[Cad'] Critiques en 2019

Vos critiques de longs-métrages

Modérateurs: Dunandan, Modérateurs du forum

Re: [Cad'] Critiques en 2019

Messagepar Alegas » Lun 18 Fév 2019, 19:50

Ah donc tu interprètes une des répliques comiques comme une appartenance au polar. Why not. :mrgreen:
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


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Chant du loup (Le) - 6,75/10

Messagepar caducia » Mer 20 Fév 2019, 11:21

Le Chant du loup

Réalisé par Antonin Baudry
Avec François Civil, Omar Sy
fr
Genre : action, drame
Durée : 01h55min
2019

6.75/10


ImageImageImageImage


Synopsis

Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or.
Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique.
Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.


Critique

Premier film d'Antonin Baudry qu'on connait pour Quai d'Orsay, il nous propose ici une production française ambitieuse de bonne facture, riche en rebondissements.
"Le chant du loup" s'avère être un film très technique de prime abord avec une séquence truffée de mots spécifiques qui peut effrayer car le spectateur ne comprend strictement rien à ce jargon nautique, mais la suite n'est pas du tout du même acabit, ainsi la narration et la compréhension des techniques et des protocoles demeurent tout à fait lisibles pour un public lambda (ensuite, aucune idée vis à vis des incohérences, à moins de bosser dans le milieu nautique).

Un huis clos efficace avec peu de temps mort, un suspense bien géré. Le réalisateur choisit de ne pas dépeindre le passé ou trauma de ses persos mis à part celui du héros (François Civil) on découvre les caractères de chacun au fil de l'intrigue. Les acteurs les plus connus (Omar Sy, Kassovitz ou encore Reda Kateb) jouissent chacun de rôles pivot, même si l'un d'entre eux a une durée de vie plus limitée.
Reda Kateb a une scène d'action assez spectaculaire (jamais je n'aurais cru le voir dans ce genre de registre). Kassovitz a un ton un peu forcé parfois mais reste charismatique et crédible. Globalement on a affaire à de vieux briscards aux tempéraments d'acier et à un jeunot hyper talentueux tiraillé entre son instinct et les conventions.

"Le chant du loup" souligne aussi l'absurdité du système avec du matériel cassé qu'on ne remplace pas faute de budget, des gens déclarés inaptes à cause d'un petit écart, de protocoles dépassés et absurdes.
A cause de sa durée assez courte, le métrage se joue de quelques facilités scénaristiques (surtout la romance entre le héros et sa belle) nous dévoile les arcanes du métier d'expert acoustique qui analyse les bruits perçus et est capable de déterminer l'identité d'un sous-marin, l'origine de n'importe quel son avec un rôle stratégique capital.

Une narration fluide qui souligne l'ambivalence du militaire tiraillé par le respect des ordres reçus et ses sentiments profonds. Film audacieux qui pèche par quelques défauts mineurs, des angles de caméras parfois mal choisi peu flatteurs ou peu variés. Dans le genre film de sous-marin, il y en a eu quelques uns mais beaucoup comportent des parties dialoguées patriotiques plombantes, Le chant du loup évite celà avec un ton plutôt direct.
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Damien veut changer le monde - 4,75/10

Messagepar caducia » Mar 26 Fév 2019, 17:08

Damien veut changer le monde

Réalisé par Xavier De Choudens
Avec Franck Gastambide, Melisa Sözen
fr
Genre : comédie
Durée : 01h45min
2019

4.75/10



Synopsis

Damien et sa sœur Mélanie ont vécu une enfance heureuse, bercée par les engagements militants de leurs parents. Lorsque leur mère disparait brutalement, la fibre militante de cette famille s'éteint. Vingt ans plus tard, Damien, est devenu pion dans une école primaire, et mène une vie tranquille. Pour sauver l'un de ses jeunes élèves Bahzad, et sa mère, d'une expulsion de territoire imminente, Damien renoue avec son passé et convainc Mélanie, devenue redoutable avocate d’affaires, son meilleur ami Rudy et une bande de potes improbables de l'accompagner dans son nouveau combat. Ensemble, ils vont enfreindre la loi par solidarité. Et très vite se faire complètement dépasser...


Critique

Malgré son plot original inspiré d'une histoire vraie, Xavier De Choudens délivre un feel good movie non abouti sur le thème très en vogue des migrants, des sans papiers. Après Agnès Jaoui en humanitaire bobo, Capharnaüm le docu-fiction, c'est sous un tout autre angle que le cinéaste souhaite insuffler un peu de sentiment de solidarité à travers l’histoire d'un monsieur tout le monde face à une injustice aussi invisible que les gens qui la subissent.
Franck Gastambide assure le premier rôle et fait plutôt dans la sobriété d'interprétation, pourtant il manque un "je ne sais quoi" pour rendre son héros anonyme plus intense, plus singulier. Un résultat assez fade que le cinéaste tente de dynamiser avec des sonorités musicales connues.
L'histoire se tient à peu près sur 75% de sa durée mai De Choudens se prend vraiment les pieds dans le tapis dans cette conclusion faussement happy end et mega hypocrite.
Un projet plein de bonnes intentions avec une galerie de personnages sympathiques et attachants. On retiendra surtout la lumineuse Melisa Sözen, déjà vue dans "le bureau des légendes" qui sort du lot (alors qu'elle ne parle pas français) et Camille Lellouche à contre-emploi.
"Damien veut sauver le monde" n'arrive jamais à décoller avec une succession d' évenements attendus, un succession de personnages clichés bienveillants. Le film souhaite dénoncer l’expulsion de familles de sans papiers avec des enfants scolarisés bien intégrés qui se voient virés de France du jour au lendemain, mais ce coté dramatique qui contre-balance l'aspect bénéfique des actions du héros n'est jamais exploité en profondeur.
Un film empli de "positive attitude" utopiste, inoffensif qui n'égratigne en rien le système, un ensemble bancal vite oublié.
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Aladdin (2019) - 5,25/10

Messagepar caducia » Sam 25 Mai 2019, 21:00

Aladdin

Réalisé par Guy Ritchie
Avec Will Smith, Mena Massoud
US
Genre : aventure
Durée : 02h09min
2019

5.250


Image


Synopsis
Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais….


Critique


Plutot surprise par le résultat final, après des bandes annonces peu engageantes, Guy Ritchie remplit le cahier des charges Disney.
J'aurais aimé une version moins polissée et plus réaliste, mais pour ceux qui voulaient une reproduction fidèle de l'animé, ils seront surement comblés. L'univers retranscrit est haut en couleur, trop clean pour moi, un mendiant au sourire email diamant qui rencontre la princesse dans le souk habillée en haute couture.
La version de Disney doit soit disant se passer au Moyen Orient mais on a tendance à osciller entre diverses influences qui tendent vers l'Asie ou le Bollywood. On peut meme y retrouver quelques plans à la Spielberg avec beaucoup d'imagination.
Les chants et les danses sont présentes mais pas trop envahissantes non plus (meme si l'abus de la vitesse accelerée donne un résultat étrange).

Etonnemment Will Smith assure en génie bleu, sans etre énervant (ce qui n'est pas forcément le cas dans le dessin animé) et donne un peu de piment au casting avec une vraie générosité dans son jeu et es costumes peu évidents. En revanche le duo d'amoureux fait de la peine sans surprise avec de jeunes acteurs interchangeables. Naomi Scott (Jasmine) est très mignonne mais n'a aucune finesse de jeu. Le studio en profite pour tenter un souffle de féminisme vraiment lourd.
Marwan Kenzari (Jafar) est au contraire tout à fait crédible et est rarement en surjeu.

Dans l'ensemble, les effets spéciaux permettent aussi de donner vie au génie et aux bestioles plus ou moins gentilles. Quelques longueurs, mais on se laisse emporter par l'histoire. Pourtant meme si il y a de la magie à l'écran, émotionnellement ça ne fonctionne pas vraiment, un film trop formaté et attendu qui manque de poésie et de moments contemplatifs.
Un film formaté qu'on apprécie sur le moment mais qui sera rapidement oublié.
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Men in Black : International - 5,5/10

Messagepar caducia » Ven 14 Juin 2019, 09:23

Men in Black International

Réalisé par F. Gary Gray
Avec Tessa Thompson, Chris Hemsworth
US
Genre : sf
Durée : 02h09min
2019

5.50


Image


Synopsis

Les Men In Black ont toujours protégé la Terre de la vermine de l’univers. Dans cette nouvelle aventure, ils s’attaquent à la menace la plus importante qu’ils aient rencontrée à ce jour : une taupe au sein de l’organisation Men In Black


Critique

Reboot de la franchise MIB en demi teinte. Ce qui rendait les anciens épisodes délicieux c'était le duo Will Smith - Tommy Lee Jones avec des personnalités opposées qui arrivaient à faire fonctionner le buddy movie avec des méthodes old shcool versus les techniques modernes et des punchlines bien senties.
Les nouvelles recrues qui faisaient déjà équipe dans le dernier opus de Thor sont certes sympathiques mais n'arrivent pas à la cheville des anciens car le caractère des personnages n'est pas assez affirmé avec des personnalités similaires qui manquent de spontanéité. Même si la production a essayé de fabriquer des engueulades artificielles afin de reproduire l'effet buddy movie, l’alchimie est inexistante.

L'épisode se laisse regarder et bénéficie d'une courte durée si bien que le spectateur n'a pas le temps de s'ennuyer. En revanche, le film n'est pas dans le même esprit que les originaux et se regarde au premier degré avec un humour quasi absent. Les aliens présentés sont assez bien fichus visuellement, de bons effets spéciaux mais il manque l'effet de surprise quand le public découvre leur physique ou leur pouvoir incongru qui faisait le charme du MIB 1. Là où l'univers originel grouillait de bestioles plus ou moins repoussantes, MIB international se contente du minimum syndical.
Globalement, le scenario ressemble à un mélange d'éléments déjà abordés dans MIB 1 et 2 mélangés dans un autre ordre chronologique et des événements assez attendus dans un contexte d'enjeux émotionnellement pauvres.

On ressent clairement un manque d'affirmation de l'identité de la franchise avec l'intervention d 'extraterrestres aux pouvoirs comparables à des Xmen et des séquences d'action bien mises en scènes mais qui pourraient se retrouver dans n'importe quel autre franchise. Manque de contraste flagrant entre le coté dramatique et la décontraction. Casting pas dégueux mais plutôt inexploité avec des séniors en mode automatiques peu impliqués dans leur perso.

Un épisode qui tient globalement la route et assure du coté de la mise en scène, à regarder en mode brainless qui manque de piment.
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Re: [Cad'] Critiques en 2019

Messagepar osorojo » Ven 14 Juin 2019, 11:25

On la voit beaucoup depuis Creed Tessa Thompson ^^
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Re: [Cad'] Critiques en 2019

Messagepar caducia » Ven 14 Juin 2019, 11:32

je l'aime bien, mais là tu as l'impression qu'ils l'ont mise en avant pour montrer qu'il y a aussi des women in black.
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Yves - 3,5/10

Messagepar caducia » Jeu 20 Juin 2019, 23:06

Yves

Réalisé par F. Benoit Forgeard
Avec William Lebghil, Doria Tillier
fr
Genre : comédie
Durée : 01h47min
2019

3.5/10


Image


Synopsis

Jérem s'installe dans la maison de sa mémé pour y composer son premier disque. Il y fait la rencontre de So, mystérieuse enquêtrice pour le compte de la start-up Digital Cool. Elle le persuade de prendre à l'essai Yves, un réfrigérateur intelligent, censé lui simplifier la vie…


Critique

Yves est une production française audacieuse qui a fait la fermeture de la quinzaine cette année, mais difficile à aborder car Yves pourrait etre un cousin éloigné d'un film de Quentin Dupieux.

Soit on est réceptif à ce genre d’œuvre comique de science-fiction qui va assez loin dans son délire, soit on est hermétique et on catégorise le métrage dans la catégorie des navets.

Au moins, le réalisateur va au bout de son idée et se définit comme du black mirror humoristique où les relations homme/machine sont au cœur du récit.

Le scénariste/réalisateur Benoit Forgeard choisit un peu glamour à première vue, un frigo nommé Yves qui est multifonctions et doté d’un intelligence artificielle, capable de subvenir aux besoin de son utilisateur et même de les anticiper et aussi de pouvoir apprendre de son environnement et devenir de plus en plus performant.

Un sujet d’actualité, là où les assistants intelligents à notre service se mettent à nous espionner et à collecter nos données à notre insu.

Le début du film est assez plaisant et intriguant, on éprouve de la sympathie pour le héros (William Lebghil) qui est un looser de première qui se voit devenir une star du rap. Le duo William Lebghil et Philippe Katerine est aussi attachant, même si Philippe Katerine commence à toujours se limiter au même registre du même farfelu décomplexé, il garde une certaine spontanéité.

Le film devient assez répétitif et dévire vers le grand n’importe quoi, perdant de son caractère « expérimental » vers du grand n’importe quoi avec des séquences de plus en plus loufoques et de mauvais gout. Une vision très masculine avec beaucoup de plans dénudés gratuits, mais qui vont avec le héros obsédé, très inspiré dans ses paroles. Les amateurs des courbes de Doria Tillier seront certainement comblés.

Au final, la fraicheur initiale se perd rapidement avec une surenchère superflue abracadabrantesque de situations surréalistes qui risquent de laisser pas mal de spectateur sur le bas-côté. L'introduction est prometteuse mais le script ne tient pas la distance, qui prend des distances avec le coté lyrique et naïf et se métamorphose en une œuvre forcée.
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Hors normes - 5/10

Messagepar caducia » Mar 10 Sep 2019, 10:23

Hors Normes

Réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakach
Avec Vincent Cassel, Reda Kate
fr
Genre : comédie dramatique
Durée : 01h54min
2019

5/10




Synopsis

Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes". Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

Critique

Retour du duo Tolédano/Nakache avec encore une autre approche du handicap avec « Hors normes » qui se rapproche plus du documentaire que de la fiction, mettant en avant le travail de deux responsables d’associations qui prennent en charge les cas d’autisme les plus lourds.

Tout comme dans « invisibles », la plupart des personnes apparaissant à l’écran ne sont pas comédiens mais jouent leurs propres rôles, que ce soit du côté des autistes que des éducateurs. Un tournage dans des conditions quasi réelles pour lettre en avant le travail exceptionnel des aidants qui encadrent des malades violents, incurables dont personne ne veut.

D’après l’un des responsables d’une des deux associations, le film se rapproche énormément de la réalité, mais le résultat semble tout de même assez lisse avec d’un côté les méchantes administrations qui pointent du doigt ces assos « hors normes » et plus ou moins hors la loi alors que l’Etat est défaillant quant à la prise en charge de ces cas extrêmes, et les éducateurs qui présentent des défauts mineurs « de jeunesse » qu’on leur pardonne rapidement.

Bien que ponctué de quelques séquences humoristiques qui se démarquent du reste du métrage, « hors normes » dessine une réalité morose et redondante qui peine à capter sur la durée le spectateur malgré l’énergie portée par son duo d’interprètes principaux Reda Kateb et Vincent Cassel.

« Hors normes » met à l’honneur de travail dingue d’individus qui se démènent corps et âmes au quotidien pour aider les familles ayant besoin d’un soutien pour gérer ces enfants violents, meurtris que les structures officielles ne sont pas en mesure de prendre en charge.

Cinématographiquement parlant, « hors normes » pâtit de cette accumulation de bons sentiments peu contrastés par le côté sombre et tragique des situations. En espérant que les projections puissent donner un coup de projo sur ces structures hors du commun.
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Ça : Chapitre 2 - 5/10

Messagepar caducia » Mer 11 Sep 2019, 21:13

Ça Chapitre 2

Réalisé par Andy Muschietti
Avec Bill Skarsgård, James McAvoy
US
Genre : horreur
Durée : 02h50min
2019

5/10


Image


Synopsis

27 ans après la victoire du Club des Ratés sur Grippe-Sou, le sinistre Clown est de retour pour semer la terreur dans les rues de Derry. Désormais adultes, les membres du Club ont tous quitté la petite ville pour faire leur vie. Cependant, lorsqu'on signale de nouvelles disparitions d'enfants, Mike, le seul du groupe à être demeuré sur place, demande aux autres de le rejoindre. Traumatisés par leur expérience du passé, ils doivent maîtriser leurs peurs les plus enfouies pour anéantir Grippe-Sou une bonne fois pour toutes. Mais il leur faudra d'abord affronter le Clown, devenu plus dangereux que jamais…

Critique

Une suite sans âme qui mélange le casting d'adultes et d'enfants. Pour le coup, ce sont les mioches qui s'en sortent le mieux et apporter un peu de fraicheur.
Ce chapitre 2 ne propose pas une brochette de stars, on retrouve encore J Chastain et James McAvoy en duo mais ils ne font guère d'étincelles.
Le script reprend en de nombreux points de séquences du Chapitre 1 afin de donner un écho et une fausse profondeur à l'histoire et pour permettre au public de s'attacher aux personnages en version adulte. Hélas, l'histoire n'est qu'une succession de répétitions: non seulement on nous rejoue les plans du 1er opus pour les piqures de rappel de rigueur, mais en plus lorsqu'un adulte est confronté à une hallucination, tous les membres de la bande y ont droit, ce qui anéantit l'effet de surprise et tout suspense, à croire que Andy Muschietti prend le public pour des demeurés.
Il offre tout de même quelques rares plans sympas comme la fête foraine avec un caméo et des références horrifiques ou pop dispersées dans les dialogues ou à l'écran. Dans ce volet, le coté nostalgique s'efface et s'affirme plus dans l'horreur (on peut même y retrouver un coté Alien), mais rate l'aspect psychologique de ses protagonistes. Malgré ses 2h30, les présentations des adultes et de leurs évolutions respectives sont trop brèves et auraient mérité un développement supplémentaire pour que l'empathie puisse exister.

Concernant le clown, la aussi Pennywise n'a plus de tour très surprenant dans son sac, et nous rejoue un peu toujours la même chose. Je l'ai trouvé moins flippant que dans le 1er film.

Un film passable, trop mécanique et prévisible qui se laisse tout juste regarder en mode brainless porté par de bons effets visuels.
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Ad Astra - 7,75/10

Messagepar caducia » Sam 21 Sep 2019, 22:13

Ad Astra

Réalisé par James Gray
Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones.
US
Genre : SF
Durée : 02h04min
2019

7.75/10




Synopsis

L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.


James Gray nous propose un space opéra introspectif où Brad Pitt occupe 90% des plans.
Un film spécial qui rejoint un peu Interstellar en certains points, mais Gray ne mise pas sur une surenchère visuelle ou des effets spéciaux spectaculaires à chaque seconde, se penchant plus sur la psychologie du héros.
Les avancées technologiques ne sont pas au cœur du récit et sont tout juste présentes pour servir l'histoire.
Bilan d Ad Astra vis à vis de l'exploitation spaciale et de l'appropriation de planète par l Homme, il n'a rien appris et n'a fait de transférer les mêmes erreurs de conquête commerciale et de pouvoir sur les autres astres sans se soucier des conséquences sur un futur lointain. Une vision assez pessimiste en somme, mais un prolongement naturel de l'évolution de notre civilisation actuelle.

Tel un film de SF classique la grosse compagnie qui est aux manettes à deux discours l'officiel et l officieux, mais notre héros n'est pas dupe et se contente d'obéir aux ordres dans un premier temps. Cette vérité déguisée permet à Gray de nous dévoiler un lourd secret. C'est au spectateur de l'accepter et se laisser guider par le script ou de le rejeter en bloc. Ad astra a donc quelques incohérences mais il est préférable de passer outre et se laisser entraîner par sa réflexion philosophique.

Roy est de part son métier extrêmement seul et fait en sorte de le rester pour au cas où il lui arrive quelque chose, personne ne soit chagriné par sa perte, car il a déjà Été confronté à cette même situation avec son père.
Ad astra dépeint le portrait d'un astronaute très professionnel qui fait passer son job avant tout, il apparaît comme maîtrisant tout: les procédures, son stress, son rythme cardiaque, son comportement général mais il est en fait en remise en question sur le sens de sa quête spatiale. En quoi ses missions servent l humanité si ce n'est ajouter une nouvelle planète à son palmarès sans trouver d'être différent de l'espèce humaine. Avec du recul, il se rend compte qu'il n'assure pas du tout quand il est sur terre et délaissé ses proches d'où le personnage de l'ex incarnée par Liv Tyler d'une inutilité déconcertante.

Le rythme n'est pas déplaisant, Gray arrive à garder le public en haleine. Brad Pitt est un peu mono expressif, car son personnage implique de rester impassible en toutes circonstances.
Les séquences d'action sont rares mais percutantes sans effusion d'explosions ou de démonstration visuelle superflue.

Une odyssée spatiale qui change de genres entre action, horreur, drame, rondement menée.
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Endless trench (The) - 8,25/10

Messagepar caducia » Sam 21 Sep 2019, 22:54

The Endless Trench

Réalisé par Jon Garaño, Aitor Arregi, José Mari Goenaga
Avec Antonio de la Torre, Belén Cuesta, José Manuel Poga, Vicente Vergara
espagne
Genre : drame
Durée : 147 min
2019

8.25/10




Synopsis

Higinio and Rosa have only been married for a few months when the Civil War breaks out, representing a serious threat to his life. Helped by his wife, they decide to use a hole dug into their own home as a provisional hiding place. The fear of potential reprisals and the love they feel for one another will condemn them to an imprisonment that will last for more than 30 years.


Une excellente surprise que cette production Espagnole qui évoque une part de l'histoire de ce pays méconnue, à la portée à la fois intime et politique. Les 3 réalisateurs ont réussi un bon rendu tensionnel avec globalement peu de moyens, on se base ici sur les décors et son duo d'acteurs principal. Antonio de la Torre (El Reino) porte le film sur ses épaules avec une remarquable performance qui est censée se passer sur une période de 30 ans avec son personnage singulier et une empathie immédiate envers le couple face à l'injustice et l'incompréhension.

Plusieurs thématiques importantes sont abordés, mais la relation maritale est au centre du récit, il est certain qu'une passion sans limite devait lier ce couple à jamais pour subir des conditions d'existence pareille. D'ailleurs, cette flamme est tout à fait palpable.
Comme le héros est condamné au huis clos il se rabat sur sa femme pour exister et la dominer de façon plus moins consciente.

Higinio est prisonnier physiquement au début du script, puis il est tiraillé par l'envie de s'enfuit loin de sa maison et de son entourage puis au fil du temps, c'est plus un enfermement psychologique qui l’empêche de s'échapper de sa tanière avec une épée de Damoclès toujours potentiellement prête à tomber.
La violence est présente, rappelant parfois "jusqu'à la garde", même si c'est la paranoïa ou la potentielle découverte de la cachette qui est plus prépondérante. De nombreuses séquences se font à travers les yeux du personnage, et le public se met au niveau du héros, n'ayant que les sons pour devenir ce qui se passe. Une mise en scène efficace mêlée à une maîtrise du suspense appréciable. Le spectateur se met aisément dans la peau d'Higinio grace à la vue subjective et se sent tout aussi impuissant face à certaines situations.


"the endless trench" ne tombe jamais dans le pathos, les personnages s’apitoient rarement sur leur sort malgré l’enchaînement des drames et avancent la tete haute en attendant des jours meilleurs. A découvrir rien que pour en apprendre un peu plus sur ce pan historique méconnu.
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Adults in the room - 2/10

Messagepar caducia » Dim 22 Sep 2019, 09:16

Adults in the room

Réalisé par Costa-Gavras
Avec Alexandros Bourdoumis, Ulrich Tukur.
Grece
Genre : politique
Durée : 1H55 min
2019

2/10






Synopsis

Dans les coulisses occultes de l'Europe, un homme a six mois pour sauver son pays... Une tragédie grecque des temps modernes.


Un film réservé aux fans de géopolitique et un pari osé car il est peu évident de capter l'attention du spectateur avec des débats et des réunions informelles pendant presque 2 heures. Adults in the room est basé sur le livre de Yanis Varoufakis qui était ministre des finances à l'époque du film et nous livre son témoignage sur les négociations qu'il a mené pour tirer son pays de la crise. D'après Costa Gavras, il lui a fourni les enregistrements des réunions comme preuve de ses dires et personne n'a contredit les propos de son livre donc la plupart des faits qui se passent à l'écran sont vrais.
Une des seules choses intéressantes dans le métrage et que je ne pensais pas possible, c'est de voir le double discours de ministres qui "en off" disent qu'ils vont mener le projet de telle façon et que 10 min après en conférence de presse, ils disent absolument l'opposé, et comme bien sur rien n'a été posé par écrit, ce sont les arguments de la conférence qui seront retenus.

Globalement, "adults in the room" est assez répétitif et est un aller en retour entre meetings internes et réunions européennes, avec des petites phrases plus ou moins percutantes pour déstabiliser le ministre Grec.
Meme si le sujet n'est pas dépourvu d’intérêt, le résultat est plutôt digne d'un téléfilm. Costa Gavras ayant tenu à conserver la langue Grecque pour son film, il a recruté des acteurs peu connus grecques et beaucoup d' interprètes internationaux. On assiste donc à un concours d'accents qui est un supplice pour les oreilles, et des personnages politiques caricaturaux. Meme si les 2 acteurs principaux se démènent comme ils peuvent et semblent impliqués dans le projet, le tout est très grossier et sans aucune recherche visuelle. Une accumulation d'acteurs de seconde zone, un concours de sosies perruqués et ventripotents.
La seule actrice connue du casting est Valeria Golino qui se contente d'un mini role de femme au foyer.

Un film qui se résume à une valse de sosies de politiques aux accents grossiers, qui n'a aucune finesse visuelle ou des dialogues, 2 séquences oniriques ratées, un vrai naufrage.
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August virgin (The) - 5/10

Messagepar caducia » Dim 22 Sep 2019, 12:16

The August Virgin

Réalisé par Jonás Trueba
Avec Itsaso Arana, Vito Sanz, Isabelle Stoffel
Espagne
Genre : comédie dramatique
Durée : 1H50 min
2019

5/10



Synopsis

Eva est actrice mais n'arrive pas à percer et est en pleine remise en question. Elle décide de rester à Madrid en Août alors que tout le monde délaisse la ville pour les vacances.


Un film plutôt plaisant à regarder où on suit les tribulations d'une trentenaire Madrilène qui ne sait plus trop où elle en est dans sa vie. Elle échoue dans sa vie d'actrice et souhaite trouver une nouvelle voie professionnelle mais elle n'a aucune piste concrète pour rebondir.
Elle décide de changer d’environnement tout en restant dans la ville en louant un appartement pour faire de nouvelles rencontres.

Un film à l'image de son personnage, très spontané sans prise de tete, qui part un peu dans tous les sens sans réel fil directeur. Eva n'est jamais pessimiste malgré sa situation, ne se soucie pas de problèmes financiers (qui ne sont jamais évoqués) et a le contact facile. Elle aborde à peu près n'importe qui dans la rue et au fil du récit, on assiste à ses multiples rencontres amicales ou amoureuses.

The August virgin offre pas mal de plans contemplatifs et spirituels ainsi que les échanges sur les parcours de vie de chacun où on parle maternité, éducation, voyages, expatriations. Tout tourne autour de ce qui nous a construit et ce que l'ont décide de faire avec nos capacités et notre volonté.

Un décompte journalier au fil du mois d'Aout agréable mais qui manque de profondeur, tout reste superficiel et fugace, comparables aux rencontres estivales qu'on espère qu'elles vont durer mais qui souvent ne persistent pas au délà.

Une atmosphère qui alterne entre des journées au rythme nonchalant qui contraste avec celle des séquences by night plus rythmées.
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Zeroville - 5,25/10

Messagepar caducia » Dim 22 Sep 2019, 21:45

Zeroville

Réalisé par James Franco
Avec James Franco, Seth Rogen
USA
Genre : comédie dramatique
Durée : 1H55 min
2019

5.25/10



Synopsis

Août 1969. Jérome Vikar, motard au crâne rasé et tatoué par le couple mythique d'Une place au soleil de George Stevens avec Elizabeth Taylor et Montgomery Clift, débarque à Hollywood Boulevard. Il espère y débuter une prodigieuse carrière cinématographique. Mais très vite, les désillusions s'accumulent pour lui. Le cinéma n'est plus un septième art mais un grand commerce. Hollywood est une ville rongée par le sexe, les drogues et le rock'n'roll. La nouvelle génération qui s'installe progressivement dans la capitale du cinéma américain s'avère décérébrée et inculte. Vikar ne s'y sent plus à sa place, lui l'anticonformiste incompris.

Une nouvelle production atypique de James Franco (mis au placard depuis quelques années à cause de ses déboires judiciaires) qui est avant tout un hommage au 7ème art (adapté de la nouvelle de Steve Erickson) où les références pullulent pour notre plus grand plaisir.
Qui dit James Franco, dit "je tourne avec ma bande de potes", "Zeroville" ne déroge pas à cette règle, on retrouve ainsi son frangin, Seth Rogen, Will Ferrell, Danny Mc Bride etc...

Pour ceux qui ont eu l'occasion de visiter Los Angeles, la ville est bien entendu mise à l'honneur ainsi que les Studios Paramount et d'autres lieux mythiques comme l'hotel Roosevelt.

Qui dit réalisé par James Franco, dit qu'il apparait sur 90% des plans, ce qui est là aussi le cas. Autant vous dire que si vous y etes allergique, passez votre chemin. Mais si vous etes pro-Megan Fox, vous pourriez changer d'avis.

Le héros débarque donc dans la cité des anges et on dévoile peu d'informations sur son passé. Hanté par les films classiques hollywoodien, il a le ciné dans la peau au sens propre comme au figuré. Il va essayer de penser à Hollywood et débute en bas de l'échelle pour ensuite monter les échelons.
De prime abord, le film semble tout à fait normal mais il dérive vers l'expérimental quand Vikar découvre l'art du montage et ne peut plus détacher ses minimes de la péloche et les images cinématographiques ainsi que la découverte de nouvelles œuvres deviennent une obsession.

Franco ose le coté expérimental quand son personnage pète plus ou moins les plomb, confond rêve et réalité pour un rendu trippant.
Zeroville permet une belle brochette de caméos de personnages de fiction ou contemporains avec un BO pop-rock.
On peut ainsi entrevoir le tournage d'Apocalypse Now...


Je trouve que le dénouement est assez décevant et peu lyrique par la rapport au reste du film et semble avoir été abrégé alors que c'est pourtant le fil conducteur du récit.
Autant vous dire que si vous ne connaissez pas classiques ciné, vous risquez de passer à coté de certaines références et du coté plaisant de Zeroville mais vous apprendrez peut être quelques trucs au passage.
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