[Scalp] Mes Critiques en 2012

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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar Jimmy Two Times » Ven 16 Nov 2012, 22:05

Sur le coup, je voulais lui mettre 8 et puis en fait on réalise rapidement que c'est un des films le plus carrés de l'année à tous les niveaux. Affleck = stand high quality.
Apparemment, ma critique est passée inaperçue... :cry:
I'm the motherfucker who found this place!
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar caducia » Ven 16 Nov 2012, 22:35

oui, mais si je mets des applause partout on va croire que je fais de la propagande, mais le coeur y est. :wink:
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar Heatmann » Ven 16 Nov 2012, 23:23

Alegas a écrit:Il va falloir que je pose mon 7 pour éviter qu'il rentre trop facilement dans le Top. :mrgreen:



ca changera rien , si il le faut , j'en ecrirai une petite et lui mettrai aussi sont 8.75 arrondie :super:
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar Scalp » Sam 17 Nov 2012, 06:53

Argo a besoin de toi alors :mrgreen:
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Mais qui a tué Harry? - 4/10

Messagepar Scalp » Sam 17 Nov 2012, 08:23

Mais qui a tué Harry Alfred Hitchcock - 1955

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En court métrage ça aurait surement pu être sympa mais alors sur 1h30 c'est vraiment pas génial, Hitchcock a toujours aimé glissé des petits trucs comique dans ses films et ça fonctionnait plutôt bien parce que c'était jamais lourd, ici il s'essaye donc à la comédie et ça fonctionne pas car c'est bien trop lourd ( non mais sérieux le gag du gars qui trébuche sur le cadavre au secours quoi ).
Alors si le coté surréaliste des personnages vis à vis de la situation est marrant ( tout le monde se fout du mort ), bein c'est marrant 5 minutes quoi ( le temps de l'intro en fait ) après ça tourne vite en rond avec des situations copier coller qui reviennent sans arrêt ( mince alors faut encore déterrer le corps ) et l'ennui arrive rapidement.
C'est très bavard et les dialogues sont loin d'être mémorable, sur un tel sujet y avait moyen de faire bien plus noir et grinçant et ça reste finalement beaucoup trop gentillet, de plus c'est con d'avoir un postulat de départ aussi sympa et de ne pas exploiter la trame policière, alors on sent que Hitchcock s'amuse à jouer avec les codes de son cinéma mais ça n'amuse que lui au final.

Le casting m'a gonflé, à part Royal Dano ( habitué des westerns des 50's ) fringué comme Indy Jones tout les autres m'ont soulé, la palme à Shirley MacLaine.

Par contre y a clairement un truc qu'on peut pas enlever au film c'est sa photo automnale absolument magnifique, mais bon une belle photo ne fait pas un bon film ça se saurait sinon.

4/10
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar Killbush » Sam 17 Nov 2012, 08:25

Très bien la critique d'Argo :super:
Starting to see pictures, ain't ya?
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar zack_ » Sam 17 Nov 2012, 10:27

Pour qui va tuer Harry vous aller rire alors sur ma critique car ma note double :eheh:
zack_
 

Dangereusement vôtre - 3/10

Messagepar Scalp » Sam 17 Nov 2012, 16:59

Dangereusement Votre John Glen - 1985

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L'intro a base de poursuite à ski c'est devenu un des classique de la série, bon c'est sans aucune originalité mais on entend les Beach Boys et les Beach Boys c'est cool.
Après le film a des bonnes idées, genre pour une fois dans la saga on parle de nazis, et un petit bonus nazi c'est toujours cool, y a pas de gadget ( là super bonus ) Grace Jones est bien ( top 3 des hommes de mains, parce que oui on peut pas vraiment la considérer comme une James Bond Girl ) et elle a un super nom, le film est moins léthargique que les merdes d'avant voilà pour le positif, le négatif bein c'est tout le reste.

Sur la forme ça vieillit affreusement, si on compare avec des trucs sorti à la même époque le film prend cher dans la gueule, après y a des trucs qui passent pas trop mal comme la course poursuite en cheval, pour le coup c'est même original pour une franchise qui utilisait jusque là toujours les mêmes trucs, la scène avec le camion pompier qui fait un peu penser à T3, la maitrise technique en moins ( bon après les moyens étaient pas les mêmes ), et puis on a une scène de baston vraiment rigolote où les faux raccords sont légion ( en même temps pas facile de monter une séquence où Moore joue 20 % de la séquence ), la fin sur le golden bridge, parait il hommage à Hitchcock bein ell est à chier

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Roger Moore fait de la peine, il a dépassé la date de péremption et même monter des escaliers est pour lui un effort insurmontable, Tanya Roberts est une bombasse mais on quand on la voit jouer on comprend comment elle a fini dans des prod Hollywood night, quand on voit le film on comprend pourquoi Bowie a refuser, Walken a été moins regardant sur la qualité et plus sur son cachet, alors il est peroxydé mais il est aussi ridicule et Walken quand il s'en donne la peine il peut être très mauvais, bon par contre c'est vrai que comme méchant psychopathe ce Zorin il est bien marrant mais fallait lui expliquer à Walken qu'il était pas obliger de ricaner comme un benêt on dirait Ryan Gosling, par contre on notera Patrick Macnee qui campe un sympathique second rôle, ce qui n'est pas si fréquent dans les Roger Moore, on peut même reconnaitre Dolph qui fait de la figuration.

Les mots me manquent pour parler de la chanson de Duran Duran, quand on parle de pire chanson de la saga on pense immédiatement à Madonna, bein je crois qu'il y a duel avec Duran Duran quand même.

Ouf j'ai fini les Moore, bilan bein c'est dla merde.

3/10
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar David Banner » Dim 18 Nov 2012, 01:13

Scalp a écrit:Les mots me manquent pour parler de la chanson de Duran Duran, quand on parle de pire chanson de la saga on pense immédiatement à Madonna, bein je crois qu'il y a duel avec Duran Duran quand même.

Duran Duran c'est mieux que Madonna quand même :mrgreen: puis c'est un classique des 80's ce tube, bien classé aux usa et uk dans les charts à l'époque même si je suis plus fan d'autres tubes du groupe comme Serious par exemple que j'ai dans ma collection 80's... 8)
Je me souviens d'un épisode de la série House (S05E15) où House parle de Duran Duran à travers une métaphore...
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar Alegas » Dim 18 Nov 2012, 01:48

Et puis elle est très bien la chanson de Madonna.
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar Scalp » Dim 18 Nov 2012, 08:20

Putain même en zic t'as des gouts de merde toi :eheh:
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Monde, la Chair et le Diable (Le) - 7,25/10

Messagepar Scalp » Dim 18 Nov 2012, 10:28

Le Monde la Chaire et le Diable Ranald MacDougall - 1959

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Un homme se retrouve seul après la fin du monde

Très sympathique ce petit film présenté comme le premier film post apo de l'histoire ( aucune idée si c'est vrai ).
Surprenant que ce film soit tombé dans l'oubli tant il vieillit bien, bien évidemment c'est avant tout un film sur la peur du nucléaire mais au bout d'un moment ça bifurque vers une parabole sur la question raciale aux EU, le propos surprend car c'était pas un sujet très rependu à l'époque et ça reste assez facile comme traitement mais ça fonctionne plutôt bien.

Le film se divise en 3 actes ( qui correspondent au 3 mots du titre ), le premier acte c'est donc le monde, ce monde dévasté où notre héros va se retrouver tout seul et errer à la recherche de survivants puis voyant qu'il est bien tout seul va prendre son sort en main pour pouvoir continuer à vivre, cette partie est de loin la plus intéressante, elle aurait pu durer 20 minutes de plus que ça m'aurait pas déranger, alors quand on a vu 2 films post apo c'est du déjà vu mais ça fonctionne toujours grâce à Bellafonte impeccable et le décors de ce New York désert fait son petit effet, le coté lent de cette partie est vraiment réussit, on suit le quotidien de ce survivant qui va essayer de vivre normalement.
La seconde partie qui est donc la chaire voit arriver un second personnage, féminin forcément, j'aime d'ailleurs beaucoup le plan où on voit qu'il y a un second personnage car sur le coup on a un plan sur une pièce de monnaie jeter par terre par notre héros qui a jouer à pile ou face pour choisir sa direction, la caméra filme la pièce à terre et le plan dure, sur le coup me suis dit oue bon on a compris qu'il joue à pile ou face pas la peine de rester 30 secondes sur une pièce par terre mais c'est pour mieux introduire ce second personnage dont on va d'abord voir les pieds. Qui dit personnage féminin dit forcément un peu de love story et là c'est relativement bien traité avec 2 personnes qui vont s'apprivoiser tout doucement ( et c'est là que la parabole sur le racisme entre en jeu ) mais une fois qu'on sent qu'ils sont prêt à "vivre" ensemble paf un petit imprévu.
La troisième partie est donc le Diable, symbolisé par un nouveau personnage masculin qui va donc être le rival de notre héros, cette partie se révèle un poil longuette et est finalement la moins intéressante car versant un peu trop dans le mélo ( alors que c'est celle qui propose finalement un peu de tension et d'action ) mais le duel final dans les rues de New York est pas mal et la fin se révèle finalement assez osé ( mais niaise aussi ) et le mot The end est remplacé par un The Beginning lourd de sens.

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Visuellement c'est vraiment beau, le scope et le N/B sont du plus bel effet et les rues New Yorkaise déserte ont bien de la gueule ( le film a été tourné au petit matin et dans tout les endroits phare de la ville ) et on croit vraiment à cette ville déserte ( grâce notamment à un gros travail sur le son où chaque crie à un écho monstre ), de plus les plans où on voit Belafonte seul au milieu de la ville sont vraiment réussit ( y a des contres plongés qui ont vraiment de la gueule ), franchement c'est nettement plus réussit que Je suis une Légende.

Le casting c'est vite vu il y a 3 acteurs, Harry Belafonte confirme le bien que j'avais penser de lui dans le heist movie de Wise ( film qu'il avait aussi produit comme celui là et qui montre que Belafonte était un acteur vraiment engagé car le film de Wise dénonçait lui aussi le racisme ), ici c'est le personnage le plus complexe et il s'en sort à merveille, portant littéralement le film sur ses épaules pendant plus de 30 minutes ( il est tout seul à l'écran ), Inger Stevens dans le rôle féminin fait très bien ce qu'on lui demande et elle rend son personnage attachant, Mel Ferrer qui arrive après 1h de film a le rôle le moins facile car son temps de présence est fortement réduit et la complexité du personnage est pas facile à rendre mais il s'en sort pas trop mal.

Dommage que la seconde partie du film soit pas aussi réussit que la première sinon on aurait eu le meilleur post apo, après le message pacifiste est tellement louable qu'on peut pas trop l'attaquer dessus donc en l'état c'est clairement un bon film qui mérite de sortir de l'oubli.

7,25/10
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Sueurs Froides - 9/10

Messagepar Scalp » Dim 18 Nov 2012, 18:53

Sueurs Froides Alfred Hitchcock - 1958


"One final thing I have to do... and then I'll be free of the past."

C'est peu dire que la filmo de Hitchcock me passe un peu au dessus, alors oui il a des grands films dans sa filmo mais il a aussi une belle liste de film surcoté (La Mort aux Trousses en est un bel exemple) et de trucs plus que mineurs (quand on voit un film comme Frenzy on se demande vraiment si c'est le même réalisateur). Vertigo avec le temps est devenu mon film préféré du réalisateur, celui que je trouve le plus abouti tant sur le fond que sur la forme, juste devant Fenêtre sur Cours et Psycho. C'est le film qui pousse à son paroxysme toutes les obsessions de Hitchcock, faut voir le nombre de métaphore sexuelle qu'on peut faire (rien que le nom de la tour quoi : Coit Tower), par contre je comprend pas trop le délire sur le chignon.
Dire qu'il a été plutôt pas trop apprécié à sa sortie pour devenir aujourd'hui un des films les plus cités dans les meilleurs films all time, ce qui est mérité pour un film qui va inspirer tout un pan du cinéma car oui il fait clairement parti des films pompés, cités, plagiés ou inspirés, sans lui pas de De Palma (c'est LE film qui va le plus citer), pas de Mudholand Drive... Ceci dit c'est pas parce que je trouve que ce film est grand que ça va m'empêcher de penser que le statut de Hitchcock est discutable que 70% de sa filmo est reloue.
Bel exercice d'équilibriste de la part de Hitchcock qui livre ici certainement son film le plus ambitieux en terme de narration, il livre une histoire entre le polar, le film fantastique et la grande histoire d'amour et il arrive à trouver le juste équilibre ( même si j'aurais préféré un coté polar un peu plus accentué ce qui aurait pu permettre d'avoir un coté plus ludique pour la dernière partie du film, Hitchcock a préféré se concentrer sur la folie amoureuse et d'ailleurs ça se voit clairement car la partie polar a quand même quelques petits trous ), la partie fantastique avec son petit coté gothique est très appréciable et elle nous fait réellement douter, le twist est donc vraiment surprenant. Le tort de beaucoup de Hitchcock c'est de donner beaucoup trop d'indices au début, ici on sait juste que Scottie a le vertige (on se demande quand ça servira le propos) et qu'il doit suivre une femme et après c'est en avant dans une histoire hypnotique.

J'ai vraiment bien aimé la première partie du film très mystérieuse où Stewart organise sa filature et ne comprend pas toujours ce qu'il se passe, la première partie du film qui dure assez longtemps et quand même nécessaire pour l'implication du spectateur et ça fonctionne vraiment, et c'est vraiment pas le cas de tout ses films, souvent on se fait vite chier, amha toussa quoi. On est devant des errances mortifères et une fascination inexplicable se développe petit à petit. Le coté nébuleux de tout ça devient plus limpide quand on revoit le film même si on ne sait jamais si on voit une femme réelle, femme rêvée, femme fictive, femme jouée, femme idéalisée, c'est tout ça à la fois.
La seconde partie avec cette amour nécrophile, avec Scottie remodelant ( de façon assez violente même ) Judy pour la transformer en Madeleine ) est bien foutue, la première fois ça m'avait un peut saouler mais quand on connait la fin on regarde d'un oeil différent et ça devient passionnant). Cette partie devient même méchamment puissante et du coup on oublie les petits trucs un peu chiant pour se dire ah ouais c'est quand même un putain de film. Un film sur une romance profonde et tout ce que l'amour peut apporter en bien et en mal, le mal étant ici l'obsession et la folie qui découle de tout ça.
Ce film est la description parfaite de l'amour illusoire et Hitchcock est tellement concentré sur ça que le film sacrifie 2 personnages secondaires en cours de route pour se concentrer uniquement sur son duo principal mais là où dans plein de films ça m'aurait pété les couilles, ici ça passe.
On peut aussi interpréter le film comme un immense cauchemar car rien ne prouve finalement que Stewart ne meurt pas au début du film car y a des petits trucs un peu inexplicable dans le film genre comment Kim Novak peut sortir de l'hôtel au début sans être vue par Stewart. Et puis la façon qu'à Novak à de disparaître d'un seul coup.
A l'heure où on parle de bon scénario pour n'importe quoi, revoir Vertigo c'est se retrouver devant un film qui possède un des meilleurs scénarios all time, c'est bien simple quand on découvre le film, on ne peut rien prévoir. Quand on nous pète les couilles avec les scénarios de Nolan j'ai envie de dire revoyer Vertigo c'est quand même d'un autre niveau. Alors on pourrait reprocher une certaine lenteur au film, car si on décortique on peut pas réellement dire qu'il se passe grand chose mais c'est juste passer à coté du film, car c'est un film vraiment haletant car on suit le film du point de vue de Scottie du coup on est comme lui, on est perdu, on veut comprendre, on veut des réponses. Et c'est cet unique point de vue qui donne toute l'intensité dramatique de ce final. Et la seule fois qu'on est pas du point de vue de Scottie, l'écriture de la lettre en voix off, mais à ce moment là du film c'est intéressant et bien placé, ça évite une longue explication finale qui aurait été rébarbative ou un fin à la Old Boy (autrement appelée Fin scoubidou) mais en chipotant on peut dire que ça fait doublon avec le discours de Scottie qui a compris par lui même pas mal de chose, du coup une des deux scènes est ptet bien inutile.

Sur la forme, le suspens est mis de coté, ici pas de morceaux de bravoure ( quoique on peut considérer les moments de vertiges de Scottie comme tel et le travelling compensé fait véritablement son effet ) et donc un montage beaucoup plus sage qu'à l'accoutumé mais un gros travail sur les compos de plan et là Hitchcock s'en donne à coeur choix avec en point culminant la petite ballade en foret et la scène de baiser avec le décor changeant autour des 2 amoureux. Ici on sent vraiment une grande précision dans la mise en scène ( le film mérite vraiment d'être vu plusieurs fois pour s'attarder sur les nombreux détails auquel Hitchcock donne de l'importance, là j'ai surtout remarqué les miroirs qui ont une place importante à l'écran ), avec aussi un gros travail sur la géométrie qui confère au film une esthétique de premier ordre. On remarquera aussi le travail sur les couleurs, au début on a des rouges profonds qui donne de la chaleur à tout ça et puis plus le film avance plus l'ambiance se fait délétère, ça devient froid et glauque. Et puis on a ce plan final d'un sobriété absolu qui dure même pas 2 secondes, en 2 secondes il dit tout ce plan.
Bon par contre j'ai un gros bémol sur la scène du rêve de Stewart, c'est vraiment cheap dans le mauvais sens du terme, mais ça plombe pas le truc, c'est juste moche.

James Stewart que dire, c'est ptet bien le plus grand acteur de sa génération (y a de la concurrence mais sérieux lui il touche les étoiles avec Henry Fonda), et ici il trouve certainement son plus beau rôle ( même si je le trouve plus bluffant chez Mann de part le caractère des personnages aussi) et c'est un des seuls acteur dont le surjeux ne me saoule pas, Kim Novak m'a vraiment bluffé, elle arrive vraiment à sortir 2 interprétations totalement différentes de son personnage ( et puis elle très bien dans son petit pull vert sans soutien gorge ), d'ailleurs elle tellement convaincante que franchement y m'a fallu 5 minutes pour la reconnaitre et dire que Hitchcock ne la trouvait pas bonne actrice, ça doit être parce qu'il a pas réussi à la pécho. Elle est l'objet de fascination ultime, un fantasme imprenable pour Scottie, distante et attirante mais aussi complètement vénéneuse (on peut rajouter Basic Instinct à la longue liste des films qui ont emprunter un truc à ce film).

Pour finir un petit mot sur De Palma et tout ce qu'il a tiré de ce film, alors j'aime beaucoup Pulsions et Blow Out pour leur coté assumé film de genre, par contre j'ai beaucoup plus de mal avec Obsession que je trouve assez ennuyeux et plombé par un casting en carton qui fait que c'est vraiment une pâle copie de Vertigo, en même temps quand tu remplaces Stewart par Cliff Robertson faut pas s'attendre à un miracle.

La BO de Hermann est tout simplement belle (c'est vraiment loin d'être toujours le cas je trouve) et le générique de Saul Bass est un de ses plus beaux ( voir le plus beau même ).

Film somme de Hitchcock, alors au sommet de sa carrière, il ne fera jamais mieux. Un film presque mystique et puissant.

"You shouldn't keep souvenirs of a killing. You shouldn't have been that sentimental."

9/10
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar Mark Chopper » Dim 18 Nov 2012, 21:52

Scalp a écrit:La Pègre ( DVD VOST ) : 1/10


Je me demandais ce qu'il faisait dans le pano préféré d'Alegas, mais j'ai l'impression qu'il ne va pas y rester.
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Re: [Scalp] Mes Critiques en 2012

Messagepar Alegas » Dim 18 Nov 2012, 21:56

De mémoire il l'avait rajouté lui-même en plus. :eheh:
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

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