[Dunandan] Mes critiques en 2011

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Rien à Déclarer - 1,25/10

Messagepar Dunandan » Sam 17 Déc 2011, 03:37

Critique supprimée
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Dunandan » Sam 17 Déc 2011, 16:17

Je ne voudrais pas que la bouse cache la montagne qui se cache derrière :mrgreen: , donc je voudrais juste signaler que dans la page précédente, j'ai fait la critique d'Une nuit qui nous appartient. Pour ceux qui voudraient donner leur réaction avant j'en fasse une nouvelle, voilà c'est dit :roll: .
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar angel.heart » Sam 17 Déc 2011, 16:22

On s'en fout de ta critique! Voila c'est dit. :eheh:

Est-ce que je viens pleurer moi quand personne ne fait de commentaire sur mes bisseries? :eheh: :eheh: :eheh:
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Dunandan » Sam 17 Déc 2011, 16:27

Non mais voilà parfois on a l'impression qu'on a fait qu'une critique, et quand la dernière porte sur une grosse merde, je suis triste qu'on ne tienne pas compte de la précédente, surtout quand il s'agit de l'un de mes 10 films préférés de l'année, c'est tout :|. Sinon t'as raison :mrgreen: !
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Scalp » Sam 17 Déc 2011, 18:39

Tu veux un commentaire, voilà un commentaire, ta note est trop haute.
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Milkshake » Sam 17 Déc 2011, 18:56

dunandan a écrit:Je ne voudrais pas que la bouse cache la montagne qui se cache derrière :mrgreen: , donc je voudrais juste signaler que dans la page précédente, j'ai fait la critique d'Une nuit qui nous appartient. Pour ceux qui voudraient donner leur réaction avant j'en fasse une nouvelle, voilà c'est dit :roll: .


Voilà tout est dit, un grand film. :super:

dunandan a écrit:La nuit nous appartient se place objectivement pour moi juste derrière Heat, mais peut-être que personnellement, celui-là me parle plus que ce dernier, grâce au touchant chassé-croisé de ces deux frères, qui cherchent leur véritable place par rapport au père.
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Dunandan » Sam 17 Déc 2011, 19:04

Scalp a écrit:Tu veux un commentaire, voilà un commentaire, ta note est trop haute.


Probablement. Mais on note par comparaison. Les miennes pour le moment sont le Parrain (les deux premiers sont pour moi 9.5-10), Scarface (que j'ai pas vu depuis très longtemps - 8.5-10 sûrement), Heat (10), les affranchis (9-10), Casino (9-10), l'impasse (probablement même note => Les trois derniers aussi je dois les revoir), Collatéral (8.5-9).
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Seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau (Le) - 9/10

Messagepar Dunandan » Dim 18 Déc 2011, 06:14

La communauté de l'anneau

Réalisé par Peter Jackson

Avec Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Sean Bean, Billy Boyd,Dominic Monaghan, Orlando Bloom, John Rhys-Davies, Gimli, Christopher Lee, Liv Tyler, Cate Blanchett, Hugo Weaving, Ian Holm

Fantasy, USA, 3h20 - 2001

9/10


Résumé :
Le jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d'un anneau. Bien loin d'être une simple babiole, il s'agit de l'Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d'une Compagnie constituée de Hobbits, d'Hommes, d'un Magicien, d'un Nain, et d'un Elfe, ne parvienne à emporter l'Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu'à la Crevasse du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours. Un tel périple signifie s'aventurer très loin en Mordor, les terres du Seigneur des ténèbres, où est rassemblée son armée d'Orques maléfiques... La Compagnie doit non seulement combattre les forces extérieures du mal mais aussi les dissensions internes et l'influence corruptrice qu'exerce l'Anneau lui-même. L'issue de l'histoire à venir est intimement liée au sort de la Compagnie.


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Introduction

Le SDA est LE roman qui m'a touché le plus pendant mon adolescence. Ainsi, lorsqu'une adaptation cinématographique fut prévue puis finalement concrétisée, je craignais que ça tourne au même désastre que le dessin animé éponyme qui n'a jamais été terminé (surtout vu le budget à réunir), ou bien qu'on se retrouve avec une ambiance "Ewoks" à l'image de Willow qui n'est pas la meilleur façon de faire de la fantasy (à savoir, destinée principalement aux enfants). Or, Peter Jackson a réussi à déjouer l'ensemble de ces pièges :
- Par une durée très respectable de chacun des épisodes (environ 11h00 au final en VL !), permettant ainsi d'éviter les coupes superflues et de prendre le temps de restituer une histoire et un univers tout de même assez riches ;
- Grâce au choix artistique de faire collaborer différentes techniques : décors naturels, maquettes, fausses perspectives pour filmer en même temps différents personnages qui dans l'histoire sont de tailles très différentes (les nains et les hobbits), C.G.I., acteurs maquillés jouant les créatures du mal (Nazgûls, orcs, etc.) ;
- P. Jackson s'est entouré d'une équipe formidable, composée de nombreux spécialistes (armuriers, costumiers, illustrateurs officiels de l'univers SDA, paysagistes) permettant de créer un univers crédible, cohérent, et foisonnant ;
- Les différents renvois à l'univers du SDA (chanson d'Aragorn, salle de l'épée d'Isildur, les deux trolls que Bilbo avait combattus...), apportant une véritable profondeur au récit ;
- Le choix des terres de la Nouvelle-Zélande pour filmer tous les extérieurs naturels, d'une diversité insoupçonnée au sein d'un même continent, ce qui renforce également la cohérence via l'unité de lieu

Au cours des trois films, je tenterai une analyse comparée entre le roman et les films, mais sans m'attarder sur tous les petits détails, car ce serait inutile (tout le monde sait d'ailleurs que le roman est bien souvent supérieur au film) : je vais me contenter de signaler les plus gros changements d'un média à l'autre. La raison de cette approche : tenter de mesurer l'intérêt des ajouts, suppressions, et différences par rapport au roman.

Sans aucune hésitation, le premier film est le plus fidèle des trois, respectant méticuleusement la chronologie des événements, même s'il y a des coupes ici et là (essentiellement au début : les 17 ans d'attente de Frodon, Tom Bombadil et la forêt noire).


Première partie de la Version Longue

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L'introduction. Je l'ai bien appréciée, car elle nous plonge directement dans l'intrigue, et nous montre un avant-goût des affrontements qui attendent les personnages. Elle ne se trouve pas directement dans le roman (alors que celui-ci est très long à démarrer), mais dans les Appendices ou dans le Silmarillon, et ainsi, elle capte tout de suite notre intérêt, même celui des néophytes. Je remarque simplement que la Version Longue permet une meilleure transition entre ce prélude et le récit principal.

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La Comté, les Hobbits. Elle est vraiment comme je l'avais imaginée, et m'a semblée très proche des superbes illustrations que l'on peut trouver dans le roman collector des éditions Bourgeois. La description de Bilbo à l'encontre des Hobbits est directement inspirée du prélude au SDA, et concentre les traits principaux de cette race : simple, paisible, frivole (aiment la bonne chair et l'herbe à tabac plus que tout au monde), innocent, hors des problèmes du monde, amoureux de la nature. Dans le roman, cette partie du récit dure 17 ans, mais on comprend le besoin de faire avancer l'histoire plus rapidement (ainsi, le retour de Gandalf ne semble avoir pris que quelques mois tout au plus). Les sous-intrigues du roman ont été supprimées pour se concentrer sur l'essentiel : le départ précipité des Hobbits hors de la Comté pour un voyage qu'ils croiront relativement court (alors que dans le roman, il est bien mieux préparé), poursuivis par les cavaliers noirs lancés par Sauron.

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Bilbo incarne un type de Hobbit atypique : tantôt facétieux et comédien (dont la mise en scène théâtrale de son départ est un bel exemple), tantôt sérieux et inquiet, aventureux (bien plus que Frodon, qui agit plus par devoir que par plaisir) et capable d'une belle éloquence. Ian Holm est parfait dans ce rôle (le meilleur acteur incarnant les Hobbits), passant d'un registre à l'autre. Par contre, j'ai trouvé que sa transformation momentanée en nouveau Gollum à Fondcombe était assez maladroite (ce passage du bien au mal revient souvent dans la Trilogie et manque de subtilité selon moi, mais une réflexion de Gandalf vient atténuer cette affirmation, qui dit qu'il ne faut pas juger hâtivement sur qui doit mourir ou vivre - il parle de Gollum - car certaines personnages ont un rôle à jouer qui échappe à nos prévisions).

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Frodon, comme les trois autres Hobbits, Sam, Pippen, et Merry, ont le physique de l'emploi, et sont bien maquillés, et on s'interroge jamais sur leur crédibilité (sauf peut-être lorsqu'on a vu les bonus, et qu'on a vu les « trucs » pour les faire apparaître plus petits qu'ils ne le sont réellement). J'aurais apprécié que l'amitié entre Pippen et Merry d'une part, et celle de Frodon d'autre part, soit moins basée sur leur amour commun de faire la fête (bien que ça montre bien le caractère jovial de cette race) : il font quand même partie de sa plus proche famille, après Bilbo. Par contre, la relation entre Frodon et Sam est plus réussie, ce dernier traitant maladroitement son ami comme un maître, en dépit de l'ancienneté de leurs liens. Enfin, Merry et Pippen jouent un peu les comiques de service (alors qu'ils sont beaucoup plus sérieux dans le roman - ils deviendront beaucoup plus matures dans Le retour du Roi -), dont le ton est plus proche d'un Bilbo le Hobbit que dans un SDA, mais ici ça fonctionne bien, et apporte une légereté bienvenue au récit.

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Les cavaliers ont une apparence proche de Sleepy Hollow, un style gothique. Le thème musical qui accompagne leur approche, sorte de choeurs funèbres, leur convient parfaitement. De superbes plans ponctuent leur progression à travers la Terre du Milieu. Par contre, je les avais imaginés meilleurs combattants que ça (un autre défaut de SDA : l'ambiance qui entoure les combats est toujours bien foutue, mais dès qu'on pénètre dans les affrontements, on en ressort un peu déçus, bien loin des batailles épiques d'un Braveheart ou d'un Gladiator – en même temps, le SDA n'est pas un roman d'action, et comporte très peu de descriptions à ce sujet, contrairement par exemple à un David Gemmell) : il manque de tension, de combats chorégraphiés, et dans les épisodes suivants, le mélange guerre-comique est affreux (j'en reparlerai).

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Gandalf et Saroumane. Sean Connery était d'abord pressenti dans le rôle, et quand il s'est désisté, j'étais déçu, car il aurait pu donner une belle interprétation. Mais celui qui l'a remplacé m'a convaincu par le côté à la fois facécieux et sérieux qui se dégage de lui, tout à fait l'esprit de Gandalf. Saroumane, pour sa part, m'a fait une très bonne impression, d'abord perçu par sa seule voix (son arme la plus redoutable dans le roman), puis ensuite Christopher Lee qui l'incarne est physiquement parfait pour ce rôle. Par contre, j'ai trouvé que ce personnage ne paraissait pas assez malin, dévoilant trop rapidement ses plans, alors qu'il a trompé le conseil des magiciens dont il a été le chef pendant des décennies entières (c'est l'un des défauts de P. Jackson : il n'est pas toujours très subtil dans la description des personnages, souvent ou bon ou mauvais, mises à part deux exceptions notables : Boromir et Gollum). Le combat des magiciens m'a également déçu, et je ne suis pas certain que sa présence était nécessaire dans le récit (dans le roman, on l'évoque seulement), car voir ces deux vieillards tombant à chaque assaut est à la limite du ridicule. Enfin, le meilleur moment de ces scènes est le défrichement de la forêt qui semble hurler sous les coups de hache, et qui est remplacée par une forge pour construire des armes et une nouvelle armée. C'est l'un des plus grands moments d'émotion de cette première partie du film, assistant d'une part à la montée en puissance du mal, et d'autre part aux forces morales et physiques déclinantes de Gandalf.

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L'auberge du poney fringant et Aragorn. L'accent est beaucoup mis sur les différences de taille entre hobbits et humains, première véritable rencontre entre les deux peuples du récit, qui est ainsi rendue effrayante. La première apparition d'Aragorn est très bien pensée, en retrait, observant les hobbits qui le croient suspect. Je trouve que la paranoïa des hobbits vis-à-vis de sa présence n'a pas été suffisamment mise en avant, mais que je trouve compensée par l'aspect inquiétant précédant la présentation du rôdeur (dans le roman, il est beaucoup plus abordable et tout de suite présenté comme un gentil – l'esprit chevaleresque et le côté boyscoot de certains personnages du roman sont d'ailleurs beaucoup atténués par P. Jackson pour les rendre plus humains et faillibles –). Un détail important mérite d'être signalé : Aragorn ne porte pas son épée brisée à ses côtés, symbole à la fois de la chute des hommes et de l'espoir d'une nouvelle lignée de rois. Ce changement peut avoir plusieurs explications : pour retarder le dévoilement de son identité, et pour développer de nouvelles intrigues autour de cette épée. Sinon, la description de ce personnage est assez fidèle de ce que j'imaginais : sale, connaissant la nature, habile à l'épée mais aussi ambivalent, n'ayant pas encore trouvé sa place entre les elfes – famille adoptive – et humains – destin qu'il fuit –. Enfin, on ne perçoit pas trop l'amitié existant entre Aragorn et les elfes qui l'ont élevé, puis avec Gandalf.

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Tom Bombadil et Arwen. Je signale ici un personnage supprimé, et un autre beaucoup plus développé que dans le roman. D'abord Tom Bombadil : il était évidemment impossible à placer dans cet aventure, véritable parenthèse narrative mettant en scène le seul personnage sur qui l'anneau n'a aucun pouvoir, et qui aurait pour unique conséquence de plomber le rythme du film déjà bien chargé. Concernant Arwen, c'est un peu plus difficile : elle est au milieu de différentes intrigues dont elle n'était pas l'auteur, comme par exemple le sauvetage de Frodon. Je pense que c'est dans le but d'apporter un peu de présence féminine, au même titre que les Hobbits apportent de la légéreté dans cette histoire sombre. Son rôle ne se limite d'ailleurs pas au type de présence qu'elle apporte : elle complexifie également la personnalité d'Aragorn, désormais non seulement préoccupé par le destin du monde et sa propre destinée de roi potentiel de tous les hommes, mais aussi par son union désespérement impossible (au premier abord) avec l'immortelle Arwen.

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Fondcombe et le conseil d'Elrond. Comme la Comté, cette demeure représente un havre de paix, hors des problèmes du monde, à la seule différence qu'il y règne une luminosité légèrement surnaturelle, magique. Elle est parfaitement reconstituée. Par contre, le conseil manque selon moi un peu de consistance : il était un véritable sommet de narration dans le roman, alors qu'ici il est réduit à quelques querelles concernant celui qui ira jeter l'anneau dans la Montagne du destin. Boromir apparaît ici vraiment comme l'un des personnages les plus intéressants et les mieux interprétés avec Aragorn, à la fois dangeureusement tenté d'utiliser l'anneau contre son légitime possesseur (Sauron) afin de sauver son propre pays, et se présentant aussi comme un digne ambassadeur de son pays prêt à collaborer à cette mission périlleuse. D'un autre côté, le délicat elfe Legolas et le bourru nain Gimli sont beaucoup présentés sur leurs seules différences raciales, ce qui est un peu dommage et humiliant, puisqu'ils sont sûrement les meilleurs guerriers de leur pays. Le ralliement final de toutes les races au nom de la salvation du monde est un grand moment pour moi.

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Deuxième partie de la Version Longue


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Le col de Caradhras
Contrairement au roman qui insiste sur la présence maléfique de la montagne (à l'image de la forêt noire), qui déteste particulièrement les défenseurs du bien comme les nains et les elfes, le film présente Saroumane comme l'auteur de la tempête qui sévit au-dessus de la tête des héros : c'est la preuve selon laquelle on veut faire du magicien félon un personnage plus important et plus puissant qu'il ne l'était littérairement.

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La mine de Moria
C'est l'un de mes passages préférés du film, car il y a une ambiance vraiment claustrophobique en ce lieu, avec cette caméra qui suit les tunnels tortueux, et ces choeurs obsédants qui soulignent un danger omniprésent mais invisible dans les profondeurs. Le monstre qui a précédé l'entrée dans les mines n'a pas fait l'objet d'un affrontement direct avec les personnages dans le roman mais sa présence était seulement suggérée. Malgré l'atmosphère impressionnante qui y règne, j'ai relevé quelques défauts. D'abord, l'architecture de la grande salle des nains n'est pas parfaitement insérée avec les acteurs : on dirait que ces derniers flottent dans le vide. Ensuite, la scène où les gobelins encerclent les personnages, venant des profondeurs et des colonnes de la salle, est assez ridicule, et ne se trouve même pas dans le livre, mais je comprends la raison de cette inclusion : c'est pour insister sur la puissance maléfique d'un démon en train de venir, le Balrog, et ainsi sur la peur que ce dernier provoque dans les rangs d'une armée pourtant en grand nombre. Physiquement, le Balrog correspond tout à fait à la description du livre, mais je le trouve beaucoup trop lourd et lent, contredisant son statut de créature la plus puissante du royaume.

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La Lorien
L'architecture de la cité, de nouveau, est très bien rendue, en harmonie avec la nature, accrochée à un arbre géant, au coeur du royaume elfique. Galadriel est d'abord perçue par Gimli comme une sorcière contrôlant les esprits faibles. En effet, sa voix révèle les chagrins et perce à jour les vérités, mais elle est aussi capable d'apaisement et charme. A l'image de Gandalf, Galadriel, à travers une transformation fantomatique, montre ce qu'elle pourrait devenir si elle acceptait l'anneau : P. Jackson préfère souligner les mises à l'épreuve vis-à-vis de cet objet maléfique par l'image plutôt que de les suggérer, alors que dans le roman, cette présence maléfique est plus insidieuse, travaille au plus profond des êtres, et on ne s'en rend même pas compte.

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Le fleuve Anduin
Parallèlement à la descente de la compagnie le long du fleuve, la narration insiste sur les orcs poursuivant cette dernière : ce n'était pas dans le roman, mais peut-être nécessaire pour exprimer la tension continue qui y règne. A part ça, je n'ai plus grand chose à dire : le reste du récit est quasi identique au roman, mis à part un chef Orc affrontant les héros, et qui a pour unique fonction narrative de fournir un méchant pour clore le premier film. Le dernier combat est le plus classe du film, et peut-être de la Trilogie (car au moins parfaitement sérieux, sans rupture de ton casse-bonbon avec Gimli ou Legolas).

Quelques remarques sur la B.O.
La musique dans le S.D.A. fait partie intégrante de la réalisation : chaque thème répond répond si bien aux images, que celles-ci redoublent d'intensité. Elle se présente comme une lecture personnelle de la saga qui pourrait pratiquement s'écouter individuellement. Je vais ici me contenter de donner mes impressions personnelles :

- La guerre du Second Age & Les Nazgûls : la musique et et les choeurs aux accents gothiques me font penser à la puissance maléfique de Sauron, à la fois captivante et mortelle (il ne faut pas oublier qu'à la base Sauron se distinguait par sa beauté et son pouvoir de séduction).
- La Comté : la musique est gentillette, représentant parfaitement la naïveté et la simplicité du peuple des hobbits, et renvoie ainsi, quand elle est employée hors du pays des Hobbits, à la nostalgie de la tranquillité même pendant les temps durs.
- Thème principal : épique et triomphante, cette musique représente l'Aventure, le road-movie de la communauté à travers la Terre du Milieu.
- Saroumane et les orcs : les trompettes tonitruantes et les cymbales de métal, sont les signes du travail de la forge et de la guerre, au détriment de la nature subissant leur assaut.
- La mine de Moria : les voix profondes et caverneuses des choeurs masculins, font écho aussi bien aux nains ayant existé ici, qu'au danger latent dans les profondeurs.
- La forêt de Lorien : cette belle musique lancinante me fait penser à l'amour et au chagrin (propres mots de Galadriel), douce mélancolie du temps elfique parvenu à sa fin.

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Malgré de nombreux petits défauts, P. Jackson signe ici le meilleur film de Fantasy à ce jour, grâce notamment à une direction artistique impeccable et à une durée idéale pour le déploiement de l'histoire. Parmi les trois épisodes de la trilogie, c'est, encore une fois, celui qui est le plus fidèle au roman.


Note : 9/10
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Scalp » Dim 18 Déc 2011, 08:29

Tu notes pleins de défauts mais tu mets 10 :shock:
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Dunandan » Dim 18 Déc 2011, 09:03

Les défauts, c'est parce que je suis honnête (d'ailleurs je pinaille pas mal), mais au final, j'aime beaucoup ! :oops:
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Scalp » Dim 18 Déc 2011, 09:05

Et pis franchement les affrontements armé de cet épisode sont de loin les meilleurs des 3 films.
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Dunandan » Dim 18 Déc 2011, 09:07

Au moins, il n'y a pas les ridicules scènes de Legolas qui joue au skate ou à Spider Man :eheh: ! C'est dommage car il y a une putain d'ambiance qui précède les scènes de bataille des deux films suivants ...
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar francesco34 » Dim 18 Déc 2011, 09:07

Ah c'est clair, la dernière bataille dans les bois elle est géniale :super:
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Waylander » Dim 18 Déc 2011, 11:33

Je pensais que tu voulais d'abord que je t'envois ton analyse par courrier ? Scalp y me fait rire. Y met 9.5 à Conan le SDA c'est largement meilleur à tous les niveaux donc ça vaut 10. :mrgreen:
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Re: [Dunandan] Mes critiques en 2011

Messagepar Alegas » Dim 18 Déc 2011, 12:33

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