[Alegas] Mes Critiques en 2026

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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Mark Chopper » Ven 27 Mar 2026, 13:20

L’acteur est en surjeu constant


C'est vraiment l'une des pires prestations ever. Genre top 5.

J'ai été vache dans ma critique, mais je pense qu'à la découverte, on pardonne beaucoup grâce au climax de folie... A la revoyure, les passages avec ce tocard qui chiale sur son orange c'est une torture.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Alegas » Ven 27 Mar 2026, 13:29

Jed_Trigado a écrit:
Alegas a écrit:(qu’est-ce que j’aimerais voir Woo sur une comédie musicale… ça serait mortel :love: )

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:chut:


J'aurais dû préciser comédie musicale à l'américaine. :mrgreen:
Mais j'ai ce film en dvd, très curieux de le découvrir.
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Amants diaboliques (Les) - 5/10

Messagepar Alegas » Ven 27 Mar 2026, 17:25

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Ossessione (Les amants diaboliques) de Luchino Visconti
(1943)


Je ne suis pas un gros fana du cinéma de Visconti, j’aime bien sans plus, mais je ne désespère pas de trouver un film qui arrive à me convaincre totalement, mais malheureusement ça ne sera pas avec ce film qui se tape pourtant une belle réputation, notamment parce qu’il est considéré comme le film ayant véritablement lancé le néo-réalisme italien, qui sera popularisé deux ans plus tard avec Rome ville ouverte. Concrètement on est devant une adaptation de Le facteur sonne toujours deux fois, mais qui ne dit pas son nom, a priori parce que Visconti n’avait pas les droits et avait donc repris l’histoire transposé dans l’Italie des années 40. Mais du coup l’histoire reste la même : un vagabond qui rencontre une femme malheureuse dans son mariage, coup de foudre entre les deux, complot pour tuer le mari, meurtre, puis tentative de vie à deux après cet acte, qui aboutira sur un final tragique.

Le souci, c’est qu’à mon sens le couple au centre du récit n’a pas vraiment l’alchimie requise pour fonctionner, et autant chacun des deux, pris indépendamment, est convaincant en termes d’interprétation, autant c’est impossible de croire à ce coup de foudre soudain car les deux ne fonctionnent pas ensemble. Je pense que ça aurait été nettement plus intéressant de traiter leur relation non pas à travers les sentiments, mais plutôt à travers la fougue de la sexualité, mais du coup dans l’Italie de l’époque c’était peut-être pas spécialement évident à faire. A partir de là, j’ai du mal à m’intéresser à ce couple condamné à se planter, d’autant qu’à côté de ça arrive le second point négatif du métrage, à savoir sa longueur. Visconti est un habitué des films à rallonge pas toujours justifiés, et là clairement 2H20 c’est beaucoup trop, on pourrait facile enlever 30 minutes du film pour le rendre plus efficace et sans que ça ne gêne l’écriture des personnages.

A cela s’ajoute le fait que le film, à mon sens, manque cruellement de scènes marquantes, et quand je vois la scène du meurtre, qui aura finalement lieu hors-champ, je me dis que Visconti s’intéresse vraiment uniquement à ses personnages, et pas du tout aux situations qu’il est censé mettre en scène. Bref, j’en ressors déçu, car autant je vois bien l’aspect historique du film avec le récit centré sur les classes populaires et le tournage dans des lieux réels, autant ce que ça raconte ne m’intéresse pas des masses.


5/10
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Fenêtre sur cour - 9/10

Messagepar Alegas » Sam 28 Mar 2026, 16:43

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Rear window (Fenêtre sur cour) de Alfred Hitchcock
(1954)


Comme bon nombre de films d’Hitchcock, c’est la première fois que je le revois depuis le lycée, et y’a pas à dire c’est toujours mon préféré avec Psycho, ça ne bouge pas de ce côté là. C’est toujours compliqué de s’exprimer sur un film pareil, qui tient de l’évidence absolue à le revoir, tant c’est devenu un classique parmi les classiques, et que c’est probablement l’un des films les plus cités et les plus inspirants de l’histoire du cinéma, mais même en mettant ça de côté on a tout simplement l’une des œuvres les plus efficaces de son réalisateur, et ça veut dire déjà beaucoup.

Rear window doit évidemment beaucoup à son concept de base, avec ce héros prisonnier de chez lui dans une chaise roulante, et qui ne trouve comme seule occupation que d’espionner ses voisins à travers la cours de son immeuble, mais ce qui m’a frappé à revoir le film aujourd’hui avec plus de bouteille, c’est à quel point le script est merveilleusement bien écrit et dense sans jamais donner l’impression d’être plus qu’un honnête divertissement. Déjà, j’avais complètement oublié à quel point le film regorge de petites storylines secondaires vis à vis des voisins, souvent racontées uniquement à travers l’image : le pianiste, la danseuse, le couple fraîchement marié, la malheureuse en amour, autant de petits personnages qui apportent une authenticité à l’ensemble, rappelant au spectateur que la vie ne se limite pas aux protagonistes principaux. Et puis il y a l’histoire d’amour qui est véritablement le cœur du film : plus qu’un film sur le voyeurisme, Rear window est un film sur le couple et l’engagement, et en ce sens toute la relation entre James Stewart et Grace Kelly rythme la totalité des évènements.

Alors évidemment, tout ça pourrait déjà donner un chouette film, mais encore une fois avec le Hitchcock de cette période c’est aussi la mise en scène qui vient sublimer l’ensemble. Pour le coup, c’est vraiment de la maestria discrète, qui se limite à des choix de mise en scène forts (des cadres et mouvements limités par la taille de l’appartement, des fenêtres et autres surcadrages qui viennent créer différentes vignettes une caméra quasiment toujours placé dans ce même lieu) mais qui sont totalement en accords avec ce que le métrage raconte, et si on ajoute en plus le montage absolument nickel, que ce soit dans une simple scène intimiste ou dans une séquence de tension, on comprends aisément pourquoi le film est l’un des plus analysés de l’histoire. Et puis il y a le casting déjà évoqué plus haut : James Stewart est parfait en photographe qui, par ennui, devient complètement obsédé par la vie des autres, refusant de voir la vie autrement qu’à travers une lentille, et j’avais oublié à quel point Grace Kelly est merveilleuse dans ce film, arrivant à faire passer beaucoup d’émotions avec peu de choses, et toujours avec sa grâce naturelle. Il y a des films qui s’imposent d’eux mêmes comme intouchables, et ce Rear window en fait clairement partie.


9/10
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Bourreaux meurent aussi (Les) - 7/10

Messagepar Alegas » Lun 30 Mar 2026, 13:53

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Hangmen also die ! (Les bourreaux meurent aussi) de Fritz Lang
(1943)


Second film de propagande anti-nazi pour Fritz Lang et à mon sens son meilleur, notamment grâce à son contexte original et sa construction pour le moins surprenante. Généralement, dans ce genre de films, on embrasse souvent un genre précis (guerre ou espionnage la plupart du temps) mais ici on est à mi chemin entre l’espionnage et la chronique sociale pour dépeindre un pays en pleine occupation, autant dire que ça surprend un peu. Sur un pitch assez classique (un homme est poursuivi par les nazis pour avoir assassiné un haut gradé), le script part dans des directions super intéressantes : héros qui s’avère être un civil, multiplicité des points de vue avec notamment des storylines centrées sur un enquêteur de la Gestapo ou sur un informateur collaborationniste, exécutions d’otages pour pousser à la dénonciation, et surtout un contexte civil reproduit avec beaucoup d’authenticité (c’est rare de voir un film d’occupation, tourné pendant la guerre, où on évoque déjà la tendance facile au lynchage par la foule).

Sur ce point, le film doit sûrement beaucoup à son trio de scénaristes, quand bien même le travail entre les trois ne fut pas de tout repos (en gros personne ne s’accordait réellement sur la direction que devait prendre le métrage) et c’est malheureusement quelque chose qui se ressent aussi dans un rythme que j’ai trouvé assez inégal dans sa seconde moitié. Rien de bien méchant, mais sur la fin j’ai quand même senti les 2H15 qui composent le film, et à mon sens le montage aurait pu être écourté pour plus d’efficacité, notamment sur la fin avec les civils qui s’enchaînent pour faire tomber le collabo : je comprends l’idée de tous les montrer pour renforcer le sentiment de l’union face au nazisme, mais ça fait redondant au final et ça appuie un peu trop le discours (de toute façon pas très subtil, en témoigne la toute fin avec le chant et le "The End ?"). A noter qu’il existe une version courte du film pour l’exploitation française, mais ça enlève finalement quasiment tout ce qui rend le film pertinent, sans doute parce que dans notre pays il était compliqué d’aborder ces sujets dans l’immédiat après-guerre.

Reste qu’à côté de ça, le film possède une réelle efficacité, je pense particulièrement à la première demi-heure qui vient présenter beaucoup de personnages avec brio en peu de temps. Alors certains pourront reprocher un manque de scènes marquantes, mais le propos du film n’est pas là à mon sens (on est clairement pas devant un thriller), et se trouvera bien plus dans les séquences mettant en scène la relation entre le peuple et son envahisseur : les conséquences des tortures, les réactions de la foule face à une femme qui se rend d’elle-même à la Gestapo, la position du tout-venant vis à vis de la prise d’otages (avec la fameuse question "est-ce qu’une vie en vaut plusieurs autres ?"), etc… Le film a ses faiblesses, en bonne partie à cause du fait qu’il est vraiment conçu en réaction avec l’actualité de l’époque, et n’a donc pas forcément le recul nécessaire pour jouer dans la subtilité, mais en l’état c’est tout de même un film assez formidable en son genre, et qui touche juste sur de nombreux sujets. Pas un grand Lang donc, mais encore une fois c’est clairement son œuvre de propagande la plus réussie et la plus pertinente.


7/10
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Untel père et fils - 5/10

Messagepar Alegas » Mar 31 Mar 2026, 16:56

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Untel père et fils de Julien Duvivier
(1943)


Je n’avais pas de grands espoirs sur celui-là car c’est communément admis que c’est un Duvivier très moyen, mais quand même : avec Louis Jouvet, Raimu et Michèle Morgan au casting, j’espérais que ça allait rattraper les potentiels défauts. Alors effectivement c’est loin d’être un mauvais film, mais on sent que c’est un projet sur lequel Duvivier s’embourbe. Bon déjà le contexte de production est quand même très particulier : film produit et tourné pendant la drôle de guerre en 1940, avec un discours qui vante une France capable de surmonter l’envahisseur, et un film qui finira par sortir d’abord, trois ans plus tard, aux USA, puis en France après la Libération, bref on a connu des destins moins tortueux. Ceci dit, je ne suis pas certain que ça joue entièrement sur les qualités et défauts du film, et le souci principal est que ça me paraît assez désincarné là où généralement, chez Duvivier, on sent un minimum d’implication.

Ca ne manque pourtant pas d’ambition, car c’est finalement une grosse fresque familiale dense dans laquelle on suit plusieurs générations sur plus d’un demi-siècle, avec les différents membres qui vont faire face à des conflits différents contre l’Allemagne, c’est pas le genre de projet qu’on voit souvent et ça a le mérite d’exister. Le souci, c’est que ça ne se donne pas les moyens nécessaires avec notamment plusieurs gros défauts qui viennent pénaliser l’ensemble. Durée trop courte pour donner l’impression de suivre des vies entières, rythme inégal d’une époque à l’autre (c’est souvent des scénette de cinq à dix minutes qui s’enchaînent), des persos sur lesquels on se concentre pendant que d’autres disparaissent (pas compris l’intérêt du frère joué par Jouvet qui part en Afrique puis réapparaît vite fait à la fin :? ), des changements d’acteurs en pagaille qui créent la confusion (d’autant que certains restent joués par la même personne, à plusieurs moments je me suis demandé qui je suivais à l'écran), puis des comédiens qui jouent les enfants des personnages (je vois bien l’idée mais ça ne marche pas vraiment de voir, par exemple, Jouvet jouer un jeune de vingt ans juste après avoir incarné son père ayant le double de l’âge).

Bref, c’est un gros bordel qui crée très vite une distance, et sur ce genre de récit on peut pardonner beaucoup de choses si on crée une empathie avec les persos et qu’on vit avec eux les évènements, mais là ce n’est pas du tout le cas. Il y a du coup un côté factice qui domine dans ce qu’on tente de nous raconter, et c’est d’autant plus dommage qu’on sent un réel potentiel, avec cette histoire de France qui se joue à travers des nobodies, et ces destins meurtris par la guerre, mais qui finissent toujours par se relever. Surtout que formellement, ce n’est pas trop dégueu. Alors oui Duvivier a été nettement plus inspiré avant et après, mais il y a quand même de chouettes efforts faits sur la reconstitution. Forcément, certains plans ont un peu vieillis, mais j’aime beaucoup par exemple les plans avec la butte de Montmartre et le Sacré-Cœur en construction : on voit direct le trucage, mais il y a un vrai charme qui s'en dégage tout de même. Tout ça donne un film pas honteux, mais qui peine énormément à marquer, j’aurais du mal à le recommander à d’autres personnes hors fans de Duvivier.


5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Alegas » Mer 01 Avr 2026, 11:47

BILAN MARS 2026


Films vus :

113 : Fraidy cat, William Hanna & Joseph Barbera, 1942, Blu-Ray VO : 6/10
114 : The Brothers Grimm, Terry Gilliam, 2005, TV VOST : 3/10
115 : Il faut tuer Brigitt Haas, Laurent Heynemann, 1981, TV VF : 6/10
116 : Hundreds of beavers, Mike Cheslik, 2024, Blu-Ray VOST : 8,5/10
117 : The Making of The Two Towers, Costa Botes, 2003, DVD VOST : 7/10
118 : The Mastermind, Kelly Reichardt, 2025, Ciné VOST : 6/10
119 : Hoppers, Daniel Chong, 2026, Ciné VOST : 6,5/10
120 : The Ox-Bow Incident, William A. Wellman, 1943, Blu-Ray VOST : 8/10
121 : Gran Turismo, Neill Blomkamp, 2023, TV VOST : 3/10
122 : Dog trouble, William Hanna & Joseph Barbera, 1942, Blu-Ray VO : 7/10
123 : Freaky tales, Ryan Fleck & Anna Boden, 2025, Truc VOST : 6/10
124 : Comment monsieur prend son bain, Alice Guy-Blaché & Ferdinand Zecca, 1903, DVD VF : 5/10
125 : Faust et Méphistophélès, Alice Guy-Blaché, 1903, DVD VF : 4/10
126 : Les Maçons, Alice Guy-Blaché, 1905, DVD VF : 6/10
127 : The Hi-Lo Country, Stephen Frears, 1998, TV VOST : 5,5/10
128 : Puss n' toots, William Hanna & Joseph Barbera, 1942, Blu-Ray VO : 7/10
129 : Pour elle, Fred Cavayé, 2008, Blu-Ray VF : 7,5/10
130 : Christy, David Michôd, 2025, Ciné VOST : 7/10
131 : Millennium Actress, Satoshi Kon, 2001, Blu-Ray VOST : 7,5/10
132 : Hateshinaki Sukāretto, Mamoru Hosoda, 2025, Ciné VOST : 5/10
133 : Flesh and fantasy, Julien Duvivier, 1943, DVD VOST : 6/10
134 : The more the merrier, George Stevens, 1943, Truc VOST : 7/10
135 : Jing Hung Bun Sik, John Woo, 1986, Ciné VOST : 7,5/10
136 : The bowling alley-cat, William Hanna & Joseph Barbera, 1942, Blu-Ray VO : 7,5/10
137 : Rear window, Alfred Hitchcock, 1954, Blu-Ray VOST : 9/10
138 : Le crime du 3e étage, Rémi Bezançon, 2026, Ciné VF : 5,5/10
139 : The Bride !, Maggie Gyllenhaal, 2026, Ciné VOST : 3,5/10
140 : Fine feathered friend, William Hanna & Joseph Barbera, 1942, Blu-Ray VO : 6,5/10
141 : Child's play 2, John Lafia, 1990, Blu-Ray VOST : 7/10
142 : Circus world, Henry Hathaway, 1964, TV VOST : 4/10
143 : Something's gotta give, Nancy Meyers, 2003, TV VOST : 1,5/10
144 : Ying hong boon sik II, John Woo, 1987, Ciné VOST : 6,5/10
145 : Alter ego, Nicolas Charlet & Bruno Lavaine, 2026, Ciné VF : 6,5/10
146 : Project Hail Mary, Phil Lord & Christopher Miller, 2026, Ciné VOST : 8/10
147 : The war wagon, Burt Kennedy, 1967, TV VOST : 3,5/10
148 : Wrath of the Titans, Jonathan Liebesman, 2012, TV VOST : 3/10
149 : Ossessione, Luchino Visconti, 1943, TV VOSTA : 5/10
150 : L'Amore, Roberto Rossellini, 1948, TV VOST : 3,5/10
151 : Hangmen also die !, Fritz Lang, 1943, Blu-Ray VOST : 7/10
152 : The Revenant, Alejandro González Iñárritu, 2016, Ciné VOST : 10/10
153 : Untel père et fils, Julien Duvivier, 1943, Blu-Ray VF : 5/10
154 : Sufferin' cats !, William Hanna & Joseph Barbera, 1943, Blu-Ray VO : 7/10
155 : Dumb and Dumber, Peter Farrelly, 1994, TV VOST : 6,5/10
156 : La statue, Alice Guy-Blaché, 1905, DVD VF : 5/10
157 : La charité du prestidigitateur, Alice Guy-Blaché, 1905, DVD VF : 6/10
158 : The Notebook, Nick Cassavetes, 2004, TV VOST : 6/10
159 : Clown, chien et ballon, Alice Guy-Blaché, 1905, DVD VF : 5,5/10
160 : Le coq dressé de Cook et Rilly, Alice Guy-Blaché, 1905, DVD VF : 3/10
161 : Le cake-walk de Nouveau Cirque, Alice Guy-Blaché, 1905, DVD VF : 4/10
162 : Espagne, Alice Guy-Blaché, 1905, DVD VF : 6,5/10
163 : Ying hong boon sik III - Zik yeung ji gor, Tsui Hark, 1989, Ciné VOST : 4,5/10
164 : Les rayons et les ombres, Xavier Giannoli, 2026, Ciné VF : 7/10
165 : Two mules for sister Sara, Don Siegel, 1970, TV VOST : 6,5/10
166 : Azur et Asmar, Michel Ocelot, 2006, Ciné VF : 6/10


Découverte du mois :

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Autres découvertes marquantes :

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Syndicat du crime 3 (Le) - 4,5/10

Messagepar Alegas » Mer 01 Avr 2026, 14:35

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Ying hong boon sik III - Zik yeung ji gor (Le syndicat du crime 3) de Tsui Hark
(1989)


Le second opus avait beau partir dans tous les sens, on avait encore à fond l’ADN du premier film, ici c’est clairement le film de trop qui fait plus opportuniste qu’autre chose (en gros, on enlève le titre et le fait que le héros s’appelle Mark, et ça n’a rien à voir avec ce qui a précédé). Après les divergences artistiques du second film, il est bien question d’un troisième film, une préquelle qui se déroulerait en pleine guerre de Vietnam, et que John Woo commence à écrire (base qui donnera donc Une balle dans la tête), mais le réal et producteur n’arrivent pas à se mettre d’accord, et pendant que John Woo finit de faire exploser son style avec The Killer, Tsui Hark passe derrière la caméra pour livrer ce dernier volet.

Le changement de réalisateur se ressent énormément, et autant c’est quelque chose qui pourrait aisément être acceptable si Tsui Hark imposait son propre style, autant là il semble bien gêné par l’absence de Woo, au point de le singer constamment, notamment dans l’action. Problème : malgré toutes ses qualités, Tsui n’est pas Woo, et quand on le voit tenter des fusillades avec des gros ralentis, sans qu’il ne comprenne que ce qui fait la force de l’action chez Woo, c’est le montage, ça devient vraiment gênant :? . Côté action donc, c’est d’une mollesse absolue :shock: , aucune scène ne ressort, il n’y a aucun rythme maîtrisé, aucun souffle, et ça devient encore plus embarrassant sur des scènes qui se veulent assez ambitieuses sur le papier, en témoigne le climax final avec le tank. Le film se paye même la honte d’être beaucoup moins violent que les deux autres : quasiment aucune goutte de sang, pas d’impacts de balles même quand on tire à bout portant, ça amoindrit considérablement le peu de style qu’a le film :evil: .

Même côté script c’est pas fou : on se plaint aujourd’hui des préquelles comme si c’était un concept relativement récent, mais déjà à l’époque Tsui Hark cherchait à faire un film entier pour expliquer comment Mark est devenu le personnage du premier film, avec love story à l’appui, remise des lunettes et du manteau pour faire style “t’as vu en fait y’a un symbole derrière ces objets”. Le problème étant qu’à part ça, ça n’a rien à raconter, les nombreux nouveaux personnages sont introduits n’importe comment, on se tape un sacré ventre mou lorsqu’on retourne à Hong Kong, et puis ça manque désespérément d’enjeux, j’ai vraiment suivi l’ensemble avec très peu d’intérêt, dans l’attente d’une storyline qui m’accroche enfin. Reste du coup le casting qui fait le taf, une BO avec des thèmes pas trop mal, quelques plans par-ci par là, la séquence finale, et une scène vers la fin qui m’a fait marrer car il y a un gros plagiat d’une musique de Star Wars, et pas du tout dissimulé :eheh: . Pas honteux, mais clairement anecdotique, et pas du tout indispensable pour quiconque aime les deux précédents.


4,5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Dunandan » Jeu 02 Avr 2026, 07:23

Le souci (et en même temps sa qualité principale) avec ce film, c'est que ce n'est même plus Mark le personnage principal, mais la meuf, qui apporte un tout autre regard à la trilogie. En tous cas, avec le temps, je le préfère au 2.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Alegas » Jeu 02 Avr 2026, 07:46

Elle apporte quoi comme regard supplémentaire sur les autres films ? :eheh:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Mark Chopper » Jeu 02 Avr 2026, 08:09

Le film tout entier n'apporte rien.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Dunandan » Jeu 02 Avr 2026, 12:09

Alegas a écrit:Elle apporte quoi comme regard supplémentaire sur les autres films ? :eheh:

J'ai tout dit dans ma critique. Mais je suis d'accord justement sur un point, c'est que le film coupe les ponts avec les deux autres films d'un coup net, alors le comparer aux deux autres films n'a pas vraiment de sens.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Mark Chopper » Jeu 02 Avr 2026, 12:18

alors le comparer aux deux autres films n'a pas vraiment de sens.


Du coup, il fallait peut-être lui trouver un autre titre. On y aurait vu que du feu (et on ne le materait plus aujourd'hui).
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Dunandan » Jeu 02 Avr 2026, 12:46

Moi je le (re)mate surtout pour Anita Mui ! :mrgreen: (j'ai dû le voir 3 ou 4 fois au total)
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2026

Messagepar Alegas » Jeu 02 Avr 2026, 13:08

J'ai l'impression que ceux qui mettent une note correcte à ce troisième film sont aveuglés par l'actrice :mrgreen: . Quand je lis la critique de Scalp qui dit qu'il y a 0 enjeux pendant 1H20 mais 6,75 quand même. :eheh:
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

The Wachowskis


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