♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦Le couloir de la mort / The EvilFilm de Gus Trikonis · 1 h 30 min · 1978 (USA)
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦Fallait nourrir KayserOn ne pourra pas enlever à Gus Trikonis tous les efforts faits pour donner aux couloirs assassins de sa bobine des airs de tueurs en série surpuissants, à grand renfort d’effets spéciaux à l’ancienne qui, mine de rien, font toujours le boulot.
Plusieurs passages me restent en tête, notamment cette séquence de torture menée par un esprit moqueur et impalpable sur une jeune femme à peine sortie de sa sieste, qui se débat contre un ennemi invisible. J’ai passé la scène à me demander comment ils s’étaient débrouillés pour que ça rende aussi bien à l’image (fils de nylon ? bouts de ficelle et système D ?).
Bien aimé aussi le détour par les sables mouvants, ou encore le petit accident bien sanguinolent, scie à métaux en main… Franchement, visuellement, c’est plutôt bien fichu.
Malheureusement, côté script, ça part un peu dans tous les sens et ça manque d’idées. Le coup de la maison habitée par une force supérieure a été tellement essoré depuis qu’aujourd’hui, ça ne suffit plus. Et ici, manque de pot, il n’y a pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent, si ce n’est quelques querelles autour de l’acceptation de l’inexplicable, vaguement psycho-philosophiques.
Reste un casting plutôt cool pour le genre : tout le monde fait le boulot, sans trop en faire, ce qui est déjà pas mal.
Une péloche globalement moyenne pour la faire courte, jamais franchement antipathique, portée par quelques effets qui marquent, mais trop pauvre sur la durée pour vraiment décoller.
À noter un final assez couillu — ou bricolé, c’est selon — qui m’a fait sourire. Certains y verront du culot, d’autres un joyeux raté. Moi, j’avoue, ça m’a plutôt amusé.