[Alegas] Mes Critiques en 2020

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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Scalp » Ven 20 Nov 2020, 07:19

Il est nanardesque
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Vie moins ordinaire (Une) - 5,5/10

Messagepar Alegas » Ven 20 Nov 2020, 12:27

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A life less ordinary (Une vie moins ordinaire) de Danny Boyle
(1997)


Étrange film que voilà. Après le succès de Trainspotting, on aurait pu penser que Danny Boyle allait en profiter pour continuer dans une lignée similaire, mais en bon touche à tout il préfère aller quasiment à l’opposé de ce qu’il a fait auparavant. Pour sa première expérience hollywoodienne donc, il s’attaque au genre de la comédie romantique, qu’il va déguiser légèrement avec non seulement des teintes de polar, mais aussi de fantastique. Ça donne un script un peu étrange avec deux storylines qui vont s’entremêler : d’une part le récit de deux anges à qui Gabriel ordonne de faire tomber amoureux un couple que tout oppose sous peine de ne pas revoir le Paradis, de l’autre l’histoire du couple cité, un loser qui va kidnapper par inadvertance la fille de son patron. Clairement, le mariage des deux storylines donne l’impression d’avoir deux films en un, et le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne prend pas toujours. Pire encore : la première storyline neutralise complètement la moindre tension ou sensation de danger dans la seconde, notamment en refusant la majorité du temps le fait d’avoir une menace ou un bad-guy.

Boyle donne l’impression de vouloir flirter avec les comédies des frères Coen, auxquels il emprunte un ton très décalé sur quelques séquences (la course-poursuite, le bidasse du Vietnam qui aboie), et quelques acteurs, notamment Holly Hunter et l’un des acteurs principaux de Blood Simple. Le truc, c’est que ça emprunte sans vraiment y arriver : le film arrive à être drôle par moment mais ça manque clairement de constance. Heureusement, ça se rattrape avec une recherche d’originalité (une jolie séquence musicale qui sort de nulle part, un générique de fin en stop-motion) mais aussi un casting qui rend l’ensemble sympathique à suivre (le couple McGregor/Diaz fonctionne très bien et on a des rôles secondaires cools comme Ian Holm et Tony Shalhoub). Bref, c’est clairement un film mineur pour Boyle, mais ça se suit quand même. Sans la storyline fantastique, ça aurait pu prétendre à plus.


5,5/10
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Foule (La) - 8/10

Messagepar Alegas » Sam 28 Nov 2020, 20:06

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The Crowd (La Foule) de King Vidor
(1928)


J'étais pas spécialement motivé à la base pour écrire sur ce film mais le fait que ce soit à mes yeux une découverte à peu près équivalente à celle de Metropolis plus tôt dans l'année fait que je me sens un peu obligé de poser quelques lignes, ne serait-ce que pour donner envie aux quelques personnes ici n'ayant pas peur du cinéma muet. De ce que j'ai pu voir jusqu'ici dans ma vie de cinéphile, il a fallu du temps au cinéma américain pour avoir des mises en scène que je qualifierais volontiers de modernes. Bien sûr, il y a eu des noms comme Griffith, mais c'était souvent de la réalisation qui jouait sur des échelles de plan, du montage et surtout de la démesure, et ça n'empêchait pas le fait que ça restait la plupart du temps beaucoup trop fixe, avec le gimmick de la caméra posée de façon à filmer la totalité de la pièce dans laquelle se déroule la scène. A mes yeux, c'est vraiment du côté de l'Europe qu'est venu la définition réelle de la mise en scène, avec des noms comme Murnau, Lang et Eisenstein, et du coup là où je veux en venir c'est que The Crowd est le premier film aussi vieux, réalisé par un américain, où je ressens l'influence des personnes cités pour accoucher d'un truc hyper moderne visuellement.

King Vidor, c'est un cinéaste que j'ai involontairement évité jusqu'ici, et ce n'est pas plus mal car le fait de commencer avec un de ses films de sa période muette me donne carrément envie de voir ce que le bonhomme est capable d'offrir avec la couleur et le son en plus. Pour un film de 1928, et donc très peu de temps après L'Aurore et Metropolis, c'est d'une ambition visuelle complètement dingue, ça regorge de plans aussi fous les uns que les autres (la découverte des bureaux où va travailler le héros, les surimpressions de rues de New York, le plan final) et c'est même pas gratuit comme si Vidor avait voulu singer qui que ce soit, non c'est vraiment en accord avec son sujet et c'est toujours très bien pensé. Côté script, c'est assez fort car on est peut-être sur un des films qui arrive le mieux à traiter la question du rêve américain. L'histoire d'un homme né un 4 juillet (le symbole est fort : c'est l'américain absolu), à qui on répète pendant toute son enfance qu'il deviendra un homme important, mais qui va devoir être confronté aux dures réalités de la vie une fois arrivé dans une ville où des millions de gens cherchent à dépasser leur condition et à toucher du doigt un rêve inaccessible. La déchéance du personnage qui va suivre, elle pourrait être analysée longtemps, et avoir de multiples raisons, entre le protagoniste en manque de repères, le fait qu'il attende l'opportunité au lieu de la provoquer, ou tout simplement la société qui entretient ce doux fantasme. Mais la puissance du film, c'est justement de ne pas donner de raison complètement claire, et donc de provoquer autant au personnage qu'au spectateur le questionnement qui a dû en remuer plus d'un à l'époque (et juste avant la crise de 29 en plus).

S'ajoute à cela une histoire d'amour quasiment aussi belle que celle de L'Aurore, et qui connaît nombre de passages absolument touchants (la destinée de la gamine, un véritable crève-cœur), qui vient contrebalancer la morosité du sujet. Là encore, ça vient rajouter de l'eau au moulin au fond du film, qui raconte aussi de ce qu'est devenir en adulte en endossant les responsabilités et de faire la part des choses sur ses ambitions, et ça débouche sur une fin qui me paraît particulièrement juste, et qui sonne vraiment comme du Capra avant l'heure. J'ajouterais enfin que le film m'aura permis de découvrir James Murray, figurant qui est devenu, sur décision de Vidor, l'acteur principal du jour au lendemain, et qui aura connu une destinée tragique qui annonçait les dérives du star-system hollywoodien. C'est triste car le bonhomme porte le film sur ses épaules, et est juste sur la totalité de ses scènes. Un grand film muet, le plus beau à mes yeux avec Metropolis et L'Aurore, et qui me rend extrêmement curieux sur le reste de la carrière de Vidor.


8/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar maltese » Sam 28 Nov 2020, 22:54

Vendu, clairement motivé par ce que t'en dis :super:
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Andreï Roublev - 3,5/10

Messagepar Alegas » Dim 29 Nov 2020, 18:50

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Andreï Roublev de Andreï Tarkovski
(1966)


Je me doutais que la vision de celui-là risquait d’être douloureuse, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que ce le soit à ce point là. Pour le coup, je ne m’explique pas la réputation plus que flatteuse du film (considéré comme un chef-d’œuvre partout) alors que ça me paraît être un film qui vise finalement un public très ciblé. De mon côté, ne connaissant absolument rien de Roublev et du contexte historique de la Russie au début du 15ème siècle, j’avoue avoir trouvé le temps très long, ne m’étant quasiment jamais intéressé à ce que l’on me racontait. Surtout que Tarkovski filme de ça de façon assez austère et avec beaucoup de distance, il n’est nullement question de s’intéresser aux sentiments des personnages, ces derniers se contentant de faire passer le discours du film via des dialogues bien pompeux (d’ailleurs le film est bien plus intéressant quand personne ne parle).

Ça parle vaguement de condition de l’artiste, du rapport entre la foi et les ambitions artistiques, et des conditions de vie de l’époque, mais ça ne débouche sur rien de concret. Il faut attendre l’épisode de la cloche pour avoir une histoire intéressante à se mettre sous la dent, et pour cause : le gamin qui supervise sa création est infiniment plus attachant que Roublev qui est juste un visage qui traverse le film sans jamais provoquer la moindre émotion. Bref, il faut attendre plus de deux heures de film pour que ça devienne intéressant, et même après ça Tarkovski pousse le vice de l’auteur chiant en terminant son film avec...dix minutes entières de plans sur des fresques murales :shock: , histoire de donner le coup de grâce aux personnes qui ne seraient pas encore mortes d’ennui jusqu’ici.

Même formellement, je n’y ai pas trouvé spécialement mon compte, et pour le coup je trouvais L’enfance d’Ivan bien plus réussi sur ce point. Il y a bien quelques plans qui marquent la rétine, notamment quand Tarkovski utilise une grue (l'épisode de la cloche, encore une fois celui qui surpasse le reste), mais globalement ça reste du combo de plans fixes et de panoramiques avec peu d’intérêt sur un montage bien plan-plan. Cerise sur le gâteau : ça dure trois putain d’heures pour faire style c’est dense et ça raconte beaucoup de choses, mais en vrai la même histoire en deux fois moins de temps c’est largement possible.


3,5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Mark Chopper » Dim 29 Nov 2020, 19:11

Tu as vu Stalker ?
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Alegas » Dim 29 Nov 2020, 19:25

Pas encore mais c'est prévu. Je crois me souvenir que c'est ton némésis filmique celui-là. :mrgreen:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Mark Chopper » Dim 29 Nov 2020, 19:26

Ouais, INLAND EMPIRE c'est Fight Club à côté en terme de plaisir ressenti.

(J'ai physiquement ressenti la douleur de l'ennui durant ma séance)
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Dunandan » Dim 29 Nov 2020, 19:31

Mouais je vais te ressortir l'argument bateau de l'expérience, mais c'est clair que si tu as essayé de chercher un scénario tu as dû bien t'emmerder. Remarque, je l'ai revendu car je sais que je le reverrai jamais malgré mon appréciation plutôt positive du film. :mrgreen:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Mr Jack » Dim 29 Nov 2020, 19:53

Mark Chopper a écrit:Ouais, INLAND EMPIRE c'est Fight Club à côté en terme de plaisir ressenti.

(J'ai physiquement ressenti la douleur de l'ennui durant ma séance)


Pareil, et c'est pas une vanne. C'était éprouvant, vraiment. Pourtant je suis quelqu'un qui ne s'ennuie jamais.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Alegas » Dim 29 Nov 2020, 20:03

Dunandan a écrit:Mouais je vais te ressortir l'argument bateau de l'expérience, mais c'est clair que si tu as essayé de chercher un scénario tu as dû bien t'emmerder.


Je cherchais pourtant pas spécialement un scénario à la base, seulement quelque chose à quoi me raccrocher.
Et bon, le film est quand même censé raconter l'évolution d'un homme à travers différents épisodes de sa vie. Une évolution, ça passe un peu quand même par le script. :mrgreen:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Val » Dim 29 Nov 2020, 20:36

Mark Chopper a écrit:Tu as vu Stalker ?


Pour le coup, les deux films n'ont rien à voir.

On peut évidemment ne pas aimer les deux, mais les ambiances et constructions sont totalement différentes.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Dunandan » Dim 29 Nov 2020, 20:58

Alegas a écrit:
Dunandan a écrit:Mouais je vais te ressortir l'argument bateau de l'expérience, mais c'est clair que si tu as essayé de chercher un scénario tu as dû bien t'emmerder.


Je cherchais pourtant pas spécialement un scénario à la base, seulement quelque chose à quoi me raccrocher.
Et bon, le film est quand même censé raconter l'évolution d'un homme à travers différents épisodes de sa vie. Une évolution, ça passe un peu quand même par le script. :mrgreen:

Il y a bien une évolution, mais elle est plutôt meta. J'étais à fond dans le trip avant. :mrgreen:
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Solaris (1972) - 5,5/10

Messagepar Alegas » Mar 01 Déc 2020, 12:21

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Solaris de Andreï Tarkovski
(1972)


Bon, je dois m'avouer pas complètement convaincu devant cette réponse soviétique à 2001, a space oddyssey. Le Kubrick trône facilement parmi mes dix films préférés jamais réalisés, mais ça doit beaucoup au fait que c'est un métrage extrêmement visuel et sensitif, et autant Solaris a beaucoup de qualités, autant je trouve qu'il est quasiment à l'opposé de son homologue américain : trop théorique et bavard. C'est pourtant intéressant de voir Tarkovski sur un film de science-fiction, lui qui est un cinéaste proche de la nature, et qui va donc se retrouver avec un film où la majorité de l'action se déroule dans une station spatiale complètement fermée. On sent que cette contrainte l'embête un peu sur la longueur, mais mine de rien ça lui permet de se renouveler en partie, que ce soit à travers quelques travellings élégants dans les couloirs de la station ou encore à travers une séquence en milieu urbain où Tarkovski joue autant sur le son que sur l'image pour mettre en scène le chaos urbain face au calme de la nature.

Le film a deux gros défauts à mon sens. D'une part, à l'instar de son film précédent, c'est beaucoup trop long pour ce que ça raconte. Je comprend les intentions, comme cette longue introduction sur Terre avant d'arriver sur Solaris, mais au final ça plombe complètement le rythme du métrage. D'autre part, c'est un film extrêmement bavard, jusqu'à l'excès. Comme sur Andreï Roublev, Tarkovski s'avère clairement plus intéressant quand il filme le silence, mais là dès que ça peut ça disserte des minutes entières sur des sujets que le film peine à rendre passionnants. Enfin, et là ça touche plus à mon ressenti personnel : ça manque singulièrement d'émotion. On est quand même en train de parler d'une histoire d'amour, d'un conjoint qu'on retrouve alors qu'on avait abandonné tout espoir de le revoir, et pourtant jamais Tarkovski ne semble vouloir donner corps à cette relation, ou alors uniquement via le dialogue : ça parle d'amour, mais on ne le ressent jamais (le casting n'arrange pas les choses, ils ne sont pas mauvais mais c'est pas du grand jeu d'acteur non plus). Du coup, c'est plus du côté de la planète vivante que j'ai trouvé mon compte, un concept que je trouve intéressant et qui a été repris un paquet de fois depuis, et qui donne lieu à un très beau final qui met en avant ce qui reste à mon sens le sujet le mieux traité du film (le rapport à la réalité et aux fantasmes). Clairement pas un grand film à mes yeux, ça a trop de défauts évidents pour ça, mais je pige la notion de classique pour celui-là.


5,5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2020

Messagepar Alegas » Mar 01 Déc 2020, 12:38

BILAN NOVEMBRE 2020


Films vus :

338 : The Trial of the Chicago 7, Aaron Sorkin, 2020, TV VOST : 8/10
339 : Always, Steven Spielberg, 1989, DVD VOST : 6,5/10
340 : The SpongeBob Movie : Sponge on the run, Tim Hill, 2020, TV VOST : 5/10
341 : City Girl, F.W. Murnau, 1930, Blu-Ray VOST : 6/10
342 : Hook, Steven Spielberg, 1991, Blu-Ray VOST : 8/10
343 : The life and death of Colonel Blimp, Michael Powell & Emeric Pressburger, 1943, Blu-Ray VOST : 7/10
344 : The house that Jack built, Lars Von Trier, 2018, TV VOST : 8/10
345 : First Reformed, Paul Schrader, 2017, TV VOST : 6/10
346 : Trainspotting, Danny Boyle, 1996, Blu-Ray VOST : 8/10
347 : A matter of loaf and death, Nick Park, 2008, Blu-Ray VOST : : 8/10
348 : A life less ordinary, Danny Boyle, 1997, Truc VOSTA : 5,5/10
349 : Haceldama ou Le prix du sang, Julien Duvivier, 1919, TV VF : 3,5/10
350 : Panique au village, Stéphane Aubier & Vincent Patar, 2009, Truc VF : 6,5/10
351 : High Life, Claire Denis, 2018, TV VOST : 4,5/10
352 : Jurassic Park, Steven Spielberg, 1993, Blu-Ray VOST : 9/10
353 : A Star is born, William A. Wellman, 1937, TV VOST : 7/10
354 : 28 days later, Danny Boyle, 2002, Blu-Ray VOST : 8,5/10
355 : The Devil all the time, Antonio Campos, 2020, TV VOST : 5,5/10
356 : The adventures of Ichabod and Mr. Toad, James Algar, Clyde Geronimi & Jack Kinney, 1949, TV VOST : 3/10
357 : The Phantom of the Opera, Rupert Julian, 1925, TV VO : 5/10
358 : Twin Peaks : Fire walk with me, David Lynch, 1992, Blu-Ray VOST : 7,5/10
359 : The Crowd, King Vidor, 1928, TV VO : 8/10
360 : Broken Blossoms, D.W. Griffith, 1919, Truc VO : 5/10
361 : 28 weeks later, Juan Carlos Fresnadillo, 2007, Blu-Ray VOST : 7/10
362 : Millions, Danny Boyle, 2004, Truc VOST : 5,5/10
363 : Sunshine, Danny Boyle, 2007, Blu-Ray VOST : 8,5/10
364 : Bombshell, Jay Roach, 2019, Truc VOST : 4,5/10
365 : Balle perdue, Guillaume Pierret, 2020, TV VF : 5,5/10
366 : Trance, Danny Boyle, 2013, Blu-Ray VOST : 6/10
367 : T2 Trainspotting, Danny Boyle, 2017, Blu-Ray VOST : 7/10
368 : Andreï Rublev, Andreï Tarkovski, 1966, Truc VOST : 4/10
369 : Solaris, Andreï Tarkovski, 1972, Truc VOST : 5,5/10
370 : Tandem, Patrice Leconte, 1987, TV VF : 8/10


Découverte du mois :

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Autres découvertes marquantes :

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