[Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Val » Dim 01 Fév 2026, 10:55

46 films :shock:

Mais où trouve t'il toute cette énergie ?
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Dim 01 Fév 2026, 11:13

Dans la Kirin Premium.

(Attends le bilan d'Alegas :mrgreen: )
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar osorojo » Dim 01 Fév 2026, 11:14

C'est vrai que ça cause 46 !

6 de mon côté, uniquement pour le challenge, je ne retrouve toujours pas le mojo :(
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Dim 01 Fév 2026, 11:45

Val a écrit:46 films :shock:

Mais où trouve t'il toute cette énergie ?


20 comprimés de Lipovitan D par jour, ça le fait !



Mark Chopper a écrit:(Attends le bilan d'Alegas )

Ouais, mais moi j'ai dû composer avec une opération au coude, il n'y avait plus les mêmes sensations pour manier la télécommande.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Dim 01 Fév 2026, 12:10

osorojo a écrit:C'est vrai que ça cause 46 !

6 de mon côté, uniquement pour le challenge, je ne retrouve toujours pas le mojo :(


On t'a perdu. Je compte sur un futur challenge 40's ou 70's pour te rebooster.

De mon côté, après quelques plaintes sur le manque de films asiatiques à l'affiche, mon ciné s'est sorti les doigts du cul et j'ai eu l'impression de vivre à Tokyo toute la semaine.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Dim 01 Fév 2026, 16:14

Moi je vais continuer à me faire mon challenge Japon. Décidément, cette année 1937 ne m'enthousiasme pas.
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C'est dur d'être un homme : C'est dur d'être Tora-san - 8/10

Messagepar Olrik » Dim 01 Fév 2026, 16:15

Image
Tora-san 45
C'est dur d'être un homme : C'est dur d'être Tora-san
Yôji Yamada - 1992


Suite de la liaison Mitsuo / Izumi. De quoi devenir franchement lassant, mais pour le coup, la pillule est nettement mieux passée. Ça commençait pourtant fort mal, avec Mitsuo qui, dans sa chambre, croyait bon de décorer un mur avec…

Image
Un putain de portrait de Luc Besson !


De quoi sortir violemment du film et d’appuyer recta sur la touche « STOP » de la télécommande. Heureusement, l’épisode s’avère très plaisant – en dépit d’un Kiyoshi Atsumi toujours en veille (1), tenez, comme Djokovic face à Alcaraz dans les deuxième et troisième sets de la confrontation du jour. Plusieurs raisons à cela.

D’abord, une madone réussie en la personne de Choko, coiffeuse-barbière jouée par une excellente Jun Fubuki. Il n’y a pas de secret, un bon épisode de Tora-san passe souvent par une excellente madone, et c’est plutôt le cas ici, à tel point que j’aurais apprécié davantage de scènes entre les deux personnages.

L’autre raison est le choix géographique concernant l’escapade amoureuse, choix qui me fait chaud au cœur, puisque pour cet épisode, Yamada a décidé de se rendre à Kyushu, plus précisément dans la préfecture de Miyazaki. Joie de voir des plans de l’aéroport de Miyazaki, de voir lors du générique l’île d’Aoshima, mais aussi le château d’Obi ou encore ce restaurant reconnaissable situé sur la route 377 face à l’océan, au sud de Miyazaki. Plaisir aussi de voir des endroits que je connais pas, mais que je me promettrai de découvrir lors du prochain séjour. Mais même sans cette proximité avec la région, le plaisir aurait été là je pense, tant la saga profite bien des couleurs vives d’un lieu ensoleillé.

Enfin, il y a l’ultime apparition de Ryû Chishû. C’est son dernier film, et quand je dis dernier ça ne concerne pas uniquement la saga. Il s’éteindra trois mois plus tard, à 88 ans, mettant fin à une prodigieuse carrière constituée de plus de 350 films. De nouveau, on le voit discuter gentiment avec Sakura, cette fois-ci avec Gen occupé à lui raser le crâne avec un rasoir. Comme il est tout de  blanc vêtu, j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose d’une touchante toilette pré-mortuaire. Il est en tout cas magnifique et, avec le cadre solaire de Miyazaki et la liaison Izumi-Mitsuo donnant lieu à une jolie scène de séparation sur le quai de la gare de Tokyo (avec enfin un baiser), son ultime prestation conclut à merveille une carrière qui aura duré qui aura duré 65 ans. Chieko Baisho va encore devoir s’employer avant d’atteindre le record.

8/10 (7,5 + 0,5 de bonus pour Miyazaki)

(1) On le voit plus souvent assis ou allongé que debout. Finalement, sa posture sur l'affiche est assez significative.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Dim 01 Fév 2026, 17:09

Qu'est-ce que je peux kiffer Chishū Ryū maintenant.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Dim 01 Fév 2026, 17:49

Il faut que tu le vois dans Kazoku, peut-être sa meilleure prestation dans la filmo de Yamada.
Ce serait un sacré challenge que d'essayer de voir tous les films de Chishû, mais challenge probablement impossible. Il doit y avoir pas mal de films définitivement perdus.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Dim 01 Fév 2026, 18:06

Bizarre qu'il n'y ait pas d'option sur Letterboxd pour mieux repérer les films perdus et comprendre ce qui est visible dans une filmo dans l'absolu ou pas.

Rien que chez Ozu, beaucoup de films d'avant-guerre sont perdus.

Mais rien qu'avec Tora-san, quelques Ozu et une poignée d'autres classiques, cet acteur est 3ème dans mes stats en nombre total de films vus.

(Sinon je compte mater la trilogie Tamiko dans l'année.)
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Dim 01 Fév 2026, 18:58

De très loins sa meilleure trilogie. Maintenant que je commence à avoir un peu de recul, les années 70 représentent pour moi le pic dans la carrière de Yamada. Il y a encore de bons moments après, mais franchement, je ne vois pas un seul film faible durant cette décennie.

Mark Chopper a écrit:Bizarre qu'il n'y ait pas d'option sur Letterboxd pour mieux repérer les films perdus et comprendre ce qui est visible dans une filmo dans l'absolu ou pas.

Après, à quel moment considère-t-on qu'un film est "perdu" ? Il y a toujours l'espoir de faire resurgir tel film qu'on croyait définitivement perdu. Toujours agréablement surpris de voir apparaître dans de belles copies sur les chaînes japonaises des titres que l'on ne connaissait qu'à travers des rips pourris de VHS venus d'on ne sait où et qui donnaient l'impression qu'on ne les verrait jamais dans des conditions décentes (je pense à Fear and Desire).
En tout cas, pour Ryû Chishû, l'Albanie permet de largement explorer la filmo.
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Chaussons rouges (Les) - 9/10

Messagepar Olrik » Lun 02 Fév 2026, 09:50

Image
Les Chaussons Rouges
Michael Powell et Emeric Pressbuger - 1948


Enfin l’occasion de compléter un peu la filmographie de Powell/Pressburger en voyant ces Chaussons rouges qui, par leur sujet, avaient tout me plaire.

Il y a d’abord le choix du spectacle de ballet. Pas non plus que je sois un inconditionnel du genre (même si j’ai pu voir des choses vraiment stimulantes), mais il est à mes yeux un cousin de l’opéra annonciateur du cinéma, c’est-à-dire un spectacle total fusionnant plusieurs arts, avec ce que ça peut engendrer comme tensions entre les différents créateurs, ici le compositeur, le chorégraphe, le décorateur et les artistes.
Durant la première heure on assiste ainsi au projet d’un fameux chef de troupe, Lermontov, celui de monter Les Chaussons Rouges, d’après un conte d’Andersen. On assiste au recrutement, particulièrement celui de Julian Craster pour la partition et celui de Victoria Page pour remplacer la danseuse étoile Irina Boronskaya. Les deux jeunes gens y découvrent les petites magouilles du métier (Craster s’est plaint auprès de Lermontov d’avoir été plagié par le précédents compositeurs, chose que Lermontov minimise) mais surtout l’effervescence et le désir de perfection artistique de Lermontov. Ce dernier n’a d’ailleurs pas vraiment caché son mépris quand il a appris que la Boronskaya quittait la troupe pour faire un beau mariage. Pour lui, l’Art est plus important que tout, à commencer la vie.

Et de fait, quand arrive au milieu du film cette séquence de dix-sept minutes restituant la première des Chaussons Rouges, on ne peut qu’acquiescer. Séquence fabuleuse qui semble-t-il a été critiquée à son époque par les amateurs de ballet, estimant qu’elle était par trop irréaliste. Ici on a envie de répondre : encore heureux ! Fusionnant différents arts, le ballet ajoute ici l’ingrédient cinématographique pour créer une expérience folle qui m’a rappelé la séquence du Broadway Melody Ballet dans Chantons sous la pluie. Mais précédant le film de Donen de quatre ans, celui de Powell et Pressburger propose une séquence plus intense, plus foisonnante, plus audacieuse. Évidemment qu’elle est irréaliste, évidemment que Victoria ne peut se mouvoir ainsi d’un décor à l’autre en faisant fi des limites matérielles de la scène. Mais c’est peut-être aussi parce est cette dernière est sublimée par le subconscient d’une artiste qui, à cet instant, ne fait qu’un avec son art. Pourtant, de manière subliminale, le visage de Craster apparaît, comme une image inconsciente de ce que la vie peut apporter de tentation amoureuse. Mais aussitôt celui de Lermontov surgit : l’ivresse de l’art avant tout.

Cette dualité sera à l’œuvre dans la deuxième moitié du film. Victoria et Craster tomberont amoureux et fileront le parfait amour, suscitant colère et mépris de Lermontov qui décidera de les remplacer, les estimant dorénavant vidés de toute force artistique. Mais c’est là qu’il se trompe. Au-delà des écœurantes mignardises de la passion naissante, l’amour peut devenir un moteur créatif, comme en témoigne une ébauche de partition qui tombe entre les mains de l’équipe de Lermontov et qui montre que le jeune compositeur n’a rien perdu de sa fougue créatrice.

Et il ne peut qu’en aller de même pour Victoria qui, rabibochée avec Lermontov, accepte de reprendre Les Chaussons Rouges le temps d’une représentation unique. Mais c’est alors qu’intervient le facteur humain. Si, en théorie, art et vie pourraient positivement s’influencer, en pratique, il faut prendre en compte les personnalités problématiques des principaux représentants des deux facettes. Craster n’accepte pas que Victoria retourne auprès de Lermontov. Lui, ce qu’il veut, c’est avoir sa muse perpétuellement à ses côtés, tandis que Lermontov crachera de nouveau son mépris et ses insultes quand il apprendra que Victoria, alors que la représentation des Chaussons Rouges est sur le point de commencer, s’apprête à le lâcher pour retourner à Londres auprès de Craster. Il parviendra cependant à l’emporter. « On n’a qu’une vie, et la vôtre et la danse. » « Vous allez danser comme personne n’a jamais dansé. » Paroles funestes. Effectivement, Victoria effectuera une danse, mais ce ne sera pas celle escomptée. Désespérée, Victoria laissera son subconscient l’envahir alors qu’elle commet l’erreur de chausser les chaussons rouges avant d’entrer sur scène (dans la pièce, son personnage n’enfile les chaussons surnaturels qu’après une scène d’introduction). Elle devient alors le personnage du ballet, mais dans le réel, dans cette vie qui lui refuse l’art, du moins dans ce qu’il suppose de perfection, presque de sacré (à un moment, Lermontov avoue que l’art est pour lui une religion). Et comme l’héroïne de l’histoire, elle deviendra elle-même héroïne malheureuse, mais de son histoire, avec la seule issue possible à cette réconciliation impossible entre vie et art.

Finalement, Les Chaussons Rouges, c’est un peu Anna Karénine faisant des pointes et des entrechats.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Alegas » Lun 02 Fév 2026, 11:31

Comment tu fais plaisir là. :super:

T'as prévu d'autres Powell/Pressburger ou tu voulais juste mater celui-ci en one shot ?
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Lun 02 Fév 2026, 11:59

Vu comment je suis disponible en ce moment (semaine d'arrêt de travail + vacances à suivre) et que je n'aurais que ça à foutre de me mater plein de films, pas impossible que je me fasse un ou deux Powell/Pressburger. J'avais vu Le Narcisse noir et Colonel Blimp que j'avais aimés, aucune raison pour que ça se passe mal.
Concernant Les Chaussons Rouges, la séquence centrale du ballet entre d'office dans mon top 5 des plus belles séquences dansées au cinéma. J'ai pas fini de la revoir.
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