[Jed_Trigado] Mes daubes de 2019

Vos critiques de longs-métrages

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Re: [Jed_Trigado] Mes daubes de 2019

Messagepar pabelbaba » Dim 08 Sep 2019, 19:47

Ouais bon... de toute façon j'ai pas mal de trucs à voir. Mais Youn en mode sérieux... :D
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Rumba (La) - 3,5/10

Messagepar Jed_Trigado » Lun 09 Sep 2019, 09:40

La Rumba - Roger Hanin (1987)


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J'avais déjà parlé en début d'année de la lamentable première réalisation de Roger Hanin, comme j'en avais un peu marre d'avoir le dvd sur ma pile, me voilà devant le deuxième film du bi-pack.

Déjà on voit l'immense palier qui sépare les deux films, ne serait-ce que sur la forme avec des décors amples et un petit scope assez propre, après c'est le sujet en lui-même (ou plutôt l'époque) qui est motivant, puisque ça cause du Paris peu avant le début de l'Occupation et la montée en puissance des réseaux collabos qu'ils soient fascistes ou nazis. Le début fait sacrément peur, puisque qu'il se prend carrément pour une comédie musicale avec de longs passages dans le music-hall qui occupe une bonne partie du film, avec notamment Guy Marchand en Fred Astaire version saucisson pinard (ça ne s'invente pas), et surtout quelle narration merdique, les persos sont pas du tout introduits, il faut pas loin de 40 bonnes minutes pour que le sac de nœuds se démêle vu le nombre anormalement élevé de personnages !? :shock:

Après la sauce a arrive prendre timidement, grâce a une violence très sèche et surtout au perso de Niels Arestup qui joue une belle ordure tout en froideur passant son temps a faire monter la pression entre les différents groupes, mais on sent quand même qu'il y avait mieux a faire, puis ce montage complètement random a base d'aller-retours bien légèrs dans le music-hall parasite vraiment la cohérence du projet, sans parler du cast sous-exploité (Lino Ventura vient faire coucou le temps de deux micro-scènes quoi. :|). Au final, j'en ressort avec l'impression qu'il ne se termine mieux qu'il n'a commencé, quoique cet épilogue bien guimauve alors qu'on avait un climax bien sec, c'est ni fait, ni a faire. :chut:

3,5/10
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Re: [Jed_Trigado] Mes daubes de 2019

Messagepar pabelbaba » Lun 09 Sep 2019, 10:03

Jed_Trigado a écrit:il faut pas loin de 40 bonnes minutes pour que le sac de nœuds se démêle vu le nombre anormalement élevé de personnages !?

Comme dans Le Grand Pardon. 8) :mrgreen:

Je risque de passer mon tour malgré Guy Marchand. :chut:
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Re: [Jed_Trigado] Mes daubes de 2019

Messagepar Jed_Trigado » Lun 09 Sep 2019, 10:05

Ah celui-là, je pense que tu te feras bien chier en effet.
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Suspiria (2018) - 3/10

Messagepar Jed_Trigado » Sam 14 Sep 2019, 13:04

Suspiria - Luca Guadagnino (2018)


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L'idée de remaker Suspiria germe depuis très longtemps a Hollywood, échouant entre les mains de divers réalisateurs (dont un certain George Romero avant que le routard de la comédie David Gordon Green soit pressenti pendant très longtemps) or c'est typiquement le projet de remake le plus casse-gueule qui soit : imaginez un délire sous fond d'ésotérisme, quasi-irracontable pour le grand public et surtout une réelle prouesse technique pour l'époque qui va passer a la moulinette de la grande machine ricaine, honnêtement faut pas avoir peur de l'échec.

Au final, c'est l'italien Luca Guadagnino qui hérite du défi, pas un habitué du cinéma fantastique, les différents trailers ne m'avaient pas convaincu, mais je dois avouer que le casting et la proposition d'un film radicalement différent dans la forme ont attisé ma curiosité, acceptant de laisser au placard ma panoplie de fanboy prêt a sortir les guns devant le moindre outrage fait a l'original. La séance a été particulièrement intéressante, en effet, j'ai été surpris par l'assez bonne tenue des deux premières heures, exit l'exubérance latine made in Argento et place a quelque chose de tout aussi formel mais qui va puiser davantage dans le ciné allemand des 60/70's, Fassbinder en tête, d'abord en accentuant a fond le background du film, celui d'un Berlin alors en pleine reconstruction, très étonné de voir que cette version de Suspiria insiste beaucoup là dessus et ce au détriment de l'argument fantastique qui s'avère très vite désamorcé (on a aucun doute sur la personnalité des professeurs), d'ailleurs, il souffre du mal d'un paquet de films récents avec ce besoin de surexpliquer les choses au public. Ensuite, les actrices dans l'ensemble doivent beaucoup a la réussite du film, même les vieilles gloires ressorties du formol sont mises en valeur et les scènes de danse sont franchement bien foutues en plus d'avoir (cette fois) une certaine importance dans l'histoire.

Mais cette impression positive s'est estompée a partir du dernier acte où visiblement le réalisateur a voulu a la fois singer les accents Z des derniers méfaits du Maestro avec une séance de bacchanale dansée digne de Mother of Tears avec une grosse louchée de Gaspar Noé et littéralement foutre en éclats tout l'aspect ésotérique du récit avec un twist ridicule (je me demande ce qu'en a pensé Daria Nicolodi du coup), mais le pire restant l'épilogue où on s'est dit quitte a foutre en l'air son film autant y aller franco en faisant le gros HS possible, ben oui ça se passe en Allemagne dans les années 70, fallait forcément conclure sur l'évocation des camps de concentration. :chut:

Des bonnes choses a prendre donc, mais il y a trop de partis-pris lourdingues pour me convaincre.

3/10
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Avengement - 7/10

Messagepar Jed_Trigado » Mar 24 Sep 2019, 20:18

Avengement - Jesse V. Johnson (2019)


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Jesse V Johnson s'est lentement fait une bonne réputation dans le dtv, un peu comme Isaac Florentine, mais avec une filmo plus diversifiée qui va du film de tatane classique, avec des trucs d'aventure ou alors tout simplement des films hard boiled. Je ne suivais plus trop son actu, ses films sont souvent inédits en France (j'ai hâte de découvrir son Triple Threat avec Tony Jaa et Scott Adkins également sorti) et là que vois-je dans les nouveautés Netflix, cet Avengement dont j'ai entendu parler via une critique très élogieuse qui le vend comme son film le plus maitrisé depuis un moment.

Déjà, on est pas dans du dtv cheap, c'est tourné en Angleterre avec des moyens plus que corrects, la base du script est juste bien pour laisser Adkins porter le film sur ses épaules et bon sang le mec fait pas semblant, ceux comme moi qui l'avait kiffé en ruskov vénère dans les Undisputed ne vont pas être dépaysés avec sa variation british sans parler de sa dentition en fer (il ferait un super Requin rajeuni, mine de rien :eheh:). Du revenge movie avec une petite pincée de film carcéral bien cash donc où Adkins n'est pas là pour rigoler et des gueules, il va en casser pas qu'un peu, a vrai dire, il est montré comme tellement balèze que ses ennemis sont toujours obligés de le prendre en traitre ou de s'y mettre a plusieurs (sur la fin, c'est carrément du 10 vs 1 quoi :eheh:), dents explosées, tête arrachée au shotgun, jambes broyées, rien n'est trop bon pour la racaille. On a clairement pas le temps de s'emmerder même si la narration en flashback est artificielle (il y a un petit côté Reservoir Dogs, d'autant que ça se lâche parfois sur les punchlines avec les accents cockney bien typiques) et pose parfois problème au niveau de la temporalité. Mais bon, le contrat est aisément rempli d'autant que l'ambiance made in England a un cachet qui passe très bien a l'image.

7/10
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Re: [Jed_Trigado] Mes daubes de 2019

Messagepar osorojo » Mar 24 Sep 2019, 21:25

Vendu, me le fais ce we :mrgreen:
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Re: [Jed_Trigado] Mes daubes de 2019

Messagepar pabelbaba » Mar 24 Sep 2019, 21:32

Pareil.

Mis peut être pas ce week-end. :mrgreen:
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House that Jack built (The) - 8,5/10

Messagepar Jed_Trigado » Mer 09 Oct 2019, 20:45

The House That Jack Built - Lars Von Trier (2018)


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Après ce second visionnage, j'affirme sans mal que c'est le film que j'aurais le plus apprécié en cette année 2018 au point de m'être penché plus sérieusement sur la filmo de Lars Von Trier par la suite. Pourtant la découverte a été assez folle en soi, je m'attendais a un truc grossièrement provoc, voire chiant intello, en gros du préfabriqué pour festivals et c'est peu de choses de vous dire que je me suis pris une jolie claque, LVT confirme son statut de mec ravagé de la cale basse en réalisant le film de serial killer le plus dérangeant (et jouissif) depuis des lustres.

Les raisons sont multiples, mais celle qui prime AMHA, c'est qu'il se met clairement en porte-a-faux avec le politiquement correct qui gangrène la société actuelle, le perso principal n'est en rien sympathique mais pourtant on prend un malin plaisir a suivre ses différentes actions et son but de l’œuvre ultime qui ne peut que s'exprimer que par le meurtre : là dessus, The House That Jack Built ne s’embarrasse d'aucun tabou, le "ni femmes, ni enfants" est aboli, le hors champ n'en parlons pas et surtout bordel ce que le film recèle son lot de séquences hilarantes, a condition d'avoir un sens de l'humour très noir (mention spéciale aux deux premiers incidents) ! Pour autant, on est pas dans une pure comédie, LVT gère brillamment les ruptures de ton via son découpage en chapitres (là dessus, il ne diffère en rien avec Nymphomaniac) et surtout dans sa réalisation qui alterne l'ultra-brut et l'ultra-léché, de mémoire de cinéphile j'ai rarement vu couler ça aussi facilement de source. Après ce que j'aime par dessus tout, c'est qu'il s'agit d'un film sur un fou fait par un fou et donc on pourrait s'attendre a un truc qui nage a vue dans sa dernière partie (le gros défaut de Nymphomaniac justement :|), mais là non, pas du tout,
le voyage en Enfer avec Bruno Ganz
est juste fascinant a mater et surtout les dialogues arrivent toujours a faire sens (j'adore chez LVT son emploi des allégories notamment, qui arrivent a être très parlantes quand bien même on ne connait pas les références liées au monde de l'Art ou de l'Histoire).

Un vrai film punk donc, teinté de poésie parfaitement a sa place et assure jusqu'au bout son statut de œuvre "poil a gratter", il ne changera pas les consciences, c'est clair, mais qu'est ce que ça fait du bien de voir des trucs comme ça, sans parler de Matt Dillon dont on a oublié qu'il était un putain d'acteur intense et charismatique.

8,5/10
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