[Alegas] Mes Critiques en 2025

Vos critiques de longs-métrages

Modérateurs: Dunandan, Alegas, Modérateurs du forum

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar Alegas » Mer 06 Aoû 2025, 23:21

BILAN JUILLET 2025


Films vus :

275 : La crise, Coline Serreau, 1992, TV VF : 5,5/10
276 : Babygirl, Halina Reijn, 2024, Truc VOST : 5/10
277 : Materialists, Celine Song, 2025, Ciné VOST : 7/10
278 : L'accident de piano, Quentin Dupieux, 2025, Ciné VF : 5/10
279 : Crazy rich asians, Jon M. Chu, 2018, TV VOST : 4,5/10
280 : Julia, Fred Zinnemann, 1977, Ciné VOST : 5/10
281 : Chère Louise, Philippe de Broca, 1972, TV VF : 5/10
282 : L'incorrigible, Philippe de Broca, 1975, TV VF : 3/10
283 : Hardball, Brian Robbins, 2001, TV VOST : 6/10
284 : Jurassic World Rebirth, Gareth Edwards, 2025, Ciné VOST : 5/10
285 : Inherit the wind, Stanley Kramer, 1960, TV VOSTA : 8/10
286 : Noyade interdite, Pierre Granier-Deferre, 1987, TV VF : 3/10
287 : Priest, Scott Stewart, 2011, TV VOST : 2/10
288 : Scorpio, Michael Winner, 1973, TV VOST : 5/10
289 : Stop making sense, Jonathan Demme, 1984, Ciné VOST : 7,5/10
290 : Face/Off, John Woo, 1997, Ciné VOST : 8/10
291 : Reflet dans un diamant mort, Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2025, Ciné VF : 5/10
292 : F1, Joseph Kosinski, 2025, Ciné VOST : 6/10
293 : Ball of fire, Howard Hawks, 1941, Ciné VOST : 7/10
294 : Meet Joe Black, Martin Brest, 1998, TV VOST : 7/10
295 : Beginners, Mike Mills, 2010, TV VOST : 6/10
296 : Stan & Ollie, Jon S. Baird, 2018, TV VOST : 4/10
297 : Rapaces, Peter Dourountzis, 2025, Ciné VF : 7/10
298 : Les aventures de Rabbi Jacob, Gérard Oury, 1973, Ciné VF : 7/10
299 : Captain America : Brave New World, Julius Onah, 2025, Truc VOST : 2,5/10
300 : La otra, Roberto Gavaldón, 1946, TV VOST : 7,5/10
301 : Le Million, René Clair, 1931, Truc VF : 6/10
302 : Mr. Majestyk, Richard Fleischer, 1974, TV VOST : 6,5/10
303 : The Suicide Squad, James Gunn, 2021, TV VOST : 5,5/10
304 : Summer wars, Mamoru Hosoda, 2009, Ciné VOST : 8,5/10
305 : La diosa arrodillada, Roberto Gavaldón, 1947, TV VOST : 5/10
306 : The white buffalo, John Lee Thompson, 1977, TV VOST : 3,5/10
307 : En la palma de tu mano, Roberto Gavaldón, 1951, TV VOST : 6,5/10
308 : Pretty woman, Garry Marshall, 1990, Ciné VOST : 7/10
309 : Bat★21, Peter Markle, 1988, TV VOST : 6/10
310 : Eddington, Ari Aster, 2025, Ciné VOST : 7,5/10
311 : The bad guys, Pierre Perifel, 2022, Blu-Ray VOST : 7/10
312 : Maraschino Ruby, Nelson Yokota, 2022, Blu-Ray VOST : 5,5/10
313 : Troll 2, Claudio Fragasso, 1990, TV VOST : 1/10
314 : Hellraiser : Hellworld, Rick Bota, 2005, Truc VOST : 0/10
315 : Keoma, Enzo G. Castellari, 1976, Blu-Ray VOST : 8/10
316 : The Bad Guys 2, Pierre Perifel, 2025, Ciné VOST : 7,5/10
317 : Thunderbolts*, Jake Schreier, 2025, Truc VOST : 4,5/10
318 : La noche avanza, Roberto Gavaldón, 1952, TV VOST : 7/10


Découverte du mois :

Image


Autres découvertes marquantes :

Image Image Image Image
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

Mains criminelles - 6,5/10

Messagepar Alegas » Mer 06 Aoû 2025, 23:52

Image


En la palma de tu mano (Mains criminelles) de Roberto Gavaldón
(1951)


Premier film de la décennie 50's que je découvre de Gavaldón, et c'est pas trop mal même si c'est un bon cran en-dessous de La Otra, sachant que les deux films sont assez ressemblants, ne serait-ce que pour leur affiliation avec le film noir. Si dans La Otra on pouvait penser à des films similaires de Wilder ou Lang, ici j'ai trouvé que ça ressemblait plus à du Hitchcock, d'une part via une certaine rigueur formelle, mais aussi et surtout pour son histoire qui aurait vraiment pu être le sujet d'un film du gros Alfred. Ici, on suit un diseur de bonne aventure qui est en réalité un charlatan, et qui profite de ses bonnes relations, notamment une jeune femme avec qui il a une relation, pour avoir des pistes sur ses clients afin de leur raconter ce qu'ils ont envie d'entendre. Un jour, le mec entend parler d'une femme riche, récemment veuve, qui pourrait avoir tué son mari grâce à un amant secret, et à partir de là le héros va se mettre en tête qu'il peut la faire chanter histoire de profiter d'un gros pactole. Forcément, le plan ne va pas se dérouler exactement comme prévu, notamment parce qu'il trouve, en la personne de la veuve, un adversaire psychologiquement à sa hauteur (on ne sait jamais vraiment à quel point elle manipule celui qu'elle a en face d'elle, ce qui donne un duel qui rappelle un peu celui qu'on avait dans le Nightmare Alley d'Edmund Goulding), et dont il va s'amouracher, le tout en laissant dans le noir la femme avec qui il sort.

Cela donne un pur récit de manipulation qui se laisse très bien suivre. Le film est peut-être un poil trop long (dix ou quinze minutes de moins aurait donné quelque chose de plus efficace) et ça manque de séquences réellement marquantes (je retiens surtout la tentative de dissimulation d'un corps qui va donner une rencontre avec un flic, et le final), mais sinon c'est plutôt solide dans l'ensemble. Gavaldón filme ça avec talent, il y a plein de plans super bien foutus, mais clairement on sent aussi qu'il ne veut pas que sa mise en scène prenne le pas sur le récit qu'il raconte, ce qui donne une réalisation plus discrète que dans La Otra. L'une des grandes qualités du métrage, c'est clairement la prestation de son acteur principal, Arturo de Dordova, acteur mexicain très populaire de l'époque, et qu'on a déjà vu chez Gavaldón et qui tournera plus tard chez Buñuel. Je ne peux pas dire que j'ai vu beaucoup de films avec le bonhomme, mais ici c'est sa prestation que je trouve la plus marquante, dans un rôle pourtant pas évident où il faut passer sans cesse du charlatan plein d'assurance au mec désespéré, incapable de contrôler ce qui se passe autour de lui. Pas mon film préféré de Gavaldón, mais c'est quand même recommandable.


6,5/10
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

Aventures de Rabbi Jacob (Les) - 7/10

Messagepar Alegas » Jeu 07 Aoû 2025, 11:07

Image


Les aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury
(1973)


Un film que je n'avais pas revu depuis une éternité (la dernière fois je devais être encore au collège) et pour le coup, contrairement à d'autres films avec De Funès, j'étais plutôt confiant sur le fait que ça allait encore bien tenir la route, chose qui se confirme au revisionnage. Alors bon, ce n'est pas la comédie du siècle non plus, ça a ses défauts, mais franchement, par rapport à d'autres films du même style sortis à l'époque, ça conserve un charme indéniable, une patine de pur film populaire qui agit encore aujourd'hui (revu dans une salle de cinéma, avec un public de tout âge qui réagissait très bien, preuve que ça possède encore une réelle efficacité).

La première chose qui me surprend, c'est à quel point le film arrive encore à être actuel dans ses gags et ses thématiques, entre le fait d'avoir un héros raciste qui doit apprendre malgré lui la tolérance, le discours sur les relations entre arabes et juifs, et du comique de situation qui ne prend pas une ride. C'est plutôt bien écrit, avec des situations qui se retournent régulièrement pour relancer le rythme, et il y a un vrai plaisir de voir la relation entre Pivert et Slimane évoluer de scène en scène, un moment complices, puis l'un devenant otage de l'autre, puis l'autre arrivant à prendre l'ascendant sur le premier, bref ça bouge sans cesse, et ça prend encore plus de densité avec toute l'imposture sur le fait que tout le monde croie que Pivert est réellement le Rabbi Jacob teasé pendant toute la première moitié du métrage. C'est pas toujours finaud, mais l'humour marche bien, à la limite si je devais faire quelques reproches, ce serait sur la partie dans l'usine de chewing-gum un peu trop longue, et les passages où De Funès abuse de ses mimiques (genre quand il imite les oiseaux juste parce qu'il s'appelle Pivert, c'est un peu lourd), mais franchement tout le reste est d'un tel niveau que c'est aisément pardonnable.

Le métrage accumule les séquences cultes : la voiture retournée sur l'étang, De Funès qui croie parler au commissaire, la danse juive, Pivert qui cherche à se faire arrêter par les flics en les provoquant :eheh: , Claude Piéplu qui fait bourde sur bourde en essayant juste de faire son boulot :mrgreen: , bref c'est hyper plaisant de constater à quel point tout ça marche encore super bien, c'est loin d'être un film dont l'efficacité se repose sur la nostalgie du spectateur. Pourtant, c'est pas sans défauts, notamment formellement où je trouve que Oury est trop sage, trop fonctionnel dans sa façon de filmer, l'humour découle toujours de ce qui se passe à l'écran et rarement des artifices de mise en scène. Ça n'empêche pas le film d'être bon, mais c'est clairement là où je ne peux pas y voir non plus une grande comédie, usant des codes visuels du cinéma pour aller jusqu'au bout de son délire.

Le thème musical de Cosma est plutôt mortel dans son genre, typiquement le genre d'air qui ne quitte plus votre tête pendant des jours après avoir vu le film, d'ailleurs ça n'a pas loupé de mon côté :eheh: . Et sinon j'avais complètement oublié que le casting secondaire du film est rempli de tête connues : Claude Piéplu que j'ai déjà évoqué, Suzy Delair qui joue la femme de Pivert (choix parfait, elle est irritante juste ce qu'il faut), mais on aussi des quasi premières apparitions avec Miou-Miou et Gérard Darmon, je les avais complètement zappés lorsque je voyais le film plus jeune. Clairement une comédie qui marche très bien aujourd'hui, et on comprend aisément comment le film a pu devenir le petit classique qu'il est devenu dès sa sortie, et encore plus à force de rediffusions télévisuelles.


7/10
Critiques similaires

"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar lvri » Jeu 07 Aoû 2025, 11:41

- "La révolution, c'est comme une bicyclette, quand elle n'avance pas, elle tombe"
- "Eddy Merckx !"
- "Non, Che Guevara !"....
:eheh:

Hélas, ce sera le dernier film de De Funès avec Oury, alors qu'ils s'étaient engagés à en faire un autre. Je ne comprendrais jamais pourquoi Oury n'a pas osé prendre le risque de refaire un film avec De Funès après son attaque cardiaque.
"No fate but what we make"
Avatar de l’utilisateur
lvri
Godzilla
Godzilla
 
Messages: 13049
Inscription: Dim 03 Oct 2010, 09:39

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar Mark Chopper » Jeu 07 Aoû 2025, 11:48

Je ne comprendrais jamais pourquoi Oury n'a pas osé prendre le risque de refaire un film avec De Funès après son attaque cardiaque.


La réponse est dans la question.
Avatar de l’utilisateur
Mark Chopper
BkRscar
BkRscar
 
Messages: 45754
Inscription: Dim 12 Fév 2012, 13:14

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar Alegas » Jeu 07 Aoû 2025, 11:49

Il faudrait lire ses mémoires, peut-être que la réponse s'y trouve.
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar lvri » Jeu 07 Aoû 2025, 12:04

Il faudrait que j'y jette un oeil, ça pourrait être intéressant, au-delà de cette histoire de refaire un film avec De Funès d'ailleurs.
"No fate but what we make"
Avatar de l’utilisateur
lvri
Godzilla
Godzilla
 
Messages: 13049
Inscription: Dim 03 Oct 2010, 09:39

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar Val » Jeu 07 Aoû 2025, 18:38

(genre quand il imite les oiseaux juste parce qu'il s'appelle Pivert, c'est un peu lourd)


Ca ne sera jamais pas drôle. Succès garanti à chaque fois en ce qui me concerne.

Et grâce à ce film, je travaille régulièrement mon français en "prononçant les noms des manteaux de fourrires". :chut:
Avatar de l’utilisateur
Val
Terminator
Terminator
 
Messages: 18757
Inscription: Mer 27 Aoû 2008, 14:51

Nuit avance (La) - 7/10

Messagepar Alegas » Jeu 07 Aoû 2025, 19:59

Image


La noche avanza (La nuit avance) de Roberto Gavaldón
(1952)


Nouveau film noir pour Gavaldón, et on est à peu près sur le niveau du précédent, même si j'ai quand même ma petite préférence pour celui-ci qui cache bien son jeu pendant une grosse partie. On ne sait pas trop ce que ça va raconter au début, avec ce héros champion de pelote basque (pas le genre de sport qu'on a l'habitude de voir au cinéma, c'est rafraîchissant) qui est un mec complètement antipathique, imbu de lui-même à un stade presque maladif, et partageant sa vie avec trois femmes différentes juste parce qu'elles sont sous son charme. Un anti-héros absolu, qu'on va suivre dans une sorte de descente aux enfers puisqu'il se fait de nombreux ennemis qui vont tout faire pour le voir tomber aussi bas que possible, et c'est à partir de là où tout le côté film noir commence, avec des histoires de matchs truqués, de paris à hautes sommes (clairement la trame du métrage pourrait être transposée dans le milieu de la boxe sans problème), de kidnappings et de traques par les flics.

C'est pas du grand script, mais le fait est que ça fonctionne très bien et qu'en plus le film joue le carte d'une certaine efficacité via une courte durée (ça dure un peu moins d'1H30), et dans l'ambiance ça fait un peu penser à un mix entre The set-up et The killing (on a vu pire comme références), autant dire que c'est plutôt cool. Il y a beaucoup de rebondissements, un final sans concessions, et le héros reste une ordure jusqu'au bout, ce qui est renforcé par la prestation de l'acteur qui est un peu limite par moment mais qui arrive très bien à créer une détestation de son personnage. A la limite, si je devais pointer un défaut, ce serait sur la pertinence des trois femmes au sein du récit : deux d'entre elles servent réellement l'histoire (la vieille riche, et celle enceinte), mais j'ai un peu de mal à comprendre quel est l'intérêt de la chanteuse, si ce n'est le fait d'avoir des chansons en cours de récit qui surlignent un poil trop l'attachement obsessionnel que les trois personnages peuvent avoir pour le champion. Rien de bien méchant donc, surtout que ça n'entache pas l'ensemble.

Formellement c'est moins marquant que La Otra, mais sacrément efficace tout de même, et le métrage a son lot de séquences qui restent en tête (le kidnapping, le twist avec la vieille, la scène dans l'avion, le match central), ainsi que quelques idées bien trouvées à l'image de cette scène finale qui en dit long avec le chien qui pisse sur l'affiche. Plutôt content jusqu'ici d'avoir découvert plus en profondeur le boulot de ce réalisateur, bon maintenant le souci c'est que le reste de sa filmographie a l'air d'être compliqué à se procurer :? .


7/10
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

Captain America : Brave new world - 2,5/10

Messagepar Alegas » Ven 08 Aoû 2025, 08:48

Image


Captain America : Brave New World de Julius Onah
(2025)


C'est peu dire que je n'avais pas beaucoup d'espoir sur celui-ci, car déjà que les Marvel encensés se révèlent généralement bien moyens, là on parle d'un des rares Marvel qui se fait défoncer de partout, même par les fans de la première heure. Pourtant on est quand même dans une des rares sagas du MCU qui se tient à peu près, mais voilà depuis le départ de Chris Evans ils se sont mis en tête qu'il ne fallait surtout pas abandonner Captain America, et après un passage par la case série voilà qu'on a un premier film solo pas convaincant du tout. Bon déjà, le fait d'avoir eu une série pour faire la réelle passation d'un Captain à un autre fait que le métrage part perdant quoi qu'il arrive, et d'autant plus avec un spectateur comme moi qui a complètement mis de côté les productions télévisuelles du MCU.

Résultat : dès les premières minutes du film il y a un gros désintérêt général qui se fait ressentir, que ce soit de la part du perso ou de l'intrigue, et c'est d'autant plus vrai ici qu'on a typiquement tous les codes narratifs du MCU activés, avec la petite séquence d'action (naze) pour présenter le héros et un bad guy secondaire, une grosse heure de quasi rien avec des personnages tous plus insipides les uns que les autres (mention spéciale à la meuf ayant fait la même formation que Black Widow, et qui semble juste là pour remplir un quota de femme dans l'action), puis deux climax bourrés de CGI et qui s'avèrent particulièrement oubliables, bref on a vraiment l'impression de mater le Marvel dans sa formule la plus basique. Ça voudrait avoir un côté thriller paranoïaque 70's (clairement revendiqué dans les influences, notamment The Manchurian candidate avec un personnage haut placé qui s'avère être manipulé malgré lui par une force étrangère) mais comment souvent avec les Marvel c'est juste histoire de dire que ça se démarque des autres sur un point, car tout cet aspect est assez raté, jamais on a l'impression de regarder un thriller, et au final c'est plus un mauvais film d'action avec une skin posé dessus pour faire genre (le discours politique en particulier est inexistant, alors qu'il y avait moyen de faire un parallèle avec la situation actuelle aux States).

C'est assez incompréhensible de voir un projet pareil, qui enchaîne les mauvaises idées, en particulier le fait que ça se veut être l'aboutissement d'un arc narratif du Hulk version Edward Norton : sérieux qui avait envie de voir une suite à ce film fait il y a quasiment vingt ans et que le MCU avait choisi d'oublier jusqu'ici ? A priori pas grand monde vu le flop du métrage. L'autre idée complètement nawak, c'est le fait d'avoir vendu TOUT LE PROJET sur le fait qu'il y avait un nouveau Hulk joué par Harrison Ford. Why not sur le papier, sauf que dans le film terminé on se rend compte que tout cet aspect est censé être un gros twist au dernier acte, et que toute l'intrigue/enquête est liée à ça :shock: . Franchement c'est incompréhensible en plus d'être complètement con, ça nique le peu d'intérêt qu'on peut trouver à ce film. Formellement, c'est réalisé par un noboby et ça se voit : zéro personnalité dans la mise en scène, action tout ce qu'il y a de plus oubliable, gestion pas loin d'être catastrophique pour les effets visuels, non vraiment il n'y a rien à retenir. Et côté casting c'est triste à regarder, personne ne semble y croire, et surtout par Ford qui est vraiment là pour toucher son chèque et pour pouvoir dire qu'il a tourné dans un film du MCU. Le sidekick du Faucon est insupportable en plus d'être insipide, et Giancarlo Esposito est utilisé de façon honteuse. Déjà de base c'est un film pénible à regarder, mais plus les jours passent et plus je me dis que c'est probablement l'un des films les plus inutiles produits chez Marvel, ce qui pose quand même un certain level.


2,5/10
Critiques similaires

"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar Mark Chopper » Ven 08 Aoû 2025, 09:02

Mais pourquoi ?

Bon déjà, le fait d'avoir eu une série pour faire la réelle passation d'un Captain à un autre fait que le métrage part perdant quoi qu'il arrive


Tu le savais avant de voir le film ou pas ?
Avatar de l’utilisateur
Mark Chopper
BkRscar
BkRscar
 
Messages: 45754
Inscription: Dim 12 Fév 2012, 13:14

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar Alegas » Sam 09 Aoû 2025, 07:05

J'avais besoin d'un film pour un trajet en train après un réveil à 5H du mat', donc un film devant lequel je pourrais m'assoupir sans remords si jamais j'étais trop fatigué.

Et ouais j'étais au courant pour la série mais du coup j'étais curieux de voir comment le film allait gérer ça, car bon les prods chez Marvel doivent clairement savoir que c'est finalement une minorité du public qui ont maté leurs séries. Mais c'est bien raté sur ce point, et ça donne l'impression de voir des persos sortir de nulle part, notamment celui de Carl Lumbly.
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

Million (Le) - 6/10

Messagepar Alegas » Dim 10 Aoû 2025, 23:42

Image


Le Million de René Clair
(1931)


Les premiers films parlants de René Clair sont souvent considérés comme étant la meilleure partie de sa carrière, et j'avoue avoir un peu de mal avec cet avis car autant ce sont des métrages clairement intéressants d'un point de vue formel, autant je préfère clairement des films plus confidentiels qu'il fera plus tard (La porte des lilas, pour ne citer que lui). Après, je pense que ça me cause moins parce que ces premiers films parlants font partie intégrante d'une mode typique de l'époque, qui consistait à mettre des morceaux musicaux un peu partout pour justifier l'arrivée du son. Une mode qui donne, à mon sens, souvent des films moyens, voire médiocres, et même si ce n'est pas le cas ici il y a quand même la grosse impression de voir un métrage pas très subtil dans sa façon d'utiliser le son (c'est pas M le Maudit quoi), et qui souffre de la technique sonore pas très aboutie de l'époque.

Concrètement on est devant une petite comédie sans grandes prétentions, qui vire parfois au musical sans réelles raisons (d'où le côté pas subtil et forcé), et avec un récit vaudevillesque à base de ticket de loterie gagnant qu'un artiste fauché doit retrouver, le tout avec une petite histoire d'amour tout le long de l'histoire. Bref c'est pas foufou, mais ça se regarde bien tout de même, c'est même plutôt bien mené et le film bénéficie d'un rythme assez efficace, aidé par une durée plutôt courte. Le souci c'est que, un peu comme A nous la liberté du même réalisateur, ça ne dépasse jamais le stade du sympathique : c'est drôle sans être hilarant, ça se suit sans être captivant, c'est un peu la comédie type de l'époque, intéressante historiquement parlant, mais qui n'a pas le petit truc en plus qui permettrait de rendre le film intemporel et particulièrement efficace.

Faut dire aussi que le film est particulièrement ancré dans son époque, d'abord par sa technique sonore limitée (il y a encore beaucoup de passages muets, et les dialogues ne sont pas toujours complètement audibles), mais aussi par son ton et le jeu des acteurs (on sent que les comédiens ne maîtrise pas encore le parlé naturel devant une caméra). Formellement, j'ai en plus trouvé ça assez quelconque à quelques exceptions près, notamment le premier plan du film qui, pour le coup, est vraiment réussi et ambitieux (impression qu'on ne retrouve pas tellement devant le reste du métrage). Bref ça se regarde et je suis content de l'avoir vu, mais de Clair ce n'est clairement pas celui que je trouve le plus mémorable.


6/10
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar Mark Chopper » Lun 11 Aoû 2025, 07:10

J'ai beaucoup de mal avec le cinéma français de la première partie des années 1930.
Avatar de l’utilisateur
Mark Chopper
BkRscar
BkRscar
 
Messages: 45754
Inscription: Dim 12 Fév 2012, 13:14

Re: [Alegas] Mes Critiques en 2025

Messagepar Alegas » Lun 11 Aoû 2025, 15:16

Ouais le début du parlant c'est compliqué. Pas forcément qu'en France d'ailleurs, mais on sent qu'on a du mal à passer ce cap, tant d'un point de vue technique que narratif. J'avoue que certains classiques de cette période, comme ceux de Clair, de Vigo, ou de Renoir, me passent un peu au-dessus.
De ce début de décennie, je recommande quand même Les croix de bois et la version parlante de Poil de carotte par Duvivier, mais sinon il faut attendre selon moi 1936 pour avoir une vraie relance qualitative.
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


Image
Avatar de l’utilisateur
Alegas
Modo Gestapo
Modo Gestapo
 
Messages: 51695
Inscription: Mar 11 Mai 2010, 14:05
Localisation: In the Matrix

PrécédenteSuivante

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités



Founded by Zack_
Powered by phpBB © phpBB Group.
Designed by CoSa NoStrA DeSiGn and edited by osorojo and Tyseah
Traduction par phpBB-fr.com
phpBB SEO