[Alegas] Mes Critiques en 2026

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[Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Alegas » Ven 02 Jan 2026, 18:30

Top 2026

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Films vus en 2025 :

Janvier :

1 : A countess from Hong Kong, Charles Chaplin, 1967, TV VOST : 3/10
2 : Merlusse, Marcel Pagnol, 1935, DVD VF : 6,5/10
3 : What's love got to do with it ?, Shekhar Kapur, 2023, TV VOST : 4/10



Découvertes coups de cœur de l'année :



Séries vues :
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

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Journal de Bridget Jones (Le) - 7/10

Messagepar Alegas » Ven 02 Jan 2026, 18:55

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Bridget Jones's Diary (Le journal de Bridget Jones) de Sharon Maguire
(2001)


Je m’attendais à le revoir à la baisse, vu que je ne l’avais pas revisionné depuis sa sortie vidéo et que, entre temps, j’avais subi sa déplorable première suite, mais à vrai dire ça tient encore très bien la route aujourd’hui, et ça peut se ranger aisément à mes yeux dans les romcoms réussies des années 2000. Alors j’ai pas lu le bouquin et je n’en ai pas l’intention, donc zéro idée de la fidélité, mais j’aime bien ce principe d’avoir une anti-héroïne dans une comédie romantique et ça permet un peu de changer la donne : pas d’idéal féminin ici, Bridget Jones est une femme parmi tant d’autres, avec ses kilos en trop, ses bourdes, ses cuites qui dérapent, et mine de rien ça permet d’avoir d’entrée de jeu un personnage terriblement attachant car très ancré dans la réalité. Ça ne révolutionne pas le genre, mais ça l’actualise plutôt bien, et pour le coup même si j’en gardais le souvenir d’un film très, voire trop ancré dans son époque, ça s’avère être finalement un bon point car aujourd’hui le métrage agit comme une petite capsule temporelle qui ramène au début des années 2000, notamment dans les choix de soundtrack ou dans certains points que des spectateurs d’aujourd’hui pourraient juger limites, genre le passage où le boss de Bridget lui envoie des mails de propositions sexuelles ou l’oncle qui pince le cul de sa nièce :shock: .

Il y a aussi un gros côté feel good movie qui ressort de l’ensemble, et pour le coup je pense que ça doit beaucoup à Richard Curtis qui figure parmi les scénaristes. Ce n’est pourtant pas son meilleur boulot, loin de là, mais il y a quand même le smile tout le long de la bobine, d’autant que le film réussit aussi bien du côté romantique que de la partie comédie pure (le passage où Bridget se ramène déguisée en prostituée à une réunion familiale :eheh: ). Bon sinon forcément impossible de ne pas parler du casting qui est franchement cool : Zellweger trouvait là le rôle qui allait lancer pour de bon sa carrière à un autre level, Hugh Grant et Colin Firth c’est l’évidence même, et puis c’est bourré de seconds rôles sympathiques : Jim Broadbent, Gemma Jones, le groupe de potes de Bridget, ça fait plaisir. Bref, je continue à laisser les suites de côté (ça donne vraiment pas envie) et je préfère partir du principe que ce petit film se suffit très bien à lui-même.


7/10
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Comtesse de Hong-Kong (La) - 3/10

Messagepar Alegas » Sam 03 Jan 2026, 14:11

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A countess from Hong Kong (La comtesse de Hong Kong) de Charles Chaplin
(1967)


Le film n’a pas vraiment une réputation élogieuse malgré les grands noms qui y sont associés, et on comprend vite pourquoi dès les premières minutes qui annoncent la couleur. On a donc ici l’ultime film de Chaplin en tant que réalisateur, qui sort après une pause d’une décennie, et déjà on sentait dans A king in New York que le bonhomme n’était plus vraiment à la page, ici l’effet est particulièrement multiplié. Chaplin a beau avoir été un génie pendant une longue période, il a aussi eu un rapport quelque peu compliqué à l’idée de faire évoluer son style en fonction des avancées qu’a vécu le cinéma en général, et à mon sens c’est clairement ce qui lui a fait perdre en puissance au fil des années. Autant son long refus du son avait quelque chose de noble dans le geste, car il privilégiait une forme narrative pure, autant ici on a clairement l’impression de voir un film qui essaye de faire coller son style d’il y a trente ans sur une comédie qui se voudrait plus moderne, et ça ne marche pas du tout.

Dès le début, on sent qu’il y a un truc qui cloche : on regarde un film des années 60, et pourtant la forme est désespérément en retard : tournage en studio et caméra quasiment toujours dans le même axe, ce qui donne l’impression de voir du théâtre filmé, des comédiens qui jouent de façon clairement exagérés comme si la mise en scène ne pouvait permettre de déceler des subtilités de jeu sur leur visage, et un humour burlesque qui a passablement vieilli, même si quelques passages possèdent un certain charme. C’est vraiment un film triste à voir tant, à ce stade, Chaplin donne l’impression d’être un vieux qui répète toujours la même chose en espérant que ça fonctionne sur le public actuel. Le film est a priori un projet de longue date pour le réalisateur, qu’il traîne depuis les années 30, et autant je n’ai pas trop de doutes sur le fait que ça aurait pu donner une comédie tout à fait correcte à l’époque, autant là c’est particulièrement oubliable, et ça souffre de la comparaison avec ce qui se faisait au même moment (si on compare le vaudeville de ce film avec celui des films de Blake Edwards, ça fait mal :? ).

Marlon Brando semble sous-utilisé en permanence (l’acteur a d’ailleurs détesté l’expérience, Chaplin lui mimant tout ce qu’il devait jouer, sans lui permettre de prendre en main le personnage), Sophia Loren s’en sort mieux même si ce n’est pas glorieux, et on notera évidemment un caméo rapide de Chaplin lui-même, quand bien même il s’avère très inutile. Pour certains réalisateurs se pose la question, à un stade de leur carrière, s’ils ont réellement quelque chose de neuf et/ou de pertinent à proposer au spectateur : vu sa fin de carrière, Chaplin aurait mérité d’y réfléchir plus longuement.


3/10
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Film: Comtesse de Hong-Kong (La)
Note: 4/10
Auteur: Jipi

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Merlusse - 6,5/10

Messagepar Alegas » Dim 04 Jan 2026, 18:01

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Merlusse de Marcel Pagnol
(1935)


Premier film de Marcel Pagnol que je découvre, et je fais exprès de ne pas commencer par l’un de ses plus réputés : j’ai préféré choisir l’un de ceux qui me rendaient le plus curieux, à savoir ce Merlusse dont j’ai découvert il y a peu qu’il avait servi comme base scénaristique à Alexander Payne pour The Holdovers, film que j’apprécie beaucoup. Effectivement, l’histoire est à peu près la même, si ce n’est que Payne la développe sur deux semaines, là où Pagnol se contente de deux jours, et on a donc l’histoire d’un prof mal aimé (parce que borgne et peu avenant) dans un collège de Marseille où il est contraint de surveiller les élèves laissés dans l’établissement par leurs parents sur les vacances de fin d’année. Chez Payne, l’idée était d’utiliser ce pitch pour développer trois personnages, alors qu’ici c’est nettement plus simple, avec seulement le personnage de Merlusse et un collégien qui sont réellement développés, on est clairement sur un récit moins ambitieux, où Pagnol se contente de raconter une petite fable où l’on découvre que l’être considéré comme monstrueux est finalement un homme au grand cœur. Ça paraît peu, mais compte tenu du fait que le film est très court (un tout petit peu plus d’une heure), ça passe bien, même si en fin de compte je n’aurais pas craché sur une durée plus longue et un récit plus développé.

Formellement, c’est assez difficile de se faire une idée vu la copie pas terrible du dvd (a priori, le blu-ray plus récent corrige ce défaut), mais ça a l’air de confirmer l’idée que je me faisais de la mise en scène chez Pagnol : on est plus sur un cinéma de bons mots (il y a quelques répliques savoureuses, et d’autres qui touchent en plein coeur, notamment sur le final) que sur un cinéma porté sur la technique, et du coup on a une réalisation globalement très fonctionnelle, mais c’est loin d’être gênant. En revanche, j’ai cru comprendre que le film avait été une galère à boucler pour Pagnol, et ça se voit dans quelques plans où il utilise des images fixes pour créer des plans d’ensemble des couloirs du collège, ça contribue à donner un côté vieillot et pas vraiment terminé à l’ensemble. On retiendra plus volontiers le casting qui s’en sort pas mal du tout malgré les conditions techniques (le son, comme souvent à l’époque dans le cinéma français, ne rendant pas les dialogues particulièrement audibles), que ce soit Henri Poupon ou l’acteur qui joue le censeur. Pas une grosse découverte donc, même si le lien avec The Holdovers est particulièrement intéressant, mais je ne suis pour autant pas mécontent de cette porte d’entrée dans le cinéma de Pagnol.


6,5/10
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