[alinoe] Mes critiques en 2010

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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar jean-michel » Mar 12 Oct 2010, 13:39

et bien!!! 2 grandes critiques! bravo!! pour Pour une poignée de dollars (1964) ont aura du mal à faire mieux que ton article!!! :love: :super:
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar alinoe » Mar 12 Oct 2010, 18:15

Merci Jean-Michel :D
Il y a des films qui m'inspirent plus que d'autres pour les critiques et dont je pourrais parler des heures et puis il a des films que j'ai vraiment apprécié, voir adoré et dont je n'arrive pas à trouver les mots pour une critique. C'est le cas en ce moment, pour Sanjuro ou Rio Bravo. :?
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Scalp » Mar 12 Oct 2010, 18:17

Troisième homme ça a l'air bien sympa, faut que je le matte rapidement.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar alinoe » Mar 12 Oct 2010, 18:39

Si tu as acheté l'édition Blu Ray, elle est de belle facture. Bien évidemment, il y a du grain, caractéristique des films de la période, mais il y a aussi un beau contraste du noir & blanc et une belle profondeur du noir, ce qui est essentiel pour un film qui se passe surtout de nuit. Et puis, les bonus sont nombreux et intéressants.
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Belle et la bête (1991) (La) - 9,5/10

Messagepar alinoe » Mar 19 Oct 2010, 23:40

La Belle et la Bête (1991)
Film d'animation américain réalisé par Gary Trousdale et Kirk Wise ; musique et chansons d'Alan Menken et Howard Ashman

9,5/10



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Histoire éternelle :

    - La Belle et la Bête vient confirmer après le succès de La Petite sirène, le renouveau du département animation de Disney, qui fait suite à une décennie de semi-échecs. Ce film marque également la réconciliation du public avec le conte de fées traditionnel qui avait fait la gloire du Studio.

    - Très belle adaptation du conte de Madame Leprince de Beaumont qui donne une importance égale aux rôles de la Belle et de la Bête, alors que dans l’histoire originelle, Belle est le personnage central. Volonté avouée des créateurs du dessin animé de se recentrer sur l’histoire d’amour, le message de tolérance vis-à-vis de la différence et sur la morale : la vraie beauté est intérieure. Le film s’ouvre ainsi sur l’histoire tragique de ce prince capricieux devenu Bête.
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« Il était une fois, dans un pays lointain, un jeune prince qui vivait dans un somptueux château. Bien que la vie l'ait comblée de tous ses bienfaits, le prince était un homme capricieux, égoïste et insensible. Un soir d'hiver, une vieille mendiante se présenta au château, et lui offrit une rose en échange d'un abri contre le froid qui faisait rage. Saisi de répulsion devant sa misérable apparence, le prince ricana de ce modeste présent et chassa la vieille femme. Elle tenta de lui faire entendre qu'il ne fallait jamais se fier aux apparences et que la vraie beauté venait du cœur. Lorsqu'il la repoussa pour la seconde fois, la hideuse apparition se métamorphosa sous ses yeux en une créature enchanteresse. Le prince essaya de se faire pardonner mais il était trop tard, car elle avait compris la sécheresse de ce cœur déserté par l'amour. En punition, elle le transforma en une bête monstrueuse et jeta un sort sur le château et ainsi que sur tous ses occupants. Horrifié par son aspect effroyable, la bête se terra au fond de son château avec pour seule fenêtre sur le monde extérieur un miroir magique…»

    - Un scénario qui oscille avec bonheur entre la comédie, la romance, la magie et la poésie. C’est aussi, le plus musical (hors Fantasia) des films d’animation Disney. Les chansons rythment véritablement le film avec harmonie et font avancer l’intrigue. Elles servent de fil conducteur au récit et permettent très rapidement de cerner les enjeux. A l’exemple de cette introduction chantée qui présente à la fois les lieux, les protagonistes et l’ambiance en quelques minutes. Quant à « C’est la fête/Be Our Guest » c'est un véritable hommage au music-hall. Cette bande son inoubliable est la conjugaison des talents d’Alan Menken et Howard Ashman. Pas étonnant, finalement que ce film d’animation ait donné naissance à la première comédie musicale des Studios Disney.


Les personnages :

    - Belle, une héroïne entre modernité et tradition. Curieuse, éprise de liberté, passionnée par les livres grâce auxquels elle s’évade, débrouillarde, tolérante et peu attirée par la perspective de devenir femme au foyer. D’où un soupçon de modernité. Une jeune fille solitaire, incomprise des habitants de son village, tout comme son père inventeur farfelu. Ils sont un peu « étrangers » au Village à cause de leur non conformisme (d’ailleurs personne ne viendra défendre Maurice, quand Gaston voudra le faire interner dans un asile). Mais, Belle reste aussi dans la tradition des princesses Disney, par sa gentillesse, sa bonté, son élégance naturelle et ses rêves de prince charmant et d’amour romantique.
    - On remarque un léger manque d’homogénéité graphique du personnage de Belle (couleur des cheveux, regard et visage). Cela peut paraître curieux dans ce film pourtant presque en tout point parfait esthétiquement. Serait-ce finalement un choix artistique pour montrer que Belle déjà fort jolie, le devient de plus en plus au fur et à mesure de l’évolution de ses sentiments pour la Bête ?
    - La Bête, une vraie réussite que l’on doit à Glen Keane. Personnage complexe, tourmenté, inquiétant, voir effrayant au comportement parfois très sauvage et doté d’un sale caractère, et pourtant tellement attachant. On suit le cheminement de la Bête qui apprend à écouter son cœur. Je crois que c’est la seule fois dans un conte, que l’on regrette finalement que la Bête se change en Prince.
    - Il manque un véritable méchant charismatique. Gaston est certes perfide, mais c’est surtout un être narcissique, un bellâtre avec des biceps et rien dans la tête. Beaucoup plus pitoyable et risible que machiavélique. Son évolution est comme un reflet inversé de celle de la Bête. Plus la Bête s’humanise, plus Gaston devient cruel. Personnage qui n’existe pas dans le conte et qui est très librement inspiré de l’Avenant de la version de Cocteau. Il est accompagné d’un sidekick comique, Lefou qui finalement n’a d’autre but que d’accentuer encore plus tous les défauts de Gaston.
    - Des personnages secondaires attachants. Surtout le personnel du château métamorphosé par un envoutement en mobilier enchanté. Lumière et Bigben le duo comique. Le premier inspiré de Maurice Chevalier symbole du savoir-vivre et du séducteur à la française cher à Sacha Guitry (cf. sa cour assidue à la soubrette/balais) et le second intendant so british, très à cheval sur les conventions. Madame Samovar, Théière tout en rondeurs personnification de la figure maternelle protectrice et bienveillante. Zip petite tasse ébréchée, personnage enfantin attendrissant et courageux...

Une réussite esthétique :

    - Des décors splendides qui rendent gloire au classicisme français agrémenté d’une touche de baroque et de néo-gothique (les magnifiques vitraux et le château de la Bête avec ses tourelles inspirées de Viollet-le-Duc). Une touche de XVIIIe, de XIXe et même de début du XXe siècle afin de marquer le côté intemporel de cette belle histoire.
    - Une animation sublime et un arc-en-ciel de couleurs encore magnifiées par la restauration de l’édition Blu Ray. Juste un petit bémol, le cheval Philibert dont le poil à tendance à varié du brun au rose, surtout lors des scènes nocturnes. Une inoubliable séquence d’animation en 3D lors de la scène du bal où la caméra virevolte autour des personnages. Mais aussi, de superbes effets de transitions (ainsi cette contre-plongée d’une fenêtre du château vers le village de Belle).


Le seul film d’animation à avoir été nominé dans la catégorie meilleur Film aux Oscars, une histoire universelle et une belle parabole sur l’être et le paraître. L’un de mes chefs d’œuvres Disney préféré.

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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Heatmann » Mer 20 Oct 2010, 08:20

:super: superbe critique !! Oui moi aussi c'est un de mes disney favoris , et putain que le bluray dechirre nnivo qualiter et contenue !!! vivement aladdin et roi lion :bluespit:
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar jean-michel » Mer 20 Oct 2010, 08:21

:super: excellent, et belle mise en page! travail soigné..décidément les critiqueurs vous vous prenez au jeu!! :super: :mrgreen:
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar nicofromtheblock » Mer 20 Oct 2010, 09:14

Très belle critique !
Ça me donne envie de me le prendre en DVD.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Heatmann » Mer 20 Oct 2010, 09:17

Ouai une belle critique avec des beau screenshot bien choisit , bien mit en page , ca donne envie ! la , la belle est la bete j'aime bien comment tu construit ta critique , c'est tres complet et compartimenter , et les image sont splendide , en plus , deja j adore le film et le bluray tue , donc vai revoir ca bientot !

deja t'as critique de blade runner sur la page precedente m'avait bien donner envie de le revoir :super: well done alinoe
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar alinoe » Mer 20 Oct 2010, 10:11

Merci à tous pour les encouragements sur cette critique.
Comme le dit Heatman, l'image du Blu Ray est sublime (celle du DVD aussi, sans être toutefois à la hauteur de celle du BR) et les bonus sont nombreux et intéressants. Moi aussi j'attends avec impatience le Roi Lion et surtout Aladdin, mon Disney préféré.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar zack_ » Jeu 21 Oct 2010, 17:43

nicofromtheblock a écrit: Très belle critique !
Ça me donne envie de me le prendre en DVD.


en BD nico, en BD!

Ta critique m'a eu! Achètes!
zack_
 

Casino - 9/10

Messagepar alinoe » Jeu 28 Oct 2010, 17:44

Casino (1995)
Réalisé par Martin Scorsese

9/10




Résumé : Las Vegas, dans les années 1970. Parce qu'il a fait du pronostic une science quasi exacte, Sam "Ace" Rothstein gagne la confiance des parrains de la mafia, qui le place à la tête du casino, le "Tangiers", à Las Vegas. Avec l’aide musclée de son ami d'enfance, Nicky Santoro, Sam gère ses affaires d'une main de maître, ne laissant rien au hasard et fait du "Tangiers" l'un des établissements les plus prospères et les plus rentables de la ville. Il tombe amoureux fou de la belle Ginger McKenna, prostituée de luxe et ses ennuis débutent…


Le film de gangsters avec ses codes et sa violence est loin d’être mon genre de prédilection, c’est donc avec peu de convictions que j’ai commencé le visionnage de Casino. D’autant que je n’avais conservé aucun souvenir de ce film que j’avais vu au moment de sa sortie sur les écrans en 1995 et que j’avais un très mauvais souvenir des Affranchis, dont Casino est en quelque sorte une variation sur la même thématique : grandeur/trahison/décadence.

J’ai été littéralement happée par la scène d’ouverture et par le générique qui nous plonge immédiatement dans l’ambiance de cette ville si particulière sur les choeurs de la Passion selon saint Matthieu et de l’envoutante Mélopée du thème de Camille. Une musique qui s’harmonise parfaitement avec le thème principal, celui de la passion de l’argent, du pouvoir et de la passion pour Ginger.


Histoire d’une ville
    Martin Scorsese, nous propose presque 3h00 d’immersion totale dans l’univers du Las Vegas d’autrefois, celui du crime organisé. Derrière les lumières de la ville qui ne dort jamais, les paillettes et le strass, Las Vegas fut construite pour être la manne providentielle, la pompe à fric de la Mafia, bien avant de devenir l’une des principales attractions touristiques des « américains moyens ».

    Casino, c’est le Las Vegas de l’âge d’or, celui du vice, des poules de luxe, des règlements de compte brutaux et des extorsions de fonds. Cette époque ou les criminels, les politiciens véreux, les autorités fantoches, les propriétaires terriens, et les stars se côtoyaient et assuraient l’équilibre d’un système dont chacun tiraient des bénéfices. Ville où l’argent règne en maître absolu. Un seul crédo : protéger cet argent et se méfier de tout le monde. Véritable ville « Big Brothers » propre à générer la paranoïa et la folie.


Mise en scène
    Casino est un film à la mise en scène nerveuse, faite de travelling, de mouvements de grue, de superbes effets de transition (lancer de dés, gros plan sur une lampe à incandescence qui s’élargi sur une séance photo…), autant de symboles de la frénésie de Las Vegas, accompagné d’une musique qui reflète chaque fois les humeurs des personnages. La bande originale n’est pas qu’un joli emballage pop et rock, elle est un ressort scénaristique essentiel. La caméra se fait indiscrète et s’insinue dans tous les recoins secrets du casino, dévoilant au gré des pérégrinations d’une valise, les rouages criminels de Las Vegas.

    Un film rythmé qui ne nous laisse pas une seconde de répit et qui malgré sa durée ne souffre d’aucune longueur. Dont le côté « bavard » n’est en aucun cas un handicap et rien que ça s’est déjà une prouesse.

    Casino, c’est surtout l’histoire de ce trio Sam/Ginger/Nicky, de ce « grain de sel » qui enraya les rouages de cette mécanique bien huilée et provoqua la chute d’une institution de la pègre sur les ruines de laquelle les consortiums des loisirs bâtirent leur empire.

    Généralement, je n’apprécie guère les voix off qui sont souvent un artifice inutile pour raconter exactement ce que les images seules nous permettent déjà de comprendre. Avec Scorsese, le procédé est utilisé avec intelligence. Il ne s’agit pas d’un monologue, mais d’une histoire à « deux voix ». Tout le système mis en place par la pègre à Las Vegas, toutes les imbrications avec la politique, les autorités locales, tous les drames passionnels, tout l’univers de la flambe… ainsi que les règles et les codes du Milieu commentés par deux personnalités aux caractères diamétralement opposés mais qui se complètent. Sam placé par les parrains de Kansas City à la tête du Tangiers pour écumer les recettes et Nicky son protecteur musclé.

    Chacun narre l’histoire à sa manière, en se donnant plus d’importance qu’il n’en a dans la réussite de l’autre et du système mafieux. La narration perçue comme un symptôme de leur vanité. Des commentaires tout à la fois savoureux, réaliste, cynique et caustique sur l’univers de Las Vegas.

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Les acteurs du drame
    Sam, Nicky et Ginger entre fascination, amitié, répulsion, jalousie, convoitise, amour et haine.

    Trois personnages placés sous le signe commun de la cupidité. Un vice qui les consumera.

    Ginger femme magnifique qui irradie dans les salles de jeu et dont la lumière se fane à vivre sans amour. Elle est l’incarnation de l’adage : l’argent ne fait pas le bonheur. Avide de luxe, attirée par tout ce qui brille, elle est la personnification même de Las Vegas, ville flamboyante dont les chatoiements masquent une réalité sordide. Elle a sacrifié sa joie et son bonheur simple, sur l’autel de sa cupidité. Elle a fait un deal pour obtenir le luxe et la richesse. Un compromis qu’elle noie dans les paradis artificiels. Ginger une femme sous dépendance, celle de l’argent, celle de l’alcool et des drogues, celle de son ancien mac auquel elle reste irrémédiablement enchaînée par ses sentiments. Sa seule obsession est l’argent, une obsession qui provoquera sa descente aux enfers.

    Sam et Nicky, les amis d’enfance, des truands de bas étages qui atteignent les sommets à Las Vegas, la ville où tout est possible. Deux facettes interdépendantes du crime organisé.

    Sam : l’homme méthodique et réfléchi, dont le savoir faire permet aux Boss de Kansas City de s’enrichir. Il atteint les sommets à Las Vegas. Celui qui vit sous la lumière des projecteurs. Il est la « façade respectable » du crime organisé. Au fait de sa gloire, il a un coup de foudre pour Ginger, cette blonde incandescente. Un amour fou qui lui fait oublier toute raison, car en Ginger, cette femme uniquement motivée par l’argent, il place toute sa confiance, jusqu'à lui octroyer les clefs de sa fortune. En bon homme d’affaire, il passe un contrat, pour obtenir cet amour. Il oubli juste que l’argent ne peut tout acheter, que l’amour est une variable qui inclus obligatoirement deux personnes. A sens unique il ne fonctionne jamais. Ginger le trahira et sera le premier facteur qui déclenchera sa chute.
    Il voudrait aussi se passer de Nicky, cet amis encombrant, car il sait que sa démesure dans la violence, son irrespect des règles, sa cupidité, son manque de contrôle peut provoquer leur perte. Mais comment se passer de celui qui dans l’ombre écarte tous les écueils. Et lorsque que le duo devient un triangle amoureux, l’explosion n’est pas loin. Nicky sera donc le second facteur de sa chute.
    Mais le troisième facteur de sa chute, c’est sa vanité. Sam, l’homme posé qui veut tout contrôler et qui parfois explose quand un détail ne lui convient pas. Tel que le nombre de myrtilles dans les muffins, les quelques kilos d’une danseuse, ou le placement de bandits manchots qui lui fait virer dans un acte de colère, un obscur benêt. De sa capacité à générer de l’argent dépend sa position confortable et sa fortune, il oublie juste qu’à Las Vegas, ils ne sont tous que des « invités » tolérés grâce à leurs bakchichs et aux petits boulots accordés au fils, au cousin… des autorités locales ou des propriétaires terriens. Au sommet il se croit tout permis, il apprendra que tel n’est pas le cas.

    Nicky : la petite frappe, le monsieur castagne. Celui qui vit par la violence. Son crédo, c’est celui du respect par la terreur. Celui qui dans l’ombre est un maillon essentiel du crime organisé dont il fait régner la loi. Mais c’est surtout un électron libre, une sorte d’ange gardien qui devient agent du chaos, un homme de la démesure que sa vanité et sa cupidité finissent par perdre. Celui qui veut entrer dans la lumière, qui veut sa part du gâteau, qui jalouse la position de Sam qu’il a contribué à solidifier. Il se croit intouchable et met Las Vegas à feu et à sang. Mais il brise les codes établis en convoitant Ginger et pour celui qui ne respecte plus les règles, le châtiment est à la hauteur de l’affront et se doit d’être exemplaire. Chez Martin Scorsese la violence n’est pas gratuite, elle est crue, brutale, fulgurante et indissociable de l’histoire de Las Vegas, elle n’en reste pas moins parfois insoutenable. J’ai détourné mon regard de l’écran pour la scène de l’étau.


Casino, c’est tout à la fois, une tranche de vie sans concessions de la fascinante Las Vegas au temps du crime organisé, un drame passionnel et une tragédie grecque. L’histoire d’une ascension, d’une chute et d’un retour à la case départ. Un film virtuose.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Scalp » Jeu 28 Oct 2010, 17:47

Et bein sacrée critique, ça fout la pression pour les suivants.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar Milkshake » Jeu 28 Oct 2010, 17:52

Clair on a tous les chocotte maintenant :mrgreen:

Putain de critique Alinoe 8) Va falloir assurer de notre côté.
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Re: [alinoe] Mes critiques en 2010

Messagepar zack_ » Jeu 28 Oct 2010, 21:07

Clair que ca déboite - j'ai pas lu mais ca déboite - j'attends de voir le film pour me faire ma séance de lecture pour le débat qui suivra ;) en tout cas je ferai pas aussi bien
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