[Niko06] Mes critiques en 2009

Modérateur: Dunandan

Old Boy - 9/10

Messagepar Niko06 » Mer 07 Oct 2009, 08:08

Old Boy
de Park Chan-wook

Image

On continue la redécouverte de la trilogie de la vengeance avec le film qui a fait le plus parler de lui à sa sortie. Adaptation lointaine d'un manga de Tsuchiya Garon suggérée à Chan-Wook par un autre grand réalisateur et ami, Bong Joon-Ho (réalisateur de Memories of Murder et The Host), le film lui permet de poursuivre sa thématique vengeresse d'une nouvelle manière. Là où Sympathy for Mr. Vengeance privilégiait un minimalisme et une ambiance glauque pour créer un choc psychologique durable, Old Boy fait beaucoup plus "tape-à-l'oeil", un film plus ludique mais qui à sa sortie fut pour moi un véritable choc. C'était ma rencontre avec le nouveau cinéma coréen... et après de nombreuses visions, si le choc n'est plus là, si le film précédent possède bien plus d'impact, Old Boy n'en reste pas moins un très grand moment de cinéma, de ceux tellement maîtrisés que ça en donnerait presque le tournis. Une longue valse mortelle.

Dès la scène d'ouverture on comprend qu'on n'assistera pas à une redite de SFMV. Les couleurs sont plus appuyées, la caméra est en mouvement, et la musique est bel et bien présente! Fini l'épure, place à la démonstration de mise en scène. A y regarder de plus près on trouve dans Old Boy comme un aboutissement dans le style de Park Chan-Wook, style qu'il met en place depuis Joint Security Area, film qu'Old Boy rejoint sur plusieurs points et en particulier le mode de narration. Il poursuit également sa recherche du plan ultime, déjà obtenu sur SFMV mais là le but est différent. En effet ici il ne cherche à aucun moment à créer le malaise chez le spectateur! Au contraire on ressent une forme de jouissance cinématographique qui réussit à transformer un scénario au sujet carrément glauque en deux heures de plaisir tant il accumule les morceaux de bravoure derrière sa caméra!!

Le sujet parlons-en. Un pauvre type est kidnappé le jour de l'anniversaire de sa fille, il sera séquestré pendant quinze ans puis libéré sans aucune raison. Il ressort en ayant perdu presque toute son humanité, simplement mué par un désir de vengeance intarissable. Sorte de version du conte de Monte-Cristo moderne mais qui prend une toute autre direction avec la révélation finale, grand moment de cinéma malsain qui m'avait terrassé à la première vision! Cette révélation et ce final sont pourtant ce qui est le plus reproché au film... on y reviendra plus bas. Ce qui est formidable c'est qu'à la différence de beaucoup de films basés sur une forme de twist final, Old Boy ne souffre pas du revisionnage. Le final conditionnant ensuite notre point de vue sur tout ce qui le précède...

Là où Chan-Wook fait très fort, c'est qu'il crée une forme d'empathie envers le personnage d'Oh Dae-su en cinq minutes dans la scène du commissariat. Retrouvant une forme d'humour qu'il avait laissé de côté sur SFMV, il fait de son personnage principal un gars qu'on trouve tout de suite sympathique et attachant, on souffre donc quand il se retrouve enfermé. Le réalisateur possède un tel talent de conteur qu'on s'identifie une fois de plus sans problème au personnage et que bien entendu, on souhaite qu'il puisse se venger, peu importe la cruauté dont il devra faire preuve... Avec un peu de recul c'est tout de même sacrément gonflé de réussir à créer chez le spectateur une telle soif de violence animale! Mais pourtant ça fonctionne.

Tout le film est construit sur un schéma de jeu de pistes assez cruel et de manipulations qui enlève peu à peu à Oh Dae-su tout espoir de retrouver son libre arbitre. Intelligemment, Park Chan-Wook prend le parti de nous révéler le visage du tortionnaire relativement tôt. Ce n'est donc pas le "Qui?" qui nous intéresse mais le "Pourquoi?", et surtout comment tout cela va finir... La narration est encore une fois un modèle du genre, jouant d'ellipses bien senties qui ne choquent jamais, mais plus que ça c'est vraiment la mise en scène et le montage qui mettent une grosse claque! Alors certes on peut très bien y voir une démonstration de virtuosité gratuite mais non, c'est bien plus que ça!! Cette mise en scène complexe et démonstrative est autant à sa place ici qu'elle l'était dans Fight Club pour David Fincher, elle transcende le propos du film. Et oui, elle est carrément virtuose!

Chan-Wook enchaîne les plans de malade, que ce soit à la grue, en caméra portée ou dans des travellings hallucinants... Personne ne peut remettre en cause la technique, il démontre une maîtrise rare avec comme point culminant ce plan séquence central qui donne des frissons: Oh Dae-su qui se bastonne contre je sais pas combien de personnes dans un couloir, le même couloir qu'il a vu pendant quinze ans depuis une petite trappe... Cette scène est une tuerie, une vraie! Mais ce n'est pas la seule, et chaque fois c'est d'une beauté incroyable, et chaque fois le choix de la musique est irréprochable (Ah cette torture sur du Vivaldi quel grand moment!). Le montage y est également pour beaucoup avec de grosses transitions bien complexes qui font passer les ellipses ou les flashbacks comme des lettres à la poste!

Niveau interprétation c'est également du grand art, Choi Min-sik et Yu Ji-tae sont habités par leur rôle, les émotions sont bien présentes, les motivations de chacun compréhensives... La jeune Kang Hye-jeong qui débutait presque dans le métier est également superbe, touchante, encore plus quand on connait le secret qu'elle ne connaîtra jamais.
Et puis il y a ce final, cette fameuse révélation... Pour ma part même si je la trouve un peu énorme elle ne me dérange pas mais c'est vrai que la dernière partie dans le penthouse se traîne un peu en longueur... Ça n'enlève finalement pas grand chose aux si nombreuses qualités de cet émouvant long métrage qui est et restera à tout jamais un choc de cinéphile. Le genre de moment rare où on se dit au cinéma qu'on a jamais rien vu de pareil. Ce fut ma découverte d'un immense réalisateur, ça reste un film qui fait partie de ceux que j'aime le plus au monde, même si en toute objectivité Sympathy for Mr. Vengeance lui est supérieur.


9/10
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar zirko » Mer 07 Oct 2009, 20:02

:bravo:
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar Niko06 » Jeu 08 Oct 2009, 08:07

Merci zirko :wink:

Jeff tu voulais des critiques d'Old Boy, tu passes quand tu veux :eheh:
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar Jeff Buckley » Jeu 08 Oct 2009, 13:20

Immense MERCI
Reste plus qu'à lire et à savourer avec une main dans le calecon.
dunandan a écrit: Puis j'oubliais de dire que Logan me faisait penser à Burton avec sa méchanceté légendaire concernant certains films/réalisateurs/acteurs
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Lady vengeance - 8/10

Messagepar Niko06 » Ven 09 Oct 2009, 16:22

Lady Vengeance
de Park Chan-wook

Image

Et nous voilà à la fin de la trilogie de la vengeance mise en place par ce génie coréen. Après Sympathy for Mr. Vengeance et Old Boy, voici Lady Vengeance, l'opus qui m'a toujours le moins plu et que je n'avais pas revu depuis sa sortie... Et bien je vais devoir revenir sur mon premier jugement car si c'est de loin le plus faible des trois, ça n'en reste pas moins une belle réussite!! C'est sans doute que les deux premiers sont de telles claques qu'on est forcément déçu devant celui-ci, au premier abord. Car c'est un film qui nécessite plusieurs visions pour bien saisir ce qu'il a à dire, c'est également un film qui va à l'inverse des deux autres, à savoir que le personnage central n'est pas dans un schéma d'escalade de violence et de perte d'humanité, au contraire. En ajoutant une sensibilité toute féminine, Park Chan-Wook fait de Lady Vengeance un long chemin vers la rédemption, une quête intérieure d'un être qui avait tout prévu pour devenir un véritable animal de chasse mais qui se découvre au fur et à mesure de son chemin de croix... moins percutant mais grandiose!

La rupture se fait dès le générique, après le dépouillement du premier et la tension du temps qui passe dans le second, on y trouve une forme de poésie morbide, un mélange de fleurs et de sang, quelque chose de très pur qui donne une sensation étrange... Cette fois, on ne comprends pas tout de suite quelles sont les motivations de cette vengeance qui est à la différence des autres, longuement réfléchie et mise en place. Lady Vengeance ne fonctionne pas à l'instinct, Lee Geum-ja n'a rien de l'animal qu'était devenu Oh Dae-su après ses quinze ans de séquestration, pour plusieurs raisons: elle sait pourquoi elle a été enfermée, elle n'a pas subi d'isolement et n'a donc pas perdu le contact avec une certaine réalité sociale et enfin, point important, c'est une femme, une jeune mère qui plus est!

On va donc suivre pendant deux bonnes heures la mise en place du plan qu'elle prépare depuis de longues années pour se venger d'on ne sait qui... Une fois de plus Chan-Wook nous impressionne par sa maîtrise de la narration, jonglant parfaitement entre les ellipses et les flashbacks dans des scènes aux effets de montage encore plus impressionnantes que dans Old Boy! Sauf que la vengeance froide et calculée de Geum-ja va se prendre du plomb dans l'aile à partir du moment où elle rencontre sa fille... Comme si elle se retrouvait tout à coup face à ses responsabilités de mère qui lui avaient été enlevées et qu'elle n'avait donc finalement jamais vraiment envisagées... En résulte un film au traitement complètement différent des précédents, qui joue beaucoup plus sur l'émotion. Un film moins noir, plus drôle (rien d'étonnant à ce que Chan-wook ait ensuite embrayé sur la comédie Je suis un Cyborg, les bases sont là) et surtout très mélancolique.

L'évolution se voit sur tous les aspects, comme la musique par exemple. Quasi absente de SFMV, très présente dans Old Boy avec l'apparition succinte d'une musique classique qui embrasse ici la totalité du film. Dès lors l'ambiance influe considérablement sur nos attentes, et le propos de départ, à savoir une simple histoire de vengeance, est mis au second plan au profit de l'évolution du personnage de Geum-ja et ses relations avec sa fille. Bizarrement donc, ce film qui fait pourtant partie de la trilogie thématique de la vengeance s'en éloigne considérablement, traitant d'un aspect carrément absent des deux autres films! La vengeance est ici abordée comme une façon extrême d'expier ses pêchés, la religion tenant un rôle très important, à la fois nécessaire et tourné en ridicule. mais en fait, avant tout, c'est une histoire d'amour déchirante qui nous est racontée...

L'histoire d'une femme qui a fait une grosse erreur étant jeune et qui se transforme (même physiquement) en ange de la mort afin de nettoyer dans le sang ses pêchés et retrouver son seul amour perdu, sa fille. Mais il y a bien plus car l'autre nouveauté c'est qu'on a de nombreux personnages, chacun jouant un rôle essentiel. Il s'agit des anciennes compagnes de cellule de Geum-ja qui sont à la fois en admiration et terrorisées devant elle, et qui vont l'aider dans la mise en place de son plan. Le tout forme un ensemble d'une cohérence absolue malgré un aspect plutôt chaotique (très franchement la première fois on y voit juste une maestria technique qui peine à cacher un propos vide de sens). Non Lady Vengeance n'est pas un film creux! C'est peut-être même le plus profond de la trilogie... sauf qu'il vient jouer dans une autre cour tellement différente... Ne pas s'attendre à des scènes choc ou un malaise, ça n'est pas ça du tout!!

La mise en scène, il n'est pas vraiment nécessaire d'y revenir dessus, c'est juste parfait et ça suit tout à fait l'évolution du style de Park Chan-Wook. Le propos très noir et les scènes glauques sont souvent désamorcés par le grotesque, ce qui passe très bien. J'émettrais une réserve sur cette idée de commencer le film en couleur puis de le désaturer de plus en plus jusqu'à arriver à un final en noir et blanc, l'inverse aurait été plus juste, le personnage s'éclairant au fur et à mesure de son humanité grandissante... mais c'est un choix qui se respecte. Le film est ludique, loin d'être aussi simpliste qu'il n'y parait (mais pour s'en rendre compte il faut le revoir et traquer le moindre détail) et nous propose une réflexion magnifique sur le principe de rédemption tout en nous gavant d'images sublimes, dont certaines scènes oniriques à pleurer et qui ne sont pas là gratuitement!

Il est marrant de retrouver Choi Min-sik dans un rôle d'ordure, mais c'est Lee Yeong-ae qui porte le film sur ses épaules. Elle était déjà excellente dans JSA, elle est ici exceptionnelle, jouant d'une palette d'émotions immense et qui réussit à nous toucher. On appréciera également de nombreux caméos d'acteurs croisés dans les films précédents du réalisateur.
Le film a droit à un double final tétanisant, le premier prend aux tripes, le second au coeur... on est donc assez loin du film gratuitement virtuose pour épater la galerie et qui n'a rien à dire que j'avais en tête... Lady Vengeance se révèle sous un nouveau jour à la deuxième vision, absolument nécessaire. Il se révèle comme un complément parfait de la filmographie de Park Chan-Wook, à la fois à des années lumières des autres films de la trilogie de la vengeance mais pourtant indissociable par son approche beaucoup plus humaine et sensible. C'est un film ambitieux, complexe et d'une richesse presque inépuisable, un voyage vers une pureté absolue qui n'évite pas certaines facilités mais bon sang que c'est beau!!!
Park Chan-Wook est définitivement un virtuose de la mise en scène, un conteur hors pair, et juste un des réalisateurs les plus surprenants et passionnants de notre époque, il le prouve film après film.


8/10
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar Scalp » Sam 10 Oct 2009, 15:00

M'étonnerait que je le revois à la hausse celui là vu comment j'ai subit la derniere demi heure, enfin bon y a une excellente partie WIP ( genre malheureusement totalement oublié ).
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar Niko06 » Sam 10 Oct 2009, 15:26

Franchement j'étais dans le même cas que toi, mais là à la seconde vision je l'ai sans doute regardé différemment et j'y ai vu tout plein de choses excellentes :wink:
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Thirst, ceci est mon sang - 7/10

Messagepar Niko06 » Lun 12 Oct 2009, 16:19

Thirst, ceci est mon sang
de Park Chan-wook

Image

"Mélodrame érotico-gore tragique et déprimant", c'est ainsi que le réalisateur présente son dernier film. Un projet qu'il mûrit depuis de nombreuses années, depuis JSA selon ses dires et ceux de Song Kang-ho, il en avait parlé lors de la sortie d'Old Boy et avait mis en scène un réalisateur en train de tourner un film de vampires dans son segment de l'anthologie 3 Extrêmes. Ça fait donc pas loin de dix ans que ce film lui trotte dans la tête, un film de vampires made in Corée, chose rare. Mais aussi une libre adaptation du roman Thérèse Raquin d'Emile Zola... là de suite c'est moins excitant, cet auteur "majeur" m'ayant toujours plongé dans un ennui profond, ses romans sont d'ailleurs les seuls que j'ai commencé (soit par obligation soit par conseil) et que je n'ai jamais finis... désolé pour les amateurs de grande littérature française mais je trouve ça très mauvais. Heureusement Thirst c'est quand même beaucoup moins chiant que du Zola mais ce film tant attendu se révèle tout de même comme une semi-déception... des choses magnifiques à la pelle mais on est très loin du choc de la trilogie de la vengeance!

Et en effet Thirst va suivre une trame très proche de Thérèse Raquin avec cette sorte de triangle amoureux bizarre et morbide, les réunions d'invités, l'ennui, la mère qui ne peut plus s'exprimer, les violences... tout est là sauf qu'on navigue carrément dans le fantastique. C'est d'ailleurs une première pour Park Chan-Wook qui s'était frotté au fantastique sur Je suis un Cyborg mais seulement lors des scènes d'hallucination. Ici il ancre le fantastique pur et dur du mythe du vampire dans le réel de façon très naturelle. Il retrouve à l'occasion un style de mise en scène presque rétrograde car beaucoup plus proche de Sympathy for Mr. Vengeance que de ses films suivants. Il ne faudra pas chercher dans Thirst des mouvements de caméra complètement fous, on revient vers une épure salvatrice à tous les niveaux (générique, mise en scène et musique).

Et il faut dire que pendant la première heure, on se dit qu'on tient peut-être enfin LE film de vampires différent qui va ré-inventer le genre, très fréquenté cette année, entre la purge intergalactique Twilight et le soit-disant excellentissime Morse. Et en effet on y croit. L'approche de Park Chan-Wook est presque inédite, une approche très naturaliste dans laquelle le vampirisme est une maladie plus encore qu'une malédiction, mais surtout une approche extrêmement charnelle du sujet, à un point jamais vu. Pour étayer son propos plus que pour créer le scandale, le vampire de Park Chan-Wook est un symbole d'humanisme vivant, un prêtre. Là où on pouvait s'attendre à une réflexion intéressante sur la religion, avec cette homme saint devenu démon, on sera déçu... L'homme d'église ne sera qu'un symbole de la thématique si chère au réalisateur, celle du pêché et de la rédemption.

Le réalisateur signe donc une première heure parfaite, posée, qui passe du romantisme à l'érotisme, n'hésite pas à livrer (et c'est bien la première fois qu'il la joue aussi frontal) des scènes très crues, que ça soit les scènes de sexe ou d'autres avec des gerbes de sang. C'est osé pour un film coréen, et sur ces points là ça fait vraiment plaisir. On retrouve le Park Chan-Wook expert en narration, qui le temps d'un plan nous évite des discours de dix minutes. Il signe sa mise en scène la plus classe depuis Sympathy for Mr. Vengeance, ne tombant jamais dans l'excès ou l'esbrouffe, il est juste à la recherche du plan parfait et il va falloir se faire à l'idée, il le trouve souvent le bougre! De plus il entame de nombreuses réflexions vraiment intéressantes car originale, éclairant un mythe sous un nouveau jour. Le traitement est un mélange d'attraction animale, d'étreintes passionnées à la limite du bestial... un couple se forme dans de drôles de situation, l'attirance est incontrôlable, physique, charnelle, et paradoxalement c'est dans cette relation destructrice qu'ils vont se sentir vivants pour la première fois.

Sauf qu'au moment où on sent bien que toutes ses thématiques sont en place et qu'il s'apprête à les développer en éliminant un personnage gênant, tout part en sucette! On se retrouve avec l'étrange impression qu'il n'a pas osé aller jusqu'au bout... car il se passe en plein milieu du film 20-30 minutes qu'on croirait presque sorties d'un autre film! Si quelques notes d'humour pipi-caca ou pas très fin se retrouvaient dans la première partie, c'était pas si gênant, du domaine de l'anecdote. Dans cet aparté central, Park Chan-Wook nous sort une sorte de trip qui va du grotesque au grand n'importe quoi. C'est bien simple, on ne comprend pas trop où il veut en venir... Il mélange humour bizarre, horreur typiquement asiatique et sexe dans un truc mi-onirique, mi-surréaliste, sans queue ni tête! En fait il s'attaque à une figure toujours difficile à gérer dans un film, la rupture de ton et le mélange des genres, et malheureusement pour lui, il n'a pas le talent de Bong Joon-ho pour ce genre de pirouette...

Ensuite le film redevient intéressant dans son traitement, proche de la première heure, sauf qu'il vient y ajouter à peu près tous les clichés du film de vampire traditionnel. Adieu l'originalité dans les thématiques, comme s'il voulait bien nous montrer à quel genre il voulait rendre hommage. De plus il emprunte des plans à quelques classiques, entre autres Possession et le Locataire. La femme si intéressante au début devient presque ridicule, comme un boulet que doit se traîner Sang-hyeon, et qui vient se poser comme une figure du mal incarné, face à l'homme qui représente le bien... les féministes pas assez ouvertes d'esprit apprécieront! Toute la thématique développée sur la soif de sexe liée à la soif de sang est abandonnée jusqu'à une scène incompréhensible mais qui permet à Song Kang-ho de dévoiler son intimité en full frontal.

Il est clair que la déception est bien là, on en attendait plus de la part de Chan-Wook qui nous avait donné l'habitude de récits complexes mais qui ne s'éparpillaient jamais... Là on sent bien qu'à un moment donné il s'est perdu. Restent des acteurs formidables, Song Kang-ho en tête! C'est bien simple, cet acteur est capable de tout jouer avec un talent immense, que ce soit dans la comédie ou le drame, il confirme qu'il fait partie des plus grands, et pas seulement de Corée! En face de lui Kim Ok-vinShin Ha-kyun est également superbe en personnage instinctif jusqu'à l'excès, c'est une belle révélation, sans insister sur le fait qu'elle est ultra sexy... Dans les seconds rôles importants on est bien content de retrouver , toujours à l'aise dans les rôles d'imbéciles.
Sensation étrange à la sortie de la salle, comme si j'étais passé à côté d'un truc (bon, la faute aussi à une séance dominée par des problèmes de son récurrents qui m'ont empêchés de rentrer complètement dans le film...). Des fulgurances formelles indéniables avec des images magnifiques (la pureté blanche souillée par le sang possède un impact cinématographique qui dépasse tout, la gestion de l'espace est bluffante), des idées de scénario et de mise en scène qui frôlent le génie mais un arrière goût d'inachevé malgré la plus belle scène finale vue au cinéma cette année... A revoir donc pour se faire un avis définitif mais dans tous les cas le Prix du Jury obtenu à Cannes me parait très discutable....


7/10
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar zirko » Lun 12 Oct 2009, 17:55

Belle critique même si on a un ressentit différent sur ce film.
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Walkyrie - 6,5/10

Messagepar Niko06 » Jeu 15 Oct 2009, 06:55

Walkyrie
de Bryan Singer

Image

Suivant un certain manichéisme et une certaine facilité à céder aux vieilles habitudes, Hollywood a rarement montré sur les écrans des soldats allemands de l'époque 39-45 autrement que comme des animaux, mélanges de prédateurs sournois et de moutons pour leur cruauté et leur dévouement infini à Hitler... Chaque film qui prend une voie différente présente donc d'emblée un intérêt certain. Il faut bien se dire une chose, une partie était bien extrêmiste, mais la majorité n'étaient que de simples militaires obéissant aux ordres, et effrayés par l'idée de trahir leur pays en trahissant leur chef. Bonne idée donc d'adapter à l'écran cette opération Walkyrie, sans doute la tentative la plus impressionnante de tuer Hitler et de faire un coup d'état qui aurait permis de diminuer la diabolisation du peuple allemand. C'est également l'occasion pour la société United Artists nouvelle génération (sous le contrôle de Tom Cruise et Paula Wagner) d'enfin faire ses preuves en tant que société de production viable... un peu de pression sur le projet donc.

Et quand il y a un projet à haut risque, rien de mieux pour choisir son réalisateur que de faire appel à un yes man au dessus de la moyenne. C'est donc le très surestimé Bryan Singer qui se retrouve aux manettes, deux ans après sa relecture minable de Superman... Singer est juste un très bon faiseur, suffisamment malin pour avoir fait croire à un coup de génie avec Usual Suspects, et dont le seul véritable coup d'éclat en tant que metteur en scène reste depuis la séquence d'introduction virtuose de X-Men 2. Le reste... c'est toujours très moyen et sans saveur. Là il tient un sujet en or massif car même si on connaît tous plus ou moins l'issue de cette ultime tentative d'assassinat d'Hitler par des allemands, c'est quand même une histoire assez démente. Sauf que plusieurs parti-pris discutables viennent assombrir le tableau...

Tout d'abord, la langue... Pendant deux minutes on se dit que ça va être en allemand par soucis de fidélité et non, avec une petite pirouette on se retrouve en Allemagne avec tout le monde qui parle anglais, Hitler y compris. Alors oui, tourner en allemand aurait signifié l'absence d'un casting 5 étoiles et aurait empêché une forte fréquentation des salles américaines, ça se comprend, mais cette pratique je ne m'y ferai jamais! Ce petit défaut rageant mis de côté, il faut avouer que Singer s'en sort plutôt bien, en grande partie grâce à un scénario extrêmement bien écrit. Créer un véritable suspens dans une histoire de complot n'est pas simple, quand on en connaît déjà l'issue encore moins! Et pourtant ça fonctionne pas trop mal, il réussirait presque à nous mettre le doute suite à l'explosion...

Il faut dire que si on y croit, c'est en grande partie grâce à la présence de très grands acteurs qui apportent tout leur talent afin de rendre l'ensemble plutôt crédible. Tom Cruise confirme que plus les années passent, plus il devient bon, trouvant ici son rôle le plus complexe. Autour de lui c'est la valse des seconds rôles énormes: Bill Nighy, Tom Wilkinson, Kenneth Brannagh, ThomasKretschmann, Tom Hollander, Christian Berkel et l'immense Terence Stamp. Tous sont excellents, qu'ils aient un rôle majeur ou pas. On regrettera tout de même la présence de Carice Van Houten, loin de son rôle dans Black Book car ici elle ne sert strictement à rien... Presque tous les ingrédients étaient là pour faire un grand film sauf que non, la faute bien entendu à un mauvais choix de réalisateur.

Car s'il s'applique à bien raconter son histoire, Singer nous laisse croire le temps d'une scène somptueuse en Afrique qu'il va livrer un truc à la mise en scène épique. Ensuite et bien c'est simple, c'est mou... La réalisation est pataude, l'ampleur dramatique qui aurait été ici amplement justifiée n'est jamais atteinte, si ce n'est dans un final qui joue à fond la carte du pathos. On ne sent jamais la patte d'un auteur, c'est carrément impersonnel... dommage car le matériau de base passionnant se serait bien prêté à quelque chose de grandiose. On se retrouve juste devant un spectacle moyen, qui aurait pu être tourné par n'importe qui d'autre. De plus le film se poignarde tout seul en prenant la voie de la facilité dans une scène cruciale...

En effet, la façon dont Singer nous explique que l'attentat a échoué est d'une maladresse désolante et vient bien entendu tuer tout suspens avant la fin.
Reste qu'on ne peut pas trop cracher sur ce Walkyrie qui a le mérite de proposer une belle leçon d'histoire, une leçon de courage et de sacrifice également. On aurait bien sur préféré que ce soit réalisé en Allemagne, il y a suffisamment de talent dans ce pays et on ne serait pas tombé dans certaines facilités habituelles de tout bon produit hollywoodien. Saluons tout de même l'aspect pédagogique du film, sa construction qui ne souffre que d'un seul défaut majeur, sa distribution en tous points magnifique et surtout ce désir de montrer une Allemagne qui n'était pas seulement le berceau du nazisme. Un metteur en scène plus talentueux que Bryan Singer en aurait fait un grand film, là c'est juste bon.


6.5/10
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar zirko » Jeu 15 Oct 2009, 07:43

Voila un film que j'hésite à voir depuis un moment.

Après lecture de ta critique je pense en faire l'impasse. Il y a tant d'autres films en ce moment.
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar Heatmann » Jeu 15 Oct 2009, 07:47

Matinale le Niko !!!

plus ou moin d'accord aves toi , j'ai meme un peu moin aimer que toi . toujour aussi agreabla a lire :wink:

ps :
tu voudrait pas pondre un super truc sur The insider ... car t'a critque de Miami et Public enemies sont la pour remettre les pendules a l'heure , mais rien sur insider et bcp ne l'ont meme pas encore vue ici !!
J'ai revus Collateral pour la enieme fois y a 2 jours et ca fait 2 jours que j'ecrit des tartines dessus pour poster un gros truc bien fait , je me chauffe pour la sortie de heat en BR :wink:
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar Niko06 » Jeu 15 Oct 2009, 10:31

Oh j'ai pas écrit ça ce matin, c'est sur mon blog depuis lundi dernier :eheh:
En tout cas merci.

Et pour ta requête, j'avais prévu de le revoir dans pas longtemps donc une critique tombera très bientôt :wink:
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Ballade Sauvage (La) - 9,5/10

Messagepar Niko06 » Jeu 15 Oct 2009, 16:27

La Balade Sauvage
de Terrence Malick

Image

Alors âgé d'à peine trente ans, après avoir écrit quelques scénarii (dont le premier film de Jack Nicholson en tant que réalisateur, Drive, He Said) et réalisé un court métrage, le mystérieux Terrence Malick se lance dans le grand bain. Le film est aujourd'hui devenu un classique américain malgré son interdiction aux moins de 16 ans, un film qui au cours des décennies suivantes aura inspiré nombre de films majeurs... mais avant toute chose c'est la première oeuvre d'un génie, un de ces très rares réalisateurs qui ne s'expriment que par leur travail (je crois qu'il n'existe aucune interview), un pur artiste avec un regard de peintre et de philosophe, quelqu'un de trop rare mais dont l'influence n'est plus à démontrer: 20 ans ont séparés son deuxième et son troisième film et le tout Hollywood voulait être dedans!! La rencontre avec cet artiste est un moment d'émotion intense, il n'a fait que quatre films mais ils sont tous les quatre parmi les plus beaux de l'histoire...

A noter pour l'adecdote que le titre français s'écrit soit "balade" pour renforcer l'aspect road-movie, soit "ballade" qui conviendrait plus pour la connotation musicale et poétique... Quoiqu'il en soit autant privilégier le titre original qui est bien mieux choisi. Badlands c'est une histoire d'amour avant toute chose. Une histoire destructrice inspirée d'une histoire vraie, la cavale sanguinaire de Charles Starkweather (ici Kit) et Caril Fugate (Holly) en 1958, laissant derrière eux onze morts entre le Colorado et le Nebraska. Un couple hors du commun, Charles plus âgé entraînant derrière lui sa compagne. Pour les besoins du film leur différence d'âge a été amplifiée (10 ans), la relation de domination se trouvant de ce fait plus compréhensible.

Le scénario en lui-même est plutôt simple, il s'agit d'une fuite en avant qu'on devine à l'issue pas vraiment heureuse... c'est son traitement qui relève du génie. Déjà à l'époque, Malick possédait son style et son approche du cinéma, là où la grande majorité des réalisateurs se cherchent pendant plusieurs essais. Narration en voix off par un des personnages principaux, récit exclusivement centré sur des personnages et leur environnement (physique ou mental), leurs actions restant au second plan, et surtout l'utilisation omniprésente d'allégories. A un tel point que le spectateur moyen n'y verra qu'un road-movie agrémenté d'images hors sujet, de plans sur un arbre ou sur des animaux... Il ne faut pas s'y tromper, Malick ne filme pas la nature simplement pour sa beauté.

Plutôt que de longs dialogues qui deviendraient vite ennuyeux tant il est impossible de mettre des mots sur certaines idées, il choisit minutieusement ses images pour symboliser l'état d'esprit des personnages. Et il y ajoute le procédé de la voix off pour ajouter une distance. On se retrouve donc avec notre propre interprétation par les images ajouté à celle du personnage d'Holly... c'est brillant! Chez Malick la liberté se gagne au prix du sang, l'enfance se perd par le feu... tout n'est que symboles plus ou moins évidents. Kit symbolise la jeunesse insouciante, instinctive, instable, Holly représente son pendant détaché, pur, beaucoup plus enfantin. Tous deux sont des rêveurs, chacun à sa manière... Et leur amour crée autour d'eux une bulle qui les coupe du monde réel.

Évoluant dans leur propre univers, on ne sera pas surpris qu'ils n'obéissent qu'aux règles qu'ils y ont écrit... ainsi vu sous cet angle le comportement d'Holly devant cet homme agonisant est tout à fait logique, la réalité lui a échappé. Comme un retour à leur état primaire, ils n'obéissent qu'à leur instinct, en particulier Kit. Holly réfléchissant avec nous assez souvent... Leur refuge, c'est la nature. Le seul moment de calme et de sérénité se situe quand ils vivent dans leur cabane au milieu des arbres, ou quand ils roulent dans les badlands avec pour seul décor le désert et les montagnes au loin.. Kit ne tue pas par plaisir, c'est simplement sa façon naturelle d'éliminer un obstacle au milieu de sa route vers la gloire qu'il se fantasme (il n'y a qu'à voir comment il distribue ses objets personnels pour comprendre que dans son monde à lui, c'est quelqu'un d'important).

Martin Sheen trouve ici son plus grand rôle 6 ans avant Apocalypse Now, il dégage un magnétisme impressionnant inspiré du James Dean de Géant. Sissy Spacek est également fabuleuse, prêtant son physique inédit et sa voix enfantine à son personnage complètement détaché du monde. On trouve également le grand Warren Oates dans un rôle malheureusement trop court. La mise en scène de Malick est d'une classe absolue, souvent posée pour exploser lors des excès de violence de Kit. L'ensemble est troublant, onirique, violent, traversé de scènes de pure poésie grâce aussi à une photo sublime, tout comme la musique envoûtante. Ces deux jeunes font des choses horribles et pourtant on les aime...
Le film est devenu un incontournable du cinéma américain, il marque la naissance d'un des plus grands réalisateurs du monde et inspirera très largement Quentin Tarantino qui reprendra la même trame et quelques scènes dans l'écriture de Tueurs Nés d'Oliver Stone, ainsi que la mélodie Musica Poetica de Carl Orff qui sera revue et corrigée par Hans Zimmer dans True Romance... Ce n'est pas encore son chef d'oeuvre mais démarrer sa carrière sur un film aussi parfait c'est assez démentiel!


9.5/10
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Re: [Niko06] Mes critiques en 2009

Messagepar Jeff Buckley » Jeu 15 Oct 2009, 21:39

Il y a Bonnie And Clide, Sugarland Express et... BADLANDS qui restera pour moi le plus inspiré pour décrire la cavale d'un couple déjanté et meurtier.
dunandan a écrit: Puis j'oubliais de dire que Logan me faisait penser à Burton avec sa méchanceté légendaire concernant certains films/réalisateurs/acteurs
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