
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
J'ai le droit de vivre
Film de Fritz Lang · 1 h 26 min · 1937 (US)
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
Henry contre tous
Je vais la faire courte : le film m’a passablement agacé par son déroulement ultra balisé, entièrement au service d’un seul but — en mettre toujours plein la tronche du pauvre Henry, petit ange incompris étouffé par un système bien décidé à ne jamais lui laisser sa chance.
Il est d’ailleurs assez étrange de voir Fritz Lang réaliser ce film un an seulement après Furie, qui traitait pourtant d’un sujet voisin avec, de mémoire, bien plus de panache. Rien que le final, ici réduit à une cerise un peu lourde sur un gâteau déjà très démonstratif, était d’une tout autre tenue dans le film précédent.
J'ai suivi le film partagé entre une admiration franche pour sa mise en scène, toujours précise et agréable à l’œil, et un dépit sans cesse grandissant pour un récit unidimensionnel qui vire même au ronflant. Il est juste question d’une accumulation de poisse du début à la fin, sans respiration ; le schéma a tellement été traité depuis que j’ai eu du mal à y souscrire. Et même si j’apprécie généralement Henry Fonda à l’écran, il me donne ici l’impression d’un choix de casting discutable. Quant à Sylvia Sidney, elle se retrouve enfermée dans l’un de ces personnages féminins tristement codifiés des années 30 : épouse soumise, amoureuse par principe, dépourvue de tout libre arbitre sinon celui de servir son mari. Elle s’investit, mais le rôle est perdu d’avance.
Bilan : je me suis ennuyé comme un rat mort entre deux plans bien sentis, jusqu'à terminer le film un poil gavé, peinant à y trouver un autre intérêt que son texte à portée universelle, qui met tout le monde d'accord sur le papier et à l'écran forcément. Les avis sont pourtant unanimes autour de ce film, du coup deux possibilités : ou il convient d'accepter la naïveté de l'histoire pour apprécier sa démonstration par la mise en scène, chose que je n'ai pas su faire, ou je l'ai vu un mauvais jour — j'ai beaucoup de mauvais jours en ce moment haha —.








