Modérateur: Alegas


... mais aura-t-il l'Oscar lui?)





J'arrête pas d'y repenser et j'ai clairement surnoté post séance.










J'ai rarement vu un film traiter avec une telle justesse du thème du deuil et capable de faire passer, d'une seconde à l'autre, du rire aux larmes (une expression qui tient souvent du cliché, mais véridique ici). Quel plaisir de revoir Kō Shibasaki, Hikari Mitsushima et Joe Odagiri à ce niveau. Une réussite, tout simplement, qui confirme tout le bien que je pense du réal' de La Famille Asada.
Le titre français m'a fait croire un temps qu'il s'agissait d'une adaptation de Konbini (aka La Fille de la supérette), très bon roman de Sayaka Murata, mais non. Il s'agit d'un film court, minimaliste et réconfortant sur une jeune femme perdue après avoir abandonné son premier emploi chronophage et qui va peu à peu prendre du recul, réaliser que l'essentiel est ailleurs (amitié, attirance pour un collègue et, Japon oblige, importance du repas) et reprendre le contrôle. J'ai des réserves sur l'actrice principale un peu fade, mais la tonalité Cajoline du film (j'insiste sur le qualificatif réconfortant) et sa courte durée me rendent indulgent.
Un thriller judiciaire à la structure vaguement rashōmonesque sur un enseignant accusé d'avoir poussé un élève au suicide... Si on considère le film comme un divertissement, ça fait le job - surtout grâce aux interprètes qui ont du métier. Mais si on espère une réflexion intelligente / nuancée sur le sujet, c'est foutu vu le traitement caricatural de tous les personnages. (Pour des raisons professionnelles, je ne pardonne jamais à un film une représentation caricaturale du système éducatif.) Allez, la moyenne parce que c'est la première fois que je découvre un film de Takashi Miike sur grand écran - ce qui est dingue pour un cinéaste dont j'ai déjà vu une quarantaine de films.



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