[Alegas] Mes Critiques en 2021

Vos critiques de longs-métrages

Modérateurs: Dunandan, Modérateurs du forum

[Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Alegas » Ven 01 Jan 2021, 17:19

Top 2021


Films vus en 2021 :

Janvier :

1 : Soul, Pete Docter & Kemp Powers, 2020, TV VO : 8/10
2 : A most violent year, J.C. Chandor, 2014, Blu-Ray VOST : 8,5/10
3 : Rocketman, Dexter Fletcher, 2019, Blu-Ray VOST : 6,5/10
4 : La Gomera, Corneliu Porumboiu, 2019, Truc VOSTA : 5,5/10
5 : A Dog's Life, Charles Chaplin, 1918, Truc VO : 6/10
6 : Over the Moon, Glen Keane, 2020, TV VOST : 4,5/10
7 : Cartouche, Philippe de Broca, 1962, TV VF : 6/10
8 : Pinocchio, Matteo Garrone, 2019, Truc VOST : 7/10
9 : Rejected, Don Hertzfeldt, 2000, Truc VO : 8/10
10 : Hustle & Flow, Craig Brewer, 2005, Blu-Ray VOST : 8,5/10
11 : Doktor Mabuse, der Spieler, Fritz Lang, 1922, DVD VO : 5,5/10
12 : Hogar, Àlex Pastor & David Pastor, 2020, TV VOST : 6/10
13 : Underwater, William Eubank, 2020, Truc VOST : 5,5/10
14 : Obsession, Brian De Palma, 1976, DVD VOST : 5,5/10
15 : Casino, Martin Scorsese, 1995, UHD VOST : 9,5/10
16 : La sombra de la ley, Dani de la Torre, 2018, TV VOST : 4/10
17 : Waiting for the barbarians, Ciro Guerra, 2020, Truc VOST : 7,5/10
18 : Que la fête commence..., Bertrand Tavernier, 1975, DVD VF : 6,5/10
19 : Within our gates, Oscar Micheaux, 1920, TV VO : 3,5/10
20 : The people vs. Larry Flynt, Miloš Forman, 1996, DVD VOST : 7/10
21 : Amistad, Steven Spielberg, 1997, DVD VOST : 6,5/10
22 : The Witch, Robert Eggers, 2016, TV VOST : 6,5/10
23 : Coco, Lee Unkrich, 2017, TV VO : 6,5/10
24 : Legend of the Guardians : The Owls of Ga'Hoole, Zack Snyder, 2010, Blu-Ray VOSTA : 6,5/10
25 : Valmont, Miloš Forman, 1989, DVD VOST : 7/10
26 : Nostalghia, Andreï Tarkovski, 1983, DVD VOST : 3/10
27 : Excelsior !, George Méliès, 1901, TV VF : 7/10
28 : L'homme à la tête de caoutchouc, George Méliès, 1901, TV VF : 6,5/10
29 : L'homme mouche, George Méliès, 1902, TV VF : 5/10
30 : Tenki no ko, Makoto Shinkai, 2019, Truc VOSTA : 4/10
31 : Ça commence aujourd'hui, Bertrand Tavernier, 1999, DVD VF : 8,5/10


Découvertes coups de cœur de l'année :

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Séries vues :

L'hôtel en folie (saison 1 à 2)
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Rivières pourpres (Les) - 5/10

Messagepar Alegas » Lun 04 Jan 2021, 15:34

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Les rivières pourpres de Mathieu Kassovitz
(2000)


C’était le dernier film de Kassovitz qu’il me restait à voir, et autant c’est pas une catastrophe du niveau de ses tentatives américaines, autant c’est clairement le moins bon film qu’il a pu faire en France. Alors déjà, je sais pas ce que vaut le matériau de base vu que je n’ai jamais lu de bouquin de Grangé, mais je me dis que si c’est comme les scénarios auquel il a participé (notamment Vidocq) bah faut pas s’étonner qu’il y ait pas de miracles côté écriture :mrgreen: . Du coup, passé une première demi-heure plutôt réussie qui prend autant que possible l’ambiance de Seven, on s’enlise peu à peu dans une enquête digne d’un feuilleton télévisuel, avec ce qu’il faut de twists complètement idiots (le coup des jumelles qui sort vraiment de nulle part :eheh: ), une double enquête artificielle (faut voir comment on rattache le perso de Cassel à celui de Reno) et un climax final à base d’avalanche qui jure avec le reste du métrage (et n’en déplaise à Kassovitz, même sans CG ça aurait été nul :mrgreen: ).

Le pire, c’est quand même de constater que non seulement la conclusion de l’enquête ne tient pas debout lorsqu’on creuse un peu, mais aussi voir à quel point c’est plus les situations qui font avancer l’histoire, et pas les personnages. Du coup, Reno et Cassel passent le film entier à dire qu’ils ne comprennent rien, et nous avec aussi car dès qu’un scientifique veut donner des détails, Reno demande d'arrêter les explications et d’aller au plus simple :eheh: . Volonté d’éviter un jargon trop pointu pour le grand public, ou aveu d’échec vu que l’intrigue s’effondre d’elle-même si on pose les bonnes questions ? Peut-être un peu des deux. Dès que le film part dans l’action, ça montre vite ses limites, et autant la séquence de Street Fighter avec Cassel peut amuser quelques secondes (même si elle donne l’impression de sortir d’un autre film), autant une scène comme celle de poursuite automobile nocturne fait très remplissage tant elle ne sert à rien. Par contre, la course-poursuite à pied marche pas trop mal, avec quelques plans et des idées d’éclairage sympathiques (le face à face en bas de l'escalier est pas dégueu et j'aime bien le plan avec les ombres agrandies sur l'usine).

Côté mise en scène, Kassovitz s’avère nettement meilleur dans l’ambiance qu’autre chose (quand il tente des trucs m’a-tu-vu il se foire, en témoigne l’affreux travelling compensé à l’arrivée chez les flics), et ça doit je pense beaucoup au choix des décors avec notamment des bâtiments dont l’architecture est rarement exploité au cinéma, ça en est même étonnant de constater qu’on a de tels endroits en France. Côté casting, Reno et Cassel sont en mode automatique (ils ont fait 100 fois leur interprétation respective), et le meilleur acteur du film s’avère être Nahon qui apparaît même pas cinq minutes. La musique de Bruno Coulais est carrément oubliable, on sent qu’il essaie de faire du Eric Serra, et du coup c’est pas bien :mrgreen: . Un film qui aura eu le mérite de relancer temporairement le polar poisseux en France, mais vu les titres qui ont vu le jour derrière (notamment les autres adaptations de Grangé), c’était peut-être pas non plus la meilleure des choses.


5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Mark Chopper » Lun 04 Jan 2021, 15:43

je sais pas ce que vaut le matériau de base vu que je n’ai jamais lu de bouquin de Grangé,


Veinard. Le Concile de pierre, c'est dans le top 10 des romans les plus foireux que j'ai lus de ma vie.

J'ai halluciné... C'est rationnel d'un bout à l'autre du bouquin et, à la fin, sans prévenir, la mère de l'héroïne se transforme en ours :eheh:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Alegas » Lun 04 Jan 2021, 15:45

Tu donnerais presque envie là. :eheh:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar lvri » Lun 04 Jan 2021, 16:00

Alegas a écrit:autant la séquence de Street Fighter avec Cassel peut amuser quelques secondes


C'est le seul souvenir du film que j'ai.... Et j'y retournerai pas pour redécouvrir le reste vu ta critique...
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Scalp » Lun 04 Jan 2021, 16:02

Le pire ça reste L'Empire des Loups.
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After Earth - 1,5/10

Messagepar Alegas » Mar 05 Jan 2021, 13:22

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After Earth de M. Night Shyamalan
(2013)


Celui-là, je l’avoue, je l’ai maté seulement dans un but de complétiste, je savais parfaitement que ça allait être de la merde (d’ailleurs depuis la sortie du film je n’ai jamais croisé quiconque appréciant celui-là, c’est quand même un bon indicateur de qualité). Le meilleur moyen de parler de ce film, c’est évidemment de pointer du doigt le fait que c’est le home-movie le plus cher de l’histoire de l’humanité. Il y a des familles qui se contentent des moyens de bord pour faire du film amateur, ou certaines qui se contentent des films de vacances, mais Will Smith, lui, en fait un blockbuster estival :mrgreen: . On va avoir donc droit à une histoire de survie avec un père blessé et incapable de bouger d’un endroit et son fils qui va devoir partir dans la nature pour trouver les secours. Jusque là pourquoi pas, sauf que ce qui aurait pu être une histoire simple et qui ne pète pas plus haut que son cul (comme c’était prévu au départ d’ailleurs), Will Smith préfère le transformer en gros récit de science-fiction.

Sauf que, et c’est vraiment là le plus drôle, c’est que tout cet apport science-fiction n’apporte STRICTEMENT RIEN. Sérieusement, tout pourrait être transposé dans un contexte contemporain réaliste que ça marcherait sans problème, et finalement tout le côté futuriste apporte juste un background complètement inutile avec des aliens capables de détecter la peur et Will Smith en homme parfait qui fait toujours les bons choix et qui n’a jamais peur (et je déconne pas, c’est vraiment dit texto dans l’introduction :eheh: ). Du coup, là où j’espérais un minimum que le côté science-fiction me permettrait au minimum de pas trop me faire chier, c’est au final ce qui m’a le plus énervé. On sent que Will Smith ne sait pas quoi en faire, que ce soit à travers l’introduction foirée où on explique en deux minutes ce qui a pu se dérouler sur plusieurs siècles alors que ça pouvait être dilué dans le métrage, ou encore à travers la direction artistique complètement générique (et complètement toc, l’épave du vaisseau on voit direct que c’est du plastique recouvert de cellophane :shock: , chaud de la part du mec qui a fait les décors de Dracula et Crimson Peak). Clairement, le film a les yeux plus gros que le ventre, et aurait gagné a être réduit au strict minimum, comme le vrai Shyamalan l’aurait fait.

Car oui, pour le coup impossible de trouver quoi que ce soit de Shyamalan dans ce film. De toute évidence, il a fait sa bitch sur ce film en disant oui à tout ce que demandait Will Smith, et non seulement ça donne un truc foiré formellement (c’est moche, et les quelques moments de tension qui auraient pu être sympa sont juste pas réalisés) mais ça donne surtout un truc assez immonde à la gloire de la famille Smith. Car clairement, je pense que Will Smith a clairement conçu ce projet avec pour principal objectif de lancer la carrière de son fils. Manque de bol : le rejeton est juste complètement mauvais, n’a aucune présence ou charisme, et à chaque fois qu’il est à l’écran on en vient à regretter de ne plus voir Will Smith coincé sur un fauteuil, c’est dire le niveau. On ne croit jamais à la relation père/fils, écrite avec de gros sabots (le méchant papa militaire qui parle à son fils comme à un soldat, please… :roll: ) et je ne parle même pas du trauma du gamin qui donne l’impression de sortir d’un chapeau. En plus, c’est vraiment écrit comme un jeu vidéo, entre les tutoriels, la voix de Will Smith qui explique ce qu’il faut faire, les vies à dépenser avec les capsules et le boss final, c’est vraiment pas subtil pour un sou. Cerise sur le gâteau, même le score de James Newton Howard, qui sauvait jusqu’ici les films de Shyamalan, s’avère complètement oubliable. C’est pas le Shyamalan le plus détestable à mes yeux, je préfère encore revoir celui-là plutôt que The Visit, mais par contre c’est clairement le pire de sa période à gros budgets.


1,5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar ril » Mar 05 Jan 2021, 14:34

Mark Chopper a écrit:
je sais pas ce que vaut le matériau de base vu que je n’ai jamais lu de bouquin de Grangé,


Veinard. Le Concile de pierre, c'est dans le top 10 des romans les plus foireux que j'ai lus de ma vie.

J'ai halluciné... C'est rationnel d'un bout à l'autre du bouquin et, à la fin, sans prévenir, la mère de l'héroïne se transforme en ours :eheh:


Très grande scène au ciné, Catherine Deneuve en ours :shock:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Mark Chopper » Mar 05 Jan 2021, 14:48

Ça doit être quelque chose :eheh:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Chuck Chan » Mer 06 Jan 2021, 03:05

le rejeton est juste complètement mauvais, n’a aucune présence ou charisme, et à chaque fois qu’il est à l’écran on en vient à regretter de ne plus voir Will Smith coincé sur un fauteuil

Eh ben putain, ça donne envie :shock:
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Affameurs (Les) - 7,5/10

Messagepar Alegas » Jeu 07 Jan 2021, 10:56

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Bend of the river (Les affameurs) de Anthony Mann
(1952)


Vraiment très bien celui-là, c’est clairement le western que je préfère de la collaboration Mann/Stewart, juste derrière L’homme de la plaine avec lequel il partage quelques points communs. Pourtant, le début m’a pas mal rebuté, notamment avec cette longue séquence d’infiltration chez les indiens qui en plus d’être pas spécialement passionnante (on s’infiltre, on se fait repérer, on tue l’indien, on continue à s’infiltrer, on se fait presque repérer, on tue un autre indien, etc...) est pas non plus tip top formellement (c’est du tournage en studio, donc on bouge le décor à volonté et du coup on a zéro lisibilité géographique sur l’ensemble de la scène), mais heureusement c’est clairement la relation entre James Stewart et Arthur Kennedy qui va lancer le métrage.

Pourtant, le film s’amuse un peu à brouiller les pistes en cours de route, notamment en faisant disparaître un temps Kennedy et Hudson, et en se concentrant plus sur Stewart, et c’est d’ailleurs quelque chose que va faire constamment le métrage : les retournements de veste au casino sont surprenants, la chasse à l’homme par le chef de la ville va être rapidement désamorcée, le passage en mode film de survie aussi, le climax final qui se résume à une simple baston aux poings, et ça rend le récit vraiment sympa à suivre car on ne sait jamais ce qui va arriver dans les dix prochaines minutes. Du coup, d’un simple film de convoi à la base on fait une transition subtile sur quelque chose d’un peu plus poussé niveau script, avec tout un voyage où les personnalités vont se dévoiler, pour le pire comme pour le meilleur, et déjà que le film est très cool à regarder pour ses péripéties, il devient vraiment passionnant pour tout ce qui touche au parcours de ses personnages (bon sauf peut-être Stewart qui reste trop lisse, mais son trauma et sa volonté de se faire accepter par le convoi en tant que membre de la famille vient contrebalancer ça).

Formellement, c’est classique mais carré, on sent néanmoins que Mann est bien plus inspiré quand il tourne dans des décors naturels que dans des décors en studio (heureusement, il n’y en a pas énormément), et c’est assez surprenant de constater quelques parti-pris assez osés, notamment toute la fin où on va épouser le point de vue des bad-guys face à un James Stewart invisible (ou comment transformer une facilité scénaristique en qualité). Côté casting, Stewart est très bien comme d’habitude, par contre Arthur Kennedy est bien moins convaincant quand son personnage se transforme : d’un mec assez ambiguë mais sympathique on passe à un mec qui est tout le temps énervé, ça aurait mérité peut-être un peu plus de nuance. Sinon Rock Hudson ne sert à rien, et il y des passages un peu gênants avec un black idiot (même sans parler de racisme, il sert juste à rien ce perso). Un western bien sympa donc, et très surprenant. Maintenant va falloir que je me mate L’appât.


7,5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar pabelbaba » Jeu 07 Jan 2021, 11:24

Je le préfère à l'Homme de la Plaine. Plus d'aventure, de suspens, de chouette décors. La classe. 8)
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Scalp » Jeu 07 Jan 2021, 13:56

Maintenant faut passer au duo Boetticher/Scott.
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Nuits de Cabiria (Les) - 6,5/10

Messagepar Alegas » Jeu 07 Jan 2021, 15:37

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Le notti di Cabiria (Les nuits de Cabiria) de Federico Fellini
(1957)


Bien plaisant ce Fellini, j’irais pas jusqu’à dire que j’ai adoré, je trouve même que le film possède quelques longueurs, mais j’ai bien aimé la proposition faite par le réal. Globalement, le film m’a beaucoup rappelé Le Fanfaron que j’avais découvert il y a quelques années, on est moins dans le road-movie comique que le Dino Risi mais on retrouve cette même volonté de mêler une étude de personnages avec un panorama de l’Italie de l’époque. On va donc suivre sur quelques jours le destin d’une prostitué à Rome, une femme dont le souhait le plus cher est de trouver un homme bien avec qui elle pourra passer le reste de sa vie et élever sa condition sociale, sauf que forcément elle est très malchanceuse en amour et ne tombe que sur des hommes qui vont profiter d’elle (le début du film est équivoque, avec son compagnon qui essaie de la noyer pour se débarrasser d’elle). A partir de là, le film va être une succession de nuits, de rencontres plus ou moins longues, d’espoirs fous de la part de la jeune femme, et de balades nocturnes, sans qu’il n’y ait vraiment d’enjeux mis en avant, simplement le potentiel bonheur de l’héroïne. Du coup, c’est plus un film d’ambiance et de personnages qu’un film à script, et pour peu qu’on adhère à l’actrice (qui va à fond dans l’exubérance, il y a un naturel simple qui se dégage de cette femme) il y a vraiment moyen d’adhérer au voyage, malgré ses quelques ventres mous.

Car oui, vu que Fellini mise tout sur son personnage principal, les situations qu’elle vit ne sont pas non plus ce qu’il y a de plus passionnant. Autant certaines retiennent l’attention (toute son escapade avec l’acteur) autant j’ai trouvé que des scènes comme la procession religieuse ou le passage dans le théâtre tiraient trop en longueur. Heureusement, le film termine quand même sur du positif, vu que la fin est assez déchirante dans son genre. Elle est prévisible certes (je me doutais bien que le film allait revenir à son point de départ), mais c’est la fin idéale pour une histoire pareille, j’avais beau ne pas être très attaché au personnage durant tout le film, j’ai vraiment eu de la peine sur ces dix dernières minutes. Sinon, à la vision du film, je me suis rappelé que j’avais vu un remake musical de Bob Fosse, Sweet Charity, mais pour le coup je peux aisément dire que l’original lui est bien supérieur en tout point. C’est pas un film que je recommanderais à tout le monde, mais pour ceux qui sont clients de destins déchirants et d’escapades nocturnes italiennes y’a moyen de trouver son bonheur.


6,5/10
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Docteur Mabuse, le joueur - 5,5/10

Messagepar Alegas » Ven 08 Jan 2021, 14:14

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Doktor Mabuse, der Spieler (Docteur Mabuse, le joueur) de Fritz Lang
(1922)


On a eu Irma Vep et Fantômas en France, en Allemagne ils avaient Docteur Mabuse. Pour le coup, on est exactement dans le même délire que les films de Feuillade, Mabuse se veut autant un génie du mal que Fantômas, et il est à peu près autant mis en avant dans l’intrigue, au point que les protagonistes sont finalement peu travaillés et sont surtout là pour faire avancer l’histoire. On est donc pleinement dans une logique de serial, et Fritz Lang ne change pas vraiment la formule, à ceci près que contrairement à chez Feuillade on a pas plusieurs petits épisodes qui forment un tout, mais bien deux très grosses parties qui composent un film de quatre heures et demie. C’est d’ailleurs là à mon sens la très grosse faiblesse du métrage, et qui m’a passablement embêté durant la vision : autant les scripts de serials passent sur des petits épisodes variant de trente minutes à une heure, autant avoir ça pendant deux heures ou plus montre carrément les limites scénaristiques du procédé, qui se limite très souvent à “Mabuse fait un mauvais coup, les héros cherchent un moyen de le piéger, Mabuse est démasqué et fuit, on prend les mêmes et on recommence”. Du coup, contrairement à ce que j’ai fait, je ne saurais que trop conseiller la vision du film un acte après l’autre, ce qui donnerait grosso modo une douzaine d’épisodes de vingt à quarante minutes, je pense sérieusement que j’aurais bien plus apprécié le métrage de cette façon.

Cet aspect mis à part, c’est un cran au-dessus des Feuillade : ça ne révolutionne rien dans ce que ça raconte, mais Fritz Lang apporte clairement une touche de modernité au serial, que ce soit via le montage (le passage de la Bourse c’est un grand moment du muet de ce côté là, c’est limite dommage car c’est la meilleure scène du film et elle arrive au tout début) ou par des choix de mise en scène qui vont le distinguer de la concurrence. La direction artistique évidemment, où on retrouve un peu de l’expressionnisme allemand de l’époque, mais aussi et surtout une diversité des échelles de cadres, ce qui fait que contrairement aux films de Feuillade, Lang abandonne pour la majeure partie du film l’idée de filmer une pièce en entier pour capter tout ce qui s’y passe mais va préférer varier ses cadres et rapprocher la caméra de ses acteurs. Du coup, on ne filme plus un décor dans lequel évolue les personnages, mais bien des personnages qui évoluent dans un décor, et c’est le petit truc qui va faire toute la différence, notamment en apportant plus de rythme. Du coup, je suis un peu emmerdé, car objectivement ça vaut un peu plus que les serials de Feuillade, mais la séparation en seulement deux parties et donc la longueur font que je me suis fait souvent chier durant le visionnage, et ce malgré la forme visuelle de Lang. Du coup, je vais mettre 5,5, mais je suis sûr que si je l’avais maté en séparant les actes j’aurais pu mettre facile un point de plus.


5,5/10
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