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[Alegas] Mes Critiques en 2019

Vos critiques de longs-métrages

Modérateurs: Dunandan, Modérateurs du forum

[Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar Alegas » Mer 02 Jan 2019, 14:21

Top 2019


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Films vus en 2019 :


Janvier :

1 : Vincent, Tim Burton, 1982, Blu-Ray VOST : 10/10
2 : The Nightmare before Christmas, Henry Selick, 1993, Blu-Ray VO : 10/10
3 : Thunderbolt and Lightfoot, Michael Cimino, 1974, Blu-Ray VOST : 6/10
4 : The night comes for us, Timo Tjahjanto, 2018, TV VOST : 3/10
5 : Owaranai Hito Miyazaki Hayao, Kaku Arakawa, 2016, Ciné VOST : 6,5/10
6 : L'Empereur de Paris, Jean-François Richet, 2018, Ciné VF : 7/10
7 : White Boy Rick, Yann Demange, 2018, Ciné VOST : 5,5/10
8 : Creed, Ryan Coogler, 2015, Blu-Ray VOST : 8/10
9 : Bumblebee, Travis Knight, 2018, Ciné VOST : 3,5/10
10 : Welcome to Marwen, Robert Zemeckis, 2018, Ciné VOST : 5/10
11 : United 93, Paul Greengrass, 2006, DVD VOST : 8/10
12 : Sandome no satsujin, Hirokazu Kore-eda, 2017, Truc VOST : 5/10
13 : 22 July, Paul Greengrass, 2018, TV VOST : 6,5/10
14 : Gremlins 2 : The New Batch, Joe Dante, 1990, Blu-Ray VOST : 6,5/10
15 : Unbreakable, M. Night Shyamalan, 2000, Blu-Ray VOST : 10/10
16 : They Live, John Carpenter, 1988, Ciné VOST : 6,5/10
17 : Corpse Bride, Tim Burton, & Mike Johnson, 2005, Blu-Ray VOST : 7/10
18 : Split, M. Night Shyamalan, 2017, Blu-Ray VOST : 7/10
19 : Black Panther, Ryan Coogler, 2018, Truc VOST : 4/10
20 : Creed II, Steven Caple Jr., 2018, Ciné VOST : 6,5/10
21 : L'heure de la sortie, Sébastien Marnier, 2019, Ciné VF : 7/10
22 : Apostle, Gareth Evans, 2018, TV VOST : 7/10
23 : Glass, M. Night Shyamalan, 2019, Ciné VOST : 5,5/10



Découvertes coups de cœur de l'année :




Séries vues :
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Orca - 6,5/10

Messagepar Alegas » Mer 02 Jan 2019, 14:53

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Orca de Michael Anderson
(1977)


Un film que je me souviens avoir vu plusieurs fois durant mon enfance : ma petite sœur aimant beaucoup les épaulards après avoir vu Free Willy, ma grand-mère s’était mis en tête de nous montrer un film où l’on voit une baleine massacrée et une autre qui va tuer des humains un par un :eheh: . Autant dire que découvrir ça à six ou sept ans ça faisait tout drôle :mrgreen: . On a souvent tendance à faire la comparaison entre Orca et Jaws, mais finalement, c’est plus avec Moby Dick que la comparaison serait plus juste, vu qu’on est loin d’être dans un délire de film d’épouvante, et plus dans une fable opposant l’homme et la nature. On suit donc, Nolan, marin plutôt cupide qui va, sans réellement le vouloir, tuer une femelle orque enceinte. Le compagnon de cette dernière, ayant assisté à la scène, va se mettre en tête de forcer le marin à retourner en mer pour l’affronter en face à face. Sur le papier, un duel homme/épaulard peut prêter à sourire, mais à l’écran il faut avouer que ça marche plutôt bien, notamment avec un traitement presque mythologique où on n’hésite pas à représenter la nature toute entière sous la forme de la baleine. Ça a un côté un poil pompeux par moment, mais le fait que que ça fonctionne majoritairement, notamment avec les thèmes de Morriconne qui viennent rendre le spectacle encore plus captivant.

Après, c’est pas spécialement subtil en terme d’écriture, il y a beaucoup de storylines amenées n’importe comment (l’indien qui sort de nulle part) et c’est pas toujours très logique dans les relations entre persos (la romance avec Charlotte Rampling : le mec veut chasser les animaux qu’elle étudie et pourtant on nous apprend en voix-off qu’elle l’aime bien quand même :lol: ), bref c’est pas un film que je qualifierais de bien écrit. Heureusement, le film va jusqu’au bout de son propos, et le final, à défaut d’être super bien foutu, ne déçoit pas en ce qui concerne la résolution de l’histoire, et ça donne une conclusion vraiment touchante malgré le massacre qui a précédé. Visuellement, il faut avouer que le film a un peu vieilli : ça a beau rester efficace, on sent un peu trop les astuces de mise en scène, notamment les plans tournés en bassin pour faire croire qu’on filme l’épaulard réellement en pleine mer. Au-delà de sa musique et de son propos, le film vaut aussi pour la prestation de Richard Harris, qui est vraiment un acteur que j’apprécie de plus en plus à force de découvrir sa filmo : on sent l’acteur particulièrement impliqué dans sa relation haine/fascination avec la baleine qui lui sert d’ennemi. Malgré ses défauts, ça reste quand même un petit film sympathique à découvrir.


6,5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar lvri » Mer 02 Jan 2019, 20:15

Ça fait des plombes que je repousse le revisionnage de mon côté. Finalement, vu ta critique, ça passera peut-être mieux que je l'imagine...
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar Alegas » Mer 02 Jan 2019, 20:26

Perso j'en gardais pas un souvenir fantasmé, donc je pense qu'à partir du moment où on attend pas un truc ultime ça peut le faire.
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Troisième homme (Le) - 7,5/10

Messagepar Alegas » Mer 02 Jan 2019, 21:15

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The Third Man (Le troisième homme) de Carol Reed
(1949)


Encore un classique dont j’ai longtemps repoussé la découverte, mais bon mieux vaut que jamais et pour le coup autant j’irais pas jusqu’à approuver complètement la réputation très élogieuse du métrage (c’est pas un chef-d’œuvre quoi) autant c’est évident que c’est un excellent film. Déjà rien que le concept du script je partais conquis, avec cette découverte d’une ville de Vienne en pleine reconstruction d’après-guerre où les pays vainqueurs se partagent des quartiers pour établir la sécurité, notamment contre le marché noir. Un point de départ plus que sympathique donc, pour un film noir à l’intrigue captivante, où l’on va suivre l’enquête d’un écrivain autour de la mort de son ami, qui était censé l’accueillir à Vienne. Des films noir avec des points de départ intéressants mais qui s'essoufflent en cours de route, j’en ai vu pas mal, mais là c’est vraiment loin d’être le cas, notamment grâce à un souci presque documentaire dans la façon de traiter les relations sociales et politiques. Pour le coup, je n’exagèrerais pas en disant que Vienne est vraiment un personnage à part entière du métrage, et ça doit évidemment beaucoup au fait que le film est tourné sur place, apportant une authenticité évidente à un film qui, pourtant, se permet formellement des libertés de cadre assez dingues (notamment un grand nombre de dutch angles).

C’est vraiment ce paradoxe, cette balance bien équilibrée qui fait tout le sel du film, notamment en livrant des séquences mémorables, à l’image de la fameuse poursuite finale, la scène de la grande-roue, les nombreux plans d’ombres sur les murs viennois (superbe photographie par ailleurs) et surtout la première apparition de Orson Welles qui est un beau morceau de mise en scène. Sur ce point, Carol Reed n’a pas à rougir : son film respire la modernité et de ce fait vieillit particulièrement bien. J’ignore si le bonhomme a livré d’autres films de ce niveau, mais clairement The Third Man est le fruit d’un gros travail de réalisation, c’est l’évidence même. Joseph Cotten dans le rôle principal fait vraiment bien le job, son seul défaut est de ne pas être à la hauteur de deux de ses collègues qui lui volent le film : Trevor Howard d’un côté, impeccable en officier responsable de la partie britannique de Vienne, et de l’autre Orson Welles, évidemment, qui trouve là à mon sens son meilleur rôle derrière Citizen Kane, et pourtant il n’apparaît qu’assez tard dans le récit. Un petit mot sur la musique emblématique du métrage : j’avoue que je suis loin d’être fan. Ça reste en tête, ça colle bien sur certaines scènes, mais le contraste avec l’ambiance m’a quelque peu étonné, voire dérangé sur d’autres, et pour le coup je n’aurais pas craché sur un truc plus pesant même si, encore une fois, ça fonctionne bien en l’état. Clairement un des meilleurs films noir que j’ai pu voir jusqu’ici.


7,5/10
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Thelma et Louise - 8,5/10

Messagepar Alegas » Ven 04 Jan 2019, 17:45

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Thelma and Louise (Thelma et Louise) de Ridley Scott
(1991)


Il faut donc attendre les années 90 pour qu’un film de Ridley Scott retrouve grâce à mes yeux depuis Blade Runner, et pour le coup je trouve que Thelma and Louise est vraiment l’un de ses films qui se bonifie à la vision : à la découverte, j’y voyais un petit film sympathique, désormais je le considère comme un des films majeurs de la filmographie de son auteur. Après deux films où Scott donnait l’impression de vouloir plaire à un large public, quitte à faire des concessions, il trouve avec ce septième opus une véritable balance entre sa patte et sa volonté de rassembler un maximum de spectateurs, et ce sur un sujet pourtant pas évident à traiter. Car aujourd’hui, c’est devenu une mode d’aller dans la mouvance féministe, mais au début des années 90, après une décennie où les divertissements étaient majoritairement bourrés de testostérone, c’était déjà moins évident. Et pourtant, s’il y avait bien un film féministe à garder, ça serait sûrement bien celui-là, d’autant que son succès public a ouvert la voie à d’autres productions allant dans le même sens (Bound étant le premier qui me vient à l’esprit, quand bien même le genre ne soit pas du tout le même).

En contant l’histoire de deux jeunes femmes chacune prisonnière à sa façon d’un monde contrôlé par une masculinité omniprésente, Scott trouve un véritable nouveau souffle dans son cinéma, que ce soit dans sa façon de filmer l’Amérique ou dans le traitement plutôt subtil des thématiques. Là où la forme était un peu reniée dans ses deux précédents films, on sent l’envie de sublimer les images pour aller avec le propos, notamment dans la caractérisation d’un pays carte postale qui est finalement bien moins enchanteur qu’il n’y paraît. Mais Thelma and Louise est surtout un film de personnages : le duo-titre fait à mon sens partie des meilleurs personnages féminins écrits pour le grand écran, chacune ayant sa propre psychologie et son propre combat pour au final trouver une totale complémentarité. On est vraiment dans une écriture où les protagonistes se dévoilent au fur et à mesure, et ça donne une opposition pertinente avec d’un côté Geena Davis qui de victime va passer à femme complètement libérée, et de l’autre Susan Sarandon avec son passé nébuleux qui va peu à peu trouver une raison à son existence, ainsi qu’une confiance envers un homme (même deux si on compte le personnage de Keitel).

Et puis c’est aussi la preuve que film féministe ne veut pas forcément dire qu’on traite les hommes comme des salopards, et si ces derniers sont bien présents dans le film de Scott, c’est vraiment le personnage de Michael Madsen qui va donner de la subtilité à l’ensemble, avec un second rôle particulièrement bien écrit et dont l’improvisation de l’acteur a donné énormément de bon (la demande en mariage, élément hyper important que Madsen a suggéré à Scott en cours de tournage). Le casting déjà cité est vraiment excellent, chacun donne le meilleur de lui-même, le seul regret étant que Keitel est finalement assez peu présent. Et puis à noter que Brad Pitt faisait sa première grosse apparition au cinéma, et déjà il y avait l’envie de proposer plus qu’une belle gueule, avec un personnage surprenant. Côté musique, Scott retrouvait Hans Zimmer pour une collaboration déjà plus convaincante que Black Rain, même si encore une fois Zimmer faisait mieux à l’époque (Rain Man et True Romance notamment), surtout que sur Thelma and Louise c’est surtout de la soundtrack, plus que de la BO. A l’heure où on acclame des trucs comme Wonder Woman comme un film féministe, il est bon de se rappeler que le cinéma n’a pas attendu les années 2000 pour proposer des rôles de femmes fortes se rebellant contre leur condition, mais ça, bizarrement, le public et les critiques ont tendance à l’oublier.


8,5/10
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Re: Troisième homme (Le) - 7,5/10

Messagepar Mr Jack » Sam 05 Jan 2019, 12:43

Alegas a écrit:Clairement un des meilleurs films noir que j’ai pu voir jusqu’ici.


T'as vu les Dassin ?
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar Alegas » Sam 05 Jan 2019, 13:43

Si tu parles des Forbans de la nuit, Rififi et La Cité sans voiles, oui.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar Mr Jack » Sam 05 Jan 2019, 17:50

Thieves' highway, aussi. C'est même mieux que Rififi.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar Alegas » Sam 05 Jan 2019, 18:09

Vu aussi :mrgreen: . Et je préfère Rififi pour le coup, mon préféré de Dassin avec les Forbans et Les Démons de la liberté.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar Mr Jack » Dim 06 Jan 2019, 23:17

Ah oui, Brute Force, excellent aussi. On peut le classer dans les films noir dans un sens plus élargi, d'ailleurs.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar elpingos » Lun 07 Jan 2019, 10:27

Jolie critique du Scott :super:
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Never-Ending Man : Hayao Miyazaki - 6,5/10

Messagepar Alegas » Lun 07 Jan 2019, 20:44

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Owaranai Hito Miyazaki Hayao (Never-Ending Man : Hayao Miyazaki) de Kaku Arakawa
(2016)


Une porte d’entrée vers le quotidien personnel et artistique de Hayao Miyazaki, c’est en quelque sorte l’intention de ce documentaire surprenant (et pas toujours dans le bon sens du terme). Vu le caractère du bonhomme, ça donne quelque chose de particulièrement intéressant, et qui permet de découvrir un travailleur acharné qui, malgré la retraite, ne peut s’empêcher chaque jour de dessiner des nouveaux projets. Ce film, c’est réellement la captation d’un paradoxe absolu, d’un homme qui ne peut s’empêcher de parler de son âge (ça en devient carrément flippant, on a l’impression qu’il souhaite réellement sa mort prochaine) mais qui veut toujours avoir le temps de créer, un artiste qui veut laisser la place à une nouvelle génération mais qui chercher toujours à la diriger dans son sens. Bref, c’est la représentation de l’artiste dans ce qu’il a de plus sympathique et détestable (ce moment où il dit en plein open-space à un dessinateur que s’il ne trouve pas le bon mouvement, il sera viré :shock: ) et en cela, le film vaut son pesant de cacahuètes pour quiconque s’intéresse au réalisateur japonais. C’est d’autant plus vrai que le film n’hésite pas à pointer du doigt certaines réalités, comme cette incapacité de Miyazaki à accepter que Ghibli puisse être dirigé par des têtes plus jeunes, ou encore cette production à l’aveugle où, après plusieurs mois de travail, on se demande si on doit arrêter ou si on doit transformer un court en long-métrage.

Néanmoins, j’aurais pu mettre un bon 8 à ce documentaire si la forme avait été au niveau du contenu, et malheureusement, c’est très loin d’être le cas. Autant je peux aisément pardonner le côté filmé à l’arrache qui donne un certain charme aux images (on sent vraiment que c’est un mec et sa petite caméra qui a filmé comme il a pu, posant sa caméra là où ça ne dérangerait personne), autant c’est vraiment la finition du film qui laisse carrément à désirer. Outre les nombreux problèmes de son, avec des dialogues souvent inaudibles, le montage a vraiment de quoi provoquer des facepalms, donnant l’impression qu’un stagiaire a livré quelque chose en work in progress sans que personne ne vérifie derrière, donnant des choses aussi incompréhensibles qu’un carton de chapitre qui apparaît deux fois de suite à quelques secondes d’intervalle, entre autres choses :evil: . C’est vraiment con, car cette entrée dans l’intimité de Miyazaki et de ce qui reste du studio Ghibli est bienvenu (les quelques réunions ou pauses-clopes entre Miyazaki et Suzuki sont captivantes, idem pour l’évolution de l’intérêt de Miyazaki pour l’animation 3D) mais en l’état ça reste un documentaire à regarder pour son contenu, tout en faisant abstraction complète de la forme. Pour quelqu’un comme moi qui a l’habitude de mater des making-of pas toujours super bien fignolés, ça peut passer, mais pour quelqu’un de plus exigeant, ce n’est pas dit que ça passe.


6,5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar lvri » Lun 07 Jan 2019, 21:41

Vu ta critique, ce documentaire semble clairement être un bis de Kingdom of Dreams and Madness, en peut-être plus cru (pas de menaces de licenciement dans celui-ci). Miyazaki parle souvent de son âge, du futur de Ghibli, des difficultés de production, de son incapacité à dessiner correctement qqchose (il est très dur envers lui-même), les pauses clopes, l'environnement ... Ce documentaire se déroule durant la production du Vent se Lève, ainsi que de la Princesse Kaguya (Takahata est présent 5mn, mais il revient très souvent... Miyazaki et Suzuki ne le loupent pas d'ailleurs :eheh: ). Un chouette documentaire.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2019

Messagepar Alegas » Lun 07 Jan 2019, 22:33

Oui je me rappelle que Mark en avait parlé sur le forum. J'avoue que depuis avoir vu Never-ending man je suis bien tenté de le mater.
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