[Scalp] Des bons films Inch Allah 2024

Vos critiques de longs-métrages

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Synchronic - 2/10

Messagepar Scalp » Mar 09 Juil 2024, 17:13

2/10

Synchronic de Aaron Moorhead et Justin Benson - 2019

Bon ben mauvaise pioche, j'ai lancé le film sans rien savoir et c'est toujours un truc appréciable, bon quand c'est un film de merde le problème c'est qu'on s'en rend compte pas forcément rapidement, on a espoir. Et ici j'ai eu espoir, alors pas longtemps car dès le début la première chose qui choque c'est la mocheté de l'ensemble, quand ça parle de drogues on se tape toujours des photos horribles parce que la drogue c'est mal tu vois. Et ici le film se vautre complètement dans son ambiance, alors ça passe à la Nouvelle Orléans, ville qui a un vrai truc à l'écran, ben pas ici, et puis vouloir faire un film nocturne ok mais ici on est pas devant du Michael Mann et ça devient juste
On va donc suivre le quotidien de 2 ambulanciers (Anthony Mackie et Jamie Dornan) qui ont pas grand chose d'intéressant à se raconter, 0 alchimie entre eux, c'est con car c'est censé être le coeur du film (ils sont best friend for life). Et au cours de leurs nuits de boulot on découvre une nouvelle drogue qui fait des ravages et attention spoiler, la drogue permet de faire des voyages dans le temps (oui oui) et on se retrouve donc devant un film de SF. Alors quand on sait pas écrire, un film ça peut vite être un calvaire mais quand en plus on nous balance la problématique de voyage dans le temps autant dire que les défauts nous saute encore plus à la gueule. Je vais pas m'amuser à énumérer tous les trucs cons du film ça prendrait autant de temps que énumérer tous les tirs non cadrés de Thuram, mais quand tu as un postulat SF à base de voyage dans le temps tu peux pas en faire ça.
Le début en mode thriller, c'est chiant, et puis quand ça part dans la SF c'est cliché au possible, ridicule (faut voir la gueule des scènes dans le passé) et le film se transforme en drama SF avec un pathos assez gênant et un tas de scènes qui sert à rien, et je vais même pas parler des dialogues pseudo philosophiques sur le passé et le présent. On va donc suivre Mackie qui va aller dans le passé (plein de fois) pour retrouve la fille "morte" de son pote et chaque voyage dans le temps est tout simplement nul, les climax sont même un peu gênant (allez on se tape un petit déjeuner avec un homme de Cro-Magnon, oh merde on tombe dans une plantation pendant l'esclavage, c'est balot).
On dirait un peu la version teubé Requiem for a Dream de Butterfly Effect, soit 2 films pas très bons (enfin un qui est vraiment une merde immonde et un autre qui est un peu nase mais un peu fun, ça faisait longtemps que j'avais pas mis une cartouche à un film de Aro, ça me manquait, bon son cinéma me manque pas par contre), donc imaginer le résultat.
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Horizon : Une saga américaine - Chapitre 1 - 8/10

Messagepar Scalp » Jeu 11 Juil 2024, 06:12

8/10

Horizon: An American Saga - Chapter 1 de Kevin Costner - 2024

Ouin ouin c'est trop long, ouin ouin c'est une série, ouin ouin le film commence à la fin, ouin ouin les méchants indiens (ça c'est pour le mec manucuré de Ecranlarge), ouin ouin c'est pour les Costner biatch, allez ta gueule. Si seulement il pouvait y avoir plus de film comme ça le cinéma s'en porterait mieux, alors je vais pas revenir sur les plaintes de fan de Furiosa, mais juste une précision quand j'entends ça commence pas, quand on regarde LOTR, Frodo il détruit l'anneau dans le premier ?
Costner a annoncé la couleur, c'est une saga en 4 chapitres, et faut arrêter avec c'est une série, c'est à voir sur grand écran et basta. Et donc ici c'est un premier film qui introduit les personnages de façon plutôt efficace, alors ça peut donner à l'ensemble un coté film à sketch mais on sait, on devine, que tout le monde finira par se rencontrer dans ce fameux Horizon qui est le gimmick du film avec ce prospectus.
Pour un film qui commence pas je trouve qu'il y a énormément de choses à dire, déjà c'est un vrai western, le mec fait ce qu'il aime et comme il a envie, alors que depuis quelques décennies on avait droit à des indiens victimes gentilles (je caricature mais vous avez l'idée), ici dès le début on les voit massacrer des colons sans aucune pitié (on a quand même des gamins morts plein cadre), mais c'est un film de Costner donc ce ne sera pas manichéen et on va partager des moments de vie avec ces apaches. Bon on a des antagonistes plutôt bas du front et vraiment là pour apporter un coté méchant sans trop nuance (surement, peut être qu'il y aura une évolution dans les suites) avec un Jeff Fahey monstrueux en tueur d'indien (on a peut être d'ailleurs droit avec lui à la scène la plus violente de la carrière de Costner car des mecs qui se font scalper plein cadre, on voit pas ça souvent ou alors c'est chez Zahler) et un gang de tueur mené par une simili Ma Dalton. L'intro (et non c'est pas une intro de 3h) est assez ouf avec ce massacre et cette bataille dans la maison encerclée, c'est efficace, tendu et bien filmé, rien que cette partie ça dure quasiment une heure, on nous présente plusieurs des protagonistes : la toujours belle Sienna Miller, Worthington et Rooker, un jeune gamin qui aura surement un des parcours les plus intéressants du film (il a droit à une des meilleures scènes du film) et puis Costner arrive après plus d'une heure de film dans un plan tellement classe, il se met en valeur, il se rajeunit mais on s'en fout et sa longue scène de dialogue avec le pistolero fou est un gros moment. Le film va aussi s'attarder sur un convoi mené par un Luke Wilson parfait (c'était pas gagné quand on voit son début de carrière) et ou on croise notamment cette vieille trogne de Will Patton. On suit donc une petite dizaine de personnages récurrents (c'est ça qui fait parler de série) mais chaque intro de personnage fait clairement le taf et il y a pas de storyline où on se demande ce que ça fout là. Costner a vu grand, il veut retracer tout un évènement de cette Conquête de l'Ouest et il va puiser dans ses références qu'on connait depuis toujours : Ford, Mann mais ici un peu de Eastwood aussi.
Costner est un bon conteur, il sait comment raconter son histoire et ici pas besoin de tableau pour avoir une indication temporelle, non on comprend tout visuellement, c'est un petit détail à la con mais ça montre juste que le mec sait ce qu'il fait.
Alors le seul bémol que j'ai sur le film c'est le choix du format, je comprends vraiment pas que ce soit pas en scope, quand on voit les paysages à perte de vue c'est vraiment dommageable. Bon après on est sur une réalisation très classique mais toujours avec un coté ample et une caméra en mouvement, Costner sait quand poser sa caméra et laisser faire les comédiens ou quand il doit être plus dynamique (la scène de la baraque est une maitrise folle), il sait aussi faire monter la sauce (sa scène avec le chien fou ou celle avec Fahey) et puis il sait créer de l'émotion sans jamais tomber dans le pathos, y a tout un passage avec Sienna Miller qui fonctionne vraiment. J'ai vu le film d'un mec qui a mis chaque dollar à l'écran, c'est jamais cheap, c'est des vrais décors en dur, c'est des vrais paysages, y a pas de numériques dégueulasses. A la photo il retrouve son chef op de Open Range et ça se voit, J. Michael Muro, bon le mec est surtout connu pour avoir réalisé Street Trash mais chef op il maitrise (il a pas grand chose curieusement dans sa filmo).
Pour la BO c'est pas le plus grand compositeur en activité avec John Debney mais le mec fait un bon taf et c'est exactement le genre de musique que je veux entendre dans ce type de film.
Les suites diront si on est sur un grand film ou pas, en l'état c'est un bon film pour introduire tout ça et ça donne carrément envie de voir la suite et les images qui tease le 2 annonce un truc en plus épique.
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Re: [Scalp] Des bons films Inch Allah 2024

Messagepar Mark Chopper » Jeu 11 Juil 2024, 07:51

Costner a annoncé la couleur, c'est une saga en 4 chapitres


J'attends de voir s'il réussit à tourner le 4.
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Re: [Scalp] Des bons films Inch Allah 2024

Messagepar Scalp » Jeu 11 Juil 2024, 08:09

Le dernier c'est vraiment pas gagné.
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Rashômon - 6/10

Messagepar Scalp » Jeu 11 Juil 2024, 10:38

6/10

Rashomon de Akira Kurosawa - 1950

Forcément quand on voit ce film on sait sur quoi il faut s'attarder, il a quasiment donner son nom à un genre de film car on parle souvent de structure a la Rashomon. On a donc la même histoire (la mort d'un samouraï) racontée sous 4 points de vus différents, qui ment qui dit la vérité reste finalement secondaire car chaque personnage raconte sa vérité et démêler le vrai du faux s'avère compliqué. Mais c'est du Kurosawa donc même quand tout le monde ment il réussit à finir son film sur une note d'humanité.
Le soucis du récit c'est que les persos sont assez antipathique du coup on s'en fout un peu de qui dit la vérité ou pas.
Kurosawa j'ai du mal car ca s'éternise toujours trop, ici c'est nickel ca dure 1h20 bon il a toujours tendance à étirer certaines scènes pour rien mais ici c'est pas plombant.
Techniquement très abouti, les plans dans la forêt avec les rayons de soleils sont tous très beau et formellement c'est pas attaquable.
Le casting est une nouvelle fois emmené par Mifune qui par moment en fait des caisses mais bon c'est Mifune quoi, Shimura est sobre comme toujours.
Historiquement important car précurseur mais c'est pas pour autant que c'est génial.
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Aux portes de l'Au-delà - 7/10

Messagepar Scalp » Jeu 11 Juil 2024, 16:41

7/10

From Beyond de Stuart Gordon - 1986

Ah le duo Gordon/Yuzna on est dans le pur ciné d'horreur des 80's, un ciné comme il en existe plus, le ciné horreur aujourd'hui c'est Eggers ou Aster, des mecs qui font des films prétentieux de mecs maniérés avant tout. Alors oui Gordon c'est du cinéma fauché, que le poids des ans se fait sentir ici surtout sur les effets numériques mais ça gêne pas car c'est compensé par le latex qui amènera toujours un coté organique (et sale même) nécessaire à ce genre de film, c'est toujours un plus par rapport aux CGI qui ne pourront jamais retranscrire ça.
Le duo adapte ici un écrit de Lovecraft, et là où sur Dagon ça avait clairement la gueule de Lovecraft (Re Animator y a un coté humour que j'ai du mal à associer à Lovecraft), ici on est plus proche de Barker, alors c'est le coté érotique qui fait dire ça mais clairement on peut pas passer à coté de ce coté érotique à base de combi de cuir et sévices sexuelles, il y a un petit coté Hellraiser, car bon le SM et autre ça colle pas trop à un mec puritain comme Lovecraft. Bon après ça reste quand même très sage à ce niveau, chez Barker ça va bien plus loin en général, là c'est quand même finalement très soft et on se souvient juste la combi de cuir de Barbara.
Le film fait finalement penser à une variante sérieuse de Re Animator avec le même type de récit sur des personnages qui vont petit à petit partir en couille. Combs qui va sombrer physiquement (et mentalement), faut voir la gueule qu'il se paye à la fin du film, et Crampton va passer de la femme très rigide limite frigide, a une femme qui va devenir très sexe, porté par sa fascination morbide pour tout ce qui se passe. La qualité du film est de flirté avec le ridicule (et donc le too much) mais de jamais y tomber et ça donne un truc assez jouissif et fun mais qui fait jamais rire car c'est réellement bien fait (on est pas devant Society de Yuzna quoi). Je me demande quand même ce qu'un Cronenberg aurait pu donner sur un tel film, enfin le Cronenberg de Videodrome ou la Mouche, pas celui de Faux Semblants ou de tous ses films des 10's.
Au casting on retrouve les acteurs du film précédent : Jeffrey Combs et Barbara Crampton, qui sont finalement connus que pour leurs rôles chez Gordon, Combs c'est fou comme il est bon dans ce registre qui le voit passer du tout au tout, le mec peut être super sobre et le plan suivant passer dans un truc où il en fait des caisses, on a aussi ce bon vieux Ken Foree et ça fait toujours plaisir de le voir.
Un petit bijou de l'horreur où on suit déliquescence physique et mentale de 2 personnages. Bon Dagon reste le film qui retranscrit le mieux Lovecraft mais ce From Beyond est clairement un film à voir.
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Tony Hawk: Until The Wheels Fall Off - 4/10

Messagepar Scalp » Lun 15 Juil 2024, 11:53

4/10

Tony Hawk: Until The Wheels Fall Off de Sam Jones - 2022

Pas grand chose à dire sur ce documentaire, je l'ai regardé par curiosité mais clairement y a pas grand chose à apprendre sur Tony Hawk, il est grand, il est maigre et c'était le meilleur. Alors on retient que c'est devenu un star avec un sport qu'on pourrait qualifier de plus que mineur et pour ça il peut dire merci aux X-Games (vraiment populaire au milieu des 90's) mais surtout merci à Playstation car c'est finalement un jeu vidéo qui a fait de Tony Hawk une icône. Bon si il y a un truc sympa dans le documentaire c'est la quantité d'images d'archives, des images venant tout droit des 80's et c'est marrant de voir l'évolution de ce sport. Mais bon ça fait bien peu de choses à se mettre sous la dent, les interviews sont pas ouf non plus, alors le fait que j'en ai rien à foutre du skate doit surement jouer sur mon avis général mais le but de ce genre de documentaire c'est justement de rendre tout ça accessible au plus grand nombre, là c'est pas vraiment le cas, jamais y a le truc qui rendrait le doc intéressant.
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Re: [Scalp] Des bons films Inch Allah 2024

Messagepar pabelbaba » Lun 15 Juil 2024, 12:46

J'imagine que la BO ne te parlait pas des masses non plus?
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Sinon, oui, j'aime les nibards. :chut:
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Re: [Scalp] Des bons films Inch Allah 2024

Messagepar Scalp » Lun 15 Juil 2024, 12:59

Des trucs punk rock 80's inconnus pour moi.
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Fantastique Histoire Vraie d'Eddie Chapman (La) - 6/10

Messagepar Scalp » Mar 16 Juil 2024, 09:32

6/10

Triple Cross de Terence Young - 1966

Ah les films de guerre de cette période on peut pas leur enlever leurs castings prestigieux qui leur donnent aujourd'hui encore un petit plus appréciable (le film me fait penser à un la Nuit des généraux (en moins sympa quand même). Ici c'est d'ailleurs plus un film d'espionnage qu'un film de guerre, on va suivre l'histoire vraie d'un cambrioleur anglais qui va devenir espion pour les allemands (il se propose même pour les aider) mais comme le titre le fait comprendre il va jouer un double jeu et donner des fausses impressions aux allemands (il lui reste un peu de patriotisme et de code moral). Le récit prend son temps pour se mettre en place mais c'est jamais ennuyeux, on voit donc comment cet anglais va d'abord faire pour sauver sa peau puis accepter son rôle d'espion. Autre petit point appréciable les allemands ne sont pas tous montré comme des enculés.

Si le film ne marque pas plus c'est parce que Young emballe ça trop mollement, il y a des situations tendues comme tout bon film d'espionnage mais voilà il ne sait pas trop comment faire, du coup c'est un film sans véritable climax et c'est bien dommage car il y avait un vrai gros potentiel. Un film qui manque donc d'action et même de rebondissement, tout se révèle finalement très prévisible mais bon ça se suit quand même.

Le casting est donc un gros atout ici, Christopher Plummer en héros malgré lui est vraiment bon dans un rôle il est à la fois plein de charisme et de désinvolture (il a un coté très Sean Connery dans son jeu), Romy Schneider c'est Romy Schneider, Yul Bruynner en officier allemand aristocrate (il apporte toujours une sorte de dimension mystique à ses personnages je trouve), et puis on a tout plein de têtes connues de cette époque : Trevor Howard, Gert Frobe (qui devait joué dans tous les films où il fallait un allemand), Claudine Auger, Gordon Jackson, Bernard Fresson, Anthony Dawson. Du beau monde qui joue une partition sans faute.
Dans la longue liste des films WW2 de cette décennie celui là est finalement assez peu connu alors que ça reste un chouette petit truc qui se revoit avec plaisir.
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Ça commence à Vera Cruz - 5/10

Messagepar Scalp » Jeu 18 Juil 2024, 07:38

5/10

The Big Steal de Don Siegel - 1949

Film de début de carrière de Siegel (son 3ème film) et vu que c'est chez RKO, on est sur une mini durée, 1h10 et c'est torché. On a du mal à reconnaître le style âpre de Siegel avec ce film (bon en même temps pour avoir vu plusieurs films de son début de carrière on sent qu'il tâtonne avant de trouver vraiment son style, je dirais que c'est avec Baby Face Nelson qu'on a vraiment eu le Siegel qu'on connait), et ici on a même l'impression qu'il sait pas trop quoi faire, faire un vrai film noir ou un truc plus léger avec la complicité du duo Mitchum/Greer qui apporte quelque chose de presque drôle.
On va suivre Mitchum au Mexique qui pourchasse un voleur pour prouver son innocence, et il est lui même pourchasser par un flic (William Bendix bonne tête de l'emploi, il ressemble un peu à Chris Penn), Jane Greer vient s'ajouter à ce beau monde. Mais c'est marrant malgré un pitch très simple, en cours de récit on perd un peu le film de ce que ça veut raconter tellement c'est assez secondaire et que le film préfère s'attarder sur son duo. La force tranquille de Mitchum qui fait du Mitchum comme toujours et Greer qui apporte un peu peps et d'humour. Du coup quand à la fin il y a un twist on se dit "ah ok ben pourquoi pas", mais clairement on s'en branle.
La réalisation est pas mémorable, alors le peu de budget est pas une excuse car y a des films RKO nettement plus marquant sur la forme (et c'est peu de le dire) et ici c'est un peu maladroit notamment quand il y a un peu d'action (une course poursuite en voiture notamment qui sont vraiment trop longues et répétitives). Et Siegel a du mal à faire ressortir le coté moite du Mexique, ça pourrait se passer ailleurs qu'on aurait le même film.
Film qui fait office de petite curiosité, plus à voir pour faire le complétiste qu'autre chose.
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Film: Ça commence à Vera Cruz
Note: 5/10
Auteur: osorojo

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Borsalino & Co. - 6/10

Messagepar Scalp » Ven 19 Juil 2024, 08:46

6/10

Borsalino & Co de Jacques Deray - 1974

Le premier film je le trouve particulièrement mauvais, une rencontre ratée entre les 2 stars que tout le monde voulait voir dans le même film, ça donne un pseudo film de truand où la comédie est bien trop présente. Faire une suite était pas l'idée du siècle mais le résultat est meilleur, c'est meilleur car c'est un film bas du front à la gloire de Delon, j'ai pas la chronologie de sa filmo en tête mais c'est ptet le premier film où il campe vraiment ce personnage taciturne qui bute tout le monde et dont le film est entièrement fait pour le mettre en valeur.
C'est donc la suite directe du premier film et ça s'ouvre sur l'enterrement de Belmondo, on va suivre la vengeance de ce bon vieux Roch Siffredi (nom devenu culte mais pas grâce au film), ça commence immédiatement, ça va buter du truand rital mais voilà les italiens ils sont pas là pour rigoler (c'est pas l'Euro 2024) et ils veut eux aussi se venger. Et là c'est vraiment un enchainement à la fois vénère et marrant, on voit Delon buter plein de monde avec son double canon, c'est cool et puis il se fait choper et là au lieu qu'il soit tué (ce serait con y aurait plus de film), on va le transformer en alcoolique (grand moment d'acting) et le faire interner dans un asile. Mais c'est Delon donc l'alcool il s'en sort en 2 minutes et l'asile il s'évade en 3, et après il va du coup encore vouloir se venger. Et c'est parti pour mitraillage dans les rues de Marseille, le film a le mérite d'être jamais chiant, c'est même fun par moment et même original (le mec qui finit dans le four de la loco c'est cool). Mais voilà c'est Jacques Deray derrière la caméra donc autant dire que c'est pas la réalisation qui va nous éblouir de son inventivité, tout reste assez sommaire, bon au moins c'est bien fait.
Le casting à part Delon c'est pas des noms très récurrent de l'époque mais ça fait le taf, le bras droit de Delon est bien, le truand italien Volpone a une bonne gueule et le vieux flic est cool.
Le changement de registre de cette suite est une bénédiction, de comédie pas drôle on passe à du polar méchant (et concon) donc y a vraiment moyen d'y trouver son compte.
Critiques similaires
Film: Borsalino & Co.
Note: 6,5/10
Auteur: pabelbaba

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