Non mais sérieux les gens la vie n'est pas de la merde en elle-même c'est qu'on en fait qui peu la faire basculer. Dans beaucoup de cas c'est ça sans oublier un des plus gros défauts de l'Homme : il n'est jamais satisfait. Il veut un truc, il l'a , le lendemain ça le gonfle déjà. Il le perd, le prend autre chose et là il regrette.
Ensuite pour répondre à Onizuka : ça fait un bail que je vous dis que les études c’est souvent un prétexte (Mark parle de cocon) mais il ne faut pas cracher dans la soupe. Pour ma part, puisqu’on parle de vécu, je n'ai pas fais d'études (j'étais accepté à Nanterre pour Ethnologie) parce que j'ai jamais aimé ça d'être enfermé en salle, d’ingurgiter pleins de trucs et de les ressortir pour avoir une bonne note (là je simplifie car au delà d’un certain niveau c'est plus compliqué). En fait, j'ai toujours eu un problème avec l'autorité sous toutes ses formes. La soif de connaissance je l'ai en moi, je lis beaucoup, j'écris, j'essaye de gamberger , de me cultiver et cette quête de savoir n'a pas nécessairement besoin de se traduire en course aux diplômes. Par cpontre, plus le temps passe plus je regrette un peu de n'avoir pas continuer ne serait-ce que quelques années pour apprendre la méthodologie et cie.
Les études pour trouver un métier c'est une sale mentalité que prône notre société alors que c'est -en grande partie- faux.
Le bonheur ça tient pas seulement qu'au métier que tu feras mais aussi (et surtout) à ta vie sociale, tes amis, ta famille, ta capacité à savoir gérer ta vie , tes obligations etc...tout en pouvant assouvir tes passions. Je suis dans ce trip depuis un moment déjà : jouir d'en savoir plus sur le monde, la vie, les autres et jouir de la vie en elle-même (le fait de respirer et d'en être conscient) : franchement ça suffit déjà à me rendre pas mal "heureux". L'argent et une bonne position sociale ça laisse rêveur sur le pla économique mais ça comble en rien le manque d'amour, d'amis, de famille, de joie de vivre etc....Mais les humeurs sont parfois changeantes : dans 10 jours je te dirais peut-être pas la même chose
En fait, j'ai l'impression que vous êtes tous encore entre 20-25 ans , votre discours ne me surprend pas : vous ne connaissez que très peu la vie active, vous vous rêviez géologue ou je ne sais quoi mais une fois le pied dans la réalité vous ovus rendez compte que le diplôme ne suffit pas. C'est là que la société fait le tri entre les battants et les perdants. Ceux qui persistent et ceux qui abandonnent d'en avoir déjà trop fait pour aucun résultat derrière : forcément ça démotive. Alors que si la société était clair dès le début, si on nous apprenait à ne pas "rêver", à ne pas fantasmer le futur, à nous contenter de peu, à nous focaliser sur notre vie personnelle plutôt que professionnelle je pense que les gens seraient plus heureux.
On nous apprend tout sauf à être des "hommes" ou "femmes", on nous apprend la consommation, la compétition, on nous fait courir après le fric et on dévalorise exprès pleins de métiers manuels (ou pas) qui sont finalement les plus importants pour la vie en société (mais mal payés donc dans une société où prime le fric ça ne plait pas du coup tout le monde cours après des places "supérieures" parfois -et souvent- inutiles pour le monde si on regarde de près mais vu que c'est bien payé, classe sociale élevée = places très rares et très prisées du coup grosse demande, peu d'offres).
On se plaint des conséquences du système sans vraiment le remettre lui-même directement en question. Comme le dit Mark en citant Fight Club , on est une génération de perdants idéalistes qui ont cru à un rêve : celui du fric, de la célébrité, du métier passionnant etc....D'une , c'était un mensonge, de deux c'est de la merde quand on gratte un peu. C'est une des sources du merdier actuel. Pas étonnant que des mouvements écolos retour à la terre se forment un peu partout dans le monde occidental car les gens comprennent peu à peu que vie simple = vie heureuse et que plus on en demande, plus on rêve, plus on fait de plans sur la comète, plus il y a de chance d'être désabusé par la réalité économique et politique qui rattrape tous nos désirs individuels. Ceux qui réussissent existent mais ils sont minoritaires (et quand on étudie comment ils y sont arrivés, dans quels circonstances, le contexte, les réseaux etc...on comprend vite que ce n'est souvent pas du hasard).
Tout ce que je dis dans ce post est révélateur du mode de vie et de pensée occidental.