[Alegas] Mes Critiques en 2021

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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar pabelbaba » Lun 05 Avr 2021, 12:18

Le montage est fou, comme souvent avec Walsh.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Alegas » Lun 05 Avr 2021, 13:55

C'est rajouté à ma watchlist. :super:
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

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Mon oncle d'Amérique - 3/10

Messagepar Alegas » Lun 05 Avr 2021, 17:59

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Mon oncle d'Amérique de Alais Resnais
(1980)


Resnais et moi, généralement ça passe ou ça casse, autant je lui concède énormément de qualités sur ses concepts originaux, autant j’ai souvent du mal avec la façon dont il a de les mettre en scène, ça aboutit souvent sur des trucs chiants et lourdingues, à quelques exceptions près évidemment (j’aime beaucoup ses courts-métrages documentaires et quelques-uns de ses longs comme On connaît la chanson). Avec celui-là, ce qui aurait pu m’intriguer sur le papier se révèle être une expérience douloureuse en tant que spectateur. Et pour cause : Resnais filme trois histoires, trois récits ordinaires de personnes qui le sont tout autant, de façon complètement désordonnée, et l’originalité du film va se trouver dans le fait que le récit global se veut être une sorte de documentaire sur la façon de fonctionner du cerveau humain dans les situations les plus banales, pour ensuite mettre en avant les limites de la condition humaine.

Encore une fois, sur le papier ça aurait pu carrément me brancher, ne serait-ce que pour le boulot de montage qui alterne entre trois récits racontés de façon linéaires, des images documentaires pour expliquer les expériences sur certaines situations, ou encore des images tirés d’un peu n’importe où, illustrant les pensées des trois personnages (on a, par exemple, régulièrement des images de Jean Gabin, Jean Marais et Danielle Darrieux, chacun étant les idoles cinématographiques respectives des personnages, au point d’être influencé par des comportements sur des scènes de films). Malheureusement, le résultat ne m’a jamais convaincu : dès la première demi-heure j’ai senti l’ennui profond pointer le bout de son nez, pour ne finalement jamais partir. Le métrage a en plus le vice de durer plus de deux heures, et pour un film-concept pareil auquel on n’accroche pas c’est vraiment beaucoup trop. La mise en scène de Resnais, bien trop sage à mon goût, ne m’a pas subjugué une seule fois, et même côté acting ça me paraît foiré : c’est d’ailleurs la première fois que j’ai l’impression de voir Depardieu réciter son texte sans y croire, avec un côté théâtral agaçant. Un film original certes, comme souvent avec Resnais, mais froid, sans émotions, et donc particulièrement pénible à suivre (à choisir, je préfèrerais me remater Hiroshima mon amour, c’est dire...).


3/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar pabelbaba » Lun 05 Avr 2021, 18:01

Pas vu ce machin, mais l’affiche est signée Enki Bilal. :mrgreen:
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Scalp » Lun 05 Avr 2021, 19:24

Pour ça qu'elle est moche.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar pabelbaba » Lun 05 Avr 2021, 20:03

Pas faux. :chut:
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Maigret tend un piège - 6,5/10

Messagepar Alegas » Mar 06 Avr 2021, 16:09

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Maigret tend un piège de Jean Delannoy
(1958)


Premier film où Gabin interprète Maigret, et pour le coup j’ai trouvé ça bien un cran au-dessus du Duvivier découvert il y a quelques semaines. Alors c’est clairement pas un grand film, on est vraiment dans du ciné à papa tout ce qu’il y a de plus classique, mais ça fait bien le job et l’enquête s’avère souvent intéressante à suivre. Surtout que là, contrairement au Duvivier, on a un Maigret qui est assez actif dans l’histoire, il délègue peu de choses et c’est davantage ses investigations qui vont faire avancer l’enquête. Le contexte en plus est intéressant : un tueur en série qui assassine uniquement des femmes brunes la nuit dans le centre parisien, ça aboutit sur quelques scènes bien marquantes, à l’image de ce premier meurtre avec quelques plans bien fichus (le travelling latéral qui dévoile les mains gantés, mais aussi le meurtre lui-même en ombre chinoise) ou encore de la scène où le tueur est presque piégé en pleine rue, scène qui fait pas mal penser à une séquence similaire de M le maudit d’ailleurs.

Maigret oblige, l’enquête cherche pas spécialement à être trépidante, c’est des successions de séquences dialoguées (par Audiard donc bien écrites) où Maigret va tenter d’accumuler les indices pour cerner le coupable et le piéger à la fin, c’est pas révolutionnaire mais encore une fois ça fait bien le job (le climax final c’est une demi-heure d’interrogatoires successifs, mais c’est jamais chiant). Le film tient surtout par son casting : Gabin évidemment, mais aussi Desailly et Annie Girardot, et il y a même Lino Ventura qui a un petit rôle de flic, c’était encore l’époque où il n’avait pas forcément la tête d’affiche. Ca manque tout de même d’un petit truc en plus pour prétendre à être du Gabin qui sort du lot, mais en l’état c’est quand même un divertissement recommandable.


6,5/10
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Tirez sur le pianiste - 5/10

Messagepar Alegas » Mer 07 Avr 2021, 17:46

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Tirez sur le pianiste de François Truffaut
(1960)


C’est pas nul comme je le redoutais mais c’est quand même pas génial non plus. Le film a en plus une réputation assez élogieuse, et avait même, il me semble, été cité par Tarantino comme une influence pour ses films de gangsters, mais de mon côté j’ai trouvé ça souvent à côté de la plaque. Globalement, j’ai l’impression de voir Truffaut profiter du succès de son premier film pour s’attaquer à trop gros pour lui, et vu qu’il le fait en plus avec une logique de déconstruction ça donne un peu l’impression de voir un petit malin faire style “je fais mieux que les films que je singe”.

Du coup, à l’arrivée, pas de surprise : tout le côté thriller/gangster est singulièrement loupé, soit parce que c’est écrit à l’arrache (le frère est en cavale, mais du coup où est-ce qu’il se cache durant plus de la moitié du film ?), soit parce que Truffaut n’a jamais les compétences techniques pour filmer ça correctement (la bagarre dans l’arrière-cour du restaurant et le climax final en sont les meilleurs exemples, il ne suffit pas de faire des cuts ou de filmer à l’épaule pour rendre ça bon). Le pire, c’est que tout le côté déconstruction/Nouvelle Vague va faire dire à certains que ces défauts sont faits exprès, que ça participe à la note d’intention du film, mais pour moi c’est vraiment de la fausse excuse : quand tu fais un film de gangsters, tu filmes pas la violence avec la même intensité que tu filmerais une dispute de couple.

Heureusement, le film se rattrape avec deux points : tout d’abord Aznavour porte le film sur ses épaules, et ensuite je dois avouer que tout le côté romantique, qui me saoule d’habitude dans les films de la Nouvelle Vague, m’a plutôt conquis ici. Rien d’extraordinaire non plus, mais certaines répliques font mouche (Michèle Mercier :bluespit: ), et surtout certaines situations montrent bien que Truffaut est bien plus à l’aise dans ce registre (le passage des mains avec Aznavour qui se demande quoi dire ou faire). Dommage que tout le côté tragique soit loupé, encore le coup du suicide passe bien, autant le final c’est non seulement prévisible mais en plus c’est encore une fois tourné n’importe comment (la façon dont le corps de la femme glisse sur la neige, on a plus l’impression de la voir au sport d’hiver que de jouer un cadavre). Un film de gangster naze donc, mais un film romantique à peu près passable, c’est mieux que rien de la part de Truffaut.


5/10
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O.J. : Made in America - 8,5/10

Messagepar Alegas » Jeu 08 Avr 2021, 17:27

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O.J. : Made in America de Ezra Edelman
(2016)


Un documentaire qui mérite amplement sa réputation élogieuse : la durée de quasiment huit heures peut en effrayer plus d’un, mais ça s’avère être rapidement la force du métrage, tant elle s’avère nécessaire pour traiter en profondeur le sujet. Car ici, il n’est pas juste question de parler du célèbre procès, mais bien d’évoquer de long en large la figure d’O.J. Simpson. Huit heures pour comprendre son statut de célébrité absolue, de saisir comment et pourquoi il s’est détaché de la communauté noire, d’analyser le procès par rapport aux tensions raciales des années précédentes à Los Angeles, et enfin de tirer les conclusions de son acquittement, autant du côté de la population noire que celle de la population blanche. C’est d’ailleurs l’une des grandes qualités du film : il n’est pas question ici de poser un jugement, les intervenants interrogés (avocats de la défense et de l’accusation, procureurs, membres du jury, famille, amis, policiers, etc…) sont loin d’être d’accord entre eux sur les sujets abordés, certains s’avèrent même racistes, hypocrites ou tout simplement dans le déni, mais c’est justement tout ça qui rend passionnant l’ensemble, vu qu’on a encore l’impression de voir une affaire qui continue de diviser l’Amérique plus de deux décennies après les faits.

Pour quelqu’un comme moi qui ne connaissait que de très loin le bonhomme et l’affaire, ce documentaire a fait l’effet d’une révélation, j’ignorais totalement à quel point O.J. était devenu une icône dans son pays, et hormis quelques éléments clés du procès (la brutalité du meurtre, le gant, la défense Chewbacca) je me suis rendu compte que je ne connaissais finalement pas grand chose de ce qui mérite d’être qualifié de procès du siècle. C’est en plus admirablement documenté, avec énormément d’images d’archive fascinantes (et parfois très violentes), ça traite absolument chaque aspect avec beaucoup de précision, ce qui est vital pour certains passages qui sont tellement bigger than life qu’on y croirait pas si ça se trouvait dans un film de fiction (la fuite de O.J. en voiture, le flic qui trouve le gant qui s’avère être un raciste notoire, la défense durant le procès, etc…). A la fois analyse d’un pays, d’une époque, du racisme aux USA, d’un procès, d’une icône médiatique, et tout simplement d’un homme à la vie hors-normes, O.J. : Made in America s’avère être à mes yeux l’un des meilleurs documentaires que j’ai vu de ma vie, hands down.


8,5/10
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Mark Chopper » Jeu 08 Avr 2021, 17:33

Défense Chewbacca


Quel génie ce Cochran quand même.



Sinon totalement d'accord avec ta conclusion.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Alegas » Jeu 08 Avr 2021, 17:42

Tiens ouais j'ai oublié de citer le coup des cravates, sérieux ce moment j'ai halluciné devant mon écran.

C'est dispo sur Disney+ pour les intéressés.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar lvri » Jeu 08 Avr 2021, 18:55

Une excellente série documentaire :super:

D'ailleurs, question chiante du jour : on peut critiquer les séries documentaires ?
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar Alegas » Jeu 08 Avr 2021, 18:56

Non, juste celui là : il a été diffusé au cinéma dans un format film (les huit heures d'affilée) et a même reçu l'Oscar du meilleur doc à l'époque.
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Re: [Alegas] Mes Critiques en 2021

Messagepar lvri » Jeu 08 Avr 2021, 21:02

Ah oui, c'est vrai, j'avais zappé.
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Fahrenheit 451 - 3,5/10

Messagepar Alegas » Ven 09 Avr 2021, 10:40

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Fahrenheit 451 de François Truffaut
(1966)


C’est facilement le pire Truffaut que j’ai pu voir jusqu’ici. Ses autres films j’arrive toujours à trouver des choses qui m’intéresse, mais là c’était la grosse lutte pour ne pas perdre totalement mon intérêt, et ça me surprend d’autant plus qu’à la base c’était l’un des Truffaut qui me tentait le plus sur le papier. Je n’ai pas lu le roman de Bradbury donc je ne pourrais pas faire la comparaison, mais globalement j’ai souvent eu l’impression de voir une adaptation un peu trop sage d’un mec qui aime tellement le livre original qu’il décide de le suivre trop à la lettre. C’est sûrement pas aidé par le fait que ce soit le premier film de Truffaut en langue anglaise : tout sonne faux, des dialogues jusqu’au jeu d’acteur (Oskar Werner est une horreur :evil: ), on sent que Truffaut n’est pas en terrain connu et ça donne un film qui fait très amateur alors que c’est censé être le cinquième du réalisateur. Un amateurisme qui crée souvent du ridicule là où il ne devrait pas y en avoir, et autant la fin avec les rebelles qui retiennent les livres par cœur ça passe à l’écrit, autant à l’écran ça prête plus à rire qu’autre chose.

L’autre gros défaut du métrage qui finit de l’achever, c’est clairement son look qui vieillit particulièrement mal. Autant c’est un aspect que je peux mettre de côté devant un Rollerball, ou qui participe entièrement au charme du film dans un Orange Mécanique, autant là tout fait trop épuré, trop artificiel, on ne croit pas une seule seconde au monde qu’on nous présente. En plus, Truffaut essaie de faire quelques plans truqués à certains moments, et là encore on voit bien que c’est pas son délire : l’incrustation dans le train aérien c’est vraiment laid, et je ne parle même pas de la fameuse scènes des pompiers en jet-pack. Du film, je ne retiens finalement que quelques idées (le générique de début sans lettres pour être raccord avec le sujet), la musique de Hermann, et… c’est tout. Une grosse déception donc.


3,5/10
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