[nicofromtheblock] Mes critiques en 2010

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Kill me please - 7/10

Messagepar nicofromtheblock » Lun 03 Jan 2011, 23:34

KILL ME PLEASE
Olias Barco - 2010
7/10

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Après un premier film Snowboarder que tout le monde aura oublié (heureusement !), le réalisateur belge Olias Barco se tourne vers un genre de référence dans son pays : la comédie d’humour noir. Et on peut dire que le résultat est à la hauteur.

Comme d’indique l’affiche, le film est vraiment dans la lignée de C’est arrivé près de chez vous sans être aussi provocateur quand même. En revanche, il n’y a aucun producteur du film précité au générique du film … Une belle publicité mensongère ! Pourtant, ils auraient pu se vanter d’avoir produit Aaltra ou encore Calvaire. En tout cas, le film est vraiment dans l’esprit des films du duo Benoit Delépine/Gustave Kervern.

Déjà sur le papier, le scénario sentait bon l’humour noir : le docteur Kruger dirige une clinique aidant les patients suicidaires à mettre fin à leurs jours. Il voir donc défiler des patients en tout genre venu profiter d’un suicide assisté leur permettant de réaliser leur dernier vœu. Mais les habitants du coin ne sont pas aussi compréhensifs …

Dans un noir et blanc très réussi, le réalisateur nous livre une comédie grinçante où toutes les occasions sont bonnes pour rire. Un patient veut mourir en faisant l’amour à une étudiante, un autre est accro au jeu au point qu’il y a même perdu sa femme, chacun a son histoire plus ou moins farfelue … Quant au final, il se veut carrément être le comble de l’ironie :
[spoiler]Les patients voulant mourir essayent d’échapper à des villageois fous qui veulent les tuer.[/spoiler]

Pour ce qui est du casting, c’est du 4 étoiles. Outre Aurélien Recoing qui joue le directeur du centre, on retrouve tout le gratin du cinéma belge : Benoit Poelvoorde, Bouli Lanners, Philippe Nahon, … Chacun s’en donne à cœur joie dans son rôle. Et c’est étonnant de voir Benoit Poelvoorde dans ce genre de rôle quand on connaît son côté dépressif avéré : on a presque l’impression qu’il joue son propre rôle. A leurs côtés, on retrouve également l’acteur américain Saul Rubinek qui est bien marrant. Quant à Virginie Efira, elle n’est pas géniale mais elle est toujours meilleure que dans les dernières comédies où on a pu la voir.

Au final, voici une comédie d’humour noir comme seuls les belges savent nous en faire. C’est incisif et assez jouissif. Et on sent vraiment que les acteurs prennent plaisir à jouer ses personnages complètement décalés. Si vous aimez les films du genre, je vous conseille fortement de découvrir ce film. :wink:
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Welcome to the Rileys - 7/10

Messagepar nicofromtheblock » Mar 04 Jan 2011, 21:19

WELCOME TO THE RILEYS
Jake Scott - 2010
7/10

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Dans la famille Scott, je demande le fils. Alors que les 2 frères Tony et Ridley Scott ne sont plus à présenter, la progéniture du second commence à faire parler d’elle. Après sa fille Jordan Scott qui a réalisé le sympathique Cracks, c’est son fils Jake Scott qui confirme son potentiel après un premier film Guns 1748 passé assez inaperçu. Celui-ci aura une meilleure notoriété avec ses présentations aux festivals de Sundance et de Deauville.

Dans ce nouveau film, il s’intéresse à la vie d’un couple qui a arrêté de vivre suite au décès de leur fille dans un accident de la route. Lorsque le mari va partir à la Nouvelle-Orléans dans le cadre de son travail, il va tomber sur une jeune fille paumée qui se fait de l’argent en bossant dans une boite de striptease. Il va alors décider de rester là-bas et essayer d’aider cette jeune fille contre son gré. Sa femme restée prostrée chez eux, ne sachant pas ce qu’il fait, va finir par prendre l’initiative de le rejoindre …

Le réalisateur nous livre un petit film indépendant qui, à travers ce portrait, traite du deuil. Alors que tout laisse à penser que c’est la jeune fille qui est paumée et que c’est ce couple qui lui vient en aide, on s’aperçoit progressivement que l’aide va dans les 2 sens. Grâce à cet acte, Doug réussit peu à peu à exorciser ses démons et à se déculpabiliser de la mort de sa fille. Par moments, cette relation pourrait devenir malsaine par ce besoin de trouver une fille de substitution mais le réalisateur a toujours une approche très sensible. Le film ne tombe jamais dans l’excès de bons sentiments non plus et on en ressort touché par ce petit morceau de vie.

Pour ce qui est du casting, James Gandolfini s’en sort parfaitement dans le rôle de cet homme un peu pataud qui pourrait faire peur au premier abord mais qui ouvre tout de suite son cœur à cette étrangère. Il nous livre un rôle d’une grande justesse et le film teint en grande partie sur sa performance. A ses côtés, Kristen Stewart prouve une nouvelle fois après The Runaways que le rôle de Bella Swan était une parenthèse dans sa carrière et qu’elle est capable d’interpréter des rôles complexes. En jeune rebelle qui refuse envers et contre tout qu’on lui vienne en aide, elle montre une grande sensibilité. Elle joue un personnage au caractère fort dont cette rencontre fortuite va juste lui servir de tremplin pour prendre sa vie en main. Enfin, Melissa Leo prouve tout son talent après sa nomination aux Oscars pour Frozen river. Elle est elle aussi d’une grande justesse dans le rôle de cette mère en deuil qui s’est enfermée dans un cocon et qui semble revenir à la vie grâce à cette escapade à la Nouvelle-Orléans. C’est d’ailleurs elle qui va raisonner son mari quant au fait de laisser cette jeune fille prendre seule son envol.

Au final, Jake Scott ne soufre pas de la comparaison avec le reste de sa famille. Il se trouve un style bien à lui et l’assume totalement. Le résultat est plus qu’honorable et il faut espérer qu’il continuera dans cette voie. Un bien joli film indépendant au ton très intimiste.
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Mother and child - 7,5/10

Messagepar nicofromtheblock » Mar 04 Jan 2011, 21:23

MOTHER AND CHILD
Rodrigo Garcia - 2009
7,5/10

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Le réalisateur colombien Rodrigo Garcia est un réalisateur que j’aime beaucoup. Ayant fait ses armes sur des séries telles que Six feet under ou Carnivale, il est aussi l’auteur de jolis films sur les femmes : son sujet de prédilection. Après Ce que je sais d’elle … d’un simple regard et Nine lives, Il a quand même fait une belle erreur de parcours avec Les passagers. Heureusement, il revient à son meilleur niveau avec ce joli film plein d’émotions.

A travers ce film, il brosse le portrait de 3 femmes. Karen, la soixantaine vit seule avec la culpabilité d’avoir abandonné sa fille à la naissance 40 ans plus tôt. Elle va rencontrer un collègue qui va l’aider à réapprendre à vivre. Elizabeth, la quarantaine est une femme d’affaire qui enchaîne les aventures sans lendemain. C’est la fille de Karen et elle a très mal vécu cet abandon : elle en garde des séquelles qui, inconsciemment, lui gâchent la vie. Et Lucy, la trentaine est une jeune femme fiancée qui a décidé d’adopter un enfant car elle ne peut pas en avoir. Son parcours jusqu’à l’adoption va être semé d’embûches …

Le réalisateur nous livre un beau film indépendant où les actrices sont magnifiées. Comme à son habitude, sa mise en scène reste très discrète et laisse la part belle aux actrices qui ont la chance d’interpréter des personnages particulièrement bien écrits. Sa narration alternée entre les différentes histoires jusqu’à leur croisement final est bien maîtrisée et on reste dans le film d’un bout à l’autre. De plus, il a un vrai talent d’écriture et arrive à faire des scènes pleines d’émotions sans tomber dans le pathos.

Côté interprétation, les 3 actrices sont vraiment excellentes. Annette Bening est remarquable dans le rôle de cette femme meurtrie qui se cache sous une carapace de nonchalance. Mais grâce à la présence de cet homme à ses côtés, elle va peu à peu se fissurer faisant apparaître une femme fragile qui a juste besoin d’amour. C’est certainement son meilleur rôle depuis American beauty. Naomi Watts est également étonnante dans le rôle de sa fille qui se plonge dans le boulot pour ne pas penser au désert de sa vie affective. Son patron joué par Samuel L. Jackson lui donne bien une occasion de s’engager dans une vraie relation mais elle préfère fuir. Il n’était plus à prouver que Naomi Watts était une grande actrice mais de film en film, je trouve que sa palette de genre s’élargit. De plus, elle devient de plus en plus belle avec l’âge. Enfin, Kerry Washington joue le rôle d’une autre femme meurtrie. Mais elle, c’est parce qu’elle ne peut pas avoir d’enfant. Seul l’adoption va lui permettre de s’épanouir dans son rôle de femme et cela avec ou sans mari. Les hommes ont un peu des rôles de faire-valoir dans le film mais ça ne dérange pas trop. Jimmy Smits et Samuel L. Jackson s’en sortent bien malgré des rôles peu approfondis.

Au final, voici un film très touchant qui m’a réconcilié avec le réalisateur après la grosse déception qu’était Les passagers. J’ai même versé quelques larmes lors de 2 belles scènes avec Annette Bening. C’est tout à fait le genre de film que j’aime : un drame émouvant qui évite de tomber dans le pathos.
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Paranormal Activity 2 - 4/10

Messagepar nicofromtheblock » Jeu 06 Jan 2011, 23:54

PARANORMAL ACTIVITY 2
Tod Williams - 2010
4/10

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Je suis allé voir cette suite sans grande conviction vu le souvenir impérissable que m’avait laissé le premier et en fait, cette suite n’est pas aussi pourrie que je pensais. J’avouerai même que je le préfère au premier opus.

Alors le film use exactement des mêmes stratagèmes que son prédécesseur à la différence près qu’il se facilite la tache en prétextant un cambriolage qui nécessite la mise en place d’un système de vidéo-surveillance dans la maison. Ça évite le côté trop amateur du caméscope et ça apporte un côté déshumanisé avec ses plans fixes que rien ne vient perturber. Et puis ça évite les faux raccords comme on peut en voir à la pelle dans Le dernier exorcisme

De plus, il se passe un tout petit plus de chose que dans le premier épisode. Alors qu’il fallait attendre le dernier quart d’heure pour qu’il daigne se passe quelque chose dans Paranormal activity, ici il n’y a rien de super flippant mais il y a quand même 2-3 trucs qui arrivent en cours de film. L’esprit malfaisant semble se faire remarquer plus rapidement en faisant des misères à la gamine de la famille. Il faut quand même avouer que le coup de l’appareil nettoyeur de piscine est assez hilarant ! :eheh:

Pour ce qui est des acteurs, c’est du même niveau que le premier. Ils dégagent un certain naturel mais ce ne sont clairement pas des acteurs. D’ailleurs, on retrouve Katie Featherston et Micah Sloat, les acteurs du premier mais je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite n’ayant pas revu celui-ci depuis le ciné. C’est aussi ça qui donne un minimum d’originalité à cette suite : ils ont eu la bonne idée de placer l’action de ce film avant puis après le premier opus, ce qui fait qu’on y découvre les raisons des évènements se passant dans celui-ci.

Au final, ça reste plutôt regardable même s’il est clair que ça ne mérite pas plus d’une vision. Mais on reste toutefois sur une mauvaise impression car la fin est quand même bien bidon et reste suffisamment ouverte pour qu’ils nous en pondent un troisième. Disons que je m’attendais tellement à pire que j’en suis ressorti presque soulagé. :lol:
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Rubber - 7,5/10

Messagepar nicofromtheblock » Ven 07 Jan 2011, 00:04

RUBBER
Quentin Dupieux - 2010
7,5/10

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Après nous avoir destabilisé avec son premier film Steak, le musicien et réalisateur français Quentin Dupieux revient avec un second film tout aussi barré. Il faut dire qu’après l’accueil qu’avait reçu Steak à sa sortie, il est devenu progressivement culte auprès d’une certaine catégorie de cinéphiles adeptes des OFNI.

C’est donc sans peur du jugement des spectateurs que le réalisateur se lance dans ce nouveau projet sur l’histoire d’un pneu qui prend vie et qui se découvre des pouvoirs télékinésiques. Il va alors développer ces capacités en tuant tout ce qu’il trouve sur son passage alors que le shériff du coin est à sa recherche.

Voici donc un scénario sans queue ni tête mais qui revendique son statut dés le départ grâce une scène d’introduction où le shériff s’adresse directement aux spectateurs et leurs explique le principe du « No reason ». A aucun moment le réalisateur ne brosse le spectateur dans le sens du poil : soit on adhère au concept du film, soit on passe son chemin.

De plus, Dupieux met en place une mise en abîme en mettant en scène des spectateurs qui regardent le film à l’intérieur même du film. Alors qu’ils semblent être de simples témoins, ils vont faire partir intégrante du film quand ils vont être empoisonnés. Le seul d’entre eux à survivre est le spectateur un peu élitiste qui croit tout savoir mais il aura le même sort que les autres …

Côté technique, il est étonnant de voir le résultat qu’obtient le réalisateur en utilisant un appareil photo Canon 5D pour tourner son film. De plus, il a également le statut de directeur de la photographie et de monteur et il s’est occupé lui-même de la musique avec la collaboration de Gaspard Augé du groupe Justice. Un véritable artiste multifonction qui a dirigé son projet de main de maître du début à la fin. Et pour en revenir sur la musique, cette BO électro est vraiment très réussie et participe à l’ambiance décalée du film.

Enfin, il faut parler des acteurs. Il a réussi à trouver un pur casting de série B avec un Stephen Spinella génial dans le rôle du shériff. Et dans le rôle de l’assistant de tournage, Jack Plotnick est bien sympa aussi. Tout les deux ont tendance à surjouer mais c’est aussi ça qui fait le charme de leur personnage. Il faut aussi signaler la présence en guest de Wings Hauser bien connu dans le milieu de la série B. Et enfin, on retrouve la belle Roxane Mesquida qui nous dévoile une nouvelle fois ses charmes. On ne pourra que l’en remercier !

Au final, Quentin Dupieux continue son parcours en marge du système en nous livrant un OFNI qui risque de faire longtemps parler de lui. C’est bien d’avoir ce genre de mec dans le paysage cinématographique français si fade. Il ne se prend pas au sérieux et il l’assume totalement.
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Re: [nicofromtheblock] Mes critiques en 2010

Messagepar moricenlive » Ven 07 Jan 2011, 00:44

Jusqu'à Rubber j'avais jamais fait le rapprochement entre Mr Oizo et son vrai nom.. faut que je me bouge pour voir Steack, et vivement la sortie de Rubber. Ta critique donne envie. :love:
When a noise bothers you, listen to it John Cage.
scalp a écrit:Southland Tales d'un drogué
On dirait une version scary movie de Strange Days.
10/10
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Re: [nicofromtheblock] Mes critiques en 2010

Messagepar zack_ » Sam 08 Jan 2011, 20:48

Clair que ca donne envie
Rien que le pitch est excellent
Par contre Steak ca vaut rien
zack_
 

Vie au ranch (La) - 5,5/10

Messagepar nicofromtheblock » Lun 17 Jan 2011, 12:07

LA VIE AU RANCH
Sophie Letourneur - 2009
5,5/10

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Pour son premier long-métrage, la réalisatrice de 31 ans Sophie Letourneur s’est inspiré de sa propre expérience pour faire un film sur la jeunesse et principalement sur une bande de copines qui vit cette entrée dans l’âge adulte comme une dernière chance de profiter de la vie avant de faire le grand saut dans la vie active.

Pam, Lola, Manon et les autres sont insouciantes. Entre les fêtes, les garçons et l’alcool, on peut dire qu’elles ne se soucient pas vraiment du lendemain, peu importe qu’elles aient cours ou pas. Mais le temps passe vite et chacune doit se tourner vers l’avenir à un moment ou un autre. Chacune le fera à son rythme mais elles ne pourront pas y échapper mettant leur amitié à l’épreuve.

Le gros point positif, c’est que la réalisatrice à un vrai talent de dialoguiste. Associé à un peu d’improvisation des actrices, on obtient des discussions plus vraies que nature où les filles parlent de tout et de rien. Alors, il est vrai qu’il faut réussir à rentrer dans le film sous peine de s’ennuyer fermement devant ses discussions sans réel intérêt. Ça pourrait presque rappeler les dialogues du Death proof de Quentin Tarantino par moments mais en moins geek. Je dois avouer qu’il m’a fallu un bon quart d’heure avant de réussir à m’y faire.

Côté mise en scène, c’est un peu moins réussi. Ça semble assez brouillon et on se demande vraiment si la réalisatrice avait anticipé ses mouvements de caméra ou si elle les fait au gré des discussions. En tout cas, ça reste assez indigeste … dommage. Au niveau de la prise de son, par contre, le rendu est vraiment réussi. En essayant de capter les discussions dans un brouhaha ambiant, l’effet de réalisme est encore d’avantage mis en valeur. Ça n’a pas du être facile et en plus, le spectateur n’est pas habitué à ce genre de travail sur le son et pourrait presque prendre ça pour un défaut. Enfin, j’ai trouvé le montage un peu trop elliptique. Le film est sensé se dérouler sur au moins 6 mois mais on ne se rend pas compte du temps qui se passe. Les ellipses passent tellement inaperçues qu’on pourrait croire que le film se déroule sur une semaine seulement.

Je finirai par les interprétations. Les 3 actrices principales jouent ici leur premier rôle sur grand écran et elles s’en sortent toutes les 3 formidablement. Dans le rôle de Pam, Sarah-Jane Sauvegrain a le rôle le plus marquant. Dans ce rôle de fille un peu fofolle, elle a une joie de vivre communicative. Et sans être super belle, elle dégage énormément de charme. Dans les rôles de ses 2 meilleures amies, Eulalie Juster et Mahault Mollaret sont également très naturelle. Et j’ai trouvé que c’était le personnage de cette dernière qui avait la meilleure évolution au cours du film : c’est chez elle qu’on sent le plus ce passage vers l’âge adulte. Les seconds rôles, quant à eux, sont un peu moins marquants. Jade Tong Cuong et Elsa Pierret complètent la bande de copines mais leur rôle est moins important. Et les garçons gardent une place assez secondaire dans le déroulement du film. On retrouve quand même Benjamin Siksou une nouvelle fois dans un rôle de chanteur.

Au final, malgré une approche peu orthodoxe, ce premier film de Sophie Letourneur est fort prometteur. Et une fois qu’on est rentré dans le film, on prend plutôt plaisir à suivre ces portraits de jeunes femmes plus vraies que nature. Ça reste un film générationnel dans lequel les jeunes filles d’aujourd’hui se reconnaîtront peut-être d’avantage …
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Faites le mur ! - 7,5/10

Messagepar nicofromtheblock » Lun 17 Jan 2011, 12:09

FAITES LE MUR !
Banksy - 2010
7,5/10

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Banksy est définitivement un grand artiste qui va là où on ne l’attend pas. N’étant pas son matériau de prédilection, j’avais peur que ce film manque de structure et parte un peu dans tous les sens mais c’est tout le contraire. A l’aide des heures de rushs de Thierry Guetta, il contourne le documentaire traditionnel et nous livre un beau film sur le « street art » qui tourne progressivement à la critique du milieu artistique.

Il faut dire qu’il s’est retrouvé avec un vrai sujet d’étude en la personne de Thierry Guetta. Cet homme est un obsédé de la caméra qui filme toute sa vie quasiment 24h/24. Quand sa route va croiser celle du « street art » par l’intermédiaire de son cousin qui n’est autre que Space invader, il va se mettre à suivre différents artistes pour garder une trace de leur travail. Jusqu’au jour où il va rencontrer Banksy. Devenant rapidement amis, celui-ci va lui proposer de réaliser à documentaire sur le « street art » à partir des nombreux rushs qu’il a récolté ces dernières années mais devant le résultat désastreux, il va décider de tout reprendre en main.

C’est alors que le film va prendre une toute autre tournure. Alors que Banksy propose à Thierry Guetta de s’essayer au « street art » pour qu’il ne reste pas dans ses pattes, celui-ci va se prendre au jeu et se lancer tête baissée dans cet art sous le nom de Mr. Brainwash. Mais malgré ses 5 années à suivre les références du milieu, il ne semble en avoir tiré aucune leçon et il se laisse aller à un art industriel et commercial. Son manque de talent est compensé par un plagiat de tous les genres qu’il mélange à sa guise donnant naissance à une œuvre totalement bordélique. Mais le buzz est tellement réussi que l’univers de l’art le prend immédiatement pour un génie. C’est du pain béni pour Banksy qui trouve ici un nouvel angle d’approche pour son film.

Le film nous présente donc l’univers du « street art » de façon assez conventionnelle dans un premier temps avant de changer totalement de direction. La deuxième partie est un constat navrant de ce qu’est devenu l’art aujourd’hui ou plutôt ce qu’en a fait le milieu de l’art. Banksy n’a même pas besoin d’en rajouter et d’être vraiment critique dans son approche puisque les images parlent d’elles-mêmes. De plus, on ne sent vraiment pas de méchanceté de la part du réalisateur de mettre en scène Thierry Guetta. Il le dit lui-même : Thierry Guetta a peut-être été plus intelligent que le système puisqu’il a réussi à devenir un artiste sans avoir le moindre talent …

Au final, toutes mes craintes ont été effacées. Banksy est un grand artiste qui sait exactement ce qu’il fait et il le prouve une nouvelle fois avec ce film d’une totale maîtrise. Intelligent, bien foutu, bien rythmé, ce film restera la référence sur le « street art » mené de main de maître par son chef de file. Banksy est un génie !
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Re: [nicofromtheblock] Mes critiques en 2010

Messagepar nicofromtheblock » Lun 17 Jan 2011, 12:12

Ça sera mes 2 dernières critiques pour 2010. J'ai trop de retard pour rattraper tout le reste.
Mais je ferai quand même mes critiques de The social network et Scott Pilgrim dans mon topic de 2011.
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Re: [nicofromtheblock] Mes critiques en 2010

Messagepar nicofromtheblock » Lun 17 Jan 2011, 12:28

Bilan de 2010

399 films vus

281 au cinéma
105 en DVD
10 en DivX
2 en BluRay
1 à la TV





Classement ciné

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Découvertes hors cinéma

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