[Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Sam 07 Fév 2026, 21:33

Tu peux ralentir et faire durer le plaisir... Mate des films de 1937.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Sam 07 Fév 2026, 21:47

Mark Chopper a écrit:Mate des films de 1937.

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Agent secret - 7/10

Messagepar Olrik » Lun 09 Fév 2026, 09:23

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Sabotage
Alfred Hitchcock - 1936


Intéressant et en même temps bancal. Vérification faite dans le Hitchcock / Truffaut : les deux réalisateurs pensaient la même chose. L’exposition est réussie, Sylvia Sidney est du miel pour les yeux, la scène à suspense avec la bombe est réussie, tout comme la scène finale du repas, même si, comparé aux futurs chefs d’œuvre hollywoodiens, le suspense m’a paru plus lourd dans son traitement. Mais ce qui fait un peu froncer les sourcils, c’est quand le détective du film (infiltré dans une épicerie pour surveiller le patron d’un cinéma voisin, patron que l’on suspecte d’actes de sabotage) commence à flirter avec la femme de son suspect. OK, elle a le physique de Sylvia Sidney, je peux comprendre cela, mais du coup on en vient à éprouver de la sympathie pour le méchant du film.

Surtout,
était-ce bien raisonnable de faire sauter le jeune garçon à cause de la bombe qu’il transporte innocemment ? Durant toute la scène, je me suis dit qu’il allait se passer un événement qui allait sauver in extremis le gamin – qu’Hitch présente d’ailleurs durant tout le film de manière à susciter la sympathie. Et en fait non, la bombe fait boum ! et le gamin avec. On est dans la manipulation un peu écœurante – et risquée : Truffaut fait remarquer qu’on « frôle l’abus de pouvoir » quand on fait mourir un enfant dans un film et qu’on court le risque de contrarier le public, ce à quoi Hitch répond qu’il est d’accord et que, selon lui, la solution aurait été de… faire mourir le gosse de la main de son beau-père ! :mrgreen:


En fait, peut-être que le problème vient de la courte durée du film. Avec un quart d’heure en plus, Hitchcock aurait pu développer certains aspects, mieux faire avaler certaines pilules (le détective qui se fait surprendre par des malfrats et qui s’en sort sans le moindre problème, une explosion bienheureuse qui permet trop facilement de ne plus avoir de traces d’un cadavre…). Là, ça fait un peu BD, avec ce que cela suppose de condensation narrative parfois un peu forcée.
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Film: Agent secret
Note: 6,5/10
Auteur: Alegas

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Jeune et innocent - 7/10

Messagepar Olrik » Mar 10 Fév 2026, 15:19

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Jeune et Innocent
Alfred Hitchcock - 1937


Petite séance bien sympa. J’avais écrit à propos de Sabotage qu’il y avait un côté BD. Je pourrais dire la même chose de Jeune et Innocent, mais cette fois-ci la remarque peut être perçue davantage comme un compliment. On y trouve cette légèreté un peu aventureuse que l’on aura par exemple dans North by Northwest, autre film où l’on suit la cavale d’une homme accusé d’un crime qu’il n’a pas commis.

Dans Jeune et innocent, l’argument est archi-simple : une femme est retrouvée sur une plage, étranglée. Pas de chance, une de ses connaissances, un jeune scénariste pour le cinéma, passe par là et les circonstances font qu’il est perçu comme le suspect n°1. Il prend la fuite avec pour objectif de mettre la main sur un manteau qui permettrait de le disculper. Mais comme ce serait un peu ennuyeux s’il était tout seul, Hitchcock lui adjoint une jolie blonde (qui n’est autre que la fille d’un inspecteur de police), jeune femme moderne qui sait conduire une voiture et qui forcément s’amourache un peu du faux coupable. La fille a d’ailleurs un fox terrier qui ne la quitte jamais, achevant de donner un côté Aventures de Tintin à la fine équipe. Et ce nn’est pas fini puisque viendra non le capitaine Haddock mais un clochard qui fournit un indice important : le vrai coupable (que l’on a vu au début du film) a un tic au niveau des yeux.

Le film se passe donc essentiellement sur les routes, ponctué de petites mésaventures, la plus surprenante étant un goûter chez la tante de la jeune femme et dans lequel le couple va se voir contraint de faire une partie de colin-maillard avec de la marmaille ! Hitchcock ou l’art de créer du suspense avec du WTF.

Côté réalisation, la scène avec le diorama pour créer du spectaculaire avec une voiture et une locomotive filant à toute vapeur m’a bien amusé. En blu ray, ça ne pardonne pas, mais je me suis demandé si les spectateurs de l’époque n’y voyaient que du feu. Cependant le vrai morceau de bravoure est un plan d’une minute trente dans une salle de bal où la caméra, perchée sur une grue, fait un mouvement panoramique au-dessus de la piste de danse avant d’effectuer un travelling en direction de l’homme au tic. Dès cet instant, le spectateur sait où il se trouve, il a une info que les personnages n’ont pas, décalage qui créé un excellent suspense et qui conclut de brillante manière le film et qui me donne envie de compléter un peu ma connaissance de la période anglaise d’Hitchcock.
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Film: Jeune et innocent
Note: 7/10
Auteur: Alegas

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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Mar 10 Fév 2026, 15:50

Jamais vu... Je vais tenter.
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Raibow Seeker (the) - 7,5/10

Messagepar Olrik » Mer 11 Fév 2026, 15:57

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The Rainbow Seeker
Yôji Yamada - 1996


Tetsuo Takaha meurt le 31 octobre 1995.

Kiyoshi Atsumi meurt le 4 août 1996.

Cela fait beaucoup pour Yamada. L’opus 48 avait en partie pour toile de fond le séisme de Kobe. Là, c’est un autre séisme qui tremble sous ses pieds. Lors d’un hommage à son acteur fétiche au studio d’Ôfuna où 36000 admirateurs viennent malgré une chaleur de plomb, le réalisateur prend la parole, forcément très ému, et bat sa coulpe, s’accusant de ne pas avoir assez pris la mesure de la maladie de son acteur, de l’avoir trop sollicité. Mais d’un autre côté, Atsumi aurait-il été si heureux d’être mis à l’écart pour prolonger sa vie de quelques semaines (ou peut-être l’écourter d’ailleurs), de se sentir inutile alors que l’attendait son travail pour porter un peu plus haut la légende de son personnage ? À mes yeux l’aveuglement de Yamada n’est pas à blâmer. Pour ces deux artistes qui vivaient de leur art, faire des films étaient autant de missions qui supplantaient les soucis périphériques, à commencer par la santé.

Et justement, comment panser ses plaies après un telle perte ? Pour Yamada, c’est tout simple : en faisant un film. Précisément un film sur le cinéma, aussi bien l’art que le lieu où on le projette. Et comme il s’agit de rendre hommage à Atsumi, Yamada réunit nombre d’acteurs qui auraient dû jouer dans l’opus 49 de Tora-san, à commencer par Chieko Baisho, Gin Maeda, Hidetaka Yoshioka et Yuko Tanaka qui aurait dû en être la madone. Et bien sûr, comme il faut un acteur bonhomme et rêveur pour évoquer Atsumi, il choisit Toshiyuki Nishida, dans le rôle de Katsuo, patron d’une salle de cinéma dans la petite ville de Wakimachi, à Shikoku. Lui, projeter des blockbusters comme Retour vers le futur (malicieusement, un plan nous montre à un moment un téléviseur où un présentateur annonce la diffusion du film de Zemeckis) ne l’intéresse pas. Ce qu’il aime, c’est partager des classiques, qu’ils soient japonais (Voyage à Tokyo), français (Jeux interdits) ou américains (Singin’ in the rain).

Un jour, il prend pour employé un jeune qui a fui sa famille après une violente dispute avec le paternel (évidemment le personnage de Yoshioka). Un lien de maître à disciple va se tisser, rappelant évidemment un autre duo. Katsuo est par ailleurs amoureux de Yaeko, patronne d’un petit bar. On s’en doute, l’histoire ne se terminera pas de manière heureuse, mais ce n’est pas grave, car Katsuo a un allié de taille pour soigner ses plaies : le cinéma. Et là, on est prié de sortir les mouchoirs quand arrive la scène où Katsu et Ryo, seuls dans la salle, se matent le tout premier Tora-san. C’est un fulgurant bond dans le temps pour le spectateur qui, depuis plusieurs années, était habitué à voir un Kiyoshi atsumi languissant au visage boursouflé. Et voir le personnage de Nishida, terrassé par les larmes à la fin, sans doute autant secoué par sa débâcle amoureuse que par son côté réceptacle des émotions véhiculés par un film, est significatif. Tora-san, porté par la grandeur d’un Atsumi dans la fougue de sa jeunesse, est de ces personnages qui touchent l’âme.

Et l’hommage ne s’arrêtera pas là, puisque Yamada livrera peu après quelques clins d’œil qui achèveront de faire de ce film non seulement un élégant hommage à Kiyoshi Atsumi, mais encore un film sur le cinéma que je trouve personnellement plus réussi (parce que plus touchant) que Kinema no Tenchi.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Mer 11 Fév 2026, 16:55

Et toi qui redoutais ce film :mrgreen:

Bon, la suite est moyenne (mais j'aime bien le perso de Shō Aikawa).

Et l’hommage ne s’arrêtera pas là, puisque Yamada livrera peu après quelques clins d’œil qui achèveront de faire de ce film non seulement un élégant hommage à Kiyoshi Atsumi, mais encore un film sur le cinéma que je trouve personnellement plus réussi (parce que plus touchant) que Kinema no Tenchi.


Ah oui ? Pourtant Final Take offre de grands moments. Rien que Ittoku Kishibe dans un rôle à Ozu qui dirige une scène, suivi d'un plan sur Chishū Ryū qui n'est pas très loin... Je trouve plein de petits moments magiques comme ça dans le film. Et la dernière scène d'Atsumi est très touchante.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Mer 11 Fév 2026, 18:01

Mark Chopper a écrit:Et toi qui redoutais ce film

J'avoue. :mrgreen: Au moins, le pessimisme a permis une bonne surprise. Et oui, le deuxième volet a l'air moins bon...

Mark Chopper a écrit:Ah oui ? Pourtant Final Take offre de grands moments. Rien que Ittoku Kishibe dans un rôle à Ozu qui dirige une scène, suivi d'un plan sur Chishū Ryū qui n'est pas très loin... Je trouve plein de petits moments magiques comme ça dans le film. Et la dernière scène d'Atsumi est très touchante.

En fait, dans les années 70 et 80, à chaque fois je me frottais les mains quand arrivait un film "hors Tora-san". Je n'ai pas retrouvé le même plaisir avec Kinema no tenchi. C'est lié aux claques de la trilogie Tamiko et aux deux films avec avec Ken Takakura. Mais oui, les scènes que tu cites sont excellentes évidemment. Après, avec tout ce que je me suis goinfré, va falloir que je laisse maturer un peu.
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Joies matrimoniales - 4,5/10

Messagepar Olrik » Mer 11 Fév 2026, 21:06

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Joies matrimoniales (Mr. & Mrs. Smith)
Alfred Hitchcock - 1941


Unique comédie d'Hitchcock, réalisée pour faire plaisir à son amie Carole Lombard.
Bon, n'étant pas un amateur de screwball comedy, je ne suis sans doute pas le meilleur juge. Je concède un certain charme, mais dans l'ensemble j'ai trouvé cela faiblard. D'ailleurs, dans le Hitchcock/Truffaut, les deux réalisateurs l'évoque rapidement, sans insister, sans doute parce qu'ils estiment qu'il n'y a pas grand chose à dire.
On retrouve pourtant une certaine forme de légèreté que l'on retrouve dans d'autres films d'Hitchcock. Car s'il n'est pas à proprement parlet un réalisateur comique, c'est un réalisateur qui maîtrise parfaitement l'humour. Mais voilà, cet humour est surtout efficace chez lui quand il n'est qu'un ingrédient parmi d'autres, pour alterner notamment avec des scènes plus graves. Là, j'ai trouvé l'ensemble longuet et répétitif.

4,5/10
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