[Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Ven 13 Fév 2026, 10:28

Pour Marty Supreme, il rejoindra la liste des films américains proclamés comme des chefs-d’œuvre avant même leur sortie


C'est bon, je me suis arrêté à Babylon.

Je pense que les films qui ont ravivé ma flamme pour le ciné depuis 2024 sont, tant sur le fond que sur la forme, en tout point opposés à ces films - donc ça ne peut pas marcher sur moi, pas en ce moment, pas avec mes goûts. Et je pense que c'est pareil pour toi.

Mais je suis quand même curieux : est-ce un brulot anti-Trump comme tous les chefs-d'œuvre du cinéma américain depuis un an ? :mrgreen:
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Scalp » Ven 13 Fév 2026, 10:32

Chalamet je vais pas lui enlever un truc, il est bon en promo, il a un vrai coté bon gars sympa, mais bon il joue que dans des films de merde.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Jed_Trigado » Ven 13 Fév 2026, 10:37

T'es aussi fan de L'AS Saint Etienne comme lui ? :mrgreen:
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Scalp » Ven 13 Fév 2026, 10:41

Respecte moi.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Ven 13 Fév 2026, 11:05

Mark Chopper a écrit:Mais je suis quand même curieux : est-ce un brulot anti-Trump comme tous les chefs-d'œuvre du cinéma américain depuis un an ? :mrgreen:

Tu plaisantes, mais le fait est que son personnage a un côté casse-couilles qui a tendance à retourner sa veste ou à faire un caca nerveux dès qu'il y a une chose qui ne va pas dans son sens. Ce qui pose problème pour le rendre sympathique...

Scalp a écrit:Ca se voit bien dans le trailer que le film va être insupportable.

Je sais, j'ai manqué de lucidité. Mais après avoir vu Tora-san 50, il ne fallait prendre aucun risque, le film ne pouvait qu'être inférieur et tant qu'à faire, autant prendre une bouse. Comme ça, c'est fait, je peux maintenant repartir sur des choses plus plaisantes.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Ven 13 Fév 2026, 11:53

Idée cadeau (vue sur la page Facebook de Roboto Films) :

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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Olrik » Ven 13 Fév 2026, 12:11

Argh ! Tout à fait le genre de goodies que je suis capable de raquer si jamais je tombais dessus au Japon.
Cela dit, j'aimerais mieux une belle action figure. Ici, je me prends à rêver d'une collection avec les figurines de Sakura, d'Hiroshi, de Lily, de Gozensama... de Tako (dans les accessoires il aurait de précieux documents à remettre à son centre des impôts) ! Bordel ! Faut soumettre l'idée à Roboto films !

Notre premier coffret Tora-san, que l'on espère être le premier d'une longue série, se dévoilera bientôt.

Tout va donc dépendre du succès ou non du premier coffret. Je tenterais bien l'aventure, surtout si le coffret a de la gueule, mais si c'est pour se trouver avec une collection qui s'arrête en cours de route...
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Ven 13 Fév 2026, 12:37

Je prendrai le premier coffret... Il faut encourager cette entreprise suicidaire.

Certains attendent que tous les Zatoichi soient édités pour prendre le premier coffret... Mauvaise idée, il sera épuisé d'ici là.

Tant pis si tout n'est pas dispo au final. J'aurai quand même un coffret quasi unique au monde.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar osorojo » Ven 13 Fév 2026, 12:40

J'en serai pour le coffret Tora-San même si je n'achète plus rien. Pour le coup, c'est un vrai effort je trouve, un acte important à mon sens qui mérite d'être soutenu.
Sous réserve qu'il ne coûte pas 150 balles, hein.
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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Mark Chopper » Ven 13 Fév 2026, 12:49

150 balles, c'est le prix des Sept samouraïs multiplié par 2 (ce que j'ai vu à la Fnac cette semaine), ça va à notre époque :mrgreen:
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Under the open sky - 8/10

Messagepar Olrik » Sam 14 Fév 2026, 16:13

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Under the Open Sky
Miwa Nishikawa – 2020


Assurément un des tout meilleurs films japonais de 2020. On y suit Mikami, un yakuza venant d’achever une peine de treize ans de prison. Décidé à ne plus y retourner, il cherche à tout prix à se réinsérer, pouvant compter sur un ancien ami, mais aussi sur le patron d’un konbini qui le prend en sympathie, tout comme un journaliste à qui il a demandé de faire des recherches afin de retrouver sa mère qui l’avait abandonné il y a bien longtemps.

Mais tout n’est pas simple bien sûr. Nishikawa explore les grains de sable qui peuvent enrayer la mise en place du projet. D’abord, Mikami n’est plus de la première jeunesse. Ensuite, son permis de conduite n’étant plus valide, il lui faut recommencer à prendre des heures de conduite. Mais pour cela, il faut de l’argent, un boulot, pas simple quand on est un ex-yakuza. Evidemment, il y a la tentation de basculer de nouveau vers le côté obscur… mais apparemment, le monde des yakuzas est devenu bien fragile, voué à disparaître. Dès lors, que faire ?

Grosse performance de Koji Yakusho qui ne nous sert pas une prestation taiseuse comme un Ken Takakura a pu le faire dans ce genre de rôle. Badass, il l’est. Mais aussi ingrat, injuste, drôle et attendrissant. Son portrait est nuancé, ce n’est pas non plus la pauvre petite frappe sympathique qui a été victime de la machine judiciaire impitoyable. Ainsi cette scène où il vient en aide à un homme qui se fait agresser dans la rue par deux voyous. Pétri d’esprit chevaleresque, Mikami ne peut faire autrement que d’intervenir, et le spectateur est bien content de le voir faire. Mais d’un autre côté, la manière est rude, écœurante (dents ensanglantées parce qu’il a mordu un de ses adversaires jusqu’au sang, vanité de surjouer la brutalité parce qu’il sait qu’à deux pas se trouve le journaliste qui filme la scène…) et stupide car elle est le meilleur moyen d’avoir un ticket pour revenir à la case prison. Revenir dans la vraie vie suppose un polissage de tous les instants, sans pour autant devenir un robot.

Deux heures durant, on suit donc la trajectoire de cet homme sans éprouver le moindre ennui, grâce aussi bien à l’impeccable prestation de Yakusho, mais aussi des personnages secondaires et une histoire qui parvient habilement mélanger passages lumineux, parfois franchement drôles, et instants plus sombres. D’ailleurs, le titre original est Subarashiki sekai, soit « un monde merveilleux », choix qui n’est pas sans ironie.

Dans tout cela, je suis étonné d’une chose, c’est qu’il ne soit pas parvenu jusqu’à nous, surtout après le gros succès de Perfect Days, cela aurait été le moyen de surfer sur la renommée subite en France de Yakusho.
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Vie d'Émile Zola (La) - 5/10

Messagepar Olrik » Sam 14 Fév 2026, 22:09

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La Vie d'Emile Zola
William Dieterle - 1937


Un biopic de 1937 sur Zola, et qui a été interdit en France jusqu'aux années 70... allez, ça se tente ! Ouais, sauf que, assez rapidement j'ai compris que le script n'avait qu'un seul but : traiter "l'Affaire" (ce qui explique sans doute le long purgatoire du film en France). Alors évidemment, c'était un passage obligé, mais cela nécessitait-il d'avancer au pas de charge, de sacrifier les années de Zola en tant que journaliste, le groupe de Médan (j'aurais bien aimé voir Huysmans et Maupassant, moi), le grand oeuvre que sont les Rougon Macquart et les attaques de la critique ? La reconstitution du procès est bien sympathique, mais aussi un peu longue et pas toujours bien palpitante. On sent bien l'hostilité des antidreyfusard face auxquels Zola est présenté comme le chantre de la liberté. Mais à aucun moment on explique l'acharnement contre le capitaine Dreyfus. On peut tendre l'oreille, jamais les mots "juifs" et "antisémistisme" ne seront prononcés. Selon des historiens, ce serait dû à la timidité des dirigents du studio, majoritairement juifs et soucieux de ne pas suciter de vague, alors que de l'autre côté de l'Atlantique le nazisme et l'antisémtisme gagnaient en puissance. On peut le comprendre, mais pour une telle affaire et pour cet écrivain qui n'a pas hésité à payer de sa personne pour défendre la vérité, c'est forcément un peu décevant...
À noter l'affiche très WTF. A aucun moment du film Paul Muni ne ressemble au type qui y est montré.
5/10
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Samouraï du crépuscule (Le) - 7,5/10

Messagepar Olrik » Mar 17 Fév 2026, 17:30

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La Samouraï du crépuscule
Yôji Yamada - 2002


Après Tora-san, j’ai fini la tétralogie Gakko, me voilà tout triste… mais pas longtemps car il faut maintenant enchaîner avec la trilogie de Yamada consacré au jidai geki.

Après 77 films, alors âgé de 71 ans, Yamada estime en effet qu’il est temps pour lui d’aborder le genre. Mais attention ! pas pour rigoler, comme c’était le cas pour quelques histoires pre-Tora-san ou bien lors de rêves inauguraux pour quelques opus de sa fameuse saga. Pas totalement satisfait par ce que proposait le genre, il décide d’amasser une somme colossale d’information afin de livrer un film qui sera pleinement réaliste. Et de fait, on a, en voyant ce Samouaï du crépuscule, l’impression d’assister à un jidai geki inhabituel. Ceux qui ont adoré Harakiri apprécieront probablement ce film. Non qu’il se termine par un bain de sang, mais parce qu’il a pour personnage principal un samouraï de bas rang. Pauvre, pouilleux, ayant perdu sa femme et devant s’occuper de ses deux petites filles et de sa mère malade, Seibei est préposé dans son fief à la comptabilité des récoltes. Gagnant une misère, il en est rendu à fabriquer des cages à moustiques pour arrondir ses fins de mois. Et ça ne lui pose pas de problème. Devenir même paysan, le jour où l’on n’aurait plus besoin de samouraïs, lui est complètement envisageable.

On est donc plongé dans ce quotidien paisible parfois tout de même un peu troublé par quelques péripéties. Mais manifestement, avoir un nombre substantiel de scènes d’action ne faisait pas partie du cahier des charges de Yamada qui ne livre que deux scènes de duels. Deux scènes cependant réussies et, là aussi, fruit de ses recherches documentaires. Habituellement, dans un jidai geki, un coup bien placé et l’adversaire meurt. Mais apparemment, ce n’était pas forcément le cas, des sources indiquant que les combats trouvaient souvent leur fin après une durée parfois conséquente, quand l’un des adversaires s’écoulait à demi vidé de son sang après avoir encaissé plusieurs blessures. Ainsi le deuxième duel, de surcroît précédé d’un prologue dialogué assez intéressant.

Approche plutôt neuve, donc, et à laquelle s’ajoute de ces ingrédients qui, dès les premières minutes, font comprendre que l’on est bien devant un film de Yamada. Ainsi la venue du vieil oncle, mécontent d’apprendre que Seibei s’est fait houspiller par son chef parce qu’il sentait mauvais. Le fâcheux typique qui permet après à la cellule familiale de s’enjoyer par contraste.

Le film a connu un succès flatteur, à la fois au Japon et à l’étranger. C’est en effet le premier film de Yamada à connaître les honneurs des écrans français. Et apparemment, les deux autres opus sont de la même qualité. On le croyait calmé, Yamada revient plus inusable que jamais.
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Chantage - 4,5/10

Messagepar Olrik » Mar 17 Fév 2026, 22:34

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Blackmail
Alfred Hitchcock - 1929


Ouch ! Je ne pensais qu’un film d’Hitchcock, en-dehors de ses derniers, serait si difficile à regarder. Et en même temps, Blackmail a un côté bâtard qui n’est pas sans charme. Premier film parlant du cinéma britannique, il possède aussi une version entièrement muette. Au moment où il commence le tournage, Hitchcock sait que l’arrivée des premiers outils de captation sonore en Angleterre n’est qu’une question de semaine. A la fin du tournage, surprise ! son producteur lui montre un beau studio d’enregistrement tout neuf importé des Etats-Unis. Hitch entreprend alors de retourner uniquement les scènes où il y aura un doublage.

Très bien, mais le problème est que l’on a cette curieuse impression de nous trouver dans des scènes parlantes très peu naturelles. Et ce ne sont pas les inévitables crachotements ou la synchronisation imparfaite qui m’ont fait tiquer, mais plutôt l’enchaînement terriblement lent et foireux entre les répliques, donnant presque des allures de théâtre de l’absurde à la Inoesco. Le tout agrémenté d’inserts montrant des visages dans la plus pure tradition du muet, c’est-à-dire forçant l’expressivité des sentiments. Bref, j’ai fini par trouver le temps long au bout d’une heure, malgré deux scènes intéressantes. Celle du meurtre au couteau d’abord. Quand on sait ce que cette arme aura de traumatisant dans Psychose, j’avoue que le montage et l’aspect graphique de la scène offrent déjà une atmosphère macabre assez réussie. Pas mal non plus est la scène de déjeuner, durant laquelle Hitchcock expérimente un bidouillage sonore mettant l’accent sur le mot « knife » répété au milieu de répliques indistibnces du fait de la confusion mentale de l’héroïne. D’un autre côté, j’ai trouvé déplorable la témérité bien débile du maître chanteur.

A l’origine, Hitchcock avait songé à conclure avec une fin négative inventive dans sa manière de faire écho au début du film. Les producteurs ne l’ont pas entendu ainsi et ont préféré une fin plus apaisée pour le public. Dommage, on aurait alors peut-être eu un petit bijou d’humour noir.

4,5/10
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Note: 5,5/10
Auteur: Alegas

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Re: [Olrik] Eiga fan wa tsurai yo ! 2026

Messagepar Val » Mar 17 Fév 2026, 23:07

Tiens, découvert hier de mon côté et, malgré le rythme très lent, j'ai bien aimé.
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