[Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Lun 26 Jan 2026, 22:58

Mark Chopper a écrit:Tu ne te dis pas que tu devrais ralentir le rythme ?


Jusque là j'ai toujours maintenu ce rythme d'un épisode par semaine et ça ne m'a pas empêché de prendre du plaisir.
Je trouve qu'il y a quelque chose d'atténué chez Atsumi et que cela rend la mécanique de l'ensemble moins irrésistible. Et puis Yamada est peut-être arrivé au bout des possibilités d'histoires. D'où l'idée d'un Tora sédentaire, ça aurait permis de rebattre les cartes.

Un des soucis avec Mitsuo, c'est ce côté sérieux et sentencieux. A la fin il dit que désormais il ne se moquera plus de son oncle. Or la moquerie entre les personnages a toujours été présente et n'a jamais empêché l 'affection. Et sinon, son oncle aussi peut être parfois sérieux et sentencieux. Mais alors là, attention ! Quand c'est le fait d'un Atsumi en possession de ses moyens, c'est autre chose.

Une chose est sûre dans tout cela : je passerai mon tour pour tora 49. Aucune envie de voir une version remontée d'un excellent épisode avec des inserts de Mitsuo en train de pleurnicher.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Lun 26 Jan 2026, 23:04

De mémoire c'est juste l'intro qui change. Avec un Mitsuo plus mature.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Lun 26 Jan 2026, 23:12

Oui, il y a peut-être aussi des plans au milieu et à la fin. Très dispensable. Opération marketing pour essayer d'intéresser de jeunes générations de spectateurs.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Mar 27 Jan 2026, 15:09

Opération marketing pour essayer d'intéresser de jeunes générations de spectateurs.


C'est une info du bouquin de Leblanc ? J'ai toujours cru que Yamada avait juste eu envie de ressortir son épisode préféré (avec un nouveau prologue à la place du rêve pour faire le lien avec l'arc Mitsuo) après la mort de Kiyoshi Atsumi.

En tout cas, j'aime bien Hidetaka Yoshioka. Je mate actuellement La Clinique du Dr Koto sur Netflix et, malgré le côté overdrama par moments, j'apprécie le voyage.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Mar 27 Jan 2026, 15:30

Mark Chopper a écrit:C'est une info du bouquin de Leblanc ? J'ai toujours cru que Yamada avait juste eu envie de ressortir son épisode préféré (avec un nouveau prologue à la place du rêve pour faire le lien avec l'arc Mitsuo) après la mort de Kiyoshi Atsumi.


Faudrait que je relise les pages, mais c'est une période avec des perturbations pour Yamada. Et oui, comme la saga était recentrée sur un jeune acteur en phase avec les jeunes générations, il y avait la volonté sous-jacente de peut-être perpétrer le virus tora-san à un autre public. Pas sûr que ça ait fonctionné. Le film a surtout dû attirer les inconditionnels.


Mark Chopper a écrit:En tout cas, j'aime bien Hidetaka Yoshioka. Je mate actuellement La Clinique du Dr Koto sur Netflix et, malgré le côté overdrama par moments, j'apprécie le voyage.


J'ai lu le manga (probablement à jamais inachevé), plutôt sympa. L'aspect humain des situations doit certainement fonctionner avec Yoshioka.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Mar 27 Jan 2026, 15:59

Je lis la page Wiki d'Atsumi (la version japonaise avec traduction Google) et je dois t'avouer qu'en regardant la série, je n'avais pas du tout réalisé qu'il était malade dès le 42ème film.

Je me demande si le fait de le savoir te rend plus sensible à ce déclin physique et à cet impact sur son jeu que moi lorsque j'ai découvert ces films.

Tu dis que tu as peur de ne pas retrouver de grand épisode d'ici la fin, mais j'ai vraiment aimé le 48ème - malgré, pour le coup, un Kiyoshi Atsumi très, très diminué qui passe tout le film assis ou adossé à un mur. A tel point qu'un véritable 49ème film n'aurait pas apporté grand-chose finalement, puisqu'on aurait eu une énième madone et non Ruriko Asaoka (mine de rien, le hasard malgré le malheur a bien fait les choses en faisant d'elle l'ultime madone).
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Mar 27 Jan 2026, 16:14

Mark Chopper a écrit:Je me demande si le fait de le savoir te rend plus sensible à ce déclin physique et à cet impact sur son jeu que moi lorsque j'ai découvert ces films.


Pas impossible. Le fait de savoir rend en tout cas plus sensible à ses expressions. Vraiment, dans les derniers films que j'ai vus, son visage est presque figé, assez peu expressif. On peut expliquer cela par la volonté de faire de Tora un perso plus assagi, mais quand on compare avec des épisodes plus anciens, ça fait de la peine. C'est ce qu'on a pu reprocher à certains acteurs, quand on disait de Funès qu'il faisait du de Funès ou de Gabin qu'il faisait du Gabin. Là, j'ai trouvé qu'Atsumi faisait du Tora-san ou plutôt essayait d'en faire parce que diminué sans possibilité de guérison. Je pense que le 48 sera malgré tout agréable (et poignant) à regarder.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Mar 27 Jan 2026, 16:20

Vraiment, dans les derniers films que j'ai vus, son visage est presque figé, assez peu expressif.


Rien que sur l'affiche du 48ème, j'avoue, c'est exactement ça :(
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Mar 27 Jan 2026, 16:31

C'est un gros problème car le plaisir qui émane de ce personnage vient de ce que ses sentiments sont extrêmement communicatifs. Et pour cela, il faut quand même une mobilité dans les traits, une énergie, aussi bien dans la gestuelle que dans le ton.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Mar 27 Jan 2026, 16:36

Leblanc présente la relation Tora-Mitsuo comme un passage de témoin. Il y a un peu de ça, mais comme Yoshioka n'est pas Atsumi dans cette capacité à transmettre des émotions, je n'y trouve pas mon compte. Et de toute façon, c'est un peu le souci pour pas mal de personnages. Chieko Baisho et Gen Maeda tirent encore leur épingle du jeu, c'est nettement moins le cas pour Tako, l'oncle et la tante. Je regrette beaucoup aussi l'absence d'Akemi qui avait elle aussi une verve assez irrésistible.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Mar 27 Jan 2026, 16:38

c'est nettement moins le cas pour Tako, l'oncle et la tante.


Ils commençaient à se faire vieux aussi.

Pour Akemi, oui, j'avoue... C'est curieux de l'avoir écartée en cours de route (alors qu'elle est au générique du 50ème).

EDIT : Ah et tu n'as plus qu'un opus avec Chishū Ryū à voir. Lui, même si on ne le voit que 3 mn parfois, c'est toujours un plaisir.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Mar 27 Jan 2026, 16:56

Je n'ai pas trouvé l'explication à la disparition de Jun Miho. C'est vraiment dommage car ses interactions avec Tora et Tako étaient à chaque fois vraiment amusantes.

Tako... quand je vois qu'il est mort en 1998 d'un cancer de l'estomac, je me demande si lui aussi n'a pas été touché par des prémisses à cette époque. Le teint n'est plus très frais. Là aussi, pas évident de trouver l'info.

Et oui, ça sent la fin pour Chishû Ryû. Ca c'est un truc qui me plait, depuis quelques épisodes on a droit à une petite discussion conclusive entre Sakura et lui. Très réussi à chaque fois. Son personnage a perdu en rigidité et gagné en moelleux. Il y a presque un côté gamin parfois.
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Biches (Les) - 4,5/10

Messagepar Olrik » Mar 27 Jan 2026, 20:04

Image

Les Biches
Claude Chabrol - 1968


Assez déçu. Sur le papier, on a une histoire qui zyeute du côté d'Hitchcock (forcément, avec Chabrol) et qui peut annoncer les variations de de Palma. Le tout avec un parfum de lesbianisme qui, lui, peut faire plaisir à l'inconditionnel de Mulholland Drive (j'y ai forcément pensé quand le personnage de Why commence à vouloir copier l'apparence de Frédérique). Peut-être qu'à l'époque le film a fait son petit effet, avec son ambiance de mystère, son rythme assez lent. Mais là, je dois dire que j'ai trouvé que ça manquait singulièrement de cohérence dans le traitement psychologique des personnages pour être touché par la surprise finale.
Ainsi l'amour que ressent Why pour Frédérique et même Paul. Pour donner une idée de sa portée, il aurait fallu ménager quelques scènes un peu fortes, mais là, ce n'est qu'esquissé et du coup on a du mal à comprendre le geste final.
Ainsi l'intérêt qu'a Frédérique pour Paul. Au début on se dit qu'il n'existe que pour rendre jalouse Why. Mais comme cette dernière s'accommode de leur relation, on pourrait se dire que Frédérique pourrait cesser sa liaison avec l'architecte. Mais non, elle la poursuit et c'est là que je fronce les sourcils tant j'ai du mal à gober que cette femme manipulatrice et sophistiquée puisse s'accommoder de cet type franchement plat.
De même, la présence des deux insupportables gais lurons parasites dans la villa. Ils auraient pu être pourtant un élément intéressant, à l'image des bouffons dans les tragédies shakespeariennes, mais là, que c'est poussif !
Enfin la folie, le malaise qui saisissent l'un des personnages. Et là aussi, on ne peut que constater que Chabrol a foiré l'approche psychotique.
Ça se veut vénéneux, à l'image d'une arme accrochée à l'un des murs de la villa, c'est surtout ennuyeux.
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Film: Biches (Les)
Note: 2/10
Auteur: pabelbaba

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Intendant Sanshô (L') - 9/10

Messagepar Olrik » Sam 31 Jan 2026, 09:58

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L'Intendant Sansho
Kenji Mizoguchi - 1954


Le palmarès du festival de Venise 1954 est cocasse. Lion d’or attribué à… Roméo et Juliette de Renatto Castellani (gné ?). Lion d’argent attribué à… La Strada, Les Sept Samouraïs, Sur les Quais et l’Intendant Sansho. Quelle drôle d’idée a pu germer dans la tête des membres du jury pour sacrer une œuvre académique tombée dans l’oubli plutôt qu’un des quatre chefs-d’œuvre ? Sans doute une méfiance à l’égard de films trop sombres, trop clivants, dans une époque de guerre froide où le festival est influencé par le Vatican et une volonté de respectabilité morale. Il y a aussi le fait que Kurosawa avait obtenu en 1951 le lion d’or pour Rashomon, avec pour conséquence la révélation d’un cinéma japonais que l’Occident ignorait. Donner de nouveau la récompense suprême trois ans plus tard à un film japonais venait sans doute trop tôt.

Mais après tout peu importe. Pour ce qui est du travail du temps, la Mostra de 1954 est un cas d’école. Roméo et Juliette n’est cité par aucune étude sérieuse, tandis que les quatre autres font partie des plus grands films de l’histoire du cinéma. Et L’Intendant Sansho, réalisé un an après Ugetsu (ça c’est un diptyque qui a de la gueule !) vaut largement sa flatteuse réputation.

On y suit la trajectoire tragique de deux enfants, Zushiô et Anju. Leur père, maire d’un village, a été envoyé en exil pour le punir d’une attitude trop bienveillante envers les pauvres. Son épouse et ses enfants rejoignent alors leur village natal mais sont en chemin attaqués par des brigands. La mère devient prostituée tandis que Zushiô et Anju rejoignent l’armée d’esclaves de l’intendant Sansho, figure d’autorité méprisable, exacte antithèse du père des deux enfants.

C’est le premier aspect intéressant de L’Intendant Sansho. Cette plongée dans le monde des 奴婢 (nuhi), les esclaves constituant une des plus basses castes. L’amateur de mangas (je veux dire : de bons mangas) se souviendra sans doute du fabuleux Kamui-den, de Sanpei Shirato. On a la même plongée dans cette injustice sociale émaillée de scènes brutales. Quand on chope un esclave en train de chercher à s’évader, on le marque au fer sur la gueule. Dans le cas de la mère devenue courtisane, on lui coupera carrément le tendon pour l’empêcher de récidiver. Dans cet univers sans espoir, les années finiront par user Zushiô qui, oubliant les paroles de son père lui expliquant que les hommes ont les mêmes droits, deviendra lui aussi brutal, appliquant lui-même sans hésiter la sentence du fer à un vieillard qui a tenté de s’évader.

On songe ici à Ugetsu en ce que dans les deux cas, deux personnages masculins perdent leur boussole morale. Dans Ugestu, Genjûro est égaré par le désir tandis que dans Sansho, Zushiô voit son âme détruite par ce système incarné par l’intendant. Autre point commun, le temps finit par agir comme un révélateur de leur égarement. À cela s’ajoute le rôle des femmes, toujours lucides. Elles, elles n’ont pas besoin de boussoles, elles savent d’instinct ce qui est bon et juste. Ainsi cette scène cruciale dans Sanshô où Zushiô et Anju ont pour mission de déposer dans le forêt une vieille esclave pour qu’elle soit dévorée par les premières bêtes venues. Anju saura bouleverser son frère, faire resurgir en lui le Zushiô d’autrefois qui prendra alors sur ses épaules la vieille infirme et s’évadera. Zushiô n’aura plus qu’à se suicider pour éviter de révéler sous la torture la direction prise par son frère. Comme pour Ugestu, la perte féminine (et même double avec la perte de la mère) agit comme un virage moral qui achèvera de faire prendre au protagoniste masculin une bonne direction pour la suite de sa vie. Ayant su plaider sa cause auprès du Premier ministre, Zanshiô retrouve son nom, ses droits, et même bien plus puisque le ministre lui octroie le poste de gouverneur dans la contrée où se trouve justement l’intendant Sansho. La rédemption sera en marche, le jeune homme pourra enfin appliquer les préceptes de son père en broyant Sansho et émancipant les esclaves… quitte à affronter un système féodal pour lequel il est encore trop tôt pour songer à se passer de la caste des nuhi.

Dénonciation frontale du pouvoir, de l’administration, de l’obéissance. Maigre consolation à la fin. Non, décidément, Sansho n’avait pas les meilleurs atouts pour remporter le lion d’or. Par contre, pour remporter l’adhésion de spectateurs qui aiment à ce qu’on leur raconte une histoire si possible avec de puissants moyens formels (comme pour Ugestu, petit éblouissement concernant les compositions, usage par ailleurs subtil du fondu pour créer un flashback), L’Intendant Sansho sortira grand vainqueur (allez, à égalité là aussi avec la Strada, Les Septs Samouraïs et Sur les Quais).
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