[Scalp] La Chute continue 2025

Vos critiques de longs-métrages

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In the mood for love - 8,5/10

Messagepar Scalp » Dim 28 Déc 2025, 18:31

8,5/10

Fa yeung nin wa de Wong Kar Wai - 2000

Wong Kar Wai a clairement été un réalisateur que j'ai détesté pendant des années, voir des décennies et puis j'ai voulu retenter (comme je le fais souvent par masochisme) et si je suis loin de tout aimer, j'y ai vu des qualités qui me passaient dessus avant, ça s'appelle vieillir surement.
Même si Wong Kar Wai a fait des polars et des films de sabre, ce qui a toujours été au coeur de sa filmo est le questionnement sur le couple, la rencontre, la fusion et souvent la rupture, tout ça fait dans un style unique et inimitable où les atermoiements des personnages prend des allures d'errances graphiques et musicales (c'est clairement difficile de trouver un film plus beau que In The Mood For Love).
Sur le papier on est sur quelque de chose de limite pas écrit (pas étonnant avec Wong Kar Wai) et quelque chose vu et revu, et on peut pas dire qu'il se passe grand chose à l'écran, en synthétisant on pourrait dire que c'est des personnages qui passent tout le film à se croiser, à se frôler, à se chercher et qui finiront donc par se perdre, et c'est vraiment le genre de film qu'on peut prendre en grippe (chose que j'avais fait lors de la découverte du métrage à sa sortie). Mais là c'est un film que je trouve tellement sublime, on suit des parades silencieuses d'un couple illégitime qui s'observe dans une grâce totale et qui se refuse à céder à cette tentation qui les entoure, il y a un coté noble et digne qui se dégage de tout ça mais aussi tellement triste quand tout ça se termine. On est donc très loin de la fresque romanesque avec un amour qui éclate à l'écran, non ici on est plus sur un récit poétique avec 2 êtres perdus qui regardent leurs couples respectifs se détruire et qui vont trouver un échappatoire à leur morne quotidien en étant obligé de se cacher car les moeurs de l'époque. Et j'aime les voir entre la culpabilité et l'envie de se sentir aimer, mais succomber ce serait faire ce qu'on leur a fait mais la pureté de leurs sentiments les pardonne complètement à nos yeux.
C'est un film qui nous explique rien, qui nous montre rien, alors on peut supposer mais au final on a aucune certitude sur ce qu'on peut penser et c'est ce qui fait la force du film, ne rien montrer et nous laisser faire. On voit les prémisses du premier désir et les balbutiements d'un amour fort mais tout ça est dans un équilibre plus que précaire.
Alors même si j'aimais pas les films du mec je pouvais pas nier son savoir faire et là il est un peu à l'apogée de son style, cette façon de filmer Maggie Cheung (et ses 72 robes) qui marche avec classe dans les rues étroites (a t'elle déjà été aussi belle dans un film, elle fait passer tellement de choses avec son regard), nocturnes (et parfois pluvieuses) de Hong Kong est ultime et il arrive à dégager un certain érotisme alors que clairement il se passe rien à part des mains qui se frôlent, une fumée de cigarette (fumer a rarement été aussi classe dans un film, Tony Leung a rarement été aussi classe et pourtant de base il est classe il bouffe tellement l'écran ici) le tout filmer avec des ralentis (la magie de ces séquences), des travellings, la photo de Doyle et la musique lancinante, envoutante et mélancolique de Shigeru Umebayashi (et son omniprésence qui pourrait être un défaut donne ici un coté qui nous berce), le tout dans un écrin magnifique où tout est somptueux et dégage une finesse rare. Ca donne un film qui saisit les émotions de façon abstraite dans des moments un peu hors du temps, on voit ce qu'il veut montrer, on voit la subtilité de tout ça et c'est fait avec une telle pudeur que le moindre petit truc insignifiant peut devenir réellement puissant à l'écran.
Un film où chaque plan est une véritable peinture, ou chaque mouvement de caméra est tout simplement classe, chaque regard et mouvement est suspendu dans le temps
Un film à l'élégance inégalée.
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Re: [Scalp] La Chute continue 2025

Messagepar Mark Chopper » Dim 28 Déc 2025, 18:54

T'es amoureux en ce moment ?
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Roméo + Juliette - 5/10

Messagepar Scalp » Dim 28 Déc 2025, 19:12

5/10

Romeo + Juliet de Baz Luhrmann - 1996

Jamais revu depuis sa sortie parce que bon c'est du Baz Lurhmann et mon masochisme ne va pas aussi loin, alors j'avais complètement oublié que le film reprenait les dialogues originaux de Shakespeare et j'arrive pas à savoir si c'est une idée de génie ou complètement conne, par contre ce que je sais c'est le père Shakespeare il m'emmerde, les récits tirés de ses écrits ben c'est chiant, alors oui je sais c'est le plus grand dramaturge blablabla, mais pour moi ça a un bon gros balai dans le cul et ça m'emmerde (en plus ici ça dépasse les 2h et c'est clairement trop long). Et ici ce qui me sauve le film du naufrage total, attention ce que je vais écrire ce sera la seule et unique fois, ce qui me sauve le film c'est Baz Luhrmann, j'avais aussi oublié le style qu'il avait donné à son film et clairement ça pue le Tarantino (il s'en écartera pour la suite de filmo). Tout est en démesure (les looks, les décors, les voitures, les guns), tout est sur-appuyé (les dialogues de Shakespeare débités par des acteurs en roue libre totale), tout est ultra coloré jusqu'à plus soif (c'est quoi ces chemises putain) et du coup ça donne clairement un coté marrant au film et pour moi on est devant une comédie qui s'assume (ce qui pénalise la partie drame). Du coup on veut nous faire aimer les personnages à tout prix (car on peut pas aimer un perso de Shakespeare) car bon pour moi l'émotion ne marche pas des masses, alors le talent de Di Caprio et Claire Danes (là aussi ce sera la seule fois où je parle de talent pour Claire Danes) font qu'on a des belles scènes (même si clairement cul cul) qui fonctionnent (bien aidé par une super soundtrack qui vieillit bien). Et puis j'avais oublié qu'il y avait Brian Dennehy dans le film et ça m'a fait plaisir, allez la moyenne pour la prise de risque et ce mélange improbable entre mauvais gout et classique de la littérature.
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Re: [Scalp] La Chute continue 2025

Messagepar Scalp » Dim 28 Déc 2025, 19:13

Mark Chopper a écrit:T'es amoureux en ce moment ?


Situation compliquée :mrgreen:
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Balade meurtrière - 2/10

Messagepar Scalp » Lun 29 Déc 2025, 14:06

2/10

Coming Home in the Dark de James Ashcroft - 2021

Le début du film est prometteur (enfin il est pas nul), une petite famille lambda se promène dans les grandes étendues de Nouvelle-Zélande, et rapidement 2 redneck débarquent et ils sont pas très gentil puisqu'ils buttent quasiment immédiatement les gosses et prennent en otage les parents et là c'est parti pour un long et soporifique voyage. Passé l'intro on comprend qu'on va se faire chier, on se fait chier car avoir une idée de départ est pas suffisant, il faut la faire vivre et là on a va avoir des tunnels de dialogues qui vont expliquer le pourquoi du comment, car les redneck connaissent le daron (osef) et en fait ils sont là pour se venger. Bon pourquoi pas mais là encore c'est pas suffisant car on se retrouve devant un film de 1h30 et on reste presque 1h dans une voiture qui roule avec des dialogues et bon si on sait pas écrire (et le mec ne sait pas écrire) c'est le genre de truc qui peut devenir un sacré calvaire car on sent que tout est étiré pour arriver à une durée convenable et pas que ce soit un cour métrage.
Alors le coté abrupte et glauque de l'intro qui donnait envie est ici abandonné pour avoir un espèce de scénario de petit malin (auquel il faut surtout pas trop réfléchir car tout se casse la gueule sinon), c'est car les acteurs (inconnus) sont pas mauvais (enfin en tout cas ils ont les têtes de l'emploi, le duo de tueurs fonctionne bien avec l'un affable et sans pitié et l'autre mutique et imposant) mais le coté trip introspectif que veut donner le réal ne fonctionne pas et la seule chose qu'il a procurer c'est un ennui total et puis surtout on s'en fout des personnages.
Reste quelques beaux paysages, une belle nuit et j'aime bien le fusil du mec, ça fait peu.
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Over the top - Bras de fer - 3/10

Messagepar Scalp » Mar 30 Déc 2025, 07:00

3/10

Over the top de Menahem Golam - 1987

Déjà gamin celui là je le trouvais bof et je l'avais pas revu depuis une éternité, sans surprise c'est pas terrible et l'effet nostalgique ne marche pas sur moi. Dans la décennie 80's où j'aime finalement quasi tous les Sly, c'est vraiment celui là que je trouve le plus foiré.
C'est une oeuvre, comme souvent à cette époque, à la gloire de Sly qui joue ici un gentil papa qui renoue avec son fils (l'acteur est bien relou) et clairement la relation père/fils qui est le coeur du film est d'une telle naïveté qu'on tombe dans la niaiserie par moment, et c'est le coté testostérone avec gros camion et bras de fer qui vont sauver le truc. Les bras de fer, parlons en d'ailleurs, quelle idée de merde, heureusement qu'on a pas tant que ça car bordel c'est aussi passionnant qu'un match de badminton, on retiendra juste la technique du pouce qu'on a tous essayé de refaire car pour le reste c'est limité par le nullos derrière la caméra et puis filmer des mecs assis, immobile qui finalement veulent juste se faire des câlins c'est pas terrible.
Le film a aucun second rôle valable, aucune scène scène réellement sympa, bon après si on aime les gros camions, la transpiration et les débardeurs on peut ptet y trouver son compte, sinon on va trouver le temps long. C'est le genre de film pour moi qui représente le pire des 80's.
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Gang de l'oiseau d'or (Le) - 4/10

Messagepar Scalp » Mar 30 Déc 2025, 13:52

4/10

The File of the Golden Goose de Sam Wanamaker - 1969

Le genre de film qu'on voyait surtout dans le cinéma français des 50's et 60's avec un flic infiltré pour faire tomber un gang de faux monnayeurs. On va donc suivre Yul Brynner, encore une fois très charismatique, qui joue un agent des services secrets ricain et il va se retrouver en Angleterre pour faire tomber le gang d'un des méchants du Spectre (ouais on a l'acteur des James Bond qui joue donc encore une fois un bad guy).
On a quelques moments savoureux comme Yul qui se fait torturer dans un parking ou Yul qui distribue des baffes mais dans l'ensemble c'est pas foufou, ça se traine, y a 0 implication et on a même pas le coté ricain qui débarque dans un pays qu'il ne connait pas. L'infiltration est express et tout est finalement trop facile pour notre héros, car ce qui fait le sel de ce genre de film c'est les moments où on pense qu'il va être démasqué et ici on a pas vraiment ça (on a une scène avec son collègue mais c'est pas une idée géniale). Du coup on regarde ça de loin et on attend juste la fin. Et puis ce qui faisait que c'était sympas dans les films français c'était la gouaille du casting, l'argot des truands, ici c'est un film ricain avec des persos lambda qui ont pas grand chose pour sortir du lot, bon après ça se laisse suivre parce que Yul Brynner reste un acteur qui peut porter un film sur ses seules épaules mais si le film est oublié il y a une raison, c'est pas terrible.
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Sisu : Le chemin de la vengeance - 6/10

Messagepar Scalp » Mer 31 Déc 2025, 09:57

6/10

Sisu: Road to Revenge de Jalmari Helander - 2025

Le premier film se suffisait à lui même, mais bon dès qu'un film marche on a une suite donc on repart avec notre finlandais immortel qui ici veut juste récupérer sa baraque mais elle se trouve sur un territoire annexé par les Russes, du coup il va la démonter et la transporter sur les terres finlandaises (le mec veut donc juste rentrer chez lui), ouais on est sur un postulat con mais pourquoi pas. Mais évidemment ça va pas être aussi simple et il va se retrouver avec des méchants russes à ses trousses menés par un Stephen Lang qui cabotine comme rarement (et pourtant il a déjà mis la barre très haute en cabotinage) mais on sent qu'il s'amuse et ça donne forcément un coté fun assumé à l'ensemble, mais un fun qui reste très premier degré et là dessus le film est réussit car on se prend pas des coups de coude du réalisateur pour nous montrer comment son film est cool.
L'avantage du film c'est qu'il va droit au but, on se perd pas en présentation et contexte, c'est minimaliste et frontal, les russes veulent buter notre héros et c'est bien dommage pour eux car il va tous les exterminer de toutes les façons possibles et imaginables (ou pas), et pour ça va vider du chargeur, planter des couteaux, décapiter, écraser avec son gros camion, donner des coups de pioche, faire voler un tank (oui oui) et même balancer un gros missile sur un mec. Ici on est dans la poésie de l'extermination et on peut dire qu'on a vraiment une belle variété et en plus c'est pas mal réalisé, on voit toujours bien ce qui se passe (surtout quand il y a un effet gore), c'est de la violence excessive, très graphique qui n'hésite pas à aller dans la surenchère mais ça colle avec l'univers et on se dit pas c'est too much.
Malheureusement on perd l'effet de surprise du premier film et on a donc une impression de redite avec un film qui fait une espèce de catalogue de situations de plus en plus extrême, enfin ça fait le taf.
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Au paradis à coups de revolver - 4/10

Messagepar Scalp » Mer 31 Déc 2025, 13:59

4/10

Heaven with a Gun de Lee H. Katzin - 1969

C'est con ça aurait pu être sympa avec une autre fin, parce que là la fin c'est vraiment pas possible même si je comprends le propos. Car voilà on va suivre un est pistolero (Glenn Ford, pas le meilleur acteur de sa génération mais un mec qui pouvait être bon) qui est devenu pasteur (bonne idée de merde) et il va débarquer dans une petite ville (comme d'habitude) où 2 communautés se font la guerre : le riche propriétaire terrien qui veut éradiquer ceux qui élèvent des moutons (why not). Et Ford va se retrouver au milieu de tout ça en prêchant la bonne parole (et distribuant quelques torgnoles et en sortant son colt quand même), on croise David Carradine en petite frappe (il est parfait dans le rôle), Barbara Hesley en indienne qui se lave pas et quelques trognes de l'époque.
C'est con car visuellement c'est moche, y a un petit budget, un petit scope, des beaux décors, des beaux paysage, un peu de violence (une scène de torture et de meurtre plutôt réussies) et de nudité mais tout le film est construit pour arriver à l'affrontement final, un affrontement final complètement avorté car Ford réussira à convaincre tout le monde de pas s'entretuer, mais mois je voulais que tout le monde s'entretue, que ça finisse dans le sang et la poussière pas dans les bonnes paroles.
Western méconnu et qui gagne donc à le rester.
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