[alinoe] Mes critiques en 2010

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Predator - 9/10

Messagepar alinoe » Ven 13 Aoû 2010, 15:48

Predator

• Date de sortie : 19 août 1987
• Réalisé par John Mc Tiernan
• Film américain
• Avec Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Shane Black...
• Durée : 1h47

9/10
Predator (1987)


Résumé : A la tête d’un commando d’élite, le major Dutch Schaefer est envoyé dans la jungle sud-américaine afin de libérer des hommes pris en otage par des guérilleros. Sur place, le groupe découvre des corps mutilés et dépecés…


Archétype du genre “survival” dont il est à mes yeux le film le plus emblématique et le plus réussi, Predator est un subtil mélange d’action-movie bourrin et de chasse à l’homme, mâtiné d’un zest de science-fiction et d’un soupçon d’horreur.

Une histoire simple mais d’une efficacité redoutable qui débute par une classique mission commando et la présentation d’un florilège de personnages stéréotypés (gros bras, machos…), puis se transforme peu à peu en « Most Dangerous Game ». La peur s’insinue peu à peu parmi les hommes du commando d’élite pourtant plus habitués à l’insuffler qu’à la ressentir. Ces durs à cuir deviennent les proies et sont littéralement happés, voir étouffés par cette jungle luxuriante qui se referme sur eux comme un piège. Un décor oppressant magistralement filmé par McTiernan. Une véritable leçon de réalisation. Cette angoisse irraisonnée atteint son paroxysme dans la scène de « canardage à l’aveuglette » d’un carré de jungle dans l’espoir de toucher cet ennemi invisible. Un moment de pure folie féroce.



Le décor immersif, la fabuleuse partition d’Alan Silvestri mélange de percussions et de thèmes tribaux, le Prédateur dont le spectateur ne ressent la présence qu’à travers une vision thermique - sublime trouvaille propre à elle seule à générer l’angoisse – et qui domine le film de sa présence quasi-invisible, le monolithe Schwarzenegger, pourtant symbole de puissance ultime qui devient peu à peu la proie d’un chasseur implacable et revêt toute la « fragilité » humaine, tous concourent à faire de ce film une référence incontournable.


Pour vaincre cet adversaire hors norme, Dutch devra faire ressurgir ses instincts primaires. Predator s’achève en apothéose sur un affrontement bestial.


La chasse à l’homme : un grand classique du cinéma revisité de manière ingénieuse par McTiernan. Predator : Le survival ultime !
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar jean-michel » Ven 13 Aoû 2010, 15:51

tu a tout dit!!! :super: belle critique 100% d'accord avec toi!
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Scalp » Ven 13 Aoû 2010, 15:52

Predator en plus d'être le survival ultime c'est une putain de leçon de mise en scène, le film y pourrait être totalement muet qu'on comprendrais tout tellement McT est un cinéaste de l'image.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Heatmann » Ven 13 Aoû 2010, 16:16

:super: :love: biensur , completement d'accord !

tu l'as vue comment ? dvd , bluray ? 1er edition ? edition "extreme" ? un avis sur la qualiter d'image ? thx :wink:
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar alinoe » Ven 13 Aoû 2010, 16:20

Je l'ai vu dans sa nouvelle version Blu Ray remasterisée, celle qui vient juste de sortir en France. Images et son au top :super:
Les captures de la critique proviennent de cette édition.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Scalp » Ven 13 Aoû 2010, 16:21

Faut aimer l'effet WAX un peu quand même :eheh:
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar alinoe » Ven 13 Aoû 2010, 16:26

Vu les éditions précédentes calamiteuses, je préfère cette édition malgré son côté effet lifté.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar zack_ » Ven 13 Aoû 2010, 20:09

Ta critique de TS3 tue! :bravo:
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Seven Swords - 10/10

Messagepar alinoe » Lun 16 Aoû 2010, 20:14

Seven Swords

• Date de sortie : 30 novembre 2005
• Réalisé par Tsui Hark
• Film hongkongais
• Avec Donnie Yen, Leon Lai, Charlie Young, Lau Kar-Leung, Liwu Dai...
• Durée : 2h28

10/10
Seven Swords (2005)


Résumé : A l'époque de la dynastie Qing, un village refuse de se plier à un décret qui condamne à mort ceux qui pratiquent les arts martiaux. Il est défendu par sept guerriers qui entreprennent de lutter contre le chef des mercenaires payés pour faire appliquer la volonté impériale.


A mes yeux fleuron du wu-xia-pian, Seven Swords est une fresque épique parsemée de combats spectaculaires, survoltés, parfois barbares, toujours inventifs, parfaitement maîtrisés et superbement mis en scène. Tsui Hark est un virtuose de la forme. A chaque épée son style inimitable et original. Une merveille de créativité que ces armes dans lesquelles se reflète La personnalité et le caractère de chaque combattant.


A cela, s'ajoute, des décors grandioses. Chaque plan de paysage se transforme en véritable tableau avec des tonalités et une lumière propre à chaque scène. Les images sont éblouissantes de beauté et de poésie.





Les séquences s’enchaînent entrecoupées de flashback. Il y a rarement un rythme linéaire chez Tsui Hark, car toutes les intrigues même les plus mineurs sont importantes. Du coup, il est capable de laisser en suspens une scène cruciale pour raconter d’autres histoires et de revenir bien plus tard à l’intrigue principale. Cet enchainement quelque peu chaotique des scènes du film fonctionne comme un miroir qui reflète à merveille la fureur, l’anarchie et le chaos qui règne à cette époque.


Un film magistral en tout point.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Kareem Said » Lun 16 Aoû 2010, 21:49

J'ai pas aimé, en salles je me suis fait chier. Un pote s'est même endormi. :?
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Heatmann » Lun 16 Aoû 2010, 22:06

:super: mouahahaha seven sword , c'est comme un bon vin ,il se bonifie avec le temp , moi je me regale a chaque fois , je croit que c'est le film ou un des films , ou il y a le plus de perso ultra-mega-trop la classe 8) :love:
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Messagepar Scalp » Mar 17 Aoû 2010, 06:49

Film magnifique et pas facile d'accès ( comme pas mal de Tsui Hark )
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar alinoe » Mar 17 Aoû 2010, 18:49

Kareem Said a écrit: J'ai pas aimé, en salles je me suis fait chier. Un pote s'est même endormi. :?


Comment est-ce possible ? Il y a tellement de niveaux de lecture, un foisonnement de personnages, des intrigues et des sous intrigues... tant de choses à voir à l'écran pour une si courte durée. Qu'on puisse ne pas aimer je peux comprendre, mais s'ennuyer, c'est vraiment impensable. :shock:
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Kareem Said » Mar 17 Aoû 2010, 19:34

Encore si j'étais le seul, mon pote s'est endormi. :lol:
Je ne m'attendais à ce type de traitement, je savais que je n'allais pas voir Time & Tide c'est sûr mais j'ai déchanté. Y'a des films comme ça... Ce qui est sûr je ne lui donnerai pas de seconde chance.
Comme le souligne Scalp il n'est pas facile d'accès. J'aimerai bien l'aimer mais c'est pas possible. :lol:
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Alice au pays des merveilles - 7/10

Messagepar alinoe » Mer 18 Aoû 2010, 21:04

Alice au Pays des Merveilles

• Date de sortie : 24 mars 2010
• Réalisé par Tim Burton
• Film américain
• Avec Johnny Depp, Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Anne Hataway
• Durée : 1h48

7/10
Alice au Pays des Merveilles (2010)



Résumé : Alice est une jeune fille de 19 ans distraite et rêveuse qui disparait en pleine cérémonie de fiançailles et se retrouve une nouvelle fois au Pays des Merveilles…


Ce film est un zest « d’Alice au Pays des Merveilles », saupoudré d’une pincée de « De l’autre côté du miroir » et d’une once du « Jabberwocky ». Une relecture « burtonienne » et « disneyenne » de l’univers onirique de Lewis Carroll. Probablement aussi une très libre adaptation de la trilogie de Frank Beddor : « Les guerres du miroir », elle-même largement inspirée des œuvres de Lewis Carroll.

Les animaux fabuleux et certains personnages sont plutôt fidèles aux illustrations de John Tenniel, le premier illustrateur des aventures d’Alice. Notamment le Jabberwocky , le lièvre de Mars ou encore le Lapin Blanc quasi copies conformes.



J’ai apprécié l’introduction très « Jane Austen » et la subtile critique de cette société victorienne trop figée dans ses certitudes et ses conventions.


Wonderland est en tout point, un hymne à l’excentricité avec un léger aspect cauchemardesque (le château de la Reine Rouge, les têtes qui flottent, les paysages dévastés par le souffle du Jabberwocky…). Plus pays des songes inquiétants avec ses tonalités parfois sombres et ses terres plus ou moins désolées que pays des rêves, et du coup beaucoup plus fidèle sur ce point particulier, aux œuvres originales que le dessin animé des années 50 aux couleurs pimpantes. Néanmoins le métrage ne manque pas non plus de scène aux couleurs acidulées. On notera quelques clins d’œil à la carrière de Tim Burton (l’arbre de Sleepy Hollow, Les topiaires façons Edward…).


Une belle galerie de personnages attachants et bizarres :
    Une Alice convaincante, d’abord perdue et ballotée par les évènements, qui s’affirme peu à peu comme une jeune femme déterminée. Très éloignée finalement de son homonyme littéraire, assez lisse et souvent agaçante.
    Une Reine Rouge capricieuse et despote au comportement très enfantin. Tout à la fois, drôle, touchante et exécrable. Elle est très bien interprétée par Helena Bonham Carter.
    Une Reine Blanche lunaire, à la folie douce. Sa gestuelle maniérée reflète parfaitement le personnage du roman. Anne Hataway est excellente dans le rôle.
    Un Chapelier plus extravagant, excentrique, bipolaire que fou ? Que nenni, à l’époque victorienne, l’excentricité et les sautes d’humeur sont apparentées à de la folie. Alors certes, ce Chapelier à des airs de Jack Sparrow et de Willy Wonka, mais c’est à mon avis plus un atout qu’un inconvénient. J’aime bien Johnny Depp en mode cabotinage.
    Un Valet Rouge infâme et fourbe magistralement interprété par Crispin Glover.
    Un Lièvre de Mars névrosé, un Lapin Blanc stressé, un Chat de Cheshire en tout point fabuleux, aussi surréaliste et « philosophe » que dans la version de Lewis Carroll.

Et que dire de la splendeur des décors et des costumes, véritables merveilles de créativité.

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Quelques petits bémols:
    Le manque de divagations sans queue ni tête et de péripéties absurdes qui faisaient tout le charme de la version de 1951 et qui prouvaient que Walt Disney avait parfaitement compris « l’essence » même de l’œuvre de Carroll : le non-sens. Cette fois, il y a un fil « trop conducteur » : la prophétie du « jour Frabieux » et une Alice trop combattive au sens propre du terme, alors que dans les romans, il s’agissait de joutes verbale et de logique.
    Quelques personnages loupés : les Jumeaux Tweedledee et Tweedledum trop numériques et le loir trop narnien.
    Une gigue hip-hop sous champignon hallucinogène dont on se passerait bien.

Un gros bémol : la 3D qui dénature les tons et les jeux de lumière du film et qui provoque «un effet de flou » fort désagréable sur tous les éléments situés au premier plan. J’ai revu le film en Blu Ray sans 3D et j’ai eu l’impression de découvrir nombre de détails que je n’avais pas vu au cinéma et surtout une plus grande richesse des variations de teintes. Alors que toutes les couleurs semblaient ternes et « délavées » en salle.


Que ce film ait plus l’esprit Disney que la touche Burton est une évidence. Mais ce n’est pas un handicap à mes yeux. Alice au Pays des Merveilles est une fantaisie divertissante et une bouffée d’imagination que j’ai pris grand plaisir à voir et à revoir.
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