quelconque psychologie mais celà sera surtout les sens du spectateur et de ses protagonistes qui seront mis à l'épreuve.
Le contexte fait que les héros savent que la menace "alien" est constante et qu'ils doivent rester sur le qui vive en permanence évitant le décibel de trop. Ainsi, le public surveille le moindre faux pas qui provoque la survenue de l'ennemi.

A quiet place joue donc habilement sur les sonorités, le fait de devoir refréner ses émotions face aux situations les plus stressantes.

Hélas, même si le film demeure intriguant, il n'en reste pas moins anecdotique et classique sur sa trame narrative qui perd de sa puissance sur la longueur. A quiet place se démarque des slashers ou des films horrifiques pour ados par une certaine recherche narrative mais Krasinski n'a pu s’empêcher la facilité de jump scares superflus et une précipitation d'action non justifiée avec un film qui perd en cohérence et en crédibilité.
Critiques similaires
Film: Sans un bruit
Note: 6,25/10
Auteur: Scalp

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Deadpool 2 - 3/10

Messagepar caducia » Ven 18 Mai 2018, 16:00

Deadpool 2

Réalisé par David Leitch
Avec Ryan Reynolds, Josh Brolin
USA
Genre : comics
Durée : 02h00min
2018

3/10


Image


Synopsis

L’insolent mercenaire de Marvel remet le masque !
Plus grand, plus-mieux, et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et ce que signifie l’héroïsme – tout en bottant cinquante nuances de culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se salir les doigts.


Critique

Un film réservé aux amoureux de l'humour très décalé, on a dire que cet épisode est un peu moins mal que le 1er grâce à la présence de Josh Brolin qui permet d'incarner un adversaire de taille à Deadpool.

La réalisation est très comparable au 1er, malgré la présence de David Leitch aux manettes (qui avait réalisé John Wick).
Globalement, c'est assez laid avec un sur-abus de ralentis rotatifs lors des séquences d'action permettant au passage d'introduire quelques blaguounettes du meilleur gout.
Les décors manquent clairement d'identité, ça a été tourné au Canada mais les lieux sont passe-partout à savoir des buildings grisâtres.
L'humour est vraiment bas du plafond, et on rit (peu) devant la nullité de cette production. Enfin, j'ai quand même plus ri pendant le pré et post-générique et la promo que lors du film; il y a de quoi de poser des questions.
Ayant vu le film en VF (pour une fois), il y a des blagues que je n'ai même pas compris, je ne sais pas si celà tient d'un problème de traduction ou non (les répliques de la bande-annonce et du film diffèrent pour les mêmes scènes).

Globalement, l'histoire n'a ni queue ni tete, énormément de remplissage, de redondances. Les seuls éléments qui marchent sont les piques envers les X-men ou les références aux avengers, et les quelques caméos sinon c'est un enchaînement de grossièretés gratuites et d'idioties.
Aucune évolution du personnage par rapport à l’épisode d'origine, une lourdeur colossale de sa love story avec Morena Baccarin.
Il ne reste pas grand chose à sauver!
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Homme qui tua Don Quichotte (L') - 4,5/10

Messagepar caducia » Mar 22 Mai 2018, 21:31

L'Homme qui tua Don Quichotte

Réalisé par Terry Gilliam
Avec Jonathan Pryce, Adam Driver.
UK
Genre : comédie
Durée : 02h12min
2018

4.5/10


Image


Synopsis

Toby, un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol.


Critique

Un film devancé par sa légende, c'est surement la curiosité du public qui a pu suivre les péripéties du tournage qui permettra de réaliser quelques entrées en salles et non pas le bouche à oreille. "L'Homme qui tua Don Quichotte" ne plaira pas à tout le monde car il est tout simplement hors normes, Terry Gilliam se fait plaisir avec ce script ubuesque qui laissera pas mal de monde pantois car l'histoire s'éparpille et perd de son énergie.

J'espère sincèrement que Jonathan Pryce remportera un prix d'interprétation. Forcément attendu au tournant, l'acteur ne démérite jamais et est convainquant dans sa folie et dans sa grandiloquence au détriment d'Adam Driver.

Pryce me fait penser un peu à Gepetto, un vieil artisan évoluant dans un patelin reculé qui se fait happer par le monde moderne à travers le tournage d'un film. J'aurais aimé que Gilliam s'entende un peu plus sur cette bascule et connaitre les intentions du cordonnier, à savoir s'il cherchait à s'enrichir, une distraction ou autre...
La prestation habitée de J. Pryce permet réellement de sauver le métrage, c'est le fil conducteur empli d’obsessions et d'objectifs clairs.
Face à cette fabuleuse prestance, Adam Driver passe pour le bouffon de service, incarnant un artiste vil qui ne pense qu'à utiliser tous les gens qu'il croise. Ses péripéties aux cotés du fameux Don Quichotte seront des sortes d'épreuves de passage où son courage et ses choix auront des conséquences cruciales. L'acteur relégué à des rôles "sérieux" jusqu'ici à surement du se surpasser pour se mettre dans la peau de Toby et accepter de tourner dans des situations peu flatteuses. Hélas, il n'arrive jamais à faire décoller son personnage et restera anti-pathique jusqu'à la fin, tout un constate par rapport au vieux illuminé. Meme si Depp perd des plumes d'année en année, je pense que ce role était sur mesure pour lui (quand on repense à sa collaboration avec le cinéaste dans las vegas parano).

Visuellement "L'Homme qui tua Don Quichotte" est à l'image de la narration avec des hauts et des bas. Un univers contrasté oscillant entre onirisme et réalité, présent, passé et futur qui tombe de temps à autre dans le mauvais gout mais a des moments de grâce. Idem pour les costumes ou les décors qui peuvent être très esthétiques ou carrément loupés.

Mélange de poésie, de clowneries, de grotesque, surréaliste mais hélas chaotique, interminable. Un film réservé aux fans des Aventures du baron de Munchausen.
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Re: [Cad'] Mes critiques en 2018

Messagepar maltese » Mar 22 Mai 2018, 21:34

Un film réservé aux fans des Aventures du baron de Munchausen.


Ok, je passe.

(enfin non, j'irai sûrement le voir, faible que je suis :( )
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Re: [Cad'] Mes critiques en 2018

Messagepar caducia » Mar 22 Mai 2018, 21:37

caducia a écrit: Un film réservé aux fans des Aventures du baron de Munchausen.


ou aux fans d'Adam Driver. :eheh:
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Re: [Cad'] Mes critiques en 2018

Messagepar Dunandan » Mar 22 Mai 2018, 21:55

maltese a écrit:
Un film réservé aux fans des Aventures du baron de Munchausen.


Ok, je passe.

(enfin non, j'irai sûrement le voir, faible que je suis :( )

J'adore ce film, alors du coup tu m'intrigues.
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Solo : A Star Wars Story - 3,75/10

Messagepar caducia » Jeu 24 Mai 2018, 19:26

Solo: A Star Wars Story

Réalisé par Ron Howard
Avec Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke
USA
Genre : SF
Durée : 02h15min
2018

3.75/10


Image


Synopsis

Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

Critique

Sans grande surprise, "Solo" est proche de la catastrophe industrielle, détruisant totalement le mythe du personnage de la saga. Han Solo était le charmant vaurien par excellence, roi de l'insolence, des punchlines qui avait aussi son petit coté lâche qui était rapidement effacé par sa loyauté envers ses alliés Jedi.
Disney en fait un produit totalement formaté, si bien même si Han est sur 80% des plans, le spectateur se fiche de sa destinée car il devient presque le personnage le moins empathique du lot.
Alden Ehrenreich reprend le rôle de Ford...le jeune acteur n'était pas mauvais par ailleurs dans Tetro ou The yellow birds. Ici, il est extrêmement fade et a oublié son charisme au vestiaire, ne collant pas tout au rôle de la trilogie des années 80, se contentant de sourire bêtement après avoir fait une grosse bourde.

Globalement Han Solo ressemble plus à un boulet parasitaire qui tente de s'acoquiner avec le premier venu pour suivre sa route, alors que le Han que nous connaissons devait se faire apprivoiser longuement avant de faire confiance à son prochain.
Le héros a perdu de son dynamisme et de ses singularités, et comme pour les récents épisodes les fans purs et durs seront dégoûtés tandis que les fans aveugles en redemanderont.

"Solo" ne se limite pas à son héros éponyme, une petite troupe gravite autour de sa personne, là aussi il y a pas mal de déchets. J'en ai un peu marre de voir toujours les mêmes tetes pour jouer les bad guys, le jeu des chaises musicales des franchises a ses limites. Pourtant Woody Harrelson se démarque avec un rôle de tuteur, apportant un minimum de crédibilité à un protagoniste.
Donald Glover est aussi à coté de ses pompes avec sa relation strange avec son droïde, un personnage hyper mal exploité, tout comme ses liens avec Solo.
Un script qui ne vole pas haut malgré le Millenium qu'on retrouve avec plaisir, qui cumule les retournements de vestes jusqu'à l’écœurement et les personnages qui avaient du potentiel se font dézinguer en premier.

Coté action, la déception est aussi au rendez-vous, mis à part une scène qui sort de l'ordinaire et qui a de l'envergure, les autres sont des courses poursuite du Faucon gâchées par des effets spéciaux douteux où Solo sauve la mise par des manœuvres habiles, mais le spectateur n'a pas lisibilité sur sa stratégie ou sur son ingéniosité légendaire.
Globalement, les plans qui se veulent spectaculaires sont étriquées par une mise en scène mollassonne peu inspirée et une absence de BO pour souligner le coté épique de l'instant. En revanche, Ron Howard n'oublie pas d'offrir des caméos à ses amis ou à sa famille mais oublie de fournir le quota bestiaire chelou des endroits malfamés.

La seule chose qui perdure malgré les années et les épisodes ce sont les liens indestructibles du duo Han / Chewie permettant de garder un capital sympathie mais perd en puissance comique.
Le coté caustique, piquant et dynamique de Solo est passé aux oubliettes, pour laisser place à des blagues qui tombent à plat.

Ron Howard offre un montage épileptique, offre des séquences de bavardages superflues mais expédie des séquences mythiques, se contente d'aligner des personnages sans background et des clins d’œil artificiels.
Critiques similaires
Film: Solo : A Star Wars Story
Note: 3/10
Auteur: Mr Jack

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Jurassic World : Fallen Kingdom - 6/10

Messagepar caducia » Dim 10 Juin 2018, 15:55

Jurassic World: Fallen Kingdom

Réalisé par Juan Antonio Bayona
Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard
USA
Genre : aventure- SF
Durée : 02h08min
2018

6/10


Image


Synopsis

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l'île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l'île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.


Critique

Bilan mitigé pour cet opus de la franchise, avec un épisode 2 qui n'assume pas son coté blockbuster, même si visuellement on y gagne pour certaines séquences, il est clair que malgré des dinosaures globalement réalistes, la magie, l'émerveillement n'existent plus.

Une première partie à l'ambiance apocalyptique qui tranchera avec la seconde. On y retrouve l'ambiance jungle où évoluent militaires et chercheurs qui ont bien entendu des objectifs de missions différents d'un effrayant classicisme.
Bayona conclue définitivement la phase Isla Nublar avec certainement la scène la plus poignante de l'opus. On regrettera juste la musique un peu pompeuse qui aurait pu être plus sobre.
C'est donc au cours de cette éruption volcanique que le public friand de blockbuster prendront leur pied avec une fuite haletante d'un monde sur le point de s'écrouler.


Les fans de Monk retrouveront avec plaisir Ted Levine en mercenaire vétéran qui est l'un des seuls personnages qui se détache du reste du casting insipide au possible, pourtant ce militaire aux intentions peu louables est également très stéréotypé.

Le duo Chris Pratt, Bryce Dallas Howard n'a pas évolué dans le bon sens. Là où le "je t'aime moi non plus" apportait des punchlines et un certain humour à JW 1 , ici les deux acteurs sont en mode automatique n'offrant aucune surprise ou empathie. La relation entre le dresseur et Blue n'est q'une vague répétition de ce qu'on connaissait déjà, permettant aux mauvais élèves d’être au courant de leurs précédentes aventures. Des séquences superflues voire ridicules.
Chris Pratt n'a pas changé son interprétation d'un poil,au pire j'aurais préféré voir un autre acteur en lead car ici celà manque cruellement d’intérêt avec ce personnage lissé qui a perdu son impertinence en chemin.

Au tandem, on ajoute de jeunes acteurs remplissant les quotas, sans personnalité qui constituent de la chair à canon potentielle. On affuble une gamine d'un sweat à capuche rouge pour qu'elle colle à l'univers Amblin, prévisible, gnan-gnan au possible alors qu'au final elle est une des clés du scénario.

Au niveau des séquences d'action, on retrouve une ambiance pluvieuse et nocturne du temps de Spielberg, classique, haletante, efficace, mise en scène habilement qui n'est pourtant pas le reflet de l'ambiance globale du film.

Dans un second temps, Bayona doit faire évoluer ses monstres dans un manoir luxueux qui cache des mystères bien entendu. Ce huis clos est à la fois une bonne idée, faisant entre du dino au sein même de la chambre à coucher, dans des pièces aux configurations différentes permettant une variété d'ambiance. Par contre, impossible d'y proposer du spectaculaire de grande ampleur, les dinos géants sont forcément mis de coté pour laisser place à des courses poursuites de bestioles de tailles plus raisonnables et plus habiles dans des décors étriqués mais sombres à souhait.

Bayona utilise la configuration intérieure pour donner un coté horrifique et mettre en scène des clins d’œil aux épisodes originels, pourtant le rythme est maladroit, les courses-poursuites deviennent sans fin.

Globalement, ça se laisse suivre, je me suis quand même ennuyée. Malgré la touche Bayona, de très beaux effets spéciaux, celà manque de renouveau. Les dialogues sont peu inspirés, plombant et manquent d'humour.

Il est certain que reprendre un épisode d'une telle saga est difficile car de nombreux thèmes ont été exploités, du coup les studios misent sur une surenchère visuelle oubliant une gestion optimale du suspense ou une écriture de personnages minimale.
Un scénario besogneux ultra-prévisible bourré d’invraisemblances qui ne surprend jamais, laissant peu de place à l'imaginaire ou à l'émotion. Meme si Jeff Goldblum figure au casting, il reste en dehors du terrain apportant la touche philosophique et analytique, histoire d’intellectualiser l'intrigue de façon totalement artificielle.

Malgré des efforts visuels indéniables, JW2 ne sera jamais palpitant. Y en a marre de voir 10 fois dans le même film, un dino fier d'avoir triomphé pousser une cri de victoire interminable à s'en décrocher la mâchoire, des protagonistes jouer l'étonnement comme des carpes sans aucune subtilité. Bayona n'arrive pas à insuffler suffisamment de renouveau pour redonner espoir en cette saga.
L'exfiltration des dinosaures en ville ne présage rien de bon.
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Ocean's 8 - 5/10

Messagepar caducia » Dim 10 Juin 2018, 19:52

Ocean's 8

Réalisé par Gary Ross
Avec Sandra Bullock, Cate Blanchett
USA
Genre : comédie
Durée : 01h50min
2018

5/10


Image


Synopsis

Cinq ans, huit mois, 12 jours… et le compteur tourne toujours ! C'est le temps qu'il aura fallu à Debbie Ocean pour échafauder le plus gros braquage de sa vie. Elle sait désormais ce qu'il lui faut : recruter une équipe de choc. À commencer par son "associée" Lou Miller. Ensemble, elles engagent une petite bande d'expertes : Amita, la bijoutière, Constance, l'arnaqueuse, Tammy, la receleuse, Nine Ball, la hackeuse et Rose, la styliste de mode


Critique

Ocean's eight n'a pas grand chose à voir avec Ocean's 11 si ce n'est que c'est un film de braquage et que la leader est soit disant la sœur du personnage de G Clooney.

Rebooter ou remaker des films avec un casting 100% féminin, bonne ou mauvaise idée. Concernant SOS fantômes, il est clair que c'était catastrophique.
Ocean's eight se laisse regarder, demeurant dispensable dans la même lignée que "haute voltige", "Les experts" ou "the code".

Celà fait un bail que j'ai vu la trilogie des Ocean mais j'en garde un bon souvenir avec surtout des budgets de production qui se voyaient à l'écran avec un luxe omni-présent, des lieux paradisiaques et mythiques et des rebondissements permettant de capter le spectateur du début à la fin. Sans oublier sa brochette d'acteurs et d'actrices, ponctués de caméos.

La recette d'Ocean's 8 est un peu la même, version low cost car on ne voyage pas énormément (du moins les décors ne sont pas aussi clinquants), c'est plutôt l'élégance qui remplace la haute technologie.

Bien entendu, la partie recrutement de l'équipe est importante, Sandra Bullock recherche des complices sures aux talents complémentaires permettant d'esquisser le portrait de chacune d'elle. Hélas, le projet pouvait sembler alléchant, ces équipières ne font pas le poids avec des personnalités peu affirmées voire transparentes.
On assiste à un concours de botox entre Sandra Bullock et Sarah Paulson, la princesse Rihanna se transforme en cousine geek de Bob Marley etc...
Gros bémol vis à vis des dialogues qui vont en général droit au but et ne laisse pas le temps aux meilleurs interprètes de montrer l'étendu de leurs talents.
Anne Hathaway au contraire en fait des tonnes, grimant une actrice hollywoodienne précieuse et capricieuse qui frôle l’orgasme quand on lui pose un collier de diamants. Helena Bonham Carter sera certainement celle qui arriver à se démarquer par sa personnalité singulière et son perso loufoque.

La préparation du casse ressemble aux discussions de la famille Toretto, ça ne vole pas haut.
Puis, vient le vol en lui-même où Gary Ross sort l'artillerie lourde avec beaucoup d’esbroufe, alignant les tenues de soirée de marques (une belle pub pour certaines) et caméos discretissimes. Globalement on pourrait se croire dans un gala d'un épisode de mission impossible où tout le monde est sur son 31, ainsi la bande peut évoluer dans la foule sans se faire remarquer usant de petits stratagèmes ou déguisements.

L’intérêt dans ce genre de films ce sont les accrocs qui mettent les héros en danger, qui doivent improviser un plan B pour sauver leur peau. Ici, tout est tellement bien huilé que même les petites failles étaient prévues. Le suspense en pâtit énormément.

Le métrage manque clairement de piquant, d'adrénaline, tout se déroule dans un gant de velours, sans aspérité, sans imprévu et surtout sans avis divergent au sein de leur groupe.

Un spin-off agréable à regarder qui manque de dynamisme (BO quasiment absente), qui manque d'audace et de chien. Peut-être que le film aurait été plus efficace avec un casting plus réduit et un montage plus punchy.
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Mission : Impossible - Fallout - 7,75/10

Messagepar caducia » Sam 14 Juil 2018, 21:35

Mission: Impossible – Fallout

Réalisé par Christopher McQuarrie
Avec Tom Cruise, Henry Cavill.
USA
Genre : action
Durée : 02h28min
2018

7.75/10


Image


Synopsis

Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous…
Dans MISSION : IMPOSSIBLE – FALLOUT, Ethan Hunt accompagné de son équipe de l’IMF – Impossible Mission Force et de quelques fidèles alliées sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission.


Critique

Christopher McQuarrie rempile avec ce nième opus de la franchise, un sacré défi car il doit toujours faire dans la surenchère pour maintenir l’intérêt du public, mais avec des cascades en dur avec ses aléas et leurs limites.
Il est certains qu’enchaîner MI fallout et Scyscrapper, ça pique les yeux.

La team Hunt était donc de passage à Paris pendant 2 mois avec des séquences tournées sur des lieux emblématiques de la capitale. McQuarrie a réussi à ne pas tomber dans le cliché habituel des prod US laissant traîner des figurants à béret ou avec une baguette de pain.
Hunt ne se contente pas de sévir en France mais il s'exporte encore dans d'autres contrées avec notamment une course poursuite en hélico d'anthologie qui justifie bien l'affaire de la moustache...

Un des reproches que je pourrais émettre sur cet épisode c'est d’être très focalisé sur Tom Cruise présent dans 90% des plans, laissant peu de place à ses coéquipiers d'exister en dehors de leurs rôles habituels rendant l'ensemble assez prévisible car on sait bien que Hunt va se sortir de toutes ces situations in extremis ou qu'il y a un "truc" qui cloche qu'on devine aisément faisant référence à la série originelle.
L'humour est présent mais assez discret reposant encore sur le perso de Simon Pegg.

Cet épisode tient la route malgré sa longueur grâce à la variété de ses décors et ses scènes d'action spectaculaires. McQuarrie maintient l'équilibre et le mélange entre une action old school et une mise en scène dynamique évitant les coups de mou grâce à la variété des ambiances, même si trame scénaristique n'a rien de révolutionnaire.

Meme si le réalisme est totalement laissé de coté, la ténacité de Hunt et de ses ennemis entretient le suspense et la rivalité/complicité qui évolue au cours du récit est bien trouvée. Cette suite directe de Rogue Nation délaisse les nouvelles technologies de pointe pour du bon vieux corps à corps ou courses poursuite tout terrain.
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Re: [Cad'] Mes critiques en 2018

Messagepar maltese » Sam 14 Juil 2018, 21:44

Mais enfin, c'est vraiment le même pitch à chaque film, c'est pire que James Bond.
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Under The Silver Lake - 8/10

Messagepar caducia » Dim 12 Aoû 2018, 08:02

Under The Silver Lake

Réalisé par David Robert Mitchell
Avec Andrew Garfield, Riley Keough
USA
Genre : comédie
Durée : 02h18min
2018

8/10


Image


Synopsis

À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.


Critique

Belle découverte avec cette balade psychédélique dans Los Angeles. Malgré son coté foutraque, le film possède un vrai fil directeur avec une sorte d’enquête mené par son apprenti détective incarné par Andrew Garfield qui assumé à 1000% le coté looser du perso.
Une plongée dans la cité des anges jouissive car rarement filmée ainsi qui met en avant à la fois les ruelles craignos qui contrastent avec les lieux emblématiques (hollywood sign, hollywood hills, l'observatoire, le cimetière). Under the silver lake a à la fois un coté underground avec une évolution dans les milieux autorisés cachés mélangé à la culture pop multipliant les références plus ou moins discrètes.
David Robert Mitchell renforce l'iconisation des stars sur papier glacé et de casser ceux dépourvus de talents profitant du système et de leurs relations. Le cinéaste va encore plus loin avec des théories du complot assez poussées allant jusqu'à briser les tubes de toutes époques à travers une révélation dingue.

A travers "under the silver lake", on retrouve le coté "kiss kiss bang bang" et ses fêtes détonantes, " Mullohand drive" pour l'aspect polar noir, "las vegas parano" et "Phantom of the Paradise" évident.

Meme si le film s'égare par moments tout comme son héros, le spectateur prend un réel plaisir grâce à une empathie immédiate envers Sam qui se laisse vivre sans subir aucune pression de la société (ou en faisant abstraction de chaque contrainte extérieure). Paresseux, voyeur, obsédé, glandeur c'est sa bienveillance et sa persévérance qui vont le sauver de son train train ennuyeux.

La limite entre rêve et réalité n'est jamais bien délimitée, son héros a la chance de faire de nombreuses rencontres, parfois suite à une de ses recherches fructueuses mais souvent qui sont le fruit du hasard, ce qui fait qu'il est clairement impossible de deviner la suite des pérégrinations de notre ami.

Meme si l'histoire est contemporaine, le cinéaste n'a pas souhaité mettre trop en avant les nouvelles technologies, si bien que la narration pourrait se situer aussi bien dans les années 90 que de nos jours.

Los Angeles n'est pas présentée comme la ville glamour luxueuse mais plutôt comme un théâtre des illusions, en nous faisant sillonner dans les lieux glauques, cachés ou interdits.
Un film qui oscille entre psychose et émerveillement qui permet une jolie parenthèse d'un peu plus de deux heures.
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Papillon (2018) - 5,75/10

Messagepar caducia » Dim 19 Aoû 2018, 08:01

Papillon

Réalisé par David Robert Mitchell
Avec Charlie Hunnam, Rami Malek, Eve Hewson
USA
Genre : drame
Durée : 01h57min
2018

5.75/10


Image


Synopsis

Henri Charrière, dit "Papillon", malfrat de petite envergure des bas-fonds du Paris des années 30, est condamné à la prison à vie pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Il est envoyé sur l'île du Diable, en Guyane. Il va faire la connaissance de Louis Dega qui, en échange de sa protection, va aider Papillon à tenter de s'échapper...


Critique

Déception vis à vis de ce remake qui s'avère être plutôt inutile car il n'arrive pas à la cheville de l'original.
Globalement c'est une version plutôt aseptisée où les cotés les plus torturés et viscéraux sont estompés pour toucher un public plus large, le métrage est certes touchant mais émotionnellement l'empathie n'a rien à voir avec ce qu'on avait pu éprouver pour Steve McQueen à l'époque.
Ainsi, la partie isolement de la version 1973 était réellement repoussante et une épreuve visuelle face à l'horreur et à la performance de l'acteur, ici celà devient juste une succession de scènes ennuyeuses.

Les deux acteurs principaux Charlie Hunnam et Rami Malek font ce qu'ils peuvent pour faire exister leurs personnages maison ne retrouve pas la relation fraternelle McQueen/Hoffman, juste une solidarité forte.
La production n'a pas souhaité pousser la déchéance physique assez loin préservant a minima l'esthétisme de ses acteurs. Ainsi, Rami Malek n'est pas affublé de culs de bouteille, incarnant un protagoniste faible et lâche, préservant une part imprévisible qui en fait un perso qu'on aime aimer puis détester.
Idem pour Hunnam qui malgré une perte de poids ne rivalisera jamais à Christian Bale, la métamorphose physique est peu convaincante et fait artificielle. Ce bel Apolon manque d'un poil de charisme et de spontanéité pour coller à la personnalité du héros.

En revanche Papillon 2018 réussit l'exploit de faire de vrai copié/collé pour certains décors ou des personnages secondaires comme certains geôliers qui paraissent sortir de la version originale ou de Midnight Express.

Dommage que cette version 2018 rime plutôt avec un doux ennui et que le lien indestructible entre les 2 héros ne soit pas aussi puissant que dans l'original et que le studio n'assume pas les aspects les plus glauques de l'histoire.
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Re: [Cad'] Mes critiques en 2018

Messagepar Jed_Trigado » Dim 19 Aoû 2018, 09:42

T'as l'air bien gentille par rapport a ta note.
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