[Alegas] Mes Critiques en 2026

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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Dunandan » Jeu 02 Avr 2026, 19:23

Les vrais fans apprécient aussi le 3. :chut:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Mark Chopper » Jeu 02 Avr 2026, 19:33

Mais les fans de qui ?
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Dunandan » Jeu 02 Avr 2026, 19:36

De Joey Wong cette fois-ci, ça ne se voit pas ? :mrgreen:
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Au temps de la guerre des étoiles - 0/10

Messagepar Alegas » Lun 06 Avr 2026, 14:21

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The Star Wars Holiday Special (Au temps de la guerre des étoiles) de Steve Binder
(1978)


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Ce téléfilm est précédé d’une réputation assez odieuse donc je savais à peu près dans quoi je rentrais, mais malgré ça c’est quand même très surprenant à quel point ça va loin dans la médiocrité, absolument rien ne va. Plus d’un an après sa sortie, Star Wars est devenu le phénomène planétaire que l’on connaît, et la Fox cherche à capitaliser autant que possible sur ce succès surprise, notamment via sa chaîne CBS qui se dit qu’un Holiday Special pour les fêtes de fin d’année serait une chouette idée. L’idée est validée, sur le principe, par George Lucas et Gary Kurtz, sauf que ces derniers sont pleinement occupés par la préparation de Empire strikes back, et du coup les gens de CBS vont gérer le truc de leur côté, pour un résultat plus que catastrophique. Alors je pourrais disserter longtemps sur la caractère WTF du métrage, mais je me dis que lister ce que comporte le téléfilm peut suffire pour se faire une idée.

Le casting d’origine mauvais comme des cochons (mention spéciale à Mark Hamill surmaquillé pour dissimuler un accident de voiture qu’il avait eu quelques semaines avant) : check
Des wookies tellement mal faits qu’ils en deviennent terrifiants : check
Des scènes de ménage entières en langage wookie non sous-titrées dans un salon 70’s : check
Des matte paintings foireux : check
Des performances de cirque en hologramme : check
La rébellion qui semble moins importante que les préparatifs du Jour de la Vie (aka Noël dans l’univers Star Wars) : check
Des soldats impériaux plus débiles tu meurs : check
Cinq minutes d’émission culinaire : check
Un grand-père wookie qui se mate un JOI musical avec un casque VR : check
Un officier impérial qui se laisse distraire par un concert hippie : check
Un film d’animation tout moche qui introduit pour la première fois Boba Fett : check
L’Empire tellement méchant qu’ils en viennent à détruire la peluche d’un gamin : check
Un tuto de réparation de peluche par un mec un peu trop inspiré par Ian Holm dans Alien : check
15 minutes sur la patronne de la cantina qui oblige ses clients à dégager de son bar en mode comédie musicale : check
Des cliffhangers intenables du style "est-ce que l'Empire va tuer les wookies ? Vous le saurez après une pause publicité" : check
La mort la plus stupide de tout l’univers Star Wars : check
La tribu wookie en mode Rois Mages dans l’espace : check
Carrie Fisher qui chante Noël sur le thème de John Williams : check

Le tout pour un résultat à peu près aussi insupportable que vous pouvez l’imaginer. Pas étonnant que Lucas ait été furieux en découvrant le résultat, et ait cherché à effacer toutes traces de cette abomination, mais heureusement des petits malins l’avaient enregistré à l’époque, ce qui permet de le découvrir aujourd’hui in glorious upscaled VHS :mrgreen: . Le film a au moins le mérite d’avoir un gros potentiel de nanar déviant, mais dans ce cas je recommande d’être sacrément bourré ou défoncé, ou les deux.


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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Mark Chopper » Lun 06 Avr 2026, 16:24

Mine de rien, avant Internet, je n'avais jamais entendu parler de ce machin. Ça l'air effectivement gratiné.
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Escape from the 21st century - 8/10

Messagepar Alegas » Mer 08 Avr 2026, 11:53

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Cong 21 Shi Ji an Quan Che Li (Escape from the 21st century) de Li Yang
(2024)


C’est rare que j’ai envie de revoir un film si tôt après sa vision en salle, mais là, entre le fait que le récit est mine de rien assez dense (au point que j’avais oublié certains trucs) et le plaisir que procure la bobine dans son ensemble, c’est aisément compréhensible. On a ici un petit film qui sort de nulle part, premier long-métrage d’un chinois qui, a priori, a surtout fait jusqu’ici des courts (live action et animation, ça va se ressentir d’ailleurs ce côté touche à tout), et qui livre ici à peu près tout ce que je peux apprécier dans les premières tentatives de cinéma : on a vraiment l’impression de voir un film fait par un mec conscient que ce sera peut-être le seul de sa vie, et qui décide donc de mettre tout son être dedans, quitte à frôler l’overdose de générosité.

Ça donne un film qui part littéralement dans tous les sens, il faut s’accrocher dès le début car il y a des gros délires WTF dès le départ et on rentre vite dans le vif du sujet, mais c’est fait avec un amour évident du cinéma qui fait que chaque scène fonctionne, quand bien même il y a parfois un côté inégal ou le sentiment que le récit cherche à raconter trop de choses trop vite. Il y a un postulat SF assez étrange et finalement peu utilisé : le fait que ça se passe sur une autre planète ne sert finalement à rien vu que c’est concrètement une Terre bis (hormis le fait que les journées durent deux fois moins de temps), du coup mon hypothèse est que c’est là surtout pour mieux faire passer certains sujets devant la censure chinoise (il est question à un moment de suicide par drogue), mais peut-être que je me trompe. Sinon, c’est difficile de résumer l’histoire, mais concrètement c’est trois amis adolescents qui se rendent compte qu’en éternuant ils sont transposés dans leur version du futur vingt ans plus tard.

A partir de là, c’est l’occasion pour le script d’explorer plusieurs directions, mais toujours dans une logique de mêler le fun (on a du kung fu, des références à Street Fighter 2, un plan WTF de simili domination mondiale avec des corbeaux, etc…) avec quelque chose de beaucoup plus intimiste : le cœur du métrage est surtout d’évoquer l’acceptation de soi-même, du futur à venir qu’il faut aborder avec le maximum de positivité, et le fait que, pour sauver le monde, il faut finalement devenir la meilleure version de soi-même. Du coup, avec ce mélange film de genre/leçon de vie, ce n’est pas très étonnant que le film ait souvent été comparé à Everything everywhere all at once, j’ignore si Li Yang a directement été influencé par les Daniel car les deux films ont seulement deux ans d’écart, mais clairement les deux bobines se ressemblent sur plusieurs points. Ça doit aussi venir du fait que Escape from the 21st century donne aussi l’impression d’être un gigantesque melting pot d’influences diverses, mais autant de la part d’un film américain ça n’étonne plus, autant de la part d’un film chinois c’est vraiment curieux de voir, parfois dans la même scène, des citations de japanime et de culture occidentale (est-ce qu’on a déjà entendu du Bonnie Tyler et du Joan Baez dans un film chinois auparavant ?), surtout quand c’est utilisé de façon aussi marquante.

Le film arrive à trouver un juste milieu entre quelque chose de profondément fun et drôle (c’est bourré de gros délires genre le chat sous-titré, la tentative de ressusciter la voisine, ou le training montage) mais aussi de sérieux et sensible (le propos sur l’avenir et la destinée, la finalité de la bad guy), le tout dans un maelstrom d’idées narratives et visuelles : changements de formats pour épouser les timelines ou les sentiments des personnages, animation qui vient se greffer à la prise de vue réelles, baston unique sur deux timelines différentes, des changements de ton improbables, des plans de dingos dès que ça rentre dans l’action, j’en passe et des meilleurs. Le pire, c’est que même formellement ça fonctionne alors qu’on se doute que le budget ne doit pas être énorme, mais ça arrive à tirer parti même des effets visuels limites en les assumant et les intégrant pleinement au style du film, chose pourtant pas évidente à faire. J’ignore si le réal saura confirmer par la suite, car encore une fois j’ai vraiment l’impression de le voir tout donner dans celui-là, mais ça rend en tout cas très curieux de ce qu’il est capable de faire, et quoi qu’il arrive il aura livré un des premiers films les plus passionnants à découvrir de ces dernières années.


8/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Mark Chopper » Mer 08 Avr 2026, 11:57

du coup mon hypothèse est que c’est là surtout pour mieux faire passer certains sujets devant la censure chinoise


Un peu comme avec le dernier Bi Gan, j'ai l'impression que la censure chinoise ne capte rien au moindre symbole. Pas si dure à embrouiller si on est créatif.
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Poignée de salopards (Une) - 6/10

Messagepar Alegas » Mer 08 Avr 2026, 14:57

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Quel maledetto treno blindato (Une poignée de salopards) de Enzo G. Castellari
(1978)


Voilà un film que je n’avais pas spécialement envie de découvrir jusqu’ici, malgré la filiation (finalement très faible) avec le Tarantino, mais maintenant que j’ai envie de creuser un peu plus la filmo de Castellari, ça faisait sens de le lancer. Alors déjà, petite mention à Amazon Prime Video qui fait encore le boulot à moitié en ne proposant que la VF :roll: , ceci dit ça ne m’a pas dérangé plus que ça vu que, film italien oblige et co-prod internationale en prime, tout le casting est quoi qu’il arrive doublé en post-prod, et faut avouer que le doublage francophone d’époque qui va à fond dans la vulgarité (dès qu’on peut placer une insulte, on le fait) apporte un certain charme à l’ensemble. Comme dit plus haut, il ne faut pas mater ce film en espérant y créer un lien avec le film de Tarantino : il a juste dû trouver cool le titre pour l’exploitation anglo-saxonne et le reprendre, car pour le reste, à part le fait qu’on a un commande qui tue du nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale, ça n’a pas grand chose à voir. Comme beaucoup de films à l’époque, c’est clairement un rejeton du Dirty Dozen d’Aldrich (y’a aussi un peu de The Great Escape via une scène spécifique de fuite en moto), avec le même postulat de base avec des prisonniers qui vont effectuer une mission suicide, sauf qu’ici ils le font un peu malgré eux, car dès les dix premières minutes du film ces anti-héros vont échapper à l’armée américaine et chercher à atteindre la Suisse.

Concrètement, le script n’a pas grand chose à raconter, et les enjeux ne se bousculent pas au portillon pendant une bonne heure de métrage, et c’est vraiment à partir du moment où l’escouade va tomber sur les résistants que ça décolle de ce côté là, même si clairement ça ne transforme pas non plus la bobine, qui reste très light en termes d’écriture, jusque dans les personnages (l’histoire d’amour avec l’infirmière, on n’y croit pas du tout). Du coup, le film gagne plutôt des points du côté de la caractérisation des membres du groupe, avec quelques idées rigolotes (énorme ce soldat qui a absolument tout sur lui), et dans le bodycount généreux, même si à côté de ça j’ai trouvé le film étonnamment peu violent : il n'y a peu de sang, quand ça bute du nazi c’est toujours fait de façon propre, et du coup j’ai vraiment eu l’impression de voir un film dirty sur le papier, mais beaucoup trop sage dans l’exécution. La mise en scène va aussi dans ce sens : j’ai vu Castellari nettement plus inspiré, ça manque cruellement d’idées (je retiens surtout le plan en tyrolienne, les ralentis lorsque le train est à l’arrêt) et on a peine à croire que le réal signait deux ans avant une claque formelle comme Keoma.

C’est peut-être dû au fait que le projet semble limité par un budget trop petit pour ses ambitions : globalement j’ai trouvé que ça faisait très cheap, que ce soit dans le déchaînement de violence, l’action (ça se résume souvent à mitrailler de gauche à droite sur des ennemis quelques mètres devant), les décors (on capte par exemple qu’une même clairière sert plusieurs fois à différents moments) ou même les effets visuels (ok il y a des matte paintings sympas, mais à côté de ça faut se taper des explosions de miniatures qui donne l’impression de revenir vingt ans en arrière). Du coup, le film se suit quand même sans déplaisir, mais jamais il n’y a le petit truc en plus qui va faire qu’on va rentrer dans le récit, qu’on va s’attacher à ces personnages, et même dans l’action ça s’avère beaucoup trop générique pour marquer les esprits.


6/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Dionycos » Mer 08 Avr 2026, 15:20

Mark Chopper a écrit:Mine de rien, avant Internet, je n'avais jamais entendu parler de ce machin. Ça l'air effectivement gratiné.


Perso, j'ai découvert l'existence de ce truc tout récemment en lisant le tome 2 de la BD Les Guerres de Lucas.
Aberrant ce projet :eheh:
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Arbre aux sabots (L') - 5/10

Messagepar Alegas » Sam 11 Avr 2026, 13:58

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L'albero degli zoccoli (L'arbre aux sabots) de Ermanno Olmi
(1978)


Voilà un film dont je ressors particulièrement partagé : d’un côté je ne peux que louer la note d’intention et la rigueur de l’exécution, mais à côté de ça le résultat final n’arrive jamais à m’emporter. Avec cette bobine, le réalisateur Ermanno Olmi rend hommage à tout un pan de la culture paysanne italienne, mais aussi à sa grand-mère qui semble lui avoir inspiré la majorité du script via ses anecdotes d’époque, et l’objectif du métrage est clair : retranscrire de la façon la plus précise à l’écran la condition paysanne à la fin de 19ème siècle. De ce côté là, le film est vraiment étonnant : la reconstitution est folle, l’authenticité présente à chaque plan, le fait que le casting soit composé entièrement d’amateurs ne nuit absolument pas à la qualité d’interprétation, la mise en scène est sobre sans être téléfilmesque pour autant, pas de musique originale, bref on a vraiment l’impression d’y être, et sur ce point l’objectif est accompli.

Là où je suis moins convaincu, c’est sur ce que le film raconte, puisque le réalisateur fait le choix d’un script quasiment dénué de fil rouge (on en a quelques uns parfois, genre la vache malade, les deux amoureux qui vont se marier, ou le fils qui doit aller à l’école, mais c’est rarement plus de trente minutes de récit) et qui, du coup, consiste généralement en une succession de scènes de vies quotidiennes. Sur un film d’une heure et demie, voire deux, j’aurais pu l’accepter, mais là on parle d’un film qui atteint presque les trois heures (ce qui en fait donc la seconde Palme d’Or la plus longue de l’histoire), et très franchement c’est beaucoup trop long pour ce que ça a à raconter, je mentirais si je ne disais pas que j’ai subi le métrage sur plusieurs segments. Donc voilà, je peux tout à fait comprendre qu’on aime, et je trouve le film fascinant à bien des égards car ça va jusqu’au bout de son délire sans tomber dans le cliché du film auteurisant à souhait (on ne prend jamais son sujet de haut, et ça reste à hauteur d’homme sans chercher à délivrer un quelconque message), mais la longueur est clairement rédhibitoire de mon côté, surtout en l’absence d’une force narrative à laquelle je pourrais me raccrocher.


5/10
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Jeu de la mort (Le) (1978) - 1,5/10

Messagepar Alegas » Lun 13 Avr 2026, 15:59

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Game of Death (Le jeu de la mort) de Robert Clouse
(1978)


Je continue ma découverte des films de Bruce Lee dans le désordre le plus total :mrgreen: , et du coup place au film posthume à la réputation pas terrible (c’est peu de le dire). L’histoire est connue : Bruce Lee a tourné quarante minutes de ce film mais est décédé avant de conclure l’entreprise, et forcément il a rapidement été question d’utiliser les images pour livrer l’ultime film de l’acteur. Naïvement, je m’attendais à ce que le concept initial (Bruce Lee qui doit grimper une tour à multiples étages, et combattre les adversaires un par un jusqu’au boss final) soit respecté, et qu’on créerait une histoire autour, mais même pas : on ne réutilise finalement qu’une portion infime de ce qui a été fait (trois combats en gros, pour une durée qui doit approcher la quinzaine de minutes), et on livre à la place un script tout ce qu’il y a de plus bancal.

Ca sent vraiment le projet opportuniste où les mecs se sont demandés ce qu’il était possible de raconter en utilisant à la fois le contenu inédit, mais aussi des images de précédents films avec Bruce Lee, et que de cette base c’est parti dans plein de directions différentes avec, entre autres le perso de Bruce Lee qui devient un acteur de cinéma, qu’on fait passer pour mort, mais qui revient avec un autre visage suite à une opération de chirurgie esthétique (oui, on sent qu’ils se sont bien creusés les méninges :eheh: ). C’est d’autant plus con qu’on voit bien que, formellement parlant, c’est du bricolage tout ce qu’il y a de plus foireux : des passages entiers avec la doublure de Bruce Lee qui est soit filmée de dos, soi filmée de très loin, soit qui porte des masques/lunettes/fausse barbe, des plans où on incruste carrément le visage de Bruce Lee sur sa doublure pour un résultat ignoble, des scènes de précédents films utilisées n’importe comment (celle de la fin de La fureur de vaincre, avec le ralenti à deux images par seconde, c’est chaud :evil: ), et je ne parle même pas du combat final où on est censé avoir le personnage avec un nouveau visage, mais d’un plan à l’autre on alterne entre Bruce Lee et sa doublure, les deux en gros plans, c’est à se demander si les mecs en avaient quelque chose à foutre :evil: .

La cerise sur le gâteau, c’est quand même le fait d’inclure au sein du film les véritables images de l’enterrement de l’acteur et de créer de la narration autour de ces images d’archive, là clairement il n’y a plus aucun respect pour le mec. Le pire étant que ça ne marche même pas un minimum en tant que film d’exploitation : ça ne raconte rien, tout y est mal branlé, il n’y a aucun personnage qui fonctionne en termes d’écriture et d’interprétation, c’est involontairement drôle la majorité du temps, c’est tourné de la façon la plus molle possible (en même temps, avec Robert Clouse derrière la caméra, c’est normal :| ) bref c’est la grosse cata, et le seul point positif que je retire de l’ensemble c’est le score de John Barry très bondien dans l’âme. Clairement un film qui, en termes d’intentions, peut-être rangé parmi ce que le cinéma a pu produire de pire.


1,5/10
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Film: Jeu de la mort (Le) (1978)
Note: 0/10
Auteur: Zeek

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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Mark Chopper » Lun 13 Avr 2026, 16:11

Tu ne cites même pas Kareem Abdul-Jabbar. Le mec était quand même basketteur et pilote d'avion :D
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Alegas » Lun 13 Avr 2026, 16:56

:eheh:

Pas trop compris l'intérêt de son combat car passée la découverte de la différence de taille, ce n'est pas tant exploité que ça et le fight devient vite redondant.
Du coup j'ai plus l'impression qu'il était là pour un effet d'annonce.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar lvri » Lun 13 Avr 2026, 20:52

Alegas a écrit:des plans où on incruste carrément le visage de Bruce Lee sur sa doublure


Le pire étant la photo de Bruce Lee collée sur le miroir au début du film...

Concernant les combats issus des vrais rushs avec Bruce Lee, je ne peux que conseiller les montages des séquences complètes. Quand bien même rien n'était définitif (le tournage n'était pas vraiment officiellement commencé), ça reste très intéressant à voir.
De mémoire, le combat avec Kareem Abdul-Jabbar est plus opportuniste qu'autre chose. D'abord c'était un ami et élève de Bruce Lee, et il était sur place au moment où Bruce Lee bossait sur le projet. Donc il l'a invité trouvant l'idée d'écart de taille intéressant (et mine de rien, ça reste culte).

Au final, seulement 14mn seront conservées dans la farce de Clouse, dont certaines recadrées ou répétées. Un des combats est même expédié car impossible d'éviter les plans où d'autres perso apparaissent (ou presque, car un des plans avant la montée d'un étage montre un corps sans vie sans aucune explication :eheh: ).

Alegas a écrit:seul point positif que je retire de l’ensemble c’est le score de John Barry très bondien dans l’âme.


J'adore ce score... Une merveille.

Je ne me rappelais plus que le film était de 1978... Je vais peut-être me relancer dans le film, ses différents montages, et les rushs pour le plaisir.
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