[cinemarium] Mes critiques en 2010

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[cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar cinemarium » Jeu 04 Mar 2010, 11:20

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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar zack_ » Jeu 04 Mar 2010, 22:44

Magnifique!
Pas pour la note pour le film mais pour de nouvelles critiques! Bienvenue à toi :super: :love:

Ps: Il faudrait que tu mettes ta critique ailleurs que dans ton 1er post. Dans ton 1er post tu peux mettre un récap de tes critiques ou plus simplement un "bonjour". En effet, je ne peux pas référencer les critiques contenu dans un 1er post car la balise référencée déforme le forum.
Tu as juste à la copier-coller et a la mettre dans le message suivant. Merci beaucoup !
zack_
 

Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar jean-michel » Dim 07 Mar 2010, 09:56

oui! comme celà... :super:
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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar zack_ » Dim 07 Mar 2010, 10:04

Ou même un "bonjour, me voilà" suffit! Pas d'obligation de ce coté là ;)
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Exécution ordinaire (Une) - 4/10

Messagepar cinemarium » Dim 07 Mar 2010, 22:18

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Une éxécution ordinaire, de Marc Dugain: 4/10
Automne 1952. L’heure est proche pour Staline et ce dernier en prend enfin conscience. Il décide d’engager un nouveau docteur, Anna, qui se distingue par ses pratiques médicales: Anna est une adepte du magnétisme. Cette jeune femme, qui cherche désespérément à tomber enceinte de son mari, va devoir tout sacrifier pour répondre aux demandes incessantes de Staline.

Une exécution ordinaire est l’adaptation cinématographique du roman éponyme de Marc Dugain, qui est aussi le réalisateur du film. L’auteur va donc pouvoir transposer ses écrits en images comme il les avait imaginés. Drôle d’exercice pour un premier film. Car oui, comme peut le montrer la réussite critique et commerciale du roman, Marc Dugain est un bon écrivain mais cela ne fait pas de lui un bon réalisateur. Ce dernier a ainsi choisi des plans très classiques et très sobres. Certaines scènes paraissent ainsi longues et sans réels intérêts, notamment à cause d’un rythme trop mou. Il en va de même pour les musiques qui, certes collent parfaitement à l’ambiance du film, mais qui ne font que l’enfoncer dans l’antre des œuvres vite vues, vite oubliées. De plus, dans les moments tragiques, nombreux dans le film, ces musiques là n’arrivent pas à assurer leur rôle premier : accentuer l’émotion du spectateur.

Emouvoir le spectateur. Voila le principal objectif que le film n’arrive pas à assumer. La faute à cette réalisation trop simple, trop académique ? Pas totalement. La faute aussi et surtout à des acteurs beaucoup trop médiocres. Marina Hands dans le rôle d’Anna, n’arrive pas à ressentir les émotions très fortes du personnage. Emotions qui sont d’ailleurs diverses : émotions affectives (incapacité de tomber enceinte, quitter son mari et son travail) et émotions d’anticipations (peur de Staline, peur de l’avenir). La première rencontre avec Staline est d’une triste banalité par exemple. André Dussollier, qui incarne ce Staline à la dérive, n’est, au-delà de son incroyable métamorphose, pas non plus très convaincant : il n’arrivera jamais à impressionner Anna ni le spectateur. Et que dire alors d’Edouard Baer, qui joue ce mari désemparé suite au changement d’attitude de sa femme ? Complètement dépassé, l’acteur a complètement bâclé son rôle et cela en devient dépitant. Il nous donne la véritable impression de ne pas s’être investit dans le film. Carton rouge.

Que peut-on alors retenir du film de positif ? En fait, ce sont exactement les éléments qui dépendent totalement du roman qui sont concluants, à savoir le scénario (plutôt original et prenant) et la période historique pas souvent traitée au cinéma (la fin du règne sans partage de Staline). Et c’est cette fusion entre cette terrible réalité et ce scénario imaginaire qui fera d’Une exécution ordinaire un roman réussi. Et certainement pas un film réussi.

Modo : lien supprimé et critique rajoutée
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Orange mécanique - 10/10

Messagepar cinemarium » Dim 07 Mar 2010, 22:22

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Orange Mécanique, de Stanley Kubrick: 10/10
Orange Mécanique reste encore et toujours d’actualité près de 40 ans après sa sortie. A la fois politique, satirique et philosophique, Orange Mécanique est une œuvre polymorphe qui impose le respect et l'admiration.


Adepte de l’ultra-violence, de l’alcool et du sexe, Alex DeLarge est un jeune délinquant au tempérament tyrannique. Avec sa bande, ses drugs comme il en appel ses membres, il pratique l’art de la jubilation et est à la recherche perpétuelle du plaisir hédoniste. Cette recherche va l’amener vers de lointains chemins où seule la réalité de l’existence est maitresse.

Une mise en scène exemplaire
Attention chef d’œuvre. Près de 40 ans après sa sortie en salle, Orange Mécanique fait partie de ces œuvres intemporelles qui ont marqué à jamais l’histoire du cinéma au fer rouge, ou orange dans notre cas. Pourquoi de telles éloges ? Tout simplement parce qu’Orange Mécanique, dirigé par un Stanley Kubrick monumental, est tout ce qu’un film doit être : beau à regarder et plaisant à écouter avec un scénario et des personnages travaillés et rempli de dialogues et de scènes cultes. Le tout calqué sur une interprétation à la fois philosophique et politique de la conventionalité des valeurs du bien et du mal.

Quand violence rime avec beauté
Plus précisément, parlons tout d’abord de la forme du chef d’œuvre. Ici, tout est signé Stanley Kubrick : les plans sont remarquables, le travelling est bien présent et la musique joue un rôle prépondérant dans la mise en scène. Cette musique, qui a comme racine la neuvième symphonie de Beethoven, est d’ailleurs utilisée d’une manière qui pourra en choquer plus d’un : comment allier cette ultra-violence à cette beauté pure qu’est l’œuvre de Beethoven ? Pourquoi un tel choix ? Pour l’immersion, tout simplement. Tout ici nous est présenté comme Alex le voit : la violence est comme une danse, tout est orchestré et tout est « beauté ».

Cependant, cette « beauté » reste troublante et souvent choquante. Là est aussi la force du film : savoir mélanger les différentes perceptions et les différents points de vue dans une seule et même scène.

Quand le bien nous est dicté par la société
Le bien et le mal forment le film conducteur du récit à travers le personnage d’Alex. Ce dernier, adepte avoué de l’hédonisme, incarne le stéréotype parfait de l’homme que la société des temps modernes, aux couleurs vives et flashy, a réussi à créer grâce à ses perversions. D’où le titre du film. Stanley Kubrick, fidèle à l’ensemble de sa filmographie, a ainsi voulu critiquer cette société perverse qui a fait de l’homme un être sadique et mauvais. Mais ce mal, incarné par Alex, ne serait-il pas un choix rationnel de l’homme, la société n’étant que le reflet de son image ? Comment rendre alors ces personnes immorales en personnes morales et obéissantes ?

Une critique politique
C’est ici que Stanley Kubrick propose une forte critique du pouvoir politique et de sa recherche absolue de la sécurité au détriment de la liberté de l’individu. Jusqu’à quel point pouvons-nous aller pour assurer la totale sécurité de la population ? Les méthodes scientifiques déshumanisantes, ayant pour but de rendre l’individu obéissant, sont ainsi fortement attaquées. Il en va de même pour l’instrumentalisation religieuse et politique.

Orange Mécanique reste ainsi encore et toujours d’actualité près de 40 ans après sa sortie. A la fois politique, satirique et philosophique, Orange Mécanique est une œuvre polymorphe qui impose le respect et l'admiration.
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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar zirko » Dim 07 Mar 2010, 23:35

Merci de jeter un oeil a tes mp Cinemarium.
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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar cinemarium » Mar 09 Mar 2010, 11:01

Ok merci d'avoir modifier mes posts. Je comprends et j'en prends note.
Encore désolé pour le dérangement.
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Messagepar zirko » Mar 09 Mar 2010, 21:20

Pas de soucis, tu es nouveau tu ne peux pas tout savoir. ;)

Encore bienvenue parmi nous !
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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar jean-michel » Mar 09 Mar 2010, 21:24

oui! et superbe critique d'orange mécanique!!! :super:
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Harvey Milk - 8/10

Messagepar cinemarium » Mar 16 Mar 2010, 11:41

Harvey Milk, de Gus Van Sant: 8/10

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Basé sur une histoire vraie, le film retrace l’ascension sociale et politique d’Harvey Milk, jeune militant gay de San Francisco, qui deviendra le premier homme politique homosexuel élu aux Etats-Unis. Son combat pour la tolérance et la liberté dans un pays très puritain comme les Etats-Unis lui coutera la vie.

Un docu-fiction intimiste
Tout commence sur des images d’archives en noir et blanc, qui, à défaut d’être réelles et poignantes par leur violence, permettent aux spectateurs d’entrer directement dans l’œuvre de Gus Van Sant : le film se verra tourné comme un documentaire et non pas comme un classique bio-pic. Et ce choix s’avèrera pertinent. Tout au long du film, les images fictives du film se mélangeront aux images historiques réelles grâce à un intelligent fondu qui permettra au récit d’acquérir une dose extrême de réalisme. Et cette immersion fera d’Harvey Milk un film poignant et émouvant.
L’émotion est, au-delà du réalisme accordé aux différents évènements, renforcée par le choix de faire du film un récit très intimiste du personnage. Car en plus de sa vie politique et donc publique, Gus Van Sant a voulu montrer aux spectateurs la vie sentimentale et la complexité des rapports sentimentaux qu’Harvey Milk a eu avec ses différents partenaires. Le film nous montre ainsi que cette complexité relationnelle est paradoxalement générée par le succès politique : ce succès fera donc passer la vie sentimentale d’Harvey Milk au second plan.

Des acteurs phénoménaux
Phénoménal est bien le terme exact. Récompensé par l’oscar du meilleur acteur en 2009, Sean Penn est complètement métamorphosé dans son rôle. Tout est fidèle au personnage interprété, la transformation physique étant totale : les mimiques, la voix et la posture permettent à l’acteur une union flamboyante avec Harvey Milk. Les autres protagonistes ne sont pas en reste, avec un casting particulièrement savoureux : Emile Hirsch et James Franco dans le rôle d’homosexuels convaincants, ou encore Josh Brolin dans le rôle du sénateur Dan White.
Rien n’est surjouer et tout parait naturel et parfaitement limpide.

Un film dans l’air du temps
Après tant d’éloges, quels reproches pouvons-nous adresser au film ? Incontestablement son manque de risques. En effet, le film repose sur une réalisation très conventionnelle, bien différente de ce que Gus Van Sant nous avait précédemment habitué avec ses derniers films (voir : Elephant). Cependant, au vu du thème abordé, cette réalisation très classique parait tout de même inévitable, même si un peu plus de fantaisie n’aurait pas été un luxe.
En étant une ode à la tolérance et à la diversité, il reste clair que le film est dans l’air du temps, surfant sur la vague Obama Mania, et manquant indéniablement de fraicheur. Très étonnant de la part de Gus Van Sant, je vous l’accorde.
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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar zack_ » Mar 16 Mar 2010, 19:32

J'adore Penn mais ca me tente pas ce film - déjà que les Truman Capote ou les Charlie Kaufman me gave un peu, je dois dire que ce film a du mal a me titiller... un jour peut-être.
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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar Waylander » Mer 17 Mar 2010, 20:30

Non mais là tu peux y aller Zack c'est très rythmé, ya des effets
de styles pas mal et le film est très touchant, très humaniste. Ca s'élargit à bien plus qu'aux homos dans le combat de Milk et Penn signe son meilleur rôle.
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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar zack_ » Mer 17 Mar 2010, 21:41

Ok je note!
Là j'ai un emploi un peu chargé mais je me le mets de coté quand je serai dans ma nouvelle maison
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Re: [cinemarium] Mes critiques en 2010

Messagepar cinemarium » Mar 23 Mar 2010, 16:55

Il est vrai que le film est très bon. Ce serait dommage de passer à coté.
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