[Dunandan] Mes Critiques en 2019

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[Dunandan] Mes Critiques en 2019

Messagepar Dunandan » Ven 08 Fév 2019, 04:22

Mes films vus en 2019



Janvier/Février

1- Waterworld (DC), Kevin Reynolds (1995) : 8.5/10
2- Retour vers le futur, Robert Zemeckis (1985) : 8/10
3- Retour vers le futur 2, Robert Zemeckis (1989) : 8.5/10
4 - Retour vers le futur 3, Robert Zemeckis (1990) : 7/10
5 - In the heart of the sea, Ron Howard (2015) : 6/10
6 - Edge of tomorrow, Doug Liman (2014) : 7.5/10
7 - Wandering Earth, Frant Gwo (2019) : 6.5/10
8 - Croods, Kirk DeMicco et Chris Sanders (2013) : 8/10
9 - Seven Swords, Tsui Hark (2005) : 8/10
10 - Ce qui nous lie, Cédric Klapisch (2017) : 7/10
11 - Wall-E, Andrew Stanton (2008) : 7.5/10
12 - Le monde de Némo, Andrew Stanton (2003) : 7/10
13 - First Man, Damien Chazelle (2018) : 7.5/10
14 - Baby Driver, Edgar Wright (2017) : 7/10
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Re: [Dunandan] Mes Critiques en 2019

Messagepar Jimmy Two Times » Ven 08 Fév 2019, 09:12

C'est indispensable la DC de Water world? Pas vu depuis le ciné, et ça fait un moment que je me dis qu'il faut que je lui redonne sa chance sur Netflix.
I'm the motherfucker who found this place!
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Re: [Dunandan] Mes Critiques en 2019

Messagepar Dunandan » Ven 08 Fév 2019, 12:25

Je n'ai pas revu la version cinéma depuis des lustres, mais le film semble gonfler en ampleur et en fluidité. Il y a vraiment une plus-value. J'ai acheté le collector Arrow Film, mais si tu es intéressé, tu dois pouvoir trouver le DC par d'autres moyens (le cut Odyssée).
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Seven Swords - 8/10

Messagepar Dunandan » Mar 12 Fév 2019, 17:26

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Seven Swords, Tsui Hark (2005)

On peut considérer que Seven Swords est le dernier grand film en date de Tsui Hark. Dès lors qu'il a touché au numérique, je trouve que son oeuvre s'est un peu ramollie, car même s'il y a encore de bons restes (évidemment le premier Detective Dee et La bataille de la montagne du tigre), il faut reconnaître que désormais il pense avant tout à la manière dont il va utiliser la 3D, en résulte forcément un résultat un peu moins intéressant pour une séance standard (je me base du moins sur les retours, n'ayant jamais eu cette «chance» de voir un Tsui Hark récent dans ces conditons).

Pour revenir au film, on a donc droit à un divertissement qui transpire de séquences épiques, le tout dans des décors en dur, ce qui fait toute la différence. Le script est réduit à l'essentiel avec un groupe de méchants qui veulent buter tout un village rompu aux arts martiaux à cause d'un décret royal qui l'interdit. À la base, c'est inspiré d'un bouquin classique de la littérature chinoise, mais apparemment, à part l'importance des sept sabres et quelques noms, ça n'a plus grand chose à voir. On a aussi tenté de l'approcher des 7 samouraïs, mais bon le traitement est ici aussi à part. Car justement, les armes sont ici tout aussi importantes que ceux qui les manient, et leur design tue, tout simplement, non seulement leur spécialité mais aussi leur look qui suinte l'artisanat. Et contrairement au chef-d'oeuvre de Kurosawa, les gamins et les femmes finissent par prendre part au combat. Bref, osef de ces comparaisons, mais c'était histoire de faire la part des choses.

À la base, ce film devait donner suite à une hexalogie, mais bon ce genre de projet à HK, ça donne rarement quelque chose, et effectivement le projet n'a jamais abouti. Mais pourtant ça fonctionne très bien comme un one shot. Et même si tous les personnages ne bénéficient clairement pas d'un traitement à égalité, leur présence physique fait le boulot. Tsui Hark fait d'ailleurs rarement dans la psychologie, et effectivement ses personnages se définissent avant tout par l'action, et ça fonctionne à merveille. Et à ce titre c'est blindé de scènes que j'ai beaucoup aimé, tant au niveau relationnel (celle entre les deux coréens - Donnie Yen, qui pète la classe avec ses cheveux longs lui tombant sur les épaules -, et entre la meuf et son frère d'armes qui lui apprend à manier son épée comme une flûte), qu'au niveau chorégraphies qui ne manquent pas d'inventivité et de patate, toujours bien découpées (en tête celle entre les deux murs qui démontre un sens inouï de l'espace). Et puis enfin, c'est quand même assez violent graphiquement, ça ne rigole pas, et en même temps c'est rempli d'un sens assez cosmique dont Tsui Hark a le secret (notamment les femmes et les gamins qui prennent leur destin en main).

Seven Swords est rarement cité parmi les meilleurs films de Tsui Hark, et c'est bien dommage, car c'est vraiment une suite spirituelle à The Blade. Moins définitif, moins radical dans ce qu'il propose, mais formant une sorte de paire bien assortie où l'enfer des armes revêt ici un sens plus positif. Et en poussant le méta un peu plus loin, il peut former une sorte d'arc intéressant avec la série des Detective Dee puisque cela se termine avec le projet de discuter avec l'Empereur... Bref, un film qu'on aurait tort de sous-estimer au sein de la filmo de Tsui Hark, mais même sans parler de toutes ces références pour cinéphiles, c'est juste un sacré bon divertissement d'action/aventure à l'ancienne, qui remplit parfaitement sa partie du contrat, doté de figures charismatiques et d'un sens du rythme qui ne ralentit sa cadence que pour gagner en ampleur (la façon dont chacun est humanisé dernière leurs airs de fous de guerre), voire en émotions (même si je n'aurais pas craché pour un film un peu plus long, on sent que certains backgrounds ont été expédiés).

Note : 8/10
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First Man - 7,5/10

Messagepar Dunandan » Lun 18 Fév 2019, 02:22

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First Man, Damien Chazelle (2019)

Réaliser un film aussi maîtrisé sur la perte de contrôle (technique et humaine) m'a toujours fasciné, et à ce titre, Damien Chazelle signe une nouvelle fois, avec First Man, une oeuvre intéressante à bien des niveaux. Vu le sujet, à savoir la fameuse mission sur la Lune de Neil Amstrong, j'avais pourtant beaucoup à craindre du résultat. Mais dès les premières images, d'une tension assez impressionnante, on a affaire à quelque chose qui tranche avec le traitement hollywoodien auquel on nous a tellement habitué lorsqu'il s'agit de la conquête spatiale des américains, devenue davantage une preuve de la supériorité ricaine par rapport aux russes, qu'une aventure à part entière. Ici, le mot d'ordre est de rester près des personnages ou du cockpit, ce qui est assez étonnant, car finalement on a peu de plans spectaculaires (moneyshots). Non, le traitement est à la limite du documentaire, du coup on prend bien plus la mesure du risque et du danger où la moindre petite erreur peut signifier la fin du trip. Du coup, donner autant d'espace au deuil, aux échecs, et à la mort prend tout son sens. Mais vient aussi se mettre en balance la difficulté de Neil à communiquer avec les siens du drame qui l'habite.

Ainsi, Chazelle ressort sa thématique (le fil rouge de sa courte mais parfaitement cohérente de son oeuvre) de l'obsession de la réussite et les coûts humains qui en résultent. Alors certes, cela donne un résultat étrangement assez froid et légèrement désincarné, mais cela m'a pas gêné outre-mesure (surtout à la lumière de la superbe scène finale), à l'exception peut-être de la dispute avant le départ de l'astronaute dont la résolution m'a semblé un poil exagérée, comme si Chazelle voulait souligner de manière un peu trop évidente son propos. Et il faut aussi reconnaître que cela permet d'éviter le pathos à outrance, surtout que ça enchaîne pas mal en ce sens. Enfin, sans se départir du point de vue essentiel de Neil, le film parvient brillamment à dresser un contexte qui devient tout de suite intéressant grâce au biais humain choisi, comme si on grattait le vernis derrière les enjeux politiques énormes qui se dessinent en arrière-plan. Le fameux «un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité» prend du coup une toute autre dimension, et ça fait tout simplement plaisir un film qui prend à contre-pied ce que l'on pourrait attendre d'un tel sujet. Alors pour moi, ce n'est pas aussi ultime que les deux précédents essais de Chazelle, car justement ça ne m'a pas emporté plus que ça, mais c'est typiquement le genre de traitement, tout en retenue et en pudeur, qui pourrait gagner en bouteille avec du temps et de la maturité.

Note : 7.5/10
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